29.01.2012
BELGIQUE: grève générale ce lundi 30 janvier 2012, contre les me sures d' austérité du gouvernement Ps-Mr-Cdh du Ier Ministre "so cialiste" Di Rupo: discours de Peter MERTENS, Président du Ptb.. .en français et en néerlandais... c1b3
19:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
|
Facebook | |
Imprimer
27.01.2012
BELGIQUE: avec les syndicats, contre les mesures du gouvernement Di Rupo et sa bande de menteurs: GRÈVE GÉNÉRALE LE 30 JANVIER 2012 b3
From: u05mbb@acv-csc.be
Date: Mon, 23 Jan 2012 14:22:16 +0100
Subject: GRÈVE GÉNÉRALE LE 30 JANVIER 2012
To:

GRÈVE GÉNÉRALE LE 30 JANVIER
Première étape d’un programme d’actions en Belgique et en europe
Le 26 novembre 2011, l'accord du futur gouvernement Papillon était signé. « Un accord équilibré », « des mesures catastrophiques », « un effort indispensable », « une répartition injuste et inefficace »... Entre le gouvernement qui défend son programme et les syndicats qui le contestent, qui croire ?
Ne croyez personne sur parole ! Vérifiez !
http://www.jugezparvousmeme.be/
L’Accord Papillon fait payer la crise aux travailleurs, avec ou sans emploi, jeunes et âgés, du privé comme du public. Pourtant, il existe des alternatives, plus justes et plus efficaces.
C’est pourquoi la CNE réclame depuis longtemps déjà l’application de certaines mesures comme :
- Instaurer l’impôt sur la fortune
- Supprimer les intérêts notionnels
- Taxer les plus-values
- Taxer les transactions financières
- Etc. … cliquez ICI
SOYONS NOMBREUX seule une participation massive à ce mouvement pourra faire changer le cours des choses il faut y croire, après le « printemps Arabe », lançons le « printemps Européen »
|
|
Michel Barbuto CNE Commerce BXL-BW 19 Rue pletinckx, 1000 Bruxelles 02/557.86.17 |
21:24 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
|
Facebook | |
Imprimer
BELGIQUE: les faux-culs ... g1b3
21:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
|
Facebook | |
Imprimer
BELGIQUE: Béatrice Delvaux (Le Soir) sur la peur du PS face à la montée du PTB b3
peur qui monte au PS et dans l'establishment par rapport au PTB (info
reprise dans De Standaard):
"Plan PTB. Alors là, troisième et big souci. Alors que les gens
craignent pour leurs pensions, les candidats acheteurs pour leurs
emprunts hypothécaires, alors qu'une grève massive s'annonce pour lundi,
les socialistes s'étripent sur la Fédération Wallonie Bruxelles ! Un
boulevard dès lors notamment pour ce petit parti, le PTB (Parti des
Travailleurs de Belgique), extrême gauche, et son charismatique porte
parole, Raoul Hedebouw, ultra présent sur le terrain wallon, qui s'est «
banalisé » pour mieux séduire et risque, de l'avis d'un important homme
politique wallon, de faire des dégâts dans l'électorat PS de Liège et
des alentours notamment. Attirant les votes protestataires et les
petites gens. Le plan W est fondamental pour le futur de la région, mais
il est urgent de prouver et de trouver les mots pour démontrer qu'il est
utile aux citoyens. Et que ce n'est pas juste un machin ou un plan de
carrière. Ce qui serait suicidaire."
http://www.lesoir.be/debats/chroniques/2012-01-26/plan-w-...
Plan W, ouh la la !
Béatrice Delvaux
jeudi 26 janvier 2012, 16:31
Béatrice Delvaux
CComme c'est ici que tout a commencé,
je dois aux lecteurs du « Standaard »
Petit rappel : à cette même place il y a quinze jours, paraissait une chronique intitulée « Plan W », selon laquelle des hommes et femmes de milieux divers réfléchissaient à un plan pour « booster » la Wallonie, avec ou sans Bruxelles. Le Standaard la place ensuite longuement à la une de son site et voilà le feu ainsi mis au baril francophone !
La chronique au Standaard
Toutes les deux semaines, Béatrice Delvaux, éditorialiste en chef du Soir, publie dans le quotidien flamand De Standaard. Nous vous la proposons en intégralité et en français.Depuis quinze jours, cela n'arrête pas, tout le monde éructe, commente, s'insurge, revendique. En premier lieu Jean –Claude Marcourt, ministre de l'économie wallonne et vice présent de la Région Wallonne qui fait exploser la boutique, à répétition. Il y a quinze jours, il déclare à la Libre Belgique que la Fédération Wallonie Bruxelles (ex-Communauté française) doit être déconstruite (et reconstruite). Ce mardi dans Le Soir , il se dit favorable à la régionalisation de l'enseignement, aujourd'hui géré par la Fédération Wallonie-Bruxelles pour tous les francophones qu'ils soient bruxellois ou walllons.
Vous suivez toujours? Voici de quoi (je l'espère) vous retrouver dans ce maquis.
1. Le
Plan W et le Groupe W existent. Jean Claude Marcourt reconnaissait mardi au
Soir, l'existence de groupes de gens qui dialoguent informellement pour le
moment «
sans chambre secrète »
2. Il faut un plan W. C'est la seule chose sur laquelle tout le monde est d'accord. La nouvelle loi de financement qui prévoit la dégressivité des transferts vers la Wallonie dans les dix ans, le transfert de nouvelles compétences actuel et à venir (personne ne doute d'une prochaine réforme de l'Etat) et la situation économique créent le besoin urgent d'un nouveau plan d'action wallon. Des idées circulent, des études sont réalisées dans des think tanks de partis, d'universités au sud du pays pour donner une suite aux Plan Marshall initial et au Plan Marshall « 2.vert ». Les Bruxellois eux mêmes dans la foulée, se disent depuis quinze jours qu'eux aussi doivent réfléchir à « booster »- c'est le terme du moment - leur région, qui a reçu l'autonomie constitutive, des moyens financiers supplémentaires et des compétences nouvelles.
3. Bruxelles ! Ah ça, c'est le gros souci. Car il n'y a pas en Belgique, contrairement à ce que vous croyez souvent, vous au nord, des Flamands et des Wallons mais il y a des Flamands et des Francophones, et dans les Francophones, il y a des Bruxellois et des Wallons. La fédération Wallonie-Bruxelles sert en gros à organiser les liens entre les deux. Alors imaginez ce qui se produit lorsqu'un ministre wallon et francophone, membre important du PS, parle de les « déconstruire » (et puis de les reconstruire). Il a beau citer une méthode à la Derrida – célèbre psychanalyste français-, on assiste depuis lors à une belle foire d'empoigne entre les communautaristes et les régionalistes francophones, tous partis confondus. Avec cette question qui hante le monde politique depuis toujours: comment organiser l'espace francophone ? Tous sont d'accord, Marcourt compris: il est suicidaire pour la Wallonie de se couper de Bruxelles. Mais ils divergent, c'est peu de le dire, sur la manière d'être « reliés ».
4. Plan M comme Marcourt ? Ca, c'est l'autre gros souci. Cette fois au sein du parti socialiste. Le top du parti s'est réuni secrètement sous la « présidence » de Di Rupo après la première sortie de Marcourt. Ils se re-réunissent (hier soir, aujourd'hui ?) après la deuxième sortie. Siffler la fin de la récréation, vérifier les ambitions de Marcourt (le bien de la Wallonie ? , la présidence de la Région wallonne ?, celle de son parti ?) : il faut faire vite car ce jeudi, Thierry Giet, nouveau « président » du PS doit se faire un nom. Sinon…
5. Plan PTB. Alors là, troisième et big souci. Alors que les gens craignent pour leurs pensions, les candidats acheteurs pour leurs emprunts hypothécaires, alors qu'une grève massive s'annonce pour lundi, les socialistes s'étripent sur la Fédération Wallonie Bruxelles ! Un boulevard dès lors notamment pour ce petit parti, le PTB (Parti des Travailleurs de Belgique), extrême gauche, et son charismatique porte parole, Raoul Hedebouw, ultra présent sur le terrain wallon, qui s'est « banalisé » pour mieux séduire et risque, de l'avis d'un important homme politique wallon, de faire des dégâts dans l'électorat PS de Liège et des alentours notamment. Attirant les votes protestataires et les petites gens. Le plan W est fondamental pour le futur de la région, mais il est urgent de prouver et de trouver les mots pour démontrer qu'il est utile aux citoyens. Et que ce n'est pas juste un machin ou un plan de carrière. Ce qui serait suicidaire.
21:20 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
|
Facebook | |
Imprimer
étude de MPLP dans Le Soir
Le Soir
26/1/2012
Le licenciement pousse au
suicide
Ls 26/1
TROIS QUESTIONS AU DOCTEUR KEIZER
Dr
Jan Harm Keizer, vous gérez la maison médicale du réseau Médecine
pour le Peuple (PTB), à La Louvière. Vous attendiez vous à ces résultats ?
Pas à ce
point. C’est très interpellant, même si le profil de notre patientèle n’est pas
représentatif de la population globale. La crise induit manifestement une
fragilité psychologique qui exige une adaptation de la prise en charge
médicale.
Concrètement,
que doit faire le médecin ?
S’inquiéter davantage de la stabilité professionnelle de son patient.
Oser lui demander s’il lui arrive de penser à la mort, au suicide. Nous n’y
sommes pas formés, mais c’est une démarche de prévention essentielle, vu le
constat de l’étude. D’autant plus que la situation risque de s’aggraver avec la
limitation des prépensions, qui ne va guère améliorer le taux de chômage des
jeunes.
Le système de
santé doit aussi s’adapter…
Notre
maison médicale offre les services d’une psychologue. Il faut faciliter l’accès
aux soins de santé mentale de proximité. La Belgique se distingue par son parc
impressionnant de lits psychiatriques hospitaliers… et par un taux de
suicide record. Ce n’est manifestement pas la bonne formule.
PROPOS RECUEILLIS PAR R. G.
Plus de 400.000 personnes pensent au suicide, chaque année, en
Belgique. Et 2.000 y laissent la vie, bon an mal an… On savait évidemment que
les idées noires germaient davantage dans l’esprit de personnes précarisées sur
le plan social, familial, affectif. On sait désormais qu’un travailleur licencié
est quatre fois plus exposé aux tendances suicidaires. C’est le constat dressé
par deux jeunes médecins, dans le travail de fin d’études qu’ils ont déposé à la
Vrije Universiteit Brussel (VUB), à l’Université catholique de Leuven (KUL) et à
l’Université d’Anvers.
L’étude de Filip Vanderoost et Susan Van der Wielen, médecins
généralistes, porte sur 377 patients qui fréquentent les maisons médicales du
PTB, à La Louvière et à Deurne… Essentiellement des travailleurs actifs dans le
secteur du nettoyage, de la construction ou des métiers techniques.
« Nous avons voulu vérifier si les menaces qui pèsent sur l’emploi de
ces travailleurs modestes affectaient leur santé, commente le Dr Vanderoost. Les chiffres ne mentent pas : 20 % de ces patients actifs craignent
de perdre leur emploi… Et parmi eux, 28 % ont pensé au suicide, au cours de
l’année écoulée. Si on s’en tient aux patients effectivement licenciés, le
pourcentage de ceux qui ont éprouvé des idées suicidaires monte à 36 %. »
Grave ? Selon l’enquête nationale de santé, 4 % de la
population belge a pensé au suicide au cours de l’année écoulée…
« L’échantillon de patients licenciés que nous avons étudié est donc
dix fois plus enclin aux tendances suicidaires… Mais il faut rester prudent dans
l’interprétation de ces chiffres car la patientèle des maisons médicales est
plus précarisée, socialement, que la population globale », nuance le Dr Vanderoost. C’est la comparaison des divers groupes au sein de la
patientèle étudiée qui est pertinente, scientifiquement : les pensées
suicidaires affectent :– 36 % de ceux qui ont été licenciés ; – 28 % de ceux qui
craignent pour leur emploi ; – 19 %de ceux qui ont été confrontés à un
licenciement dans leur entourage ; – 10 % de tous les
autres.
« La crise, à travers les pertes d’emploi, alimente manifestement les
pensées suicidaires de ces patients, insiste Filip Vanderoost, mais nous devons encore vérifier l’impact potentiel d’autres
facteurs… C’est l’objet d’une étude affinée qui sera publiée dans le
Journal of Social Science and Medicine. » ■
RICARDOGUTIÉRREZ
Dr. Dirk Van
Duppen
1-15509-18-004
St.
Rochusstraat 57-59
B-2100
Deurne
België
tel: 03.320.85.20 (praktijk), 03.322.92.42 (thuis)
Fax:
03.482.01.03
GSM: 0473.562106
e mail: dirk.vanduppen@gvhv.be
www.dirkvanduppen.be
21:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
|
Facebook | |
Imprimer
09.01.2012
BELGIQUE : 76 ans après...: les 2 camps ! b3
BELGIQUE: 1936 : Gouvernement Van Zeeland II
Le gouvernement Van Zeeland II, a été le gouvernement de la Belgique en fonction du 13 juin 1936 au 24 novembre 1937. Il succéda au gouvernement Van Zeeland I qui avait « été démissionné » sous la pression de l'extrémisme naissant (Rexisme et Vlaamsch Nationaal Verbond) lors des élections législatives du 24 mai 1937. Le gouvernement Van Zeeland II se composait d'une coalition catholique-libérale-socialiste (tiens-tiens !).
Composition[modifier]
| Ministère | Nom | Parti |
|---|---|---|
| Premier ministre | Paul Van Zeeland | Parti Catholique |
| Ministre de la santé publique | Émile Vandervelde * | POB |
| Ministre de la Justice | François Bovesse | Parti Libéral |
| Ministre de l'agriculture | Hubert Pierlot | Parti Catholique |
| Ministre des Finances | Henri De Man | POB (après la guerre, il fut poursuivi pour trahison – voir Wikipédia) . |
| Ministre des Affaires étrangères et du Commerce extérieur | Paul-Henri Spaak | POB (ce renégat “socialiste”, est après-guère devenu secrétaire général de l’ Otan, avant de passer chez les libéraux...) |
| Ministre de l'intérieur | August De Schryver | Parti Catholique |
| Ministre de la défense | Henri J. Denis | Technicien |
| Ministre de l'instruction publique | Julius Hoste, Jr. | Parti Libéral |
| Ministre des Travaux publics et de la Résorption du chômage | Joseph Merlot | POB |
| Ministre des affaires économiques | Philip Van Isacker | Parti Catholique |
| Ministre du Travail et de la prévoyance sociale | Achille Delattre | POB |
| Ministre des transports | Marcel-Henri Jaspar | Parti Libéral |
| Ministre des PTT | Désiré Bouchery | POB |
| Ministre des colonies | Edmond Rubbens | Parti Catholique |
Pour comparaison entre 1936 et 2012, vous remplacez Parti catholique, par CDH –CD&V
« Votre prénom est Wallon ou Flamand. Votre nom de famille est travailleur. » Il y a 75 ans, après l’assassinat de deux socialistes anversois, une grève d’une incroyable ampleur éclatait dans tout le pays.

