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29.01.2012

BELGIQUE: grève générale ce lundi 30 janvier 2012, contre les me sures d' austérité du gouvernement Ps-Mr-Cdh du Ier Ministre "so cialiste" Di Rupo: discours de Peter MERTENS, Président du Ptb.. .en français et en néerlandais... c1b3

 
BELGIQUE: grève générale ce lundi 30 janvier 2012, contre les mesures d' austérité du gouvernement Ps-Mr-Cdh du Ier Ministre "socialiste" Di Rupo: discours de Peter MERTENS, Président du Ptb...en français et en néerlandais...
 
-----Message d'origine-----
From: Marc van Campen
Sent: Sunday, January 29, 2012 3:23 PM
 
Subject: discours de Peter de vendredi en français et en néerlandais
 
Bonne argumentation de Peter Mertens président du PTB, à propos
de la grève , des syndicats et le reste.
 
Marc
 
 
Je crois que ce speech mérite d'être bien diffusé,
beaucoup de bons arguments sur la grève et sa signification
 
In het NL:
Il a été traduit en français:
 
 
Peter Mertens (PTB) : « L'enjeu de cette grève porte sur le genre de société que nous voulons avoir »
 
Quelque 530 personnes ont répondu « présent » ce vendredi 27 janvier à la réception de nouvel an du PTB à Anvers. Elles ont pu écouter le discours de nouvel an du président du PTB, Peter Mertens qui portait sur les enjeux de la grève générale du 30 janvier.
 
webmaster
 
 
J'ai rencontré Didier l'autre jour. C'est un chouette gars, 30 ans. Il travaille dans une petite entreprise métallurgique. Mais qu’est-ce qu’il me pompait l’air, avec les syndicats ceci, les syndicats cela.  Parce qu’il commençait déjà à se faire tard et que j’avais le sentiment de me répéter, je suis donc passé à la vitesse supérieure :
- Tu es quelqu’un de conséquent, tu es quand même quelqu’un qui veut joindre la parole aux actes, non ?
Alors, sois conséquent contre les syndicats. Cette année, pas de congés payés. Admets qu’on les a eus grâce aux syndicats. Treizième mois, il va falloir le reverser. Les conditions de travail dans ton entreprise : va négocier individuellement avec ton patron. Finis les CCT. L’indexation de ton salaire : oublie-la. Et, dans dix ans, quand tes gosses auront 12 ans, ils pourront aller travailler à l’usine. Ah oui, fini l’interdiction du travail des enfants. Ca aussi, ce sont les syndicats qui l’ont obtenu. Didier, tu peux être contre les syndicats, mais sois conséquent, alors. Et le Didier, il n’a plus rien dit. Mais il était déjà tard, naturellement.
« Ils veulent attacher les syndicats à une chaîne très, très courte »
 
Chers camarades et amis, « les gens » ne sont pas contre les syndicats. Et ils ne sont pas contre le droit de grève. C’est révoltant de voir comment on peut manipuler l’opinion publique. Un exemple. « Six Belges sur dix pour la limitation du droit de grève », titraient quasiment tous les journaux de jeudi. Bart Meuleman, professeur en recherches statistiques, l’un des spécialistes de la branche, a examiné l’enquête. Et, qu’en est-il ressorti ?
Primo : elle ne répond pas aux normes scientifiques les plus élémentaires. Et, secundo, même dans ce cas, ses conclusions sont erronées. S’il ressort quelque chose de l’enquête, c’est que sept Belges sur dix sont opposés à la limitation du droit de grève. Le professeur Meuleman a donc bravement adressé ses conclusions au journal De Standaard. Et savez-vous ce que De Standaard a répondu ? « Malheureusement, nous ne pouvons publier votre carte blanche », car « le caractère scientifique du sondage d’opinion n’est pas une priorité dans ce débat. ».  Sept Belges sur dix sont contre la limitation du droit de grève. Mais, à part ça, ce n’est… pas une priorité dans le débat !
Dans notre pays, on a entamé une épreuve de force. Mais elle n’est pas dirigée, en premier lieu, contre la grève de lundi. Non d'abord contre le rôle des syndicats. Hier, 25 membres de la VOKA (l'organisation des patrons flamands) sont allés manifester devant les locaux de la FGTB à Gand, où les demandeurs d’emploi se trouvaient aux guichets. Les patrons sont allés intimider les gens de la FGTB et aussi ceux de la CSC, dans d’autres villes. Des patrons qui intimident des demandeurs d’emploi, dans l’histoire sociale du 20e et du 21e siècle, c’est sans doute du jamais vu ! Les gens de la VOKA sont contre les syndicats en tant qu’organisations des classes, ils sont contre les syndicats en tant qu’organisations de lutte. Ils veulent une société où les syndicats soient muselés. Tout comme aux États-Unis. Nous avons vu ce que cela signifie, chers camarades. Thatcher et Reagan ont commencé leur offensive en démantelant les droits syndicaux. Vous devez une fois regarder la situation sociale à Bristol ou à Manchester, ou à Los Angeles ou à Detroit. Là où les syndicats sont muselés, le social régresse. Et pour les jeunes aussi, chers camarades. Surtout pour les jeunes.
Si nous permettons que l’attaque contre les syndicats soit engagée, nous allons tous en être les victimes. Vous, vous et vous, tous ! Même ceux qui ne sont pas membres du syndicat. Et même la classe moyenne et les petits indépendants. Que les libéraux et la N-VA crient avec les loups et veulent tenir les syndicats en laisse, cela ne nous étonne pas.
Mais c’est une véritable honte, chers camarades, que les démocrates chrétiens et les sociaux-démocrates participent eux aussi à ce petit jeu !
À tous les membres des syndicats qui sont encore membres du PS et du SPa, du CDH et du CD&V, nous proposons aujourd’hui une nouvelle maison. Affiliez-vous au PTB. Nous tirons votre chapeau devant votre travail syndical, nous respectons votre engagement social, nous ne dressons pas les générations les unes contre les autres, nous contribuons à construire des syndicats forts.
« Comment osent-ils ? »
La grève ne concerne pas seulement sur le fait que le gouvernement va plonger 200.000 personnes de plus dans la pauvreté, en réduisant les allocations du chômage. La grève n’a pas seulement trait au fait que le gouvernement veut réduire la déductibilité fiscale pour le prêt de votre maison, pour votre épargne pension, pour vos crèches et pour l’isolation de votre maison.
La grève n’a pas seulement trait au fait que le gouvernement refuse d’imposer des tarifs maximaux à Electrabel et au fait que l’électricité est en train de devenir hors de prix.
La grève n’a pas seulement trait au fait que les gens vont devoir travailler plus longtemps et que certaines catégories de pensionnés vont devoir sacrifier entre 150 et 180 euros de leur pension chaque mois.
La grève n’a pas seulement trait au fait que des ministres et des patrons rêvent d’un saut d’index ; ce qui veut dire que, la prochaine fois, vos salaires ne seront pas adaptés à la hausse du coût de la vie. Une baisse de 2%.
La grève n’a pas seulement trait au fait qu’on cherche 11 milliards d’euros en se trompant de  cible et que les millionnaires vont encore y échapper.
La grève, naturellement, a trait à tout cela, mais la grève a surtout trait au genre de société que nous voulons avoir.
Chers camarades et amis, toute la lutte sociale qui éclate aujourd’hui n’est que le début d’une nouvelle ère. Le monde entier se retrouve tout simplement la tête à l'envers. De quoi parle-t-on à longueur de journée, aujourd’hui ? Sur quoi écrit-on ? Ou, mieux, de quoi parle-t-on sur Twitter, aujourd’hui ? Des salariés, de leurs organisations sociales, des gens qui plantent leur pelle dans le sol en disant que ça ne peut plus continuer? Non, les grévistes sont stigmatisés comme si c’étaient eux qui avaient provoqué la crise. Ils mettent tout à l’envers, camarades !
Savez-vous de quoi les premières pages des journaux devraient être remplies ? Savez-vous de quoi, chaque jour, à la radio, on devrait discuter ? Savez-vous de quoi les émissions de TV devraient parler ?
Comment est-il possible que les banques, qui nous ont plongés dans cette crise, soient devenues plus grandes et plus puissantes encore ? Que les centaines de lobbyistes bancaires qui rôdent autour du Parlement européen aient obtenu qu’il n’y ait pour ainsi dire aucun renforcement des contrôles sur les banques ? Pourquoi les contribuables doivent-ils chaque fois intervenir pour sauver les banquiers privés qui ont joué notre pognon en bourse ?
Comment est-il possible que des bonus continuent à être distribués ? Que ceux qui spéculent le plus reçoivent les plus grosses primes de risque, alors qu’ils sont en train de jouer au poker en bourse avec notre argent ?
Comment est-il possible que l'Allemagne, un pays qui fait du dumping salarial et qui fait travailler des millions de gens à 7 ou 8 euros de l’heure, soit présenté comme modèle à toute l’Europe ?
Comment est-il possible que les spéculateurs aient reçu un statut pour ainsi dire divin ? Qu’ils spéculent aujourd’hui même contre les États et contre les peuples ? Qu’au cours des prochaines semaines, ils vont laisser la Grève sombrer complètement dans la faillite ? Que le Portugal paie déjà 20% d'intérêts sur des obligations d’État à cinq ans ? 20%!
Comment est-il possible que les super-nantis soient devenus encore plus riches ? Que la Commission européenne exige aujourd’hui que le système des intérêts notionnels ne soit pas supprimé… mais au contraire étendu encore ? Que les millionnaires de la terre, ces six derniers mois, soient devenus plus riches de 29%? Au beau milieu de la crise ! Et que leur obésité financière soit devenue tout bonnement incontrôlable ?
Comment osent-ils ?, chers amis et camarades. Comment osent-ils ?
Le monde politique ne sauve pas les passagers du Costa Concordia. Il sauve les capitaines, il sauve ceux qui ont fait chavirer le système. Les banquiers, les spéculateurs et les millionnaires obtiennent plus de pouvoir que jamais.
Nous exigeons que le secteur bancaire redevienne à nouveau un secteur public, au service de l’économie réelle.
Nous exigeons qu’il soit mis un terme à la spéculation des pires mafieux qui soient. Nous ne voulons pas que la population soit mise sur la balance, mais que les super-nantis soient envoyés pour faire un régime Weight-Watchers. Nous voulons une taxe des millionnaires qui, chaque année, rapporterait 8 milliards d’euros.
 
You’ll never walk alone (Tu ne marcheras jamais seul)
Là où il y a de l’injustice, il y a de la résistance, chers camarades.
Et j’en viens ici à mon toast pour 2012.
N’ayez pas peur des temps qui viennent.
N’ayez pas peur de cette fausse symphonie médiatique et de ces bombements de torse des patrons car, derrière leurs bruyantes gesticulations se cache la peur qu’ils ont de voir le peuple résister.
Ayez confiance en vous-mêmes, en vos collègues de travail, en vos amis et vos proches.
Informez-vous, serrez les rangs, organisez-vous, faites compter la force du nombre.
Nous avons besoin de vous, en tant que PTB, nous avons besoin de toutes vos qualités.
Nous avons besoin de gens à l’avant-plan comme à l’arrière.
Chez nous, chaque membre est apprécié, chaque camarade a un triple A.
Et vous, vous avez besoin du parti,
comme épine dorsale,
pour vous informer,
pour travailler ensemble et ne pas vous retrouver tout seuls,
pour réaliser une société juste, socialiste,
où les gens pourront bénéficier à nouveau de la vie en société, les uns des autres, de leur emploi, de la nature, des fruits de leur travail, des alouettes…
 
Et je lève donc mon verre à 2012, avec une magnifique chanson en anglais You’ll never walk alone (Tu ne marcheras jamais seul)
 
When you walk through a storm
hold your head up high
And don't be afraid of the dark.
At the end of a storm is a golden sky
And the sweet silver song of a lark.
Walk on, walk on with hope in your heart
And you'll never walk alone,
 
(Quand tu marches dans la tempête
tiens la tête bien haut
et n’aie pas peur du noir.
A la fin de la tempête il y aura un ciel bleu
et le doux chant argenté d’une alouette.
Marche, marche avec l’espoir dans le cœur
et tu ne marcheras jamais seul.)
Consulter la liste des nouvelles
 

19:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

27.01.2012

BELGIQUE: avec les syndicats, contre les mesures du gouvernement Di Rupo et sa bande de menteurs: GRÈVE GÉNÉRALE LE 30 JANVIER 2012 b3

 
 
From: Evelyse Begon
Sent: Monday, January 23, 2012 10:09 PM
 
Subject: FW: GRÈVE GÉNÉRALE LE 30 JANVIER 2012
 

 

From: u05mbb@acv-csc.be
Date: Mon, 23 Jan 2012 14:22:16 +0100
Subject: GRÈVE GÉNÉRALE LE 30 JANVIER 2012
To:

 

Hebergeur d'image

 

 

GRÈVE GÉNÉRALE LE 30 JANVIER

 

Première étape d’un programme d’actions en Belgique et en europe

 

Le 26 novembre 2011, l'accord du futur gouvernement Papillon était signé. « Un accord équilibré », « des mesures catastrophiques », « un effort indispensable », « une répartition injuste et inefficace »... Entre le gouvernement qui défend son programme et les syndicats qui le contestent, qui croire ?

Ne croyez personne sur parole ! Vérifiez !

http://www.jugezparvousmeme.be/

 

L’Accord Papillon fait payer la crise aux travailleurs, avec ou sans emploi, jeunes et âgés, du privé comme du public. Pourtant, il existe des alternatives, plus justes et plus efficaces.

C’est pourquoi la CNE réclame depuis longtemps déjà l’application de certaines mesures comme :

 

-        Instaurer l’impôt sur la fortune

-        Supprimer les intérêts notionnels

-        Taxer les plus-values

-        Taxer les transactions financières

-        Etc. … cliquez ICI

 

 

SOYONS NOMBREUX seule une participation massive à ce mouvement pourra faire changer le cours des choses il faut y croire, après le « printemps Arabe », lançons le « printemps Européen »

 

LOGOfinances.jpg 

 

Michel Barbuto

 CNE Commerce BXL-BW

19 Rue pletinckx, 1000 Bruxelles

02/557.86.17

 

 

 

21:24 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

BELGIQUE: les faux-culs ... g1b3

BELGIQUE: les  faux-culs ...
 
 
Beaucoup de Belges retraités ont cru voir augmenter leur pension mensuelle d’une dizaines d’ euros en janvier 2012. Sans doute par la grâce, des ministres “socialistes”, membres du gouvernement Di Rupo.... ???
 
NON ! C’était une douce illusion. L’explication est venue par la Poste sous la forme d’une lettre des services de MYPENSION.BE (traduisez en français correct par mapension.be): ils ont recalculé le montant des pensions, en tenant compte des barèmes de précompte professionnel applicables au 1er janvier 2012. Ce qu’ils ne disent pas, c’ est que à la fin de l’ exercice annuel, le Service des Contributions dressera mon imposition globale et je devrai tout simplement leur reporter 12,23 euros x 12 = 146,76 euros (5.920,28 fbelges), EN PLUS. Cela s’appelle un prêté pour un rendu...
 
Par contre, ce qui est bien réel, c’ est payer la cotisation complémentaire auprès de la mutuelle. Et, elle est devenue obligatoire pour tous les Belges, pris isolément (et non plus par ménage). Pour un ménage de 2 personnes, cela se traduit auprès de la Mutualité Neutre du Hainaut, par exemple, par un montant supplémentaire de 24,60 euros x 4 = 98,40 euros (soit 3.969,45 fbelges) annuellement.
 
C’est à cause de l’ Europe diront les plus faux-jetons de nos ministres et/ou parlementaires. Mais l’Europe, c’ est la leur, c’ est l’infernale machine capitaliste dans laquelle ils nous ont TOUS fourrés progressivement sans jamais demander notre avis.
 