Lorsque, tôt le matin du 25 mai 1936, Albert Pot et Theo Grijp se lèvent, la chaleur est déjà forte sur les avenues anversoises. Les deux hommes se débarbouillent, disent au revoir à leur épouse et partent vers leurs réunions respectives qui durera jusque tard dans la soirée. En effet, ils sont actifs dans le syndicat socialiste : Albert Pot est le chef de la propagande de la jeunesse syndicale, et Theophiel Grijp, membre du Conseil de la ligue des travailleurs du port.
Les temps sont houleux. Dans le pays, le mécontentement à propos des économies décidées par le gouvernement libéral-catholique-social-démocrate Van Zeeland ne cesse de croître. En Espagne, les fascistes préparent leur coup d’état et, en France, une vague de grèves dans la métallurgie met sens dessus dessous le reste du pays. Il y a des centaines de milliers de chômeurs, et pourtant les travailleurs doivent prester chaque jour des heures supplémentaires. C’en est assez, et les gens redressent l’échine.
Le même été, le journal socialiste Vooruit interviewera une travailleuse française venue passer ses premiers congés payés au Kemmelberg. Elle résume sa vie au journaliste : « Quinze ans de mariage, trois enfants et, comme mon mari, le boulot quotidien à l’usine. Travailler, manger, dormir. Et puis, d’un coup, la semaine de 40 heures, les congés payés, des contrats collectifs obligatoires ! »
Les deux héros de notre histoire, Pot et Grijp, doivent certainement en avoir entendu, de ces histoires qui racontent le combat pour obtenir nos droits. Peut-être même en parlent-ils ce jour-là, qui sait. Peut-être discutent-ils des élections en Belgique, des fascistes de Rex et du VNV qui ont le vent en poupe, ce qui donne de l’audace aux chemises brunes. Ce dernier sujet va tristement s’illustrer ce soir-là. Des fascistes du groupuscule De Realisten – plus tard absorbé par le Rex de Degrelle – mettent le feu à un calicot accroché au local de la jeunesse syndicale du Paardenmarkt, où Albert Pot a son bureau. Dans Schets van de arbeidersbewing tot 1998. Leve Lahaut-Vive Lahaut (Esquisse du mouvement ouvrier jusque 1998. Vive Lahaut), l’ancien docker Bert Struyf relate cette soirée : « Nous étions à la réunion lorsque quelqu’un est entré en courant et a crié : «Ils s’y mettent à nouveau !» » Toute l’assemblée s’est ruée dehors. Sur la Italiëlei, quatre fascistes sont en train de coller des affiches. Nous avons alors vu un homme brandir soudain un revolver et tirer. Albert Pot est tombé », se souvient Struyf. Ensuite, lors de l’échauffourée suivante, c’est Theo Grijp qui est abattu. Pot et Grijp : depuis lors, leurs noms sont indissociables…
L’étincelle des funérailles
C’est une marée de dizaines de milliers d’Anversois ordinaires, portant des drapeaux rouges bordés de noir, qui accompagne le duo pour leur dernier voyage depuis la Breydelstraat jusqu’à la Brederodestraat. Les funérailles se muent en marche de protestation contre les fascistes qui, la veille, comme on le craignait, ont gagné les élections. « Ce fut le premier dimanche noir, et ces hommes faisaient la fête pendant que l’on enterrait Pot et Grijp », a déclaré récemment Jos Vandervelpen, avocat et président de la Ligue des droits de l’homme, lors de la commémoration de cet assassinat.
Le jour de l’inhumation, les dockers anversois arrêtent le travail pour 24 heures. L’agitation ne cesse plus et, rapidement, il ne s’agit plus seulement du meurtre de Pot et Grijp. Le 2 juin à 17 heures, les dockers occupent plusieurs bateaux : ils exigent une augmentation de 14 francs par jour. Bientôt les réparateurs de bateaux, les ouvriers diamantaires et les travailleurs des transports se joignent à eux. Un jour plus tard, 10 000 travailleurs se rendent au Sportpaleis pour écouter les discours des « agitateurs communistes », comme les désignent plusieurs journaux. Les syndicats hésitent, les sociaux-démocrates appellent au calme.
Mais la grève fait boule de neige et continue à s’amplifier. Le 12 juin, une bonne partie de la Belgique est à l’arrêt. Les mineurs déposent leurs outils et les femmes de la FN d’Herstal occupent l’entreprise : une première. Le 15 juin, la Belgique compte 150 000 grévistes, le 16, 250 000, le 17, plus de 400 000, le 18, un demi-million, tant au nord qu’au sud du pays. Car, comme il est écrit sur une affiche des grévistes : « Votre prénom est Wallon ou Flamand. Votre nom de famille est travailleur. »
Le mouvement débouche sur une Conférence Nationale des Travailleurs, clairement inspirée du Front Populaire français qui, quelques semaines auparavant, avait organisé une marche de 600 000 personnes devant le Mur des Fédérés où, en 1871, les derniers Communards avaient été fusillés. « Les travailleurs voyaient la reprise économique qui succédait à la crise mondiale, écrivent Els Witte et Jan Craeybeckx dans leur Politieke geschiedenis van België (histoire politique de la Belgique). Ils exigeaient leur part du gâteau, et certains même toute la boulangerie. »
La répression est pourtant lourde. Le 16 juin, la gendarmerie tire durant une demi-heure sur les grévistes qui se sont rassemblés dans la maison du peuple de Quaregnon. Le 21 juin, Vooruit décrit comment une horde à cheval disperse femmes et enfants dans l’étroite Donkersteeg de Gand : « On entend partout : «Ce sont des salauds ! Si seulement nous avions des armes !» Pleurant de colère, les travailleurs nous interpellent «Que pensez-vous de ça ? Et toi, Balthazar (le successeur d’Eedje Anseele, dirigeant du POB – Parti Ouvrier Belge - de Gand, NdlR), tu vois maintenant, toi qui hier encore nous appelais au calme !»
Les acquis de la grève
La gendarmerie boit du petit lait lorsque la population doit battre en retraite. Mais, le 24 juin, le Premier ministre Van Zeeland lit une déclaration sur un vaste plan de réforme. Le mouvement ouvrier a arraché une augmentation salariale de 7 %, la semaine des 40 heures, des congés payés de minimum 6 jours par an, une assurance-maladie et une augmentation des allocations familiales. Ces acquis constituent la base de notre actuelle sécurité sociale.
22:20 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
|
Facebook | |
Imprimer
31.12.2011
Pourquoi se syndiquer ? En FRANCE, mais aussi en Belgique et partout dans l' Euro-dictature capitaliste franco-allemande ... d9b3
http://monavistinteresse.blogspot.com/2011/12/pourquoi-se...
pourquoi se syndiquer ?
Lors de la manifestation contre l'austérité de mardi 13
décembre, à Guingamp, nous n'étions guère nombreux...il pleuvait...il faisait
froid, et j'entendais la voix de certains qui m'avaient dit " pfff à quoi ça
sert d'y aller, ça va rien changer ".
Pourtant les motivés qui étaient
là sont un véritable exemple, pour nous tous, qui nous indignons, à voix
basse, dans nos canapés, face à la télévision qui nous abreuve de mauvaises
nouvelles, d'histoire de triple A et de crise de la zone euro.
Contre
toute-attente, étant donné la faible participation, le sous-prefet a accepté de
recevoir une délégation composée de T.Perennes et B.creuzer pour la cgt, Henri
Le jan et Brigitte Jacob pour la fsu et Jocelyne Aubin pour solidaires
.
Selon Mr Perennes, cette entrevue devait être centrée sur les
revendications de la journée anti austérité du 13 mais à la surprise des
participants, même si il a voulu circonscrire cette réunion sur ce thème le sous
préfet aurait manifesté un certain embarras sur la situation économique et
sociale locale. Nul besoin d'être grand clerc, pour observer que la
misère frappe Guingamp et sa région de plein fouet, là où l’intérim serait le
plus grand employeur privé du secteur...
La colère gronde,
mais elle ne trouve pas de moyens de s'exprimer, certains menacent d'un vote
extrême pour les prochaines élections, tactique vaine puisque beaucoup le
reconnaissent ce vote ne tiendra pas la distance au second tour.
La
solution semble pourtant devant leurs yeux, rejoindre les syndicats,
s'unir dans ce qui reste un des seuls contre-pouvoirs en France.
Un contre-pouvoir
craint, celui seul capable encore de lever des millions de citoyens dans les
rues.
Un contre-pouvoir qui a obtenu par le passé,
en vrac :
1892 - Interdiction du travail de nuit des femmes...
1906 - Repos
obligatoire de 24 heures hebdomadaires.
1910 - Loi sur les
retraites ouvrières et paysannes.
1919 - Limitation de la
journée de travail à 8 heures (et la semaine à 48 heures), Loi sur les
conventions collectives (sans réel effet avant 1936).
1930 - Mise en place
des assurances sociales.
1932 - Mise en place
des allocations familiales.
1936 - Loi sur les 40
heures hebdomadaires - Loi sur les congés payés (deux semaines)
1945-1947 - Au nombre des
acquis durables de la Libération figurent les nationalisations de grandes
entreprises et la participation des salariés à leur gestion - les comités
d’entreprise - mise en place de la Sécurité sociale - statut de la fonction
publique - grille des salaires - inscription du droit de grève dans le préambule
de la constitution.
1950 - Création du SMIG
(Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti).
1956 - Adoption de la
troisième semaine de congés payés -
1968 - Extension de la
4ème semaine de congés payés (adoptée le 2 mai, avant les mouvements de grève) -
loi reconnaissant la section syndicale d’entreprise - augmentation du SMIG de
35 % -
1971 - Loi sur le
paiement mensuel des salaires -
1974 - Décret sur les
CHS (Comité d’Hygiène et de Sécurité) - accord interprofessionnel, instituant
l’indemnisation du chômage à 90 % en cas de licenciement
économique.
1979 - Loi délimitant
les contrats à durée déterminée.
Des acquis qui s’émiettent de jour en jour...
Vos
anciens se sont battus pour ces acquis, et vous qu'allez-vous faire, rester à
râler sur vos canapés ?
12:02 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
|
Facebook | |
Imprimer
Allongement du temps de travail : la véritable décision tombera en janvier b3
|
12:02 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
|
Facebook | |
Imprimer
BELGIQUE: Aveux b3
Hello,
Un entretien
extraordinairement révélateur du président sortant de la
CSC.
Qui en dit
plus long sur la position du sommet syndical que bien des
analyses.
J’ai mis en
rouge quelques points marquants.
Que retenir
?
1.
Naturellement, la CSC est sans surprise un syndicat « responsable
», orienté entièrement vers la « concertation », et ne passe à
l’action qu’à contre-cœur, quand c’est devenu inévitable
!
2.
Les
actions organisées le sont avant tout pour canaliser la base, elles ne sont pas
organisées pour gagner !
3.
Il
reproche plus au gouvernement sa méthode (à la hussarde, à l’image de Van Quick)
que le fond de son programme (qui comprend des mesures « acceptables
»)!
4.
En
ignorant la concertation et en ne respectant pas les traditions, le gouvernement
favorise la gauche (syndicale) qui peut alors déborder l’appareil
!
5.
Les
organisations syndicales sont un intermédiaire (un « filtre ») entre les
travailleurs et les décideurs, qui peuvent accompagner et amortir (« arrondir
les angles ») les politiques mises en œuvre.
6.
LC est
fier de son bilan de « concertateur » en chef. Il ne remet, par exemple,
pas en cause le pacte des générations (qui a été « amélioré » !) ou la « norme
salariale » (qui a été « appliquée » !)
7.
Face à
l’hégémonie du néo-libéralisme, le syndicalisme doit évoluer (mais dans quel
sens ? Manifestement encore plus vers un « syndicalisme de service » car la
société s’est « individualisée » !) !
8.
La
droite n’est pas nécessairement hostile aux syndicats car elle est pragmatique,
comme l’Open-VLD (c’est pas le parti de Van Quick, cela ?)
!
9.
La CSC
a beaucoup de membres qui font rentrer de l’argent dans les caisses
(cotisations). Heureux !
10.
La CSC
est très différente de la FGTB (ah oui, les élections sociales approchent…)
!
11.
LC
part à la retraite mais garde pas mal de mandats. Cumul, vous avez dit cumul
?
12.
LC
sous-estime l’impact du et de la politique. C’est pourtant les partis de la
coalition gouvernementale qui imposent la régression sociale
!
@
Luc Cortebeeck:
"La N-VA a fait son succès grâce à une idée simpliste"
Vincent
Rocour (LLB)
Mis en ligne le
24/12/2011
Luc Cortebeeck
ne quitte pas le syndicalisme. Mais cède la fonction de président de la CSC, le
plus grand syndicat du pays. Il vante les vertus de la concertation à un
moment où elle est mise à mal.
Entretien
Dans quelques
semaines, Luc Cortebeeck aura 62 ans. Et quarante années de carrière derrière
lui. Soit largement les conditions pour pouvoir prétendre à une pension
anticipée - malgré les restrictions du gouvernement. Luc
Cortebeek prend donc sa pension anticipée. Mais il va continuer à servir le
syndicalisme - comme vice-président de la Confédération syndicale internationale
- et le mouvement ouvrier chrétien - comme président de Solidarité mondiale, une
ONG active dans la Coopération au développement. Avec le sentiment du devoir
bien accompli. Luc Cortebeeck est entré à la CSC en 1972 et en est devenu le
président en 1999.
Vous partez à un
drôle de moment. La manière dont le gouvernement met en œuvre son programme a
provoqué en quelques jours une grève dans la fonction publique. Les affiliés ont
réagi au quart de tour. Cela vous a surpris ?