Ils gèrent de plus en plus contre les peuples, et ils appellent cela démocratique ...
 
RoRo

21:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

BELGIQUE: Béatrice Delvaux (Le Soir) sur la peur du PS face à la montée du PTB b3

 
Le PTB: le Parti à la gauche de la “gauche”, qui monte progressivement, mais sûrement, d’élections en élections, et qui leur donne désormais la trouille !
L’ avenir est à gauche, c’ est évident depuis toujours, à la condition de choisir la vraie gauche ... Celle qui renouvellera un jour la société, en remplaçant définitivement le capitalisme, par le socialisme véritable ... C’est l’évolution même de l’Histoire, de la Société et c’ est inéluctable... On ne peut éternellement replâtrer le capitalisme, un système qui s’ écroule et qui (re)plonge de plus en plus de gens dans la misère ...
RoRo
 
 
 
Sent: Friday, January 27, 2012 12:48 PM
 
Subject: Béatrice Delvaux (Le Soir) sur la peur du PS face à la montée du PTB
 
Voici qu 'écrit Béatrice Delvaux, éditorialiste du Soir, qui montre la
peur qui monte au PS et dans l'establishment par rapport au PTB
(info
reprise dans De Standaard):
"Plan PTB. Alors là, troisième et big souci. Alors que les gens
craignent pour leurs pensions, les candidats acheteurs pour leurs
emprunts hypothécaires, alors qu'une grève massive s'annonce pour lundi,
les socialistes s'étripent sur la Fédération Wallonie Bruxelles ! Un
boulevard dès lors notamment pour ce petit parti, le PTB (Parti des
Travailleurs de Belgique), extrême gauche, et son charismatique porte
parole, Raoul Hedebouw, ultra présent sur le terrain wallon, qui s'est «
banalisé » pour mieux séduire et risque, de l'avis d'un important homme
politique wallon, de faire des dégâts dans l'électorat PS de Liège et
des alentours notamment. Attirant les votes protestataires et les
petites gens. Le plan W est fondamental pour le futur de la région, mais
il est urgent de prouver et de trouver les mots pour démontrer qu'il est
utile aux citoyens. Et que ce n'est pas juste un machin ou un plan de
carrière. Ce qui serait suicidaire."
http://www.lesoir.be/debats/chroniques/2012-01-26/plan-w-...

Plan W, ouh la la !

Béatrice Delvaux

jeudi 26 janvier 2012, 16:31

Béatrice Delvaux

CComme c'est ici que tout a commencé, je dois aux lecteurs du « Standaard » de faire le point sur le désormais célèbre « Plan W »

Petit rappel : à cette même place il y a quinze jours, paraissait une chronique intitulée « Plan W », selon laquelle des hommes et femmes de milieux divers réfléchissaient à un plan pour « booster » la Wallonie, avec ou sans Bruxelles. Le Standaard la place ensuite longuement à la une de son site et voilà le feu ainsi mis au baril francophone !

La chronique au Standaard

Toutes les deux semaines, Béatrice Delvaux, éditorialiste en chef du Soir, publie dans le quotidien flamand De Standaard. Nous vous la proposons en intégralité et en français.

Depuis quinze jours, cela n'arrête pas, tout le monde éructe, commente, s'insurge, revendique. En premier lieu Jean –Claude Marcourt, ministre de l'économie wallonne et vice présent de la Région Wallonne qui fait exploser la boutique, à répétition. Il y a quinze jours, il déclare à la Libre Belgique que la Fédération Wallonie Bruxelles (ex-Communauté française) doit être déconstruite (et reconstruite). Ce mardi dans Le Soir , il se dit favorable à la régionalisation de l'enseignement, aujourd'hui géré par la Fédération Wallonie-Bruxelles pour tous les francophones qu'ils soient bruxellois ou walllons.

Vous suivez toujours? Voici de quoi (je l'espère) vous retrouver dans ce maquis.

1. Le Plan W et le Groupe W existent. Jean Claude Marcourt reconnaissait mardi au Soir, l'existence de groupes de gens qui dialoguent informellement pour le moment « sans chambre secrète » , comprenant des patrons, des syndicalistes et hommes politiques. Ces gens deviendront un groupe officiel d'ici fin juin.

2. Il faut un plan W. C'est la seule chose sur laquelle tout le monde est d'accord. La nouvelle loi de financement qui prévoit la dégressivité des transferts vers la Wallonie dans les dix ans, le transfert de nouvelles compétences actuel et à venir (personne ne doute d'une prochaine réforme de l'Etat) et la situation économique créent le besoin urgent d'un nouveau plan d'action wallon. Des idées circulent, des études sont réalisées dans des think tanks de partis, d'universités au sud du pays pour donner une suite aux Plan Marshall initial et au Plan Marshall « 2.vert ». Les Bruxellois eux mêmes dans la foulée, se disent depuis quinze jours qu'eux aussi doivent réfléchir à « booster »- c'est le terme du moment - leur région, qui a reçu l'autonomie constitutive, des moyens financiers supplémentaires et des compétences nouvelles.

3. Bruxelles ! Ah ça, c'est le gros souci. Car il n'y a pas en Belgique, contrairement à ce que vous croyez souvent, vous au nord, des Flamands et des Wallons mais il y a des Flamands et des Francophones, et dans les Francophones, il y a des Bruxellois et des Wallons. La fédération Wallonie-Bruxelles sert en gros à organiser les liens entre les deux. Alors imaginez ce qui se produit lorsqu'un ministre wallon et francophone, membre important du PS, parle de les « déconstruire » (et puis de les reconstruire). Il a beau citer une méthode à la Derrida – célèbre psychanalyste français-, on assiste depuis lors à une belle foire d'empoigne entre les communautaristes et les régionalistes francophones, tous partis confondus. Avec cette question qui hante le monde politique depuis toujours: comment organiser l'espace francophone ? Tous sont d'accord, Marcourt compris: il est suicidaire pour la Wallonie de se couper de Bruxelles. Mais ils divergent, c'est peu de le dire, sur la manière d'être « reliés ».

4. Plan M comme Marcourt ? Ca, c'est l'autre gros souci. Cette fois au sein du parti socialiste. Le top du parti s'est réuni secrètement sous la « présidence » de Di Rupo après la première sortie de Marcourt. Ils se re-réunissent (hier soir, aujourd'hui ?) après la deuxième sortie. Siffler la fin de la récréation, vérifier les ambitions de Marcourt (le bien de la Wallonie ? , la présidence de la Région wallonne ?, celle de son parti ?) : il faut faire vite car ce jeudi, Thierry Giet, nouveau « président » du PS doit se faire un nom. Sinon…

5. Plan PTB. Alors là, troisième et big souci. Alors que les gens craignent pour leurs pensions, les candidats acheteurs pour leurs emprunts hypothécaires, alors qu'une grève massive s'annonce pour lundi, les socialistes s'étripent sur la Fédération Wallonie Bruxelles ! Un boulevard dès lors notamment pour ce petit parti, le PTB (Parti des Travailleurs de Belgique), extrême gauche, et son charismatique porte parole, Raoul Hedebouw, ultra présent sur le terrain wallon, qui s'est « banalisé » pour mieux séduire et risque, de l'avis d'un important homme politique wallon, de faire des dégâts dans l'électorat PS de Liège et des alentours notamment. Attirant les votes protestataires et les petites gens. Le plan W est fondamental pour le futur de la région, mais il est urgent de prouver et de trouver les mots pour démontrer qu'il est utile aux citoyens. Et que ce n'est pas juste un machin ou un plan de carrière. Ce qui serait suicidaire.



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21:20 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

étude de MPLP dans Le Soir

 
BELGIQUE: MPLP: les études, les enquêtes, le sérieux des médecins du Ptb, en écho dans “Le Soir”, cette fois ... !
RoRo
 
 
Sent: Thursday, January 26, 2012 8:28 PM
 
Subject: étude de MPLP dans Le Soir
 
Bonjour
 
MPLP La Louvière à l’honneur dans la presse
 
Subject: étude de MPLP dans Le Soir
 

Le Soir 26/1/2012

Le licenciement pousse au suicide

 

Ls 26/1

TROIS QUESTIONS AU DOCTEUR KEIZER

 

Dr Jan Harm Keizer, vous gérez la maison médicale du réseau Médecine pour le Peuple (PTB), à La Louvière. Vous attendiez vous à ces résultats ?

Pas à ce point. C’est très interpellant, même si le profil de notre patientèle n’est pas représentatif de la population globale. La crise induit manifestement une fragilité psychologique qui exige une adaptation de la prise en charge médicale.

Concrètement, que doit faire le médecin ?

S’inquiéter davantage de la stabilité professionnelle de son patient. Oser lui demander s’il lui arrive de penser à la mort, au suicide. Nous n’y sommes pas formés, mais c’est une démarche de prévention essentielle, vu le constat de l’étude. D’autant plus que la situation risque de s’aggraver avec la limitation des prépensions, qui ne va guère améliorer le taux de chômage des jeunes.

Le système de santé doit aussi s’adapter…

Notre maison médicale offre les services d’une psychologue. Il faut faciliter l’accès aux soins de santé mentale de proximité. La Belgique se distingue par son parc impressionnant de lits psychiatriques  hospitaliers… et par un taux de suicide record. Ce n’est manifestement pas la bonne formule.

 

PROPOS RECUEILLIS PAR R. G.

 

Plus de 400.000 personnes pensent au suicide, chaque année, en Belgique. Et 2.000 y laissent la vie, bon an mal an… On savait évidemment que les idées noires germaient davantage dans l’esprit de personnes précarisées sur le plan social, familial, affectif. On sait désormais qu’un travailleur licencié est quatre fois plus exposé aux tendances suicidaires. C’est le constat dressé par deux jeunes médecins, dans le travail de fin d’études qu’ils ont déposé à la Vrije Universiteit Brussel (VUB), à l’Université catholique de Leuven (KUL) et à l’Université d’Anvers.

L’étude de Filip Vanderoost et Susan Van der Wielen, médecins généralistes, porte sur 377 patients qui fréquentent les maisons médicales du PTB, à La Louvière et à Deurne… Essentiellement des travailleurs actifs dans le secteur du nettoyage, de la construction ou des métiers techniques.

« Nous avons voulu vérifier si les menaces qui pèsent sur l’emploi de ces travailleurs modestes affectaient leur santé, commente  le Dr Vanderoost. Les chiffres ne mentent pas : 20 % de ces patients actifs craignent de perdre leur emploi… Et parmi eux, 28 % ont pensé au suicide, au cours de l’année écoulée. Si on s’en tient aux patients effectivement licenciés, le pourcentage de ceux qui ont éprouvé des idées suicidaires monte à 36 %. »

Grave ? Selon l’enquête nationale  de santé, 4 % de la population belge a pensé au suicide au cours de l’année écoulée…

« L’échantillon de patients licenciés que nous avons étudié est donc dix fois plus enclin aux tendances suicidaires… Mais il faut rester prudent dans l’interprétation de ces chiffres car la patientèle des maisons médicales est plus précarisée, socialement, que la population globale », nuance le Dr Vanderoost. C’est la comparaison des divers groupes au sein de la patientèle étudiée qui est pertinente, scientifiquement : les pensées suicidaires affectent :– 36 % de ceux qui ont été licenciés ; – 28 % de ceux qui craignent pour leur emploi ; – 19 %de ceux qui ont été confrontés à un licenciement dans leur entourage ; – 10 % de tous les autres.

« La crise, à travers les pertes d’emploi, alimente manifestement les pensées suicidaires de ces patients, insiste Filip Vanderoost, mais nous devons encore vérifier l’impact potentiel d’autres facteurs… C’est l’objet d’une étude affinée qui sera publiée dans le Journal of Social Science and Medicine. »

 

RICARDOGUTIÉRREZ

 

Dr. Dirk Van Duppen

1-15509-18-004
St. Rochusstraat 57-59
B-2100 Deurne           België
tel: 03.320.85.20 (praktijk), 03.322.92.42 (thuis)
Fax: 03.482.01.03
GSM: 0473.562106
e mail: dirk.vanduppen@gvhv.be
www.dirkvanduppen.be

 

21:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

09.01.2012

BELGIQUE : 76 ans après...: les 2 camps ! b3

BELGIQUE : 76 ans après...: les 2 camps !
 

BELGIQUE: 1936 : Gouvernement Van Zeeland II

Le gouvernement Van Zeeland II, a été le gouvernement de la Belgique en fonction du 13 juin 1936 au 24 novembre 1937. Il succéda au gouvernement Van Zeeland I qui avait « été démissionné » sous la pression de l'extrémisme naissant (Rexisme et Vlaamsch Nationaal Verbond) lors des élections législatives du 24 mai 1937. Le gouvernement Van Zeeland II se composait d'une coalition catholique-libérale-socialiste     (tiens-tiens !).

 

Composition[modifier]

Ministère Nom Parti
Premier ministre Paul Van Zeeland Parti Catholique
Ministre de la santé publique Émile Vandervelde * POB
Ministre de la Justice François Bovesse Parti Libéral
Ministre de l'agriculture Hubert Pierlot Parti Catholique
Ministre des Finances Henri De Man POB  (après la guerre, il fut poursuivi pour trahison – voir Wikipédia) .
Ministre des Affaires étrangères et du Commerce extérieur Paul-Henri Spaak POB  (ce renégat “socialiste”, est après-guère devenu secrétaire général de l’ Otan, avant de passer chez les libéraux...)
Ministre de l'intérieur August De Schryver Parti Catholique
Ministre de la défense Henri J. Denis Technicien
Ministre de l'instruction publique Julius Hoste, Jr. Parti Libéral
Ministre des Travaux publics et de la Résorption du chômage Joseph Merlot POB
Ministre des affaires économiques Philip Van Isacker Parti Catholique
Ministre du Travail et de la prévoyance sociale Achille Delattre POB
Ministre des transports Marcel-Henri Jaspar Parti Libéral
Ministre des PTT Désiré Bouchery POB
Ministre des colonies Edmond Rubbens Parti Catholique

Pour comparaison entre 1936 et 2012, vous remplacez Parti catholique, par CDH –CD&V
                                                                                         Part libéral, par Mr – Open-Vld
                                                                                         Parti Ouvrier belge, par PS – SPA
                                                                                         Paul Van Zeeland (catholique), par Elio Di Rupo (”socialiste” francophone) ...
 
et vous obtiendrez la même tatouille, avec peut être les mêmes effets, les mêmes résultats ...
 
RoRo
 
 
Mais en 1936, c’ était déjà compter sans les réactions et les luttes des travailleurs ...
 
 

Comment les travailleurs belges ont fondé (les bases de) la sécurité sociale ? (tiré de “SOLIDAIRE”, hebdo du Ptb)

« Votre prénom est Wallon ou Flamand. Votre nom de famille est travailleur. » Il y a 75 ans, après l’assassinat de deux socialistes anversois, une grève d’une incroyable ampleur éclatait dans tout le pays.

Thomas Blommaert
 
1936

Lorsque, tôt le matin du 25 mai 1936, Albert Pot et Theo Grijp se lèvent, la chaleur est déjà forte sur les avenues anversoises. Les deux hommes se débarbouillent, disent au revoir à leur épouse et partent vers leurs réunions respectives qui durera jusque tard dans la soirée. En effet, ils sont actifs dans le syndicat socialiste : Albert Pot est le chef de la propagande de la jeunesse syndicale, et Theophiel Grijp, membre du Conseil de la ligue des travailleurs du port.