Cela fait un
petit moment qu’on sent la tension monter. C’est pour cela qu’on avait organisé
une concentration des affiliés le 15 novembre et une grande manifestation, le 2
décembre. On voulait canaliser les
rancœurs. Mais on ne pouvait pas prévoir que le gouvernement et le
ministre des Pensions commettraient autant d’erreurs. Avec le
menu qu’ils nous ont servi, il était évident qu’on allait avoir des problèmes.
Je ne comprends pas comme on a pu laisser monsieur Van Quickenborne avancer
comme il l’a fait. Sans égard pour les interlocuteurs
sociaux. Sans calendrier pour la concertation. J’ai travaillé 40 ans dans
le syndicalisme. Je n’ai jamais vécu cela. Même durant la période des pouvoirs
spéciaux dans les années 80, il y avait des contacts avec les employeurs, avec
les syndicats.
Chaque
fois qu’un nouveau gouvernement s’installe, il tente de s’imposer, d’imprimer sa
marque. C’est normal. Mais là, c’est vraiment exagéré. Au
début, les médias et les experts saluaient le programme du gouvernement. Ils
disaient que les syndicats menaient une guerre de retard. Puis on
a entendu monter la plainte des pilotes, des cheminots, des magistrats, des
journalistes Et c’est devenu le chaos. Le gouvernement a refusé la concertation. Les affiliés
l’ont compris. Ils nous ont alors
doublés par leur gauche. Il faut ramener les
syndicats dans le jeu. Et
ne pas exagérer. Car il y a, dans le
programme du gouvernement, des mesures qui sont
acceptables. (???????). Mais il y a aussi des
situations inacceptables.
Si
le gouvernement avait consulté les interlocuteurs
sociaux, on aurait évité les erreurs techniques, les maladresses,
les
injustices.
Le combat syndical contre les mesures visant à
retarder le départ à la retraite en 2005 n’a-t-il pas finalement rendu un
mauvais service aux travailleurs ? Maintenant le gouvernement
est obligé de faire vite pour rattraper le
retard…
Ils ont mis
combien de jours pour la réforme de l’Etat ? Et maintenant, ils disent : la
réforme des pensions, c’est urgent. Ce n’est pas seulement une mesure
budgétaire. Cela répond aussi à une stratégie néolibérale. Ils veulent organiser
la société sans le filtre des organisations
syndicales.
Les syndicats n’ont-ils quand même pas une
responsabilité. En 2005, le chef de service d’études de la CSC à l’époque,
Gilbert De Swert, écrivait un livre “Les 50 mensonges sur la fin de
carrière”… N’aurait-il pas dû écrire un livre expliquant
pourquoi les travailleurs devaient se préparer à travailler
plus longtemps ?
Gilbert De Swert
voulait simplement équilibrer le débat. Parce qu’à l’époque on n’entendait que
des experts qui allaient tous dans le même sens. Mais la CSC a pris ses responsabilités. On a travaillé tout
l’été. On s’est souvent réuni au "16" et à la résidence du
Lambermont, avec le Premier ministre Guy Verhofstadt et les
vice-Premiers, avec Pieter Timmermans de la FEB et Karel Van Eetvelt de l’Unizo,
avec Xavier Verboven de la FGTB. On a fait du bon
travail. Mais à un moment, Verhofstadt a eu un problème avec
sa base. Dans la presse, on disait qu’il se concertait trop avec les syndicats.
Cela a braqué son parti. Qui a relevé ses exigences. Pour nous, cela n’allait
plus. Nous étions pourtant tout près d’un accord. Après,
heureusement, on a pu arrondir les
angles. Pas pour le plaisir. Mais simplement parce
qu’une série de mesures n’étaient pas praticables. Exactement comme
maintenant.
Un dossier comme
l’harmonisation du statut ouvrier/employé par exemple n’est toujours pas réglé.
La concertation sociale n’est-elle pas plutôt un frein aux réformes
?
Je ne pense pas.
L’absence de solution dans le dossier ouvriers/employés, c’est ma grande
frustration. Si j’ai manqué un élément, c’est bien celui-là, malgré toute
l’énergie que j’ai dépensé à tenter de le résoudre. Mais durant ma présidence,
beaucoup de réformes ont été menées à bien. On a mis en place le système du
crédit-temps, que le gouvernement est en train de détricoter et qu’il
reconstruira sûrement ensuite, on a amélioré
le pacte des générations, on a
appliqué la
norme salariale, on a trouvé un accord sur la présence des syndicats dans
les PME, on a relevé le salaire minimum, on a obtenu la liaison des allocations
sociales au bien-être, on a imaginé des mesures anti-crise qui ont été louées à
l’étranger. Tout cela grâce à la concertation
sociale. Et l’on croit qu’on peut aujourd’hui se passer des
interlocuteurs sociaux ?
A l’étranger, les réformes sont plus
rapides… Est-ce parce que les syndicats belges sont trop
influents ?
Aux Pays-Bas, la
FNV, la Fédération néerlandaise du mouvement syndical, a implosé. Il n’y a plus
d’action syndicale d’ensemble - le niveau interprofessionnel chez nous - qui
s’intéresse à la Sécurité sociale, à la solidarité entre tous les travailleurs.
Les syndicats professionnels ont désormais le champ libre. C’est du
corporatisme. Je suis d’accord pour dire que le
syndicalisme doit évoluer. Mais il ne doit pas devenir ce qu’il
est devenu aux Pays-Bas. Chez nos voisins, le gouvernement et les employeurs ne
savent plus à qui parler. Ils sont perdus. Mais bon, le courant de pensée
néolibéral est pour le moment au sommet de la vague. On a déjà connu cela. Dans
les années 70 après la crise pétrolière, puis dans les années 80 avec Reagan,
puis en 1993 avec le Plan global, et en 2005, avec le Pacte des générations.
C’est tous les dix ans que cela vient. On est dans une nouvelle vague. Il y a
beaucoup de partis libéraux. Ou beaucoup de libéraux dans les
partis.
Comment
expliquez-vous qu’en Flandre, le taux de syndicalisme soit toujours l’un des
plus élevés au monde alors que les partis hostiles aux thèses syndicales (Vlaams
Belang, Open VLD, N-VA) récoltent autant de voix ?
L’Open
VLD n’est pas vraiment hostile aux syndicats. Il est
pragmatique. Et les gens ont voté pour la
N-VA sans vraiment connaître son programme socio-économique. La N-VA a fait son
succès grâce à une idée simpliste : celle de croire qu’en dressant un mur entre
la Flandre et la Wallonie, cela irait mieux, parce que la Flandre a des moyens.
A force d’être martelé, le message est passé. Y compris chez nos membres. Mais
maintenant le masque est tombé. La N-VA dit que les mesures du gouvernement ne
sont pas assez dures. Les gens commencent à comprendre. En tout cas, nous, nous ne nous affaiblissons pas. Nous avons encore
gagné des membres, un peu en Flandre, et beaucoup à Bruxelles et en Wallonie -
grâce à une économie plus
dynamique. Et la relève est là. La CSC compte 280 000
affiliés de moins de 25 ans. Les gens sont là. Ils
payent leur cotisation. Ce n’est pas rien.
Vous dites que
le syndicalisme doit évoluer. Dans quel sens ?
Le syndicalisme
est né à l’époque de l’industrialisation. Mais maintenant l’économie est mixte.
Les services ont pris une part prépondérante. Le syndicalisme doit mieux en
tenir compte. Et puis, les gens ont changé. La société s’est individualisée. Les syndicats
doivent mieux répondre aux besoins des affiliés, à leurs
questions.
Quels ont été
vos rapports avec la FGTB ? Il y a eu des hauts et des bas, non
?
Nous travaillons
bien ensemble. Mais nous sommes des organisations
vraiment différentes. Dans nos objectifs. Dans la manière de travailler.
Dans notre organisation interne. Et ces différences se marquent évidemment plus
dans les moments difficiles. Ce qui a toujours compté dans les actions que nous
avons menées, c’était le résultat au profit des gens. Pas le bénéficie que l’on
pouvait en tirer dans les médias.
Qu’est-ce que
vous allez faire maintenant que vous accédez à la retraite ?
Je
garde mes mandats au niveau international, à
l’OIT, à la CSI, à Solidarité mondiale. Je resterai aussi en
contact avec la CSC. Mais je ne serai plus celui qui est là tout le temps, celui
qu’on appelle jour et nuit, durant le week-end, durant les vacances. Même quand
je n’étais plus là, j’étais encore là. Et j’ai vécu cela pendant douze ans.
Durant ma présidence, j’ai vu défiler 5 présidents de la FGTB, 5 présidents de
la FEB, 5 ministres de l’Emploi, 4 Premiers ministres. Tout le monde a changé.
Sauf les présidents des mutuelles. Et le Roi.
Vous n’avez pas
pensé faire de la politique, comme l’ex-secrétaire général de la CSC Josly
Piette ?
Entre Josly
Piette et moi, il y avait une différence : il n’avait pas promis à sa femme
qu’il ne ferait jamais de politique. Moi bien. J’ai le sentiment qu’on peut davantage changer la société dans un syndicat que
dans un parti.
12:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
|
Facebook | |
Imprimer
29.12.2011
BELGIQUE: Gouvernement Di Rupo I :: Le casier judiciaire de nos nouveaux dirigeants
C’est dans “SOLIDAIRE”, hebdo du P.T.B.:
Gouvernement Di Rupo I :: Le casier judiciaire de nos nouveaux dirigeants
Quelques semaines après la prestation de serment du nouveau gouvernement, il est
temps de voir quels sont les antécédents de nos nouveaux dirigeants (même si la
plupart ne sont pas si neufs que ça). Extraits de leur casier (qui devrait être)
judiciaire.
1|Elio Di Rupo
(Premier ministre)
- Plus grand privatiseur de l’histoire de Belgique ? Sans aucun doute vu son palmarès. Comme ministre dans les années 90 : privatisation de la SNI (Distrigaz), de Belgacom, de la SNCI et d’INCA, du CCB, de la CGER (banque), de la Sabena et de La Poste. Comme président du PS l’OCCH (banque) et BIAC ainsi que la libéralisation du « rail ».
- Schizophrène ? « À l’échelle de l’Europe, l’idéologie libérale nous mène, si l’on n’y prend garde, au désastre social », déclare-t-il en 2009. Mais, deux ans plus tard, face à la colère syndicale contre les mesures d’austérité qu’il met en œuvre, il répond : « Il fallait faire ce qu’il fallait faire (sic) et respecter formellement les recommandations de la Commission européenne. »
- L’argent des communes pour sauver la banque Dexia ? « Les autorités locales doivent continuer le mouvement de soutien des autorités publiques aux banques », déclare Di Rupo, en tant que bourgmestre de la Ville de Mons. Rappelons au passage que le président du PS siégeait au CA de Dexia en 2005…
- « Sans nous ce serait pire. » Heu… Comme ajoute Nico Cué (MWB) : « Avec eux... ce n’est pas mieux ! »
2|Johan Vande Lanotte
(Ministre de l’Économie, des Consommateurs et de la Mer du Nord)
- Il est l’un des fossoyeurs de la Sabena, étant donné le rôle crucial qu’il a joué dans l’accord dit de l’hôtel Astoria, signé avec Swissair.
- Comptable inventif. En tant que ministre du Budget, il vend des édifices publics pour les racheter immédiatement après. Résultat : l’État fédéral paie chaque année 473 millions d’euros de plus par rapport à ce que la vente a rapporté.
- Cède la société ABX Logistics (le service de transport de la SNCB) gratuitement : 600 millions d’euros envolés.
- Quelqu’un a-t-il par hasard des nouvelles de son fameux « Fonds argenté » (fonds de vieillissement) ?
- Electrawinds, JVL Comm V, basketbalclub Telenet Oostende, Otary, Muzee, EOS, Sleuyter Arena, Coastal Union, Rebo, Eco nv… La liste des conseils d’administration qu’il va devoir quitter à présent qu’il est à nouveau ministre est longue.
3|Pieter De Crem
(Ministre de la Défense)
- De Crem espère refaire de la Belgique « un allié fiable des États-Unis, au sein de l’OTAN ». Également connu comme le ministre de la Guerre.
- Aller se battre loin du Royaume pour défendre des intérêts économiques, c’est ce que Rambo De Crem (ou « Crembo ») a dû expliquer il y a quelques années et, pour ce faire, il n’a pas hésité à citer Martin Luther King pour justifier son interventionnisme : « Une injustice commise quelque part est une menace pour la justice dans le monde entier. »
- À New York, il arrive « mort saoul » dans un café. La serveuse qui a relaté les faits sur son blog a été licenciée quelques jours plus tard.
- Sobre, il se comporte en véritable dévot. En 2008, il s’est rendu avec ses soldats en pèlerinage à Lourdes.
4|Didier Reynders
(Ministre des Affaires étrangères, du Commerce extérieur et des Affaires européennes)
- Ministre des rupins. Père de mécanismes fiscaux aussi opaques que coûteux tels que les intérêts notionnels, son (long) passage au ministère des Finances aura été marqué par une politique ultra favorable aux plus nantis. Il est vrai qu’il est ami avec les plus riches de ce pays (Albert Frère, le vicomte Davignon, Didier Bellens, etc.).
- À l’heure où les banques faisaient (et font) des bénéfices indécents aux dépens du personnel et des (petits) clients, Reynders prend la défense des banquiers dans Le Soir (2 janvier) : « J’ai parfois l’impression qu’on classe ce secteur en dehors du monde réel, c’est lié à une idéologie, voire à une démagogie sur le thème de la spéculation. » Précision importante : il a lui-même présidé le Conseil d’administration d’une banque avant d’être ministre.
- Son arrivée au ministère des Affaires étrangères est déjà marquée par un « coup d’éclat » : son refus de se rendre au Congo pour l’investiture de Joseph Kabila, réélu démocratiquement malgré des irrégularités.
5|Monica De Coninck
(Ministre de l’Emploi)
- « Tout le monde au travail, quel que soit le travail, l’endroit, les conditions et le salaire » : à la tête du CPAS d’Anvers depuis des années, elle a été proclamée reine de l’activation. Les médecins se plaignaient de la pression ressentie par les patients bénéficiant d’une allocation pour divulguer certaines informations médicales.