Les temps sont houleux. Dans le pays, le mécontentement à propos des économies décidées par le gouvernement libéral-catholique-social-démocrate Van Zeeland ne cesse de croître. En Espagne, les fascistes préparent leur coup d’état et, en France, une vague de grèves dans la métallurgie met sens dessus dessous le reste du pays. Il y a des centaines de milliers de chômeurs, et pourtant les travailleurs doivent prester chaque jour des heures supplémentaires. C’en est assez, et les gens redressent l’échine.

Le même été, le journal socialiste Vooruit interviewera une travailleuse française venue passer ses premiers congés payés au Kemmelberg. Elle résume sa vie au journaliste : « Quinze ans de mariage, trois enfants et, comme mon mari, le boulot quotidien à l’usine. Travailler, manger, dormir. Et puis, d’un coup, la semaine de 40 heures, les congés payés, des contrats collectifs obligatoires ! »

Les deux héros de notre histoire, Pot et Grijp, doivent certainement en avoir entendu, de ces histoires qui racontent le combat pour obtenir nos droits. Peut-être même en parlent-ils ce jour-là, qui sait. Peut-être discutent-ils des élections en Belgique, des fascistes de Rex et du VNV qui ont le vent en poupe, ce qui donne de l’audace aux chemises brunes. Ce dernier sujet va tristement s’illustrer ce soir-là. Des fascistes du groupuscule De Realisten – plus tard absorbé par le Rex de Degrelle – mettent le feu à un calicot accroché au local de la jeunesse syndicale du Paardenmarkt, où Albert Pot a son bureau. Dans Schets van de arbeidersbewing tot 1998. Leve Lahaut-Vive Lahaut (Esquisse du mouvement ouvrier jusque 1998. Vive Lahaut), l’ancien docker Bert Struyf relate cette soirée : « Nous étions à la réunion lorsque quelqu’un est entré en courant et a crié : «Ils s’y mettent à nouveau !» » Toute l’assemblée s’est ruée dehors. Sur la Italiëlei, quatre fascistes sont en train de coller des affiches. Nous avons alors vu un homme brandir soudain un revolver et tirer. Albert Pot est tombé », se souvient Struyf. Ensuite, lors de l’échauffourée suivante, c’est Theo Grijp qui est abattu. Pot et Grijp : depuis lors, leurs noms sont indissociables…

L’étincelle des funérailles

C’est une marée de dizaines de milliers d’Anversois ordinaires, portant des drapeaux rouges bordés de noir, qui accompagne le duo pour leur dernier voyage depuis la Breydelstraat jusqu’à la Brederodestraat. Les funérailles se muent en marche de protestation contre les fascistes qui, la veille, comme on le craignait, ont gagné les élections. « Ce fut le premier dimanche noir, et ces hommes faisaient la fête pendant que l’on enterrait Pot et Grijp », a déclaré récemment Jos Vandervelpen, avocat et président de la Ligue des droits de l’homme, lors de la commémoration de cet assassinat.

Le jour de l’inhumation, les dockers anversois arrêtent le travail pour 24 heures. L’agitation ne cesse plus et, rapidement, il ne s’agit plus seulement du meurtre de Pot et Grijp. Le 2 juin à 17 heures, les dockers occupent plusieurs bateaux : ils exigent une augmentation de 14 francs par jour. Bientôt les réparateurs de bateaux, les ouvriers diamantaires et les travailleurs des transports se joignent à eux. Un jour plus tard, 10 000 travailleurs se rendent au Sportpaleis pour écouter les discours des « agitateurs communistes », comme les désignent plusieurs journaux. Les syndicats hésitent, les sociaux-démocrates appellent au calme.

Mais la grève fait boule de neige et continue à s’amplifier. Le 12 juin, une bonne partie de la Belgique est à l’arrêt. Les mineurs déposent leurs outils et les femmes de la FN d’Herstal occupent l’entreprise : une première. Le 15 juin, la Belgique compte 150 000 grévistes, le 16, 250 000, le 17, plus de 400 000, le 18, un demi-million, tant au nord qu’au sud du pays. Car, comme il est écrit sur une affiche des grévistes : « Votre prénom est Wallon ou Flamand. Votre nom de famille est travailleur. »

Le mouvement débouche sur une Conférence Nationale des Travailleurs, clairement inspirée du Front Populaire français qui, quelques semaines auparavant, avait organisé une marche de 600 000 personnes devant le Mur des Fédérés où, en 1871, les derniers Communards avaient été fusillés. « Les travailleurs voyaient la reprise économique qui succédait à la crise mondiale, écrivent Els Witte et Jan Craeybeckx dans leur Politieke geschiedenis van België (histoire politique de la Belgique). Ils exigeaient leur part du gâteau, et certains même toute la boulangerie. »

La répression est pourtant lourde. Le 16 juin, la gendarmerie tire durant une demi-heure sur les grévistes qui se sont rassemblés dans la maison du peuple de Quaregnon. Le 21 juin, Vooruit décrit comment une horde à cheval disperse femmes et enfants dans l’étroite Donkersteeg de Gand : « On entend partout : «Ce sont des salauds ! Si seulement nous avions des armes !» Pleurant de colère, les travailleurs nous interpellent «Que pensez-vous de ça ? Et toi, Balthazar (le successeur d’Eedje Anseele, dirigeant du POB – Parti Ouvrier Belge - de Gand, NdlR), tu vois maintenant, toi qui hier encore nous appelais au calme !»

Les acquis de la grève

La gendarmerie boit du petit lait lorsque la population doit battre en retraite. Mais, le 24 juin, le Premier ministre Van Zeeland lit une déclaration sur un vaste plan de réforme. Le mouvement ouvrier a arraché une augmentation salariale de 7 %, la semaine des 40 heures, des congés payés de minimum 6 jours par an, une assurance-maladie et une augmentation des allocations familiales. Ces acquis constituent la base de notre actuelle sécurité sociale.

 

22:20 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

31.12.2011

Pourquoi se syndiquer ? En FRANCE, mais aussi en Belgique et partout dans l' Euro-dictature capitaliste franco-allemande ... d9b3

 
 
From: jemi bayart
Sent: Friday, December 23, 2011 5:25 PM
 
Subject: brève: conquêtes sociales
 

http://monavistinteresse.blogspot.com/2011/12/pourquoi-se...


pourquoi se syndiquer ?

manif65

 

 

Lors de la manifestation contre l'austérité de mardi 13 décembre, à Guingamp, nous n'étions guère nombreux...il pleuvait...il faisait froid, et j'entendais la voix de certains qui m'avaient dit " pfff à quoi ça sert d'y aller, ça va rien changer ".
Pourtant les motivés qui étaient là sont un véritable exemple, pour nous tous, qui nous indignons, à voix basse, dans nos canapés, face à la télévision qui nous abreuve de mauvaises nouvelles, d'histoire de triple A et de crise de la zone euro.

Contre toute-attente, étant donné la faible participation, le sous-prefet a accepté de recevoir une délégation composée de T.Perennes et B.creuzer pour la cgt, Henri Le jan et Brigitte Jacob pour la fsu et Jocelyne Aubin pour solidaires .
Selon Mr Perennes, cette entrevue devait être centrée sur les revendications de la journée anti austérité du 13 mais à la surprise des participants, même si il a voulu circonscrire cette réunion sur ce thème le sous préfet aurait manifesté un certain embarras sur la situation économique et sociale locale.
Nul besoin d'être grand clerc, pour observer que la misère frappe Guingamp et sa région de plein fouet, là où l’intérim serait le plus grand employeur privé du secteur...

La colère gronde, mais elle ne trouve pas de moyens de s'exprimer, certains menacent d'un vote extrême pour les prochaines élections, tactique vaine puisque beaucoup le reconnaissent ce vote ne tiendra pas la distance au second tour.

La
solution semble pourtant devant leurs yeux, rejoindre les syndicats, s'unir dans ce qui reste un des seuls contre-pouvoirs en France.

Un contre-pouvoir craint, celui seul capable encore de lever des millions de citoyens dans les rues.

Un contre-pouvoir qui a obtenu par le passé, en vrac :

1892 - Interdiction du travail de nuit des femmes...

1906 - Repos obligatoire de 24 heures hebdomadaires.