- Elle trouve que Dalrymple, l’idéologue de la nouvelle extrême droite « marque un point » et « qu’elle va pouvoir discuter de sa politique avec la N-VA puisque Liesbeth Homans, le bras droit de Bart De Wever, a déjà annoncé qu’elle soutenait à fond son approche. »
- Fait partie des architectes de la privatisation des hôpitaux du CPAS d’Anvers et de la suppression des services d’urgences. Demande la fermeture des hôpitaux Erasmus et Stuyvenberg.
- Avait déjà fait installer une douche de luxe dans son bureau. Coût : 15 000 euros. Reste à savoir si elle va l’emporter à Bruxelles.
6|Annemie Turtelboom
(Ministre de la Justice)
- Sa politique d’asile lui a valu toute une série de surnoms (Annie de fer, la tortue, etc.) L’avantage c’est que sa vision est claire : régulariser un minimum de sans-papiers et laisser mourir les grévistes de la faim.
- A fait en sorte que la police belge puisse désormais utiliser librement les tasers, ces armes à électrochocs importées des USA.
- Mais pas contre ceux qui se rendent coupables de fraude fiscale et corruption. En effet, pour Annemie cette catégorie de personnes ne doit plus être une priorité pour la police. C’est d’ailleurs ce qu’elle écrit dans le plan de sécurité nationale 2012-2015.
- « Turtelboom, casse toi, notre grève n'est pas à toi » : c’est le slogan que l’on a pu entendre lorsque l’année dernière, Annemie a tenté de casser la grève des convoyeurs de fonds de chez Brinks en sous-traitant les activités à la filiale Brinks Diamond & Jewelry.
7|Olivier Chastel
(Ministre du Budget et de la Simplification administrative)
- Chevalier blanc ? Alors que, dans les médias, il critiquait à fond les affaires du PS carolo, il négociait en secret avec le PS une coalition communale PS-MR. Il paraît même que l’alliance était conclue lors d’une cérémonie maçonnique...
- Chevalier blanc ? Non, Chastel la magouille. Au temps où il était ministre des Arts et des Lettres, de plantureux subsides ont été versés à une asbl dont il était président d’honneur, située à sa permanence MR et dirigée par son demi-frère qui était également son fidèle bras-droit...
8|Joëlle Milquet
(Ministre de l’Intérieur)
- Madame chasse aux chômeurs. Se vantait en juin de cette année d’avoir fait passer le nombre de chômeurs sanctionnés de 77 000 à 108 000 comme ministre de… l’Emploi.
- « Madame Non » a aussi œuvré au rééquilibrage entre les Régions : en quelques années, le nombre de chômeurs wallons sanctionnés a rattrapé et puis dépassé le nombre d’exclus en Flandre : 46 000 en Wallonie pour 45 000 en Flandre. Pour Bruxelles, on est passé de 11 000 sanctionnés à 16 000.
- Travail forcé ? C’est l’impression qu’ont eue les travailleurs en grève d’INEOS en octobre dernier. La police a débarqué chez eux pour les forcer à reprendre le travail. Une réquisition ordonnée par… Joëlle Milquet. Scandaleux et illégal puisque l’ordre a par la suite été annulé par le Conseil d’État.
9|Laurette Onkelinx
(Ministre des Affaires sociales et de la Santé)
- Fossoyeur de l’enseignement francophone. Avec les coupes sombres dans les budgets et en particulier, la liquidation de 3 000 postes d’enseignants dans le secondaire.
- En 2009, alors ministre de la Santé, elle était l’invitée du Pharma Executive Club, devant une trentaine de bonzes de l’industrie pharmaceutique. Elle a annoncé à cette occasion qu’elle laissait tomber complètement le modèle kiwi dans un souci… d’un dialogue mature et constructif.
- C’est dans son cabinet, alors qu’elle était à la Justice, qu’a été mis au point le complot pour extrader illégalement le Belge Bahar Kimyongür vers la Turquie, alors qu’il y dénonçait les violations répétées des droits de l’homme et les conditions des prisonniers politiques.
- Habite dans une villa à Lasne (commune la plus riche de Wallonie, deuxième du pays)… mais parachutée dans la commune (plus populaire) de Schaerbeek où elle aspire à devenir bourgmestre.
10|Vincent Van Quickenborne
(Ministre des Pensions)
- Débute sa carrière sur une farce en faisant le pari de fumer un joint au Sénat. Plus tard, il a participé au procès intenté contre Ariel Sharon pour génocide, s’est rendu en Irak pour dénoncer l’embargo et a bu un thé avec le chef du Hamas...
- Se transforme en arriviste néolibéral pour qui les fonctionnaires sont des fonctionnaireset l’état n’a pas à se mêler du salaire des grands directeurs. Une position qui, en 2008, lui vaut d’être promu au poste de ministre.
- Estime que ces prochaines années, outre l’indexation automatique des salaires, il ne devrait plus y avoir d’augmentation salariale. De son côté, il gagne en tant que ministre environ 10.000 euros par mois.
- Ancien membre de la Volksunie, il souffre d’un ulcère flamingant récidivant, responsable de ce rabâchage sur « l’électeur flamand qui veut que la Wallonie l’écoute »**.
11|Sabine Laruelle
(Ministre des Classes moyennes, PME, Indépendants et Agriculture)
- Soutien indéfectible de Didier Reynders.
- Libérale qui aime la chair de fonctionnaires (1). Elle déclarait en 2007 : « Il y a moyen d’employer mieux une partie des 33 000 fonctionnaires (des Finances, NDLR) plutôt que de les laisser jouer au sudoku. »
- Libérale qui aime la chair de fonctionnaires (2). En 2011, elle récidive en attaquant directement Marco Van Hees, fonctionnaire aux Finances et spécialiste fiscalité du PTB. Un fonctionnaire n’a pas le droit de s’exprimer et n’a qu’à appliquer les lois de manière aveugle, selon elle. Réaction de la CGSP : « Une attaque personnelle abjecte » contre un fonctionnaire qui dénonce « des faits et des idées qu’elle et son parti sont incapables de contrer dans un débat digne de ce nom. »
12|Steven Van Ackere
(Ministre des Finances et du Développement durable)
- Affilié à l’ACW (pendant néerlandophone du MOC), il a débuté sa carrière à la Kredietbank.
- Connu pour son art d’amorcer les virages. En 2010, il plaide pour l’adhésion de la Libye au Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Lorsqu’en 2011, la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis attaquent Kadhafi, on le retrouve en première ligne.
- Un type aimable, sauf envers celui qui ose s’attaquer à Israël. Il était contre une enquête internationale après l’attaque israélienne de la flotte humanitaire pour Gaza. Ce qui lui a valu son surnom de « lâche ».
13|Paul Magnette
(Ministre des Entreprises publiques, de la Politique scientifique et de la Coopération au développement)
- Vive l’écologie ! Avec Magnette : autorisation à E.on d’ouvrir une centrale à charbon dans le port d’Anvers, recul de la sortie du nucléaire, etc.
- À la solde des agences de notation ? « Même si nous ne devions pas le faire parce que l’Europe l’impose, il faudrait le faire tout de même, sous peine de faire payer les travailleurs pour les intérêts aux banques. »
- « J’ai rencontré beaucoup d’acteurs de terrains. Tout le monde reconnaît qu’il y a des fraudeurs. » Il faut donc plus de contrôle. Parle-t-il des 20 milliards annuels de fraude fiscale ? Non, des personnes qui ne trouvent pas d’emploi…
- Avec l’ex-ministre de l’Énergie, il n’y a qu’un seul gagnant sur le marché libre de l’énergie : Electrabel (des milliards de bénéfices chaque année). Au grand dam de tous ceux qui n’arrivent plus à payer leur facture…
14|John Crombez
(Secrétaire d'État à la Coordination de la Lutte contre la fraude sociale et fiscale)
- Pour les intérêts notionnels : « Aujourd’hui encore je n’ai pas peur de dire que c’est une mesure qui renforce les entreprises. »
- Contre la banque publique.
- Veut faire des économies sur le dos des fonctionnaires.
- Ne voit aucun inconvénient aux pratiques du richissime Luc Van Den Bossche, qui récemment n’a eu aucune gêne à réclamer à BIAC une indemnité de départ rondelette alors qu’il s’agissait d’une démission. « Luc travaille pour une entreprise privée et n’occupe plus aucune fonction au sp.a ».
- Lors de sa nomination, il a voulu « rassurer les fiscalistes » en déclarant n’avoir pas le moindre projet concernant l’instauration d’un cadastre des fortunes. L’absence d’un tel cadastre rendra difficile l’instauration d’une taxe des millionnaires et une lutte efficace contre la fraude.
15|Servais Verherstraeten
(Secrétaire d'État aux Réformes institutionnelles et à la Régie des bâtiments)
- « Le système a permis non seulement de sauver des emplois, mais aussi d’en créer » : si Servais Verherstraeten n’est pas pour les intérêts notionnels, il ne les condamne pas pour autant. Même dans le cas d’AB-InBev. « Vous ne pouvez pas me demander de vérifier l’efficacité de la déduction des intérêts notionnels sur base d’un seul dossier. »
- Campinois tout à fait à son aise dans le secteur du diamant à Anvers. Lorsque Jan Jambon (N-VA) fonde le « diamantclub », un lobby parlementaire qui défend les intérêts du secteur diamantaire, il est un des premiers à grimper dans la charrette.
16|Maggie De Block
(Secrétaire d'État à l’Asile, l’Immigration et l’Intégration sociale)
- Farouche adversaire du modèle kiwi, estime que l’industrie pharmaceutique a ces dernières années déjà fourni suffisamment d’efforts et qu’il faut également viser d’autres secteurs de la santé publique.
- A également proposé d’adapter l’âge de la pension, la condition de carrière pour la retraite anticipée et la fraction de pension à l’évolution de l’espérance de vie.
- Envisage, en tant que ministre de l’Asile et de l’Immigration, de « garder le silence un mois ». Ce sont les demandeurs d’asile sans centre d’accueil qui vont rire.
17|Hendrik Bogaert
(Secrétaire d'État à la Fonction publique et à la Modernisation des Services publics)
- En 2007, vend l’entreprise familiale Bogaert Cigars (chiffre d’affaires de 20 millions d’euros) à Swedish Match et fonde sa propre chocolaterie dans laquelle Gimv et Boerenbond investissent 10 millions d’euros. Aujourd’hui, la totalité de la production a été déplacée à Shanghai.
- En 2010, cède à Daniel Vanhessche le poste de bourgmestre de la commune de Jabbeke. Il explique : « J’ai 42 ans et j’aspire à une vie plus calme ».
- Selon De Standaard, « durant sa dernière législature, il a été plus actif en tant qu’entrepreneur qu’en tant que parlementaire ».
- Partisan de l’indépendance socio-économique de la Flandre et de la Wallonie au sein de la Belgique, dont les seules compétences seraient la défense, la justice, la police, les affaires intérieures et les affaires étrangères.
18|Melchior Wathelet
(Secrétaire d’État à l’Environnement, Énergie, Mobilité et Réformes institutionnelles)
- A été entarté pour s’être vanté d’avoir battu le record d’expulsions d’étrangers en séjour illégal.
- Un de ceux qui ont enterré l’idée d’un impôt sur la fortune. « Une fausse bonne idée », selon lui.
- Le prix de l’énergie payé par les ménages ? Un dossier « très préoccupant. Mais pas question d’imposer un prix maximum. »
19|Philippe Courard
(Secrétaire d’État aux Affaires sociales)
- Toucher à la norme de croissance du budget des soins de santé ? Courard, comme tout le PS, le jurait encore il y a un an : « Nous n’allons pas faire des économies sur le dos des malades. » Parole mangée avec le budget 2012 : les soins de santé vont trinquer.
- Compétent pour l’accueil des demandeurs d’asile. Résultat ? Des milliers de réfugiés, parfois mineurs, parfois avec des nourrissons, ont dormi dans la rue. Une plainte pénale a même été déposée contre lui.
- Grossier. Les avocats aidaient les réfugiés sans-abris : ils faisaient « de la retape dans la rue ». Les juges prononçant une astreinte pour forcer l’État à respecter son obligation de les héberger : des « irresponsables ». Rappelons que Courard était responsable de l’intégration sociale...
09:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
|
Facebook | |
Imprimer
21.12.2011
BELGIQUE: c'est le moment de faire des sacrifices pour vaincre l a crise causée par l' Euro-dictature, les multinationales, les b anquiers, les spéculateurs, nos gouvernants et ... de commander du mazout de chauffage. g31c1b3
21:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
|
Facebook | |
Imprimer
19.12.2011
Moody's abaisse la note de la Belgique de deux crans: le Ministre Vanackere à la Télé...
19:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
|
Facebook | |
Imprimer
15.12.2011
BELGIQUE: Wilrijk: Du pain à l’eau de Javel...
C’est dans SOLIDAIRE, hebdo du Ptb:
Expresso :: Du pain à l’eau de Javel
La semaine dernière, un grand magasin de Wilrijk s’est mis à cuire du pain. Mais la quantité n’a pas été vendue à temps. Quand un client a proposé d’apporter tous ces pains invendus à la banque alimentaire, il lui a été répondu que ce n’était pas possible, que la direction avait ordonné de tout balancer dans le conteneur à déchets. Maintenant qu’avec la crise, de plus en plus de gens se retrouvent dans la pauvreté, et que les banques alimentaires connaissent des pénuries, une collaboration entre les grandes surfaces et les banques alimentaires serait quand même indiquée, non ? Mais non, certains magasins aspergent même leur nourriture jetée d’eau de Javel afin d’empêcher qu’elle soit « volée ». (www.dewereldmorgen.be 9/12/11)
21:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
|
Facebook | |
Imprimer
BELGIQUE: c'est le moment de faire des sacrifices pour vaincre la crise causée par l' Euro-dictature, les multinationales, les b anquiers, les spéculateurs, nos gouvernants et ... de commander du mazout de chauffage.
10:34 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
|
Facebook | |
Imprimer
13.12.2011
BELGIQUE: Comment Di Rupo Ier va s’en prendre à vous, à votre fa mille, à vos collègues et amis… b3
Le nouveau gouvernement taille dans le tas
Les mesures du plan budgétaire touchent en premier lieu les travailleurs et les allocataires sociaux. Ceux qui ont provoqué la crise ne sont presque pas touchés. Nous avons voulu illustrer cela par des exemples concrets. Le plan Di Rupo, au cas par cas, mesure par mesure.
Pourvu que ce couple n’ait pas prévu de plan d’économies d’énergie l’année prochaine, car Di Rupo a éliminé la plupart des réductions d’impôts dans ce domaine. (Photo Catherine Murray)
Comment Di Rupo Ier va s’en prendre à vous, à votre famille, à vos collègues et amis…
Prépension reculée et limitation du crédit temps
L’âge minimal pour partir en
prépension passe de 58 à 60 ans. Le nombre d’années de carrière pour entrer en
ligne de compte pour la prépension est porté de 38 à 40 ans. Fin 2014, il y aura
une évaluation et, en cas d’insuffisance, l’âge minimal sera porté à 62
ans.
« L’âge de la prépension
n’est pas augmenté de deux, mais de quatre ans », explique Paul Lootens,
secrétaire général de la Centrale générale de la FGTB. « En fait, cette
évaluation devait déjà se faire cette année. C’était prévu dans le Pacte des
générations. Les employeurs l’ont refusée, et l’augmentation a quand même eu
lieu. On peut donc déjà prévoir ce qui va se passer en 2014. (…) Les exceptions
pour les travailleurs de la construction et les gens qui ont fait 20 ans de
travail de nuit continueront à exister. Elles seront discutées tous les deux
ans, lors de la concertation interprofessionnelle. Mais on peut déjà prévoir
qu’il y aura beaucoup de pression pour augmenter ce système de deux ans aussi »,
ajoute Paul Lootens sur DeWereldMorgen.be.
Pour les
entreprises en difficultés, l’âge minimal de départ passera de 50 à 55 ans et,
en cas de restructuration, de 52 à 55 ans. La prépension à mi-temps est
supprimée. Le crédit temps n’offre plus d’issue, car il est limité à un an à
temps plein, à deux ans à mi-temps ou à 5 ans pour un 4/5.

Marc a 54 ans. Il est marié et a deux enfants qui
habitent encore sous son toit. Après une restructuration à son travail, Marc
perd son emploi. Il n’a pas droit à la prépension et doit donc aller pointer,
sans appoint de la part de son ancien employeur. Jusqu’à 60 ans, il va devoir
prouver qu’il cherche activement du travail, dans le cadre du contrôle de la
disponibilité. Pourtant, les patrons ne sont pas particulièrement chauds pour
embaucher des gens de plus de 50 ans. Après trois ans de chômage, Marc ne
recevra plus mensuellement qu’une indemnité de 568 euros et ce, jusqu’à sa
pension. (exemple FGTB)
Pension anticipée « reculée »
L’âge minimal pour la pension anticipée est porté de 60 à 62 ans. Les conditions de carrière sont aussi augmentées : de 35 à 40 ans. « Dans les services publics aussi, la limite d’âge pour la pension anticipée passe de 60 à 62 ans. Un certain nombre de groupes spécifiques, comme la police et le personnel carcéral, pouvaient décrocher plus tôt. À la CSC Services publics, ils craignent, eux aussi, de ne pouvoir prendre leur pension anticipée qu’après une carrière de 40 ans », écrit DeWereldMorgen.be dans un entretien avec Luc Hamelinck, président de la CSC Services publics.

Sylvie vient d’avoir 58 ans. Après trois ans d’études
supérieures en comptabilité (école supérieure type court), elle a commencé à
travailler à 21 ans. Toute sa vie, elle a travaillé dur, pour divers
employeurs. Sylvie est fatiguée et ne peut plus supporter le stress croissant au
travail. Elle envisage de prendre sa prépension dans deux ans. Mais c’était
compter sans le nouveau gouvernement. Le nouvel accord gouvernemental oblige
Sylvie à travailler encore quatre ans.
Réduction de la pension des fonctionnaires
Les mesures concernant les pensions dans le secteur privé sont également appliquées dans les services publics. Pour eux, Di Rupo envisage une économie supplémentaire. Le calcul des pensions des agents de l’État sera basé sur le salaire moyen des dix dernières années de carrière, alors qu’auparavant, c’était sur les cinq dernières années de carrière. Avec cette mesure, on va pouvoir rogner 420 millions d’euros sur les pensions des fonctionnaires.

Frank est conducteur de train. Depuis la libéralisation
du rail, c’est régulièrement le chaos, dans les chemins de fer. En raison d’un
manque aigu de personnel, Frank doit souvent faire des restrictions sur ses
jours de repos et de congé. Aujourd’hui, le gouvernement envisage deux surprises
pour lui et ses collègues :
1. La pension du personnel ferroviaire est
actuellement calculée sur le salaire du dernier mois. L’accord gouvernemental
remplace cela par le salaire moyen des dix dernières années. Cela signifie une
baisse de la pension de 10 à 20 %.
2. Le personnel roulant de la SNCB peut
actuellement prendre sa pension à 55 ans (c’est logique car, avec un travail
aussi exigeant, on est pratiquement vidé au bout de 30 ans de carrière). Le
nouvel accord gouvernemental se moque de ce droit, qui concerne non seulement la
santé du conducteur, mais aussi la sécurité du voyageur.
Les chômeurs paient la facture
L’allocation de chômage diminue jusqu’à un montant forfaitaire, en trois périodes. La première dure un an. La deuxième période dépend du nombre d’années qu’on a travaillé (deux mois plus deux mois par année de travail), mais peut durer au maximum trois ans. Ensuite, on arrive dans la troisième période, durant laquelle on ne touche qu’un montant forfaitaire. Ce montant forfaitaire s’élève, pour un cohabitant avec une famille à charge, à 1 069 euros ; pour un isolé, à 898 euros et, pour un cohabitant, à 474 euros.

Martin a travaillé cinq ans et est isolé au moment où
il devient chômeur. La première année, il perçoit 65 % de son dernier salaire
durant les trois premiers mois, et 60% durant les neuf mois suivants. Ensuite,
il entre dans la deuxième période. Pendant douze mois (2 mois + 5 fois 2 mois),
il touche 55 % de son salaire. Finalement, après deux ans de chômage, il va
retomber à un montant forfaire de 898 euros par mois. (exemple
FGTB)

Diane a travaillé 10 ans. Elle est mariée et a trois
enfants. Pendant les trois premiers mois, elle touche 65 % de son ancien
salaire, et 60 % les neuf mois suivants. Sa deuxième période s’élève à 22 mois
(2 mois + 10 fois 2 mois). Pendant les 12 premiers mois de cette deuxième
période, elle va toucher 40 % de son ancien salaire. Ensuite, son indemnité des
10 mois suivants diminuera chaque trimestre, pour ne plus consister qu’en un
montant forfaitaire de 474 euros par mois. (exemple FGTB)
Les chômeurs plus âgés vont aussi
être touchés. Le critère d’âge pour avoir droit à une prime d’ancienneté dans
l’indemnité de chômage passera de 50 ans à 55 ans.
En comparaison
avec les indemnisations actuelles, c’est un recul. La deuxième période est
diminuée et généralisée. Diminuée, car le calcul est raboté d’un tiers, et la
période est limitée à 3 ans. Généralisée, car, actuellement, cette période ne
concerne que les cohabitants, et pas les chefs de famille ou les isolés. La
troisième période, celle du forfait, ne concerne aujourd’hui également que les
cohabitants. Le plan de Di Rupo prévoit que chaque catégorie reste maximum
quatre ans dans la troisième période, et retombe ensuite sur le forfait minimal
prévu actuellement.
Les jeunes qui ont fini leurs études
devront attendre douze mois (neuf mois jusqu’ici) avant de pouvoir toucher une
indemnité. Celle-ci est alors limitée à trois ans. De même, le critère d’un
emploi de service convenable est plus sévère. Un chômeur ne peut plus refuser de
« travail convenable » dans un rayon de 60 km (jusqu’à maintenant, 25
km).

Nadia est une mère célibataire de deux jeunes enfants.
Avec la nouvelle réglementation, elle doit accepter un travail à 60 km de son
domicile. Elle ne dispose pas d’un véhicule propre et, chaque matin et chaque
soir, elle devra passer une heure et demie dans un train et dans un bus. Pour ce
faire, elle doit quitter sa maison à 7 heures et ne rentrer qu’à 19 heures le
soir. Pour accueillir ses enfants en dehors des heures d’ouverture des crèches,
elle n’a pas encore trouvé de solution.
Mais, nulle part dans l’accord gouvernemental, il n’est question de la création de véritables emplois. C’est incompréhensible, quand on voit que, pour l’instant, les entreprises restructurent à tour de bras. Les mesures contre les chômeurs ne servent qu’à mettre ces derniers sur la paille, de sorte qu’ils acceptent n’importe quel boulot à n’importe quel salaire. De cette façon, les chômeurs sont transformés en une armée de main-d’œuvre de réserve, qui pèse sur les salaires et les conditions de travail de tous les travailleurs.
Une famille à deux salaires perdra 550 euros par an
La diminution de la déduction pour
habitation propre, de la déduction des frais de crèche, de l’assurance vie et de
l’épargne pension coûte déjà facilement 225 euros par an à une famille moyenne à
deux salaires. Si l’un des deux roule avec une voiture de société, cela leur
coûtera 350 euros de plus par an. D’après le quotidien De Morgen (3 décembre),
une famille moyenne perdra 550 euros par an.
Et il est à
souhaiter pour eux qu’ils n’aient pas prévu de plans d’économie d’énergie pour
leur habitation car, autrement, cela va encore représenter une saignée d’au
moins 2 500 euros. Le plan Di Rupo diminue les réductions d’impôts pour
l’isolation de toiture, et supprime les autres réductions fiscales sur les
dépenses en économie d’énergie.
De même,
l’augmentation des titres services d’1 euro touchera les familles un peu plus
nanties. En 2014, les familles qui recourent aux titres services devront payer,
ensemble, plus de 127 millions d’euros. Et ceci, alors qu’avec le plan Di Rupo,
les banques, qui ont provoqué la crise, s’en sortent avec une taxe bancaire
annuelle de 100 millions d’euros, qu’elles factureront sans aucun doute à leurs
simples clients.
De même, dans le
cadre du réchauffement climatique, la réduction de facture pour l’achat de
voitures plus économiques est supprimée. Il s’agit d’une économie de près de 400
millions d’euros par an.
La TVA sur la télévision
numérique est portée de 12 à 21 %. Les accises sur le tabac et l’alcool vont
être augmentées. Des réductions fiscales sont également prévues, dans le plan Di
Rupo. Dès 2013, Di Rupo prévoit une exemption d’impôt accrue de 200 euros pour
les bas revenus. Quelqu’un qui gagne moins de 24 410 euros par an devra payer 48
euros de moins net.

Kasper gagne 1 200 euros par mois. Il a droit à une
réduction d’impôt de 48 euros par an. Même pas assez pour compenser la hausse de
la TVA sur la télévision digitale.
21:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
|
Facebook | |
Imprimer
04.12.2011
BELGIQUE: Photos de la manifestation de ce vendredi 1er décembr e 2011, en réponse aux plans d'Elio-le-rosé et ses copains de la droite patronale et européiste ... b3
En voici quelques-unes sur : http://www.myriam-en-ebullition.be
En avant vers une grève générale !
Myriam
20:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
|
Facebook | |
Imprimer
28.11.2011
BELGIQUE: Ca y est Elio DI RUPO, président du Ps francophone, no us prépare son gouvernement pour la semaine prochaine. c1g20b3

14:08 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
|
Facebook | |
Imprimer
19.11.2011
BELGIQUE: Le PTB dénonce l’abandon de la taxation des fortunes p ar le formateur Di Rupo b3
|
22:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
|
Facebook | |
Imprimer
03.11.2011
HTTP/::
Holding communal :: Coût total pour le citoyen : 8 milliards d’euros
En 1996, l’État belge a touché 750 millions d’euros lors de la vente du Crédit communal. Quinze ans plus tard, Dexia a dû être sauvée de la faillite et le Holding communal passe en liquidation. Une opération qui va coûter 8 milliards d’euros.
Le Holding communal avait une fonction sociale, mais, dès 2004, les choses ont commencé à mal tourner. C’est alors que le Holding s’est mis à acheter des actions et à spéculer avec de l’argent emprunté. Ce qui revient à jouer à la roulette, comme l’a dénoncé la section liégeoise du PTB, et à transformer l’Hôtel de Ville de Liège en casino. (Photo Solidaire, Antonio Gomez Garcia)
Jusque dans les années 90, les villes et communes belges investissaient une bonne partie de leurs avoirs dans le Crédit communal, une banque publique. En 1996, la banque était vendue au plus offrant, pour 750 millions d’euros (30 milliards de francs belges). Ceci, pour obtenir les moyens financiers dont l’État avait besoin pour pouvoir accéder à l’Union européenne. Le Crédit communal, en compagnie du Crédit Local de France, se muait en une nouvelle banque privée : Dexia. Les parts des villes et communes belges étaient transférées au « Holding communal » qui, dès lors, allait détenir 14,1 % des avoirs de Dexia.
Le Holding communal avait donc une fonction sociale : gérer l’argent des administrations locales et investir dans le secteur financier (Dexia), dans des entreprises d’utilité publique, dans l’énergie renouvelable et dans l’immobilier. Pour ce faire, le Holding utilisait le capital de ses actionnaires (les villes et les communes) et un certain nombre d’emprunts. Pour les villes et les communes, les parts détenues par le Holding chez Dexia constituaient une source importante de rentrées. En moyenne, elles tiraient 0,7 % de leurs rentrées des dividendes annuels sur ces actions.
Dérapage complet
Toutefois, dès 2004, la situation dérapait complètement. En quatre ans, le Holding voyait ses dettes passer de 186 millions d’euros (en 2004) à 1,8 milliard (en 2008). Il s’agit donc d’un décuplement des dettes, alors que les avoirs propres au Holding restaient plus ou moins les mêmes. La principale cause de cette multiplication de la dette résidait dans deux emprunts, pour un total de près de 1,3 milliard d’euros, contractés par le Holding auprès de Dexia. Maintenant, il s’avère que ces emprunts ont été utilisés, entre autres, afin… d’acheter des actions Dexia. Aussi, quand Dexia a sombré une première fois en 2008, les Régions ont dû donner des garanties au Holding afin que celui-ci puisse continuer à rembourser ses dettes. Les villes et les communes ont été interpellées à leur tour afin de renflouer le Holding de 500 millions d’euros supplémentaires en capital.
Maintenant que Dexia a sombré une seconde fois en 2011, la situation du Holding est devenue intenable. Le Holding avait en effet porté ses actions chez Dexia dans ses comptes à 8,26 euros l’unité, mais a vu ensuite la valeur de ces actions dégringoler en bourse, à 0,60 euro l’action. Bien vite, le Holding communal n’a plus disposé des moyens nécessaires pour rembourser ses dettes et a donc été menacé de faillite.