1910 - Loi sur les retraites ouvrières et paysannes.

1919 - Limitation de la journée de travail à 8 heures (et la semaine à 48 heures), Loi sur les conventions collectives (sans réel effet avant 1936).

1930 - Mise en place des assurances sociales.

1932 - Mise en place des allocations familiales.

1936 - Loi sur les 40 heures hebdomadaires - Loi sur les congés payés (deux semaines)

1945-1947 - Au nombre des acquis durables de la Libération figurent les nationalisations de grandes entreprises et la participation des salariés à leur gestion - les comités d’entreprise - mise en place de la Sécurité sociale - statut de la fonction publique - grille des salaires - inscription du droit de grève dans le préambule de la constitution.

1950 - Création du SMIG (Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti).

1956 - Adoption de la troisième semaine de congés payés -

1968 - Extension de la 4ème semaine de congés payés (adoptée le 2 mai, avant les mouvements de grève) - loi reconnaissant la section syndicale d’entreprise - augmentation du SMIG de 35 % -

1971 - Loi sur le paiement mensuel des salaires -

1974 - Décret sur les CHS (Comité d’Hygiène et de Sécurité) - accord interprofessionnel, instituant l’indemnisation du chômage à 90 % en cas de licenciement économique.

1979 - Loi délimitant les contrats à durée déterminée.

Des acquis qui s’émiettent de jour en jour...
Vos anciens se sont battus pour ces acquis, et vous qu'allez-vous faire, rester à râler sur vos canapés ?

12:02 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

Allongement du temps de travail : la véritable décision tombera en janvier b3

 
 
Sent: Saturday, December 24, 2011 7:32 PM
 
Subject: Fw: Allongement du temps de travail : la véritable décision tombera en janvier
 
 
 
 
 
cliquez ici pour voir ce mail en ligne
Newsletter du PTB :: 24 decembre 2011
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Allongement du temps de travail : la véritable décision tombera en janvier

Dans la nuit du jeudi au vendredi 23 décembre, soit quelques heures à peine après le succès de la journée de grève dans les services publics, la majorité de la Chambre a approuvé les plans de pension du gouvernement Di Rupo. Dans la presse, les commentateurs politiques étaient unanimes : « cette grève était absolument inutile ». Vendredi, Le Soir titrait : « Une grève pour rien ». Mais ces commentateurs politiques ont-ils raison ?


PTB-TV : La journée de grève en images

Di Rupo Ier mis à nu

Un document qui démonte point par point l’accord gouvernemental. A ne pas mettre sous le sapin, mais à diffuser le plus largement possible. Explications avec David Pestieau, coordinateur de ce travail du service d’études du PTB.


Gouvernement Di Rupo I :: Le casier judiciaire de nos nouveaux dirigeants

Quelques semaines après la prestation de serment du nouveau gouvernement, il est temps de voir quels sont les antécédents de nos nouveaux dirigeants (même si la plupart ne sont pas si neufs que ça). Extraits de leur casier (qui devrait être) judiciaire.


Présentation du livre de Peter Mertens :: Le message d’espoir d’un socialiste en colère

Ce 18 décembre, dans la prestigieuse salle Roma à Borgerhout, le nouveau livre du président du PTB, Peter Mertens, a été présenté au public. Une belle soirée pleine d’humour et de combativité, mais aussi de colère contre les pratiques des grands banquiers, des spéculateurs et des millionnaires.


Irak :: Pas de retrait, mais un redéploiement des troupes américaines

Il y a quelque temps, le président américain Obama avait annoncé le « retrait complet » des troupes américaines de l’Irak. De quoi s’agit-il vraiment ? Quelle leçon pouvons-nous tirer de l’Irak après plus de huit ans de guerre et d’occupation ?


La fusillade plonge la Cité ardente dans un deuil profond

Mardi 13 décembre, en plein cœur de Liège, Nordine Amrani, 33 ans, ouvrait le feu sur des passants innocents. Cinq personnes perdaient la vie et des dizaines d’autres étaient blessées au cours de la fusillade. Aussitôt, les médias lançaient un débat sur la mise en liberté conditionnelle des détenus. Les racines immigrées d’Amrani ont également servi de prétexte à certains milieux pour tenter de raviver le racisme.


Retour sur 2011 et vœux pour 2012 :: Des belges connus s'expriment

Ils sont artistes, syndicalistes, auteurs, journalistes ou responsables dans les milieux social ou culturel. Ces personnalités nous livrent leur carton rouge et bien joué de l'année écoulée, la chose dont ils sont le plus fiers. Ils adressent également leurs vœux, en bien ou mal, pour l'année 2012.


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Solidaire


 

12:02 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

BELGIQUE: Aveux b3

From: Alain Van Praet
Sent: Saturday, December 24, 2011 3:09 PM
Subject: Aveux.
 

 

 

Hello,

Un entretien extraordinairement révélateur du président sortant de la CSC.

Qui en dit plus long sur la position du sommet syndical que bien des analyses.

J’ai mis en rouge quelques points marquants.

Que retenir ?

1.      Naturellement, la CSC est sans surprise un syndicat « responsable », orienté entièrement vers la « concertation », et ne passe à l’action qu’à contre-cœur, quand c’est devenu inévitable !

2.      Les actions organisées le sont avant tout pour canaliser la base, elles ne sont pas organisées pour gagner !

3.      Il reproche plus au gouvernement sa méthode (à la hussarde, à l’image de Van Quick) que le fond de son programme (qui comprend des mesures « acceptables »)!

4.      En ignorant la concertation et en ne respectant pas les traditions, le gouvernement favorise la gauche (syndicale) qui peut alors déborder l’appareil !

5.      Les organisations syndicales sont un intermédiaire (un « filtre ») entre les travailleurs et les décideurs, qui peuvent accompagner et amortir (« arrondir les angles ») les politiques mises en œuvre.

6.      LC est fier de son bilan de « concertateur » en chef. Il ne remet, par exemple,  pas en cause le pacte des générations (qui a été « amélioré » !) ou la « norme salariale » (qui a été « appliquée » !)

7.      Face à l’hégémonie du néo-libéralisme, le syndicalisme doit évoluer (mais dans quel sens ? Manifestement encore plus vers un « syndicalisme de service » car la société s’est « individualisée » !) !

8.      La droite n’est pas nécessairement hostile aux syndicats car elle est pragmatique, comme l’Open-VLD (c’est pas le parti de Van Quick, cela ?) !

9.      La CSC a beaucoup de membres qui font rentrer de l’argent dans les caisses (cotisations). Heureux !

10.  La CSC est très différente de la FGTB (ah oui, les élections sociales approchent…) !

11.  LC part à la retraite mais garde pas mal de mandats. Cumul, vous avez dit cumul ?

12.  LC sous-estime l’impact du et de la politique. C’est pourtant les partis de la coalition gouvernementale qui imposent la régression sociale !

@

 

Luc Cortebeeck: "La N-VA a fait son succès grâce à une idée simpliste"

Vincent Rocour (LLB)

Mis en ligne le 24/12/2011

Luc Cortebeeck ne quitte pas le syndicalisme. Mais cède la fonction de président de la CSC, le plus grand syndicat du pays. Il vante les vertus de la concertation à un moment où elle est mise à mal.

Entretien

Dans quelques semaines, Luc Cortebeeck aura 62 ans. Et quarante années de carrière derrière lui. Soit largement les conditions pour pouvoir prétendre à une pension anticipée - malgré les restrictions du gouvernement. Luc Cortebeek prend donc sa pension anticipée. Mais il va continuer à servir le syndicalisme - comme vice-président de la Confédération syndicale internationale - et le mouvement ouvrier chrétien - comme président de Solidarité mondiale, une ONG active dans la Coopération au développement. Avec le sentiment du devoir bien accompli. Luc Cortebeeck est entré à la CSC en 1972 et en est devenu le président en 1999.

Vous partez à un drôle de moment. La manière dont le gouvernement met en œuvre son programme a provoqué en quelques jours une grève dans la fonction publique. Les affiliés ont réagi au quart de tour. Cela vous a surpris ?

Cela fait un petit moment qu’on sent la tension monter. C’est pour cela qu’on avait organisé une concentration des affiliés le 15 novembre et une grande manifestation, le 2 décembre. On voulait canaliser les rancœurs. Mais on ne pouvait pas prévoir que le gouvernement et le ministre des Pensions commettraient autant d’erreurs. Avec le menu qu’ils nous ont servi, il était évident qu’on allait avoir des problèmes. Je ne comprends pas comme on a pu laisser monsieur Van Quickenborne avancer comme il l’a fait. Sans égard pour les interlocuteurs sociaux. Sans calendrier pour la concertation. J’ai travaillé 40 ans dans le syndicalisme. Je n’ai jamais vécu cela. Même durant la période des pouvoirs spéciaux dans les années 80, il y avait des contacts avec les employeurs, avec les syndicats.

Chaque fois qu’un nouveau gouvernement s’installe, il tente de s’imposer, d’imprimer sa marque. C’est normal. Mais là, c’est vraiment exagéré. Au début, les médias et les experts saluaient le programme du gouvernement. Ils disaient que les syndicats menaient une guerre de retard. Puis on a entendu monter la plainte des pilotes, des cheminots, des magistrats, des journalistes Et c’est devenu le chaos. Le gouvernement a refusé la concertation. Les affiliés l’ont compris. Ils nous ont alors doublés par leur gauche. Il faut ramener les syndicats dans le jeu. Et ne pas exagérer. Car il y a, dans le programme du gouvernement, des mesures qui sont acceptables.  (???????). Mais il y a aussi des situations inacceptables. Si le gouvernement avait consulté les interlocuteurs sociaux, on aurait évité les erreurs techniques, les maladresses, les injustices.

Le combat syndical contre les mesures visant à retarder le départ à la retraite en 2005 n’a-t-il pas finalement rendu un mauvais service aux travailleurs ? Maintenant le gouvernement est obligé de faire vite pour rattraper le retard…

Ils ont mis combien de jours pour la réforme de l’Etat ? Et maintenant, ils disent : la réforme des pensions, c’est urgent. Ce n’est pas seulement une mesure budgétaire. Cela répond aussi à une stratégie néolibérale. Ils veulent organiser la société sans le filtre des organisations syndicales.

Les syndicats n’ont-ils quand même pas une responsabilité. En 2005, le chef de service d’études de la CSC à l’époque, Gilbert De Swert, écrivait un livre “Les 50 mensonges sur la fin de carrière”… N’aurait-il pas dû écrire un livre expliquant pourquoi les travailleurs devaient se préparer à travailler plus longtemps ?

Gilbert De Swert voulait simplement équilibrer le débat. Parce qu’à l’époque on n’entendait que des experts qui allaient tous dans le même sens. Mais la CSC a pris ses responsabilités. On a travaillé tout l’été. On s’est souvent réuni au "16" et à la résidence du Lambermont, avec le Premier ministre Guy Verhofstadt et les vice-Premiers, avec Pieter Timmermans de la FEB et Karel Van Eetvelt de l’Unizo, avec Xavier Verboven de la FGTB. On a fait du bon travail. Mais à un moment, Verhofstadt a eu un problème avec sa base. Dans la presse, on disait qu’il se concertait trop avec les syndicats. Cela a braqué son parti. Qui a relevé ses exigences. Pour nous, cela n’allait plus. Nous étions pourtant tout près d’un accord. Après, heureusement, on a pu arrondir les angles. Pas pour le plaisir. Mais simplement parce qu’une série de mesures n’étaient pas praticables. Exactement comme maintenant.

Un dossier comme l’harmonisation du statut ouvrier/employé par exemple n’est toujours pas réglé. La concertation sociale n’est-elle pas plutôt un frein aux réformes ?

Je ne pense pas. L’absence de solution dans le dossier ouvriers/employés, c’est ma grande frustration. Si j’ai manqué un élément, c’est bien celui-là, malgré toute l’énergie que j’ai dépensé à tenter de le résoudre. Mais durant ma présidence, beaucoup de réformes ont été menées à bien. On a mis en place le système du crédit-temps, que le gouvernement est en train de détricoter et qu’il reconstruira sûrement ensuite, on a amélioré le pacte des générations, on a appliqué la norme salariale, on a trouvé un accord sur la présence des syndicats dans les PME, on a relevé le salaire minimum, on a obtenu la liaison des allocations sociales au bien-être, on a imaginé des mesures anti-crise qui ont été louées à l’étranger. Tout cela grâce à la concertation sociale. Et l’on croit qu’on peut aujourd’hui se passer des interlocuteurs sociaux ?

A l’étranger, les réformes sont plus rapides… Est-ce parce que les syndicats belges sont trop influents ?

Aux Pays-Bas, la FNV, la Fédération néerlandaise du mouvement syndical, a implosé. Il n’y a plus d’action syndicale d’ensemble - le niveau interprofessionnel chez nous - qui s’intéresse à la Sécurité sociale, à la solidarité entre tous les travailleurs. Les syndicats professionnels ont désormais le champ libre. C’est du corporatisme. Je suis d’accord pour dire que le syndicalisme doit évoluer. Mais il ne doit pas devenir ce qu’il est devenu aux Pays-Bas. Chez nos voisins, le gouvernement et les employeurs ne savent plus à qui parler. Ils sont perdus. Mais bon, le courant de pensée néolibéral est pour le moment au sommet de la vague. On a déjà connu cela. Dans les années 70 après la crise pétrolière, puis dans les années 80 avec Reagan, puis en 1993 avec le Plan global, et en 2005, avec le Pacte des générations. C’est tous les dix ans que cela vient. On est dans une nouvelle vague. Il y a beaucoup de partis libéraux. Ou beaucoup de libéraux dans les partis.

Comment expliquez-vous qu’en Flandre, le taux de syndicalisme soit toujours l’un des plus élevés au monde alors que les partis hostiles aux thèses syndicales (Vlaams Belang, Open VLD, N-VA) récoltent autant de voix ?

L’Open VLD n’est pas vraiment hostile aux syndicats. Il est pragmatique. Et les gens ont voté pour la N-VA sans vraiment connaître son programme socio-économique. La N-VA a fait son succès grâce à une idée simpliste : celle de croire qu’en dressant un mur entre la Flandre et la Wallonie, cela irait mieux, parce que la Flandre a des moyens. A force d’être martelé, le message est passé. Y compris chez nos membres. Mais maintenant le masque est tombé. La N-VA dit que les mesures du gouvernement ne sont pas assez dures. Les gens commencent à comprendre. En tout cas, nous, nous ne nous affaiblissons pas. Nous avons encore gagné des membres, un peu en Flandre, et beaucoup à Bruxelles et en Wallonie - grâce à une économie plus dynamique. Et la relève est là. La CSC compte 280 000 affiliés de moins de 25 ans. Les gens sont là. Ils payent leur cotisation. Ce n’est pas rien.

Vous dites que le syndicalisme doit évoluer. Dans quel sens ?

Le syndicalisme est né à l’époque de l’industrialisation. Mais maintenant l’économie est mixte. Les services ont pris une part prépondérante. Le syndicalisme doit mieux en tenir compte. Et puis, les gens ont changé. La société s’est individualisée. Les syndicats doivent mieux répondre aux besoins des affiliés, à leurs questions.

Quels ont été vos rapports avec la FGTB ? Il y a eu des hauts et des bas, non ?

Nous travaillons bien ensemble. Mais nous sommes des organisations vraiment différentes. Dans nos objectifs. Dans la manière de travailler. Dans notre organisation interne. Et ces différences se marquent évidemment plus dans les moments difficiles. Ce qui a toujours compté dans les actions que nous avons menées, c’était le résultat au profit des gens. Pas le bénéficie que l’on pouvait en tirer dans les médias.

Qu’est-ce que vous allez faire maintenant que vous accédez à la retraite ?