Une blague coûteuse
Pour éviter une faillite, le gouvernement a imaginé une solution. Le Holding n’a pas été déclaré en faillite, mais est allé en « liquidation », de façon à disposer d’encore un peu de temps pour vendre ses avoirs. Le Holding aurait encore 1,6 milliard de dettes, dont la moitié environ pourraient être récupérées lors de la vente de ses biens. Le reste des dettes (800 millions d’euros) serait réparti comme suit :
• 100 millions pour Dexia (qui, entre-temps, a été nationalisée par le gouvernement fédéral)
• 570 millions pour les Régions (qui s’étaient portées garantes pour 450 millions en 2008)
• 130 millions pour l’État fédéral (qui prépare aujourd’hui déjà 10 milliards d’économies)
Pour les villes et les communes aussi, la chute du Holding communal est une blague coûteuse. Elles risquent de perdre près de 2 milliards d’euros en capital au Holding communal, de voir leur passer sous le nez les dividendes de leurs actions et de voir s’envoler en fumée leur investissement supplémentaire de 500 millions du début 2009 (pour lequel on leur avait promis 13 % de rendement).
Bref, quinze ans après la privatisation du Crédit communal (vendu pour 750 millions), le coût de cette spéculation s’élève aujourd’hui à plus de 8 milliards d’euros (voir tableau).
La chute de Dexia nous coûte 8 milliards
• Contributions à la liquidation du Holding communal
Gouvernement fédéral 100 millions d’euros
Régions 570 millions d’euros
Dexia 100 millions d’euros
Total 800 millions d’euros
• Pertes communes
Recapitalisation en 2009 500 millions d’euros
Diminution de valeur des actions 2 milliards d’euros
Dividendes non perçus 2008-2011 600 millions d’euros
Total 3,1 milliards d’euros
• Rachat de Dexia par gouvernement fédéral : 4 milliards d’euros
Toutefois, cette « solution » vise surtout à mettre à l’abri les responsables. Il s’agit en l’occurrence des administrateurs de Dexia et du Holding communal, des receveurs et échevins communaux qui étaient d’accord avec la recapitalisation et des divers contrôleurs qui avaient fermé les yeux. La plupart, de grands noms de l’establishment politique belge qui préféreraient éviter une enquête sérieuse sur la chute libre du Holding communal.
Les communes les plus pauvres sont les plus touchées
En 2009, la quasi-totalité des communes belges ont participé à la recapitalisation du Holding communal. Cet argent des impôts a aujourd’hui disparu en fumée. Ce sont surtout les communes les plus pauvres qui en sont victimes. Par habitant, la commune bruxelloise de Saint-Josse-ten-Noode est celle qui a perdu le plus (voir tableau). Détail piquant : la PS Anne-Sylvie Mouzon était à l’époque conseillère communale et en même temps vice-présidente du Holding communal.
Si nous comparons ce top-10 à la liste des communes les plus pauvres, nous découvrons des similitudes surprenantes. Le numéro 1, Saint-Josse-ten-Noode est également la commune belge au revenu moyen par habitant le plus bas. En outre, Schaerbeek (4e), Saint-Gilles (5e) et Anderlecht (7e) font elles aussi partie des communes les plus pauvres du pays. (Source : SPF Economie – février 2011)
Top-10 des communes qui perdent le plus par habitant
1. Saint-Josse-ten-Noode : 94,1 euros (par habitant)
2. Saint-Gilles : 81,7 euros
3. Spa : 81,4 euros
4. Blankenberge : 79,1 euros
5. Seraing : 77,2 euros
6. Anderlecht : 77,0 euros
7. Schaerbeek : 74,6 euros
8. Ixelles : 68,1 euros
9. Saint-Nicolas (Liège) : 54,5 euros
10. Ostende : 53,0 euros
Source : De Tijd (22 octobre 2011)
19:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
|
Facebook | |
Imprimer
08.10.2011
BELGIQUE: Dans SOLIDAIRE: Dexia : c’est une « good bank » publiq ue qu’il nous faut c1b3
Les actionnaires publics – États français et belge, Régions et communes – sont largement majoritaires dans Dexia. Le problème est que la banque a été dirigée depuis les années 90 comme une banque privée.
A l’heure d’écrire ces lignes, le groupe Dexia est sur le point d’être démantelé. Le prétendu sauvetage de 2008 aura duré à peine trois ans. On parle aujourd’hui de la création d’une « bad bank » où les actifs toxiques – avec des obligations d’État peu sûres et des prêts douteux – seraient stockés avec la garantie des États belge et français. Tandis que les beaux morceaux de Dexia (comme Dexia Banque Belgique, descendante du Crédit communal) seraient vendus.
Ce serait un véritable hold-up : les pertes et les risques seraient à charge du contribuable, les profits au privé.
« La “bad bank” créée par le groupe Dexia recevrait des garanties des autorités françaises et belges. Ainsi les pertes des portefeuilles toxiques arriveraient là où elles n’ont précisément rien à faire, dénonce Danny Carleer, initiateur du site www.banquepublique.be et membre du PTB. Ce qui veut dire que c’est le contribuable qui devrait encore payer pour les pots cassés. Les banquiers qui sont responsables des énormes gaffes ne devront une nouvelle fois pas porter le poids de la crise. »
Je ne peux que m’étonner de l’absence d’un débat public sur la privatisation du Crédit communal et de ses conséquences désastreuses. Sur ce sujet, les partis traditionnels se taisent dans toutes les langues. Pourtant ce débat pourrait amener à un changement de cap. Car le comble est que les actionnaires publics – États français et belge, Régions et communes – sont largement majoritaires dans Dexia. Le problème est que la banque a été dirigée depuis les années 90 comme une banque privée. Les communes sont devenues dépendantes des dividendes du Holding communal qui sont aujourd’hui nulles. Avec de graves conséquences pour les finances communales : restrictions sur le personnel, l’enseignement, les services sociaux, etc. Et, cerise sur le gâteau, les communes sont constamment appelées à apporter des garanties (et à s’endetter) à une banque dont elles n’ont plus le contrôle réel.
Cette logique doit être cassée. Si l’État et les communes mettent de l’argent dans les banques, c’est pour en prendre le contrôle, garantir l’épargne, permettre que les prêts soient faits au bénéfice de la collectivité, éviter tout phénomène de spéculation. Comme le PTB l’a dit depuis l’éclatement de la crise bancaire en 2008, ce qu’il nous faudrait, c’est une « good bank » publique. Qui travaillerait de la manière qui a fait le succès du Crédit communal. Car la CGER et le Crédit communal n’ont jamais, durant des décennies, connu les problèmes auxquels sont confrontés les banques privatisées aujourd’hui.
Au lieu d’injecter de l’argent dans un puits sans fond et offrir des garanties à une stratégie qui prouve sa faillite, un service public bancaire pourrait offrir un nouveau départ pour les communes. Cette « good bank » publique devrait être sous le contrôle direct de la population, des organisations sociales, sans avoir recours à des managers venus du privé. On pourrait alors avoir une banque publique avec des pratiques de service public.
13:34 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
|
Facebook | |
Imprimer
06.10.2011
PTB: BELGIQUE: dans "SOLIDAIRE du 30 août 2011: Note Di Rupo :: Ça va (nous) faire mal suites (5, 6 et 7) c1b3
On a l’impression que même les journalistes habitués au 16 rue de la Loi sont lassés, après la énième tentative de négociations depuis juin 2010. La note Di Rupo est pourtant la base des négociations en cours. Même si cette fameuse note ne fait plus recette dans les médias, il est important de voir ce qui se cache dans ces 113 pages. Car il y a de quoi s’inquiéter. Il suffit de voir les chantiers proposés dans ce texte pour comprendre les réactions virulentes des syndicats. A l’ordre du jour : assainissement des finances publiques, autonomie fiscale et plus grande responsabilité des Régions, réforme de l’État avec transfert de compétences du fédéral vers les entités fédérées, etc. Et surtout, des réformes sociales et économiques qui vont toucher l’ensemble de la population. En langage européen, on dit « austérité » : tous les pays de l’Union sont ou vont être touchés. Et la Belgique n’échappe pas aux fausses solutions à la crise de la Commission européenne. Poussez pas, y en aura pour tout le monde.
Note salée de Di Rupo :: Travailler toujours plus longtemps (5)
La note Di Rupo prévoit que les pensions minimales seront augmentées de 2 % tous les deux ans, mais il sera de plus en plus difficile d’avoir droit à une pension complète.
Par exemple, pour les nouveaux
fonctionnaires qui démarrent leur carrière, mais aussi pour les contractuels qui
sont nommés en milieu ou fin de carrière, on va calculer progressivement la
pension sur la base du traitement des dix dernières années de carrière, au lieu
des cinq dernières années. Les effets de cette mesure dépendent de l’évolution
des salaires.
Autre mesure, qui concerne le secteur privé cette fois :
dorénavant, toutes les années de carrière seront prises en considération dans le
calcul de la pension. Aujourd’hui, le calcul de la pension se limite aux
45 meilleures années de carrière. Dans le calcul de la carrière, les
périodes de chômage de longue durée ou de prépension avant 60 ans (à l’exception
des prépensions dans le cas d’une entreprise en difficulté ou en
restructuration) seront moins bien valorisées qu’actuellement. La note attaque
ainsi directement ce qu’on appelle les périodes assimilées.
Il en sera de même pour les périodes d’interruption volontaire du travail, hors congés parentaux, palliatif, de soins à un membre de la famille souffrant, excédant une année.
Exemple de l’application de la note Di Rupo dans la vie de tous les jours :
Diminution des périodes assimilées dans le calcul de la pension
Daniel travaille dans le secteur de
la construction. A l’âge de 55 ans, et après avoir travaillé 40 ans, il est
encore un des seuls à pouvoir profiter de la prépension en Belgique. Pendant sa
carrière, il a construit une pension légale limitée (plus ou moins 900
euros/mois). Normalement, cette pension devrait continuer à croître pendant sa
prépension. Mais avec la réforme de Di Rupo, il n’y aura plus
d’assimilation des années avant l’âge de 60 ans pour le calcul de la pension
légale.
13:28 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
|
Facebook | |
Imprimer
COURCELLES: un heureux réveil anti-raciste à Courcelles: En voya ge avec les Roms ... c1b3
12:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
|
Facebook | |
Imprimer
20.09.2011
PTB: BELGIQUE: dans "SOLIDAIRE du 30 août 2011: Note Di Rupo :: Ça va (nous) faire mal (4) c1b3
Note Di Rupo :: Ça va (nous) faire mal
On a l’impression que même les journalistes habitués au 16 rue de la Loi sont lassés, après la énième tentative de négociations depuis juin 2010. La note Di Rupo est pourtant la base des négociations en cours. Même si cette fameuse note ne fait plus recette dans les médias, il est important de voir ce qui se cache dans ces 113 pages. Car il y a de quoi s’inquiéter. Il suffit de voir les chantiers proposés dans ce texte pour comprendre les réactions virulentes des syndicats. A l’ordre du jour : assainissement des finances publiques, autonomie fiscale et plus grande responsabilité des Régions, réforme de l’État avec transfert de compétences du fédéral vers les entités fédérées, etc. Et surtout, des réformes sociales et économiques qui vont toucher l’ensemble de la population. En langage européen, on dit « austérité » : tous les pays de l’Union sont ou vont être touchés. Et la Belgique n’échappe pas aux fausses solutions à la crise de la Commission européenne. Poussez pas, y en aura pour tout le monde.
Note salée de Di Rupo :: Travailler toujours plus longtemps (4)
Alors qu’il y a tant de
chômeurs, Di Rupo s’inscrit dans la pensée unique néolibérale qui pousse à
travailler plus longtemps. Il invoque la nécessité d’avoir plus de
personnes au travail afin de pouvoir payer les pensions et l’assurance maladie
d’une population vieillissante. Mais la politique suivie ne mènera pas à créer
des emplois. Tout comme les mesures de contrôle et de sanction des chômeurs,
cette politique d’activation des personnes âgées va encore plus augmenter la
concurrence entre les travailleurs ce qui poussera vers le bas les salaires et
les conditions de travail.
Concrètement,
avec la note du formateur, il sera de plus en plus difficile de
bénéficier de la prépension et d’une pension anticipée avant 65 ans et d’avoir
droit à une pension complète. Le texte prévoit également de généraliser
le deuxième pilier de pensions (assurance privée groupée par entreprise ou par
secteur) au détriment de la pension légale.
En matière de
prépensions, si les mesures prévues par le Pacte de solidarité entre les
générations ne s’avèrent pas suffisantes pour dissuader les départs en
prépension, la note Di Rupo envisage une série de mesures « correctrices »
:
• la carrière pour accéder à la prépension pour les carrières complètes
sera rallongée (de 38 à 40 ans);
• l’âge d’accès à la prépension pour les
carrières complètes sera relevé (de 58 ans à 60 ans).
Les
cotisations patronales dues sur les indemnités de prépension seront plus élevées
en fonction de l’âge.
Par ailleurs, toute une série de
mesures sont prévues en vue d’empêcher le départ en pension anticipée. Ainsi,
l’impôt sur les pensions du deuxième pilier sera plus élevé si on part en
pension à 60 ans. La retraite anticipée à 60 ans ne restera possible que pour
ceux qui, à cet âge-là, atteignent 40 ans de carrière. Pour les fonctionnaires,
la durée minimum de carrière passera progressivement d’ici 2020 à 35 ans. A
terme, on veut rendre ce mécanisme impossible. L’âge minimum de la retraite
anticipée, actuellement de 60 ans, sera en effet augmenté de 2 mois par an
jusqu’à ce que l’âge de la pension anticipée coïncide avec l’âge légal de la
pension, c’est à dire 65 ans.
Exemple de l’application de la note Di Rupo dans la vie de tous les jours :
Pensions des fonctionnaires : jusqu’à 100 euros par mois en moins
Fabienne travaille à la poste. Elle y travaille depuis 40 ans, dans des conditions de plus en plus difficiles. Elle n’a jamais gagné beaucoup d’argent (1 600 euros net par mois à la fin de sa carrière), mais elle a droit à une bonne pension (environ 1 200 euros net par mois). Par la réforme de Di Rupo (calcul de la pension des fonctionnaires sur base des 10 dernières années et non plus des 5), sa pension sera diminuée à 1 100 euros/mois. C’est-à-dire une perte de 100 euros/mois.
21:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
|
Facebook | |
Imprimer
14.09.2011
BELGIQUE, après 15 mois sans gouvernement élu et de négociations ardues et fatigantes : QUEL EST LE SYMBOLE DE LA DEMOCRATIE ??? ?? c1b3
QUI DETIENT LE SYMBOLE DE LA DEMOCRATIE ???? ![]() QUI DETIENT LE SYMBOLE DE LA DEMOCRATIE ? - ni le PS/SP a - ni le CD&V - ni la NVA - ni le VLD - ni les VERT/GROEN - ni le MR - ni le ROI - mais.... le STRING ! Il s'avère que c'est le plus important symbole de la démocratie : - il sépare la gauche de la droite - il protège le centre - il fait rebondir le point de vue de chacun - et unifie le regard du peuple Seul inconvénient: Le string, c'est comme la négociation : il ne faut pas trop tirer sur la ficelle, car on finit par l'avoir dans le c.. Ami (e) s de la poésie, Bien à vous
! | ||
|
|
09:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
|
Facebook | |
Imprimer
03.09.2011
b3d9c7c1: PTB: BELGIQUE: dans "SOLIDAIRE du 30 août 2011: Note D i Rupo :: Ça va (nous) faire mal (2)
Note Di Rupo :: Ça va (nous) faire mal
On a l’impression que même les journalistes habitués au 16 rue de la Loi sont lassés, après la énième tentative de négociations depuis juin 2010. La note Di Rupo est pourtant la base des négociations en cours. Même si cette fameuse note ne fait plus recette dans les médias, il est important de voir ce qui se cache dans ces 113 pages. Car il y a de quoi s’inquiéter. Il suffit de voir les chantiers proposés dans ce texte pour comprendre les réactions virulentes des syndicats. A l’ordre du jour : assainissement des finances publiques, autonomie fiscale et plus grande responsabilité des Régions, réforme de l’État avec transfert de compétences du fédéral vers les entités fédérées, etc. Et surtout, des réformes sociales et économiques qui vont toucher l’ensemble de la population. En langage européen, on dit « austérité » : tous les pays de l’Union sont ou vont être touchés. Et la Belgique n’échappe pas aux fausses solutions à la crise de la Commission européenne. Poussez pas, y en aura pour tout le monde.
Note salée de Di Rupo :: Mini-taxes pour les riches... (2)
Et maxi-taxes pour les autres.
Des mesures symboliques sur les capitaux
Enlevons immédiatement tout suspense
: non, il n’y aura pas de suppression du régime des intérêts notionnels
(alors que ce mécanisme fait perdre plus de 5 milliards d’euros d’impôt par an à
l’État au profit des plus grosses multinationales). Il y aura un léger
resserrement mais qui obligera seulement les entreprises à mieux calculer en
faisant leurs comptes.
Outre une série de mesures qui vont
toucher tous les belges (augmentation de 15 à 20 % du taux de précompte
prélevé sur les intérêts des comptes d’épargne par exemple), la note
prévoit deux mesures qui sont sensées viser le capital ou les grosses fortunes :
des mécanismes de taxation de la spéculation financière et un impôt sur les
grosses fortunes.
Il y a d’abord des mesures contre la
spéculation, mais qui risquent d’être facilement contournées. Actuellement,
lorsqu’une personne vend des actions et réalise une plus-value, elle ne paie
aucun impôt sur les personnes physiques (sauf spéculation, mais c’est très rare
qu’on puisse démontrer cette spéculation) ni à l’impôt des sociétés. Désormais,
elles seraient donc taxées de 0 %, 25 % ou à 50 % à l’impôt des personnes
physiques, selon la durée de détention des titres. En revanche, ces plus-values
ne seront toujours pas taxables via l’impôt des sociétés. Ce qui veut dire que
les grosses fortunes pourront ainsi échapper à cet impôt : les holdings d’Albert
Frère pourraient continuer à « immuniser » leurs plus-values et donc échapper à
cette taxe.
La note prévoit également une « cotisation temporaire de crise sur le grand
patrimoine, c’est-à-dire les patrimoines dépassant 1,25 million d’euros en ne
tenant pas compte de la maison d’habitation et du patrimoine affecté à
l’activité professionnelle. Le taux de cette cotisation serait de l’ordre de 0,5
% ». Ajoutons que la note prévoit que « le patrimoine affecté à
l’activité professionnelle ne serait pas visé (comme l’ISF en France) ». Ce qui
veut dire que, si une grosse fortune comme Albert Frère garde une fonction dans
ses holdings, il ne sera toujours pas taxé.
Faire
payer les riches, c’est évidemment une mesure de bon sens vu que ce sont
eux seuls qui ont profité de la crise. Mais pour arriver à ce but, il
faut des moyens (entre autre un cadastre des fortunes et la levée du secret
bancaire) inexistants pour l’instant. Et surtout, il faut s’assurer que ce qui
va leur être pris, ils ne le reprennent pas ailleurs au monde du travail. Or
c’est ce que l’on peut craindre avec la note Di Rupo.
Exemple de l’application de la note Di Rupo dans la vie de tous les jours :
Albert Frère : 0 euro d’impôt sur son holding financier et … 0 euro d’impôt sur sa fortune !
Albert Frère, troisième
fortune de Belgique, a un holding, GBL, qui a réalisé 3,3 milliards de bénéfices
en 2009 : 3 milliards de plus-values sur actions et 0,3 milliard issus des
dividendes versés par les filiales. GBL a payé zéro euro d’impôt, car tant les
plus-values que les dividendes concernés sont immunisés. Et avec
le plan Di Rupo ? Les dividendes qu’une société perçoit de ses filiales sont
immunisés si les actions sont détenues deux ans (au lieu d’un an auparavant).
C’est le cas ici.
Quant aux plus-values,
elles restent non taxables pour les sociétés si elles respectent les mêmes
conditions que les dividendes immunisés. Conclusion : GBL continuera à
payer zéro euro d’impôts. Et Albert Frère ne paiera pas non plus d’impôt
personnel sur sa fortune puisque la « cotisation temporaire de crise sur le
grand patrimoine » imaginée par Di Rupo ne vise pas le patrimoine affecté à
l’activité professionnelle. Or, Frère est président de
GBL.
11:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
|
Facebook | |
Imprimer
26.07.2011
BELGIQUE: Marcinelle 8 août 2011: en hommage aux victimes de la terrible catastrphe minière du Bois du Cazier à Marcinelle ...



15:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
|
Facebook | |
Imprimer
17.07.2011
Chek-point israélien à l'aéroport Zaventem (Bruxelles): Pays “li bres”, ou pays complices du sionisme ?
09:04 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
|
Facebook | |
Imprimer
15.07.2011
AVERTISSEMENT ADRESSÉ À LA TROÏKA PAR LES INDIGNES GRECS
|
AVERTISSEMENT ADRESSÉ À LA TROÏKA, AUX BANQUES ET AUX SOI-DISANT INVESTISSEURS, LOCAUX OU ÉTRANGERS, QUI FANTASMENT SUR LES BIENS PUBLICS GRECS
Un gouvernement grec déchu et dictatorial qui n’est plus représentatif du peuple de ce pays, vient de voter des lois avec lesquelles il a l’intention de brader les biens publics et les territoires grecs, contre la volonté de la grande majorité du peuple grec. Nous informons tous ceux qui y distinguent une occasion d’investissement, que nous ne tarderons pas à renverser ce gouvernement, qui sera appelé rapidement à rendre compte de ses crimes devant le peuple et le pays. Les signatures et les lois sont nulles et non avenues. Elles ne sont pas validées par le peuple grec, qui ne les reconnait pas. Nous mettons en garde tout soi-disant investisseur, qu’il ne lui vienne pas même à l’esprit de s’approcher de quelque vente aux enchères de nos biens publics ou braderie de nos territoires, et encore moins de penser à les acheter. À part le fait qu’il perdra tout ce qu’il a acheté quand nous retrouverons la souveraineté de notre pays en tant que peuple, les sommes qu’il aura dépensées pour ces achats illégitimes ne lui seront pas remboursées. De même nous le prévenons que jusqu’à ce que nous recouvrions le contrôle du pays, dans le cadre de la défense de nos droits tels qu’ils découlent de la constitution grecque mais aussi des droits des peuples et des personnes reconnus internationalement, nous ferons tout ce qui est nécessaire par le biais de notre auto-organisation pour annuler en fait et en acte et pour saboter tous les éventuels investissements de ce type. Que nul soi-disant investisseur n’ose faire ses courses dans les biens publics soldés et les territoires bradés en Grèce, sauf s’il se rend compte des hauts risques que courent ses investissements. Dans ce cas, ses investissements seront "bien reçus" dans notre pays, qui, quand son peuple se voit privé de liberté, sait donner naissance à des héros et se livrer à de haut-faits de résistance. L’assemblée populaire de la Place Syntagma Source : http://real-democracy.gr/ Qui sommes-nous?
Certains d’entre nous sont progressistes, d’autres conservateurs. Certains ont des « convictions », d’autres pas. Certains ont une idéologie bien définie et d’autres sont apolitiques. Mais les développements politiques, économiques et sociaux en cours nous inquiètent et nous indignent tous. Nous sommes indignés par la corruption des hommes politiques, des hommes d’affaires et des banquiers… Indignés par le fait que les gens normaux se sentent sans défense. Cette situation nous blesse tous au quotidien. Cependant, si l’on s’unit tous ensemble, on peut changer la situation. L’heure est venue pour que nous commencions à bâtir une société meilleure. Nous pensons que : - L’égalité, le progrès, la solidarité, le libre accès à la culture, la durabilité écologique et le développement, le bien-être et le bonheur des gens sont les priorités de toute société avancée. - Il existe des droits fondamentaux qui doivent être protégés au sein de notre société : le droit au logement, à l’emploi, à la culture, à la sante, à l’éducation, à la participation politique, au développement personnel libre, le droit des consommateurs, le droit à une vie saine et heureuse. - Le gouvernement et le système économique fonctionne actuellement d’une telle manière qu’ils sont incapable de respecter ses priorités et représentent aujourd’hui un obstacle au progrès humain. - La démocratie signifie le gouvernement du peuple (du grec demos = peuple, et kratos = état), et cela devrait s’appliquer. Cependant, nous savons que notre système politique ne veut même pas nous écouter. Leur devoir devrait être de transmettre notre voix aux institutions nationales et internationales, de faciliter la participation des citoyens par le biais de canaux de communication directe, de fonctionner en faveur de la société au sens large et pas uniquement en faveur des riches qui prospèrent sur notre dos, et non pas de suivre fidèlement les ordres dictés par les grands intérêts économiques qui infligent cette dictature et partitocratie. - Le fait que le pouvoir soit concentré entre les mains d’une minorité créé des inégalités, provoque des frictions, engendre des injustices et abouti à la violence. Et cela, nous le rejetons. Ce modèle économique obsolète enferme la dynamique productive sociale dans un cercle vicieux où les quelques riches deviennent plus riches et la grande majorité se noie dans la pauvreté et la misère. Et c’est ainsi que nous nous effondrons. Le seul but du système consiste en l’accumulation des capitaux au prix de l’efficacité et de la prospérité de la société. - Le gaspillage de ressources mène à la destruction de la planète, engendrant ainsi du chômage, et les citoyens consommateurs constituent une pièce centrale d’un mécanisme créé dans le but d’enrichir une minorité tout en ignorant nos besoins. - Nous sommes anonymes mais sans nous, rien ne pourrait exister étant donné que c’est nous qui faisons fonctionner le monde. Si notre société apprenait à ne pas avoir confiance en ces divers rendements économiques abstraits dont peu bénéficient, nous pourrions éradiquer ces abus et ces manques dont nous souffrons tous aujourd’hui. Une révolution éthique est nécessaire… Nous sommes des êtres humains et non pas les marchandises d’un marché. Je suis en
colère par tout cela. Information envoyée par Bruno Arfeuille . |
18:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
|
Facebook | |
Imprimer
14.07.2011
francofolies ou françaphonie? billet d'humeur
Merci de bien vouloir lire ceci et, si vous le jugez utile,
de le diffuser autour de vous.
G. Gastaud
« FRANCOFOLIES » ou FRANçAPHONIE ?
APPEL A LA RESISTANCE LINGUISTIQUE ET CULTURELLE.
Par Georges Gastaud[1]
Il se prénomme Kévin et à défaut de ménager la langue française, il « manage » les Francofolies de La Rochelle avec lassurance dun petit commercial bardé de certitudes vendeuses. Et il nous apprend, sans que France-Info qui linterroge ce 12 juillet ne linterpelle sur sa politique linguistique suicidaire, que le festival de La Rochelle, qui fut longtemps un bastion de la création francophone et de la vraie diversité, a de nouveau programmé cet été une série de chanteurs « français » qui, reniant la langue de Brassens, de Ferrat, de Léo, de Vigneault, de Brel et de Barbara, mais aussi de Pottier et de Clément (LInternationale et le Temps des cerises nont pas été écrits en anglais que lon sache !) , sexpriment dans lunique idiome estampillé par la mondialisation capitaliste, par les « majors » de lindustrie culturelle, par le snobisme des milieux bobo, avec à larrière-plan, les giga-prédateurs de limpérialisme états-unien.
Cerise sur le gâteau (pardon : last but not least), France-Info nous apprend, sans faire le moindre commentaire, que les Francos 2011 ont choisi le 14 juillet pour mettre principalement en vedette des chanteurs anglophones ! Le 14 juillet, cest-à-dire un jour où lon célèbre encore, dans certains coins reculés de lhexagone, ces bricoles ringardissimes que sont la prise de la Bastille, la fête nationale et la devise liberté, égalité, fraternité... Sir Kevin ne nous dit pas si, à loccasion de cette minable provocation, tout-à-fait digne de notre étrange pays partagé entre la xénophobie dEtat et lautophobie nationale, la Marseillaise sera enfin traduite dans lunique idiome qui vaille désormais aux yeux de l« élite mondialisée » : si tel était le cas, on propose de traduire le very shocking appel révolutionnaire « Aux armes citoyens ! » par « God save the Queen ! », ou mieux encore, par « In God we trust ! », comme il est cyniquement écrit sur chaque billet d1 dollar...
Certes, pour ménager les vieux routiers des Francos, on a demandé à B. Lavilliers et à quelques autres VRAIS créateurs francophones de cautionner ce festival à la dérive. Dame ! il faut bien justifier à la marge lintitulé des Francos et sans doute, les subventions publiques (?) toujours bonnes à prendre que facilite ce type de dénomination menteuse Marianne est bonne fille et les institutions de la Francophonie sont décidément bien apathiques, pour ne pas dire plus !
Bien entendu, on nous rétorquera quil faut être « ouvert », « moderne » et « pluriel » : ce sont ces trois adjectifs-choc quavancent systématiquement les dominants quand ils entreprennent de casser un acquis social, un patrimoine culturel ou une conquête démocratique. Car le « pluralisme » commande évidemment quen France on chante (de moins en moins ) en français ET DE PLUS EN PLUS en anglais, quen Italie on chante (encore un peu) en italien ET TOUJOURS PLUS en anglais, quen Allemagne on (ne) chante (presque plus !) en allemand ET ENORMEMENT en anglais, pour ne rien dire des chansons suédoise, flamande, norvégienne, etc. déjà réduites à létat de folklore ! CA, cest du pluralisme et de l « ouverture » ! Dautant plus que, pour parfaire ce « pluralisme » linguistique à sens unique, les bacheliers doutre-Manche et doutre-Atlantique ne sont désormais plus tenus dapprendre une langue étrangère et que les créations culturelles non-anglophones sont méthodiquement barrées par les médias anglo-saxons !
On nous dira naturellement que « cest la liberté ! », que « les gens font comme ils le sentent », et autres pseudo-évidences que matraque à longueur dannée la pensée unique néolibérale : mais sous le masque de la « concurrence libre et non faussée » grignotant l « exception culturelle », se dissimule en fait le diktat de monopoles capitalistes mondiaux qui installent patiemment, -qui plus est sous le nom de « liberté »-, la première méga-dictature de lhistoire qui sera bientôt parvenue à éliminer tout « ailleurs » géographique ou mental. Libre aux médias de cacher aux bonnes gens que les maîtres du CAC 40 (du « caca-rente » ?), que les eurocrates bruxellois, que le gouvernement Sarkozy, les Chatel, Pécresse, Kouchner, Lagarde et Cie, font tout pour nous imposer la langue unique de la maternelle à luniversité en passant par lentreprise, où des salariés en sont réduits à engager laction syndicale pour obtenir le droit élémentaire de travailler en français en France ! Cest le Baron Seillères, ex-patron du MEDEF et ex-président du « syndicat » patronal Business-Europe qui la proclamé en 2003 au nez et à la barbe de Chirac : langlais doit rapidement devenir LA « langue des affaires et de lentreprise » de toute lEurope[2] ! Ce qui signifie en clair que toute autre langue est condamnée à mort dans lespace public. Dans ces conditions, il est triste que tant de pseudo-« créateurs », dont beaucoup se croient sincèrement contestataires (la bonne conscience ne coûte pas cher !) obtempérent en toute inconscience aux ordres du Big Brother « managérial » : la servitude nest jamais si totale que lorsquelle reste invisible aux esclaves, quelle sinstalle aux cris de « vive la liberté ! » et quelle dispose des moyens de censurer et de stigmatiser les rares voix dissidentes qui osent encore dire « non » et non pas, à longueur de journée, « yèèèèèès ! » et « OK »
Cest pourquoi lami de la chanson francophone, des luttes anticapitalistes, du droit des peuples à disposer deux-mêmes, et de la diversité culturelle que je suis, suggère aux hommes et aux femmes qui veulent résister à la langue unique, à la culture unique, à la pensée unique, à léconomie unique, en un mot, à labrutissement généralisé, de
a) réclamer que les Francofolies aient la pudeur de changer de nom ; leur intitulé actuel frise la pub mensongère et nutilise le clin dil à la francophonie que pour mieux installer le monopole musical de langlais dans la jeunesse tout en « folklorisant » en douceur lextraordinaire héritage poétique et chansonnier de notre pays ;
b) exiger quaucune subvention publique ne soit désormais accordée à des spectacles dans lesquels des chanteurs français chantant en globish collaborent à lentreprise totalitaire de banalisation du tout-anglais ;
c) De réfléchir aux moyens nécessaires pour mettre en place un vrai festival francophone indépendant du « chobiz » et dun gouvernement UMP traîtreusement acquis au tout-anglais. Un festival ouvert à tous les pays francophones dans la diversité de leur parler-français, à tous les usages du français, des plus savants aux plus populaires, mais aussi aux chansons en occitan, en basque, en breton, en corse, en catalan, etc., sans oublier les langues de limmigration : arabe, berbère, wolof, chinois, etc. Un festival qui naurait pas pour but principal le fric, la com et lauto-reproduction dun appareil commercial sabritant derrière les mots « jeunesse » et « ouverture culturelle », etc. Un festival qui ferait le lien entre la défense de toutes les langues de France et du monde, et la résistance antifasciste, antiraciste, anti-impérialiste, au monstre impérialiste et totalitaire qui, sous le nom faisandé de mondialisation, impose partout le despotisme sans rivage de loligarchie financière, fût-elle fardée de couleurs « flashy » et « internationalistes » par tous les colla-bobos de France et dailleurs.
d) De mettre sur la sellette, à loccasion des prochaines échéances électorales, tous les politiciens qui, par incurie ou par calcul, collaborent en tous domaines, -enseignes commerciales, entreprise, recherche, médecine, université, lycées et bientôt école maternelle-, au viol en réunion de larticle II de la Constitution : « la langue de la République est le français », sans parler de la loi Toubon de 1994, votée à lunanimité par le parlement, et quotidiennement violée dans la plus parfaite indifférence des autorités constituées.
Cet appel sadresse dabord aux amis de la langue et de la chanson françaises, notamment aux écrivains, aux poètes, aux musiciens Mais il interpelle aussi le travailleur, le jeune de milieu populaire, lenseignant, le démocrate, le républicain, linternationaliste véritable. Car la langue française demeure encore à ce jour le premier service public (gratuit !) de la République française et des autres pays francophones ; et bien quattaquée de toutes parts, elle constitue encore une digue solide contre le totalitarisme linguistique, contre la marchandisation de la culture et contre lidéo-formatage mondial : si le français finit par sécrouler, quelle langue, quelle culture, quelle chanson ne seront-t-elles pas englouties par le raz-de-marée impérial du tout-à laméricain ? La marginalisation planifiée de notre langue est porteuse dénormes discriminations contre les couches populaires de tous les pays, et dabord contre la jeunesse que lon gave de sous-produits culturels en globish ; plus généralement, la « langue » unique porte en elle le risque dune disparition rapide de toutes les langues (y compris de langlais en tant que langue porteuse dhistoire et de civilité) et de la culture elle-même ; car langues et cultures nont jamais prospéré que dans et pour léchange : mais quels échanges subsisteront-ils vraiment quand laltérité linguistique aura définitivement sombré, quand, politique de substitution linguistique des Franco-Déni, du grand patronat et du gouvernement « français » aidant, la chanson française sera à jamais devenue un « fait exotique » dans notre propre pays ?
(1) Je ne vois aucun inconvénient à ce que les Franco invitent à loccasion des anglophones issus de pays anglophones ; sans toutefois les survaloriser : car sauf exception, on ne peut attendre aucune réciprocité outre-Manche ou outre-Atlantique- pour des chanteurs francophones, germanophones, etc., à loccasion de très grands évènements culturels et médiatiques
FRANCOFOLIES.docx
09:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
|
Facebook | |
Imprimer
09.07.2011
BELGIQUE: Dans Solidaire: Comment les travailleurs belges ont fo ndé la sécurité sociale
« Votre prénom est Wallon ou Flamand. Votre nom de famille est travailleur. » Il y a 75 ans, après l’assassinat de deux socialistes anversois, une grève d’une incroyable ampleur éclatait dans tout le pays.

Lorsque, tôt le matin du 25 mai 1936, Albert Pot et Theo Grijp se lèvent, la chaleur est déjà forte sur les avenues anversoises. Les deux hommes se débarbouillent, disent au revoir à leur épouse et partent vers leurs réunions respectives qui durera jusque tard dans la soirée. En effet, ils sont actifs dans le syndicat socialiste : Albert Pot est le chef de la propagande de la jeunesse syndicale, et Theophiel Grijp, membre du Conseil de la ligue des travailleurs du port.
Les temps sont houleux. Dans le pays, le mécontentement à propos des économies décidées par le gouvernement libéral-catholique-social-démocrate Van Zeeland ne cesse de croître. En Espagne, les fascistes préparent leur coup d’état et, en France, une vague de grèves dans la métallurgie met sens dessus dessous le reste du pays. Il y a des centaines de milliers de chômeurs, et pourtant les travailleurs doivent prester chaque jour des heures supplémentaires. C’en est assez, et les gens redressent l’échine.
Le même été, le journal socialiste Vooruit interviewera une travailleuse française venue passer ses premiers congés payés au Kemmelberg. Elle résume sa vie au journaliste : « Quinze ans de mariage, trois enfants et, comme mon mari, le boulot quotidien à l’usine. Travailler, manger, dormir. Et puis, d’un coup, la semaine de 40 heures, les congés payés, des contrats collectifs obligatoires ! »
Les deux héros de notre histoire, Pot et Grijp, doivent certainement en avoir entendu, de ces histoires qui racontent le combat pour obtenir nos droits. Peut-être même en parlent-ils ce jour-là, qui sait. Peut-être discutent-ils des élections en Belgique, des fascistes de Rex et du VNV qui ont le vent en poupe, ce qui donne de l’audace aux chemises brunes. Ce dernier sujet va tristement s’illustrer ce soir-là. Des fascistes du groupuscule De Realisten – plus tard absorbé par le Rex de Degrelle – mettent le feu à un calicot accroché au local de la jeunesse syndicale du Paardenmarkt, où Albert Pot a son bureau. Dans Schets van de arbeidersbewing tot 1998. Leve Lahaut-Vive Lahaut (Esquisse du mouvement ouvrier jusque 1998. Vive Lahaut), l’ancien docker Bert Struyf relate cette soirée : « Nous étions à la réunion lorsque quelqu’un est entré en courant et a crié : «Ils s’y mettent à nouveau !» » Toute l’assemblée s’est ruée dehors. Sur la Italiëlei, quatre fascistes sont en train de coller des affiches. Nous avons alors vu un homme brandir soudain un revolver et tirer. Albert Pot est tombé », se souvient Struyf. Ensuite, lors de l’échauffourée suivante, c’est Theo Grijp qui est abattu. Pot et Grijp : depuis lors, leurs noms sont indissociables…
L’étincelle des funérailles
C’est une marée de dizaines de milliers d’Anversois ordinaires, portant des drapeaux rouges bordés de noir, qui accompagne le duo pour leur dernier voyage depuis la Breydelstraat jusqu’à la Brederodestraat. Les funérailles se muent en marche de protestation contre les fascistes qui, la veille, comme on le craignait, ont gagné les élections. « Ce fut le premier dimanche noir, et ces hommes faisaient la fête pendant que l’on enterrait Pot et Grijp », a déclaré récemment Jos Vandervelpen, avocat et président de la Ligue des droits de l’homme, lors de la commémoration de cet assassinat.
Le jour de l’inhumation, les dockers anversois arrêtent le travail pour 24 heures. L’agitation ne cesse plus et, rapidement, il ne s’agit plus seulement du meurtre de Pot et Grijp. Le 2 juin à 17 heures, les dockers occupent plusieurs bateaux : ils exigent une augmentation de 14 francs par jour. Bientôt les réparateurs de bateaux, les ouvriers diamantaires et les travailleurs des transports se joignent à eux. Un jour plus tard, 10 000 travailleurs se rendent au Sportpaleis pour écouter les discours des « agitateurs communistes », comme les désignent plusieurs journaux. Les syndicats hésitent, les sociaux-démocrates appellent au calme.
Mais la grève fait boule de neige et continue à s’amplifier. Le 12 juin, une bonne partie de la Belgique est à l’arrêt. Les mineurs déposent leurs outils et les femmes de la FN d’Herstal occupent l’entreprise : une première. Le 15 juin, la Belgique compte 150 000 grévistes, le 16, 250 000, le 17, plus de 400 000, le 18, un demi-million, tant au nord qu’au sud du pays. Car, comme il est écrit sur une affiche des grévistes : « Votre prénom est Wallon ou Flamand. Votre nom de famille est travailleur. »
Le mouvement débouche sur une Conférence Nationale des Travailleurs, clairement inspirée du Front Populaire français qui, quelques semaines auparavant, avait organisé une marche de 600 000 personnes devant le Mur des Fédérés où, en 1871, les derniers Communards avaient été fusillés. « Les travailleurs voyaient la reprise économique qui succédait à la crise mondiale, écrivent Els Witte et Jan Craeybeckx dans leur Politieke geschiedenis van België (histoire politique de la Belgique). Ils exigeaient leur part du gâteau, et certains même toute la boulangerie. »
La répression est pourtant lourde. Le 16 juin, la gendarmerie tire durant une demi-heure sur les grévistes qui se sont rassemblés dans la maison du peuple de Quaregnon. Le 21 juin, Vooruit décrit comment une horde à cheval disperse femmes et enfants dans l’étroite Donkersteeg de Gand : « On entend partout : «Ce sont des salauds ! Si seulement nous avions des armes !» Pleurant de colère, les travailleurs nous interpellent «Que pensez-vous de ça ? Et toi, Balthazar (le successeur d’Eedje Anseele, dirigeant du POB – Parti Ouvrier Belge - de Gand, NdlR), tu vois maintenant, toi qui hier encore nous appelais au calme !»
Les acquis de la grève
La gendarmerie boit du petit lait lorsque la population doit battre en retraite. Mais, le 24 juin, le Premier ministre Van Zeeland lit une déclaration sur un vaste plan de réforme. Le mouvement ouvrier a arraché une augmentation salariale de 7 %, la semaine des 40 heures, des congés payés de minimum 6 jours par an, une assurance-maladie et une augmentation des allocations familiales. Ces acquis constituent la base de notre actuelle sécurité sociale.
21:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
|
Facebook | |
Imprimer















Nous sommes des gens
ordinaires. Nous sommes comme vous : tous les matins nous allons étudier,
travailler, ou rechercher un emploi, nous avons une famille, des amis.
Nous sommes des personnes qui travaillons dur tous les jours afin de vivre
et d’offrir un avenir meilleur au gens qui nous
entourent.