Je garde mes mandats au niveau international, à l’OIT, à la CSI, à Solidarité mondiale. Je resterai aussi en contact avec la CSC. Mais je ne serai plus celui qui est là tout le temps, celui qu’on appelle jour et nuit, durant le week-end, durant les vacances. Même quand je n’étais plus là, j’étais encore là. Et j’ai vécu cela pendant douze ans. Durant ma présidence, j’ai vu défiler 5 présidents de la FGTB, 5 présidents de la FEB, 5 ministres de l’Emploi, 4 Premiers ministres. Tout le monde a changé. Sauf les présidents des mutuelles. Et le Roi.

Vous n’avez pas pensé faire de la politique, comme l’ex-secrétaire général de la CSC Josly Piette ?

Entre Josly Piette et moi, il y avait une différence : il n’avait pas promis à sa femme qu’il ne ferait jamais de politique. Moi bien. J’ai le sentiment qu’on peut davantage changer la société dans un syndicat que dans un parti.

 

12:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

29.12.2011

BELGIQUE: Gouvernement Di Rupo I :: Le casier judiciaire de nos nouveaux dirigeants

 
 

C’est dans “SOLIDAIRE”, hebdo du P.T.B.:

RoRo

 

Gouvernement Di Rupo I :: Le casier judiciaire de nos nouveaux dirigeants


Quelques semaines après la prestation de serment du nouveau gouvernement, il est



temps de voir quels sont les antécédents de nos nouveaux dirigeants (même si la



plupart ne sont pas si neufs que ça). Extraits de leur casier (qui devrait être)


judiciaire.

Photo Belga

1|Elio Di Rupo

(Premier ministre)

- Plus grand privatiseur de l’histoire de Belgique ? Sans aucun doute vu son palmarès. Comme ministre dans les années 90 : privatisation de la SNI (Distrigaz), de Belgacom, de la SNCI et d’INCA, du CCB, de la CGER (banque), de la Sabena et de La Poste. Comme président du PS l’OCCH (banque) et BIAC ainsi que la libéralisation du « rail ».

- Schizophrène ? « À l’échelle de l’Europe, l’idéologie libérale nous mène, si l’on n’y prend garde, au désastre social », déclare-t-il en 2009. Mais, deux ans plus tard, face à la colère syndicale contre les mesures d’austérité qu’il met en œuvre, il répond : « Il fallait faire ce qu’il fallait faire (sic) et respecter formellement les recommandations de la Commission européenne. »

- L’argent des communes pour sauver la banque Dexia  ? « Les autorités locales doivent continuer le mouvement de soutien des autorités publiques aux banques », déclare Di Rupo, en tant que bourgmestre de la Ville de Mons. Rappelons au passage que le président du PS siégeait au CA de Dexia en 2005…

- « Sans nous ce serait pire. » Heu… Comme ajoute Nico Cué (MWB) : « Avec eux... ce n’est pas mieux ! »

2|Johan Vande Lanotte

(Ministre de l’Économie, des Consommateurs et de la Mer du Nord)

- Il est l’un des fossoyeurs de la Sabena, étant donné le rôle crucial qu’il a joué dans l’accord dit de l’hôtel Astoria, signé avec Swissair.

- Comptable inventif. En tant que ministre du Budget, il vend des édifices publics pour les racheter immédiatement après. Résultat : l’État fédéral paie chaque année 473 millions d’euros de plus par rapport à ce que la vente a rapporté.

- Cède la société ABX Logistics (le service de transport de la SNCB) gratuitement : 600 millions d’euros envolés.

- Quelqu’un a-t-il par hasard des nouvelles de son fameux « Fonds argenté » (fonds de vieillissement) ?

- Electrawinds, JVL Comm V, basketbalclub Telenet Oostende, Otary, Muzee, EOS, Sleuyter Arena, Coastal Union, Rebo, Eco nv… La liste des conseils d’administration qu’il va devoir quitter à présent qu’il est à nouveau ministre est longue.

3|Pieter De Crem

(Ministre de la Défense)

- De Crem espère refaire de la Belgique « un allié fiable des États-Unis, au sein de l’OTAN ». Également connu comme le ministre de la Guerre.

- Aller se battre loin du Royaume pour défendre des intérêts économiques, c’est ce que Rambo De Crem (ou « Crembo ») a dû expliquer il y a quelques années et, pour ce faire, il n’a pas hésité à citer Martin Luther King pour justifier son interventionnisme : « Une injustice commise quelque part est une menace pour la justice dans le monde entier. »

- À New York, il arrive « mort saoul » dans un café. La serveuse qui a relaté les faits sur son blog a été licenciée quelques jours plus tard.

- Sobre, il se comporte en véritable dévot. En 2008, il s’est rendu avec ses soldats en pèlerinage à Lourdes.

4|Didier Reynders

(Ministre des Affaires étrangères, du Commerce extérieur et des Affaires européennes)

- Ministre des rupins. Père de mécanismes fiscaux aussi opaques que coûteux tels que les intérêts notionnels, son (long) passage au ministère des Finances aura été marqué par une politique ultra favorable aux plus nantis. Il est vrai qu’il est ami avec les plus riches de ce pays (Albert Frère, le vicomte Davignon, Didier Bellens, etc.).

- À l’heure où les banques faisaient (et font) des bénéfices indécents aux dépens du personnel et des (petits) clients, Reynders prend la défense des banquiers dans Le Soir (2 janvier) : « J’ai parfois l’impression qu’on classe ce secteur en dehors du monde réel, c’est lié à une idéologie, voire à une démagogie sur le thème de la spéculation. » Précision importante  : il a lui-même présidé le Conseil d’administration d’une banque avant d’être ministre.

- Son arrivée au ministère des Affaires étrangères est déjà marquée par un « coup d’éclat » : son refus de se rendre au Congo pour l’investiture de Joseph Kabila, réélu démocratiquement malgré des irrégularités.

5|Monica De Coninck

(Ministre de l’Emploi)

- « Tout le monde au travail, quel que soit le travail, l’endroit, les conditions et le salaire » : à la tête du CPAS d’Anvers depuis des années, elle a été proclamée reine de l’activation. Les médecins se plaignaient de la pression ressentie par les patients bénéficiant d’une allocation pour divulguer certaines informations médicales.

- Elle trouve que Dalrymple, l’idéologue de la nouvelle extrême droite « marque un point » et « qu’elle va pouvoir discuter de sa politique avec la N-VA puisque Liesbeth Homans, le bras droit de Bart De Wever, a déjà annoncé qu’elle soutenait à fond son approche. »

- Fait partie des architectes de la privatisation des hôpitaux du CPAS d’Anvers et de la suppression des services d’urgences. Demande la fermeture des hôpitaux Erasmus et Stuyvenberg.

- Avait déjà fait installer une douche de luxe dans son bureau. Coût : 15 000 euros. Reste à savoir si elle va l’emporter à Bruxelles.

6|Annemie Turtelboom

(Ministre de la Justice)

- Sa politique d’asile lui a valu toute une série de surnoms (Annie de fer, la tortue, etc.) L’avantage c’est que sa vision est claire : régulariser un minimum de sans-papiers et laisser mourir les grévistes de la faim.

- A fait en sorte que la police belge puisse désormais utiliser librement les tasers, ces armes à électrochocs importées des USA.

- Mais pas contre ceux qui se rendent coupables de fraude fiscale et corruption. En effet, pour Annemie cette catégorie de personnes ne doit plus être une priorité pour la police. C’est d’ailleurs ce qu’elle écrit dans le plan de sécurité nationale 2012-2015.

- « Turtelboom, casse toi, notre grève n'est pas à toi » : c’est le slogan que l’on a pu entendre lorsque l’année dernière, Annemie a tenté de casser la grève des convoyeurs de fonds de chez Brinks en sous-traitant les activités à la filiale Brinks Diamond & Jewelry.

7|Olivier Chastel

(Ministre du Budget et de la Simplification administrative)

- Chevalier blanc ? Alors que, dans les médias, il critiquait à fond les affaires du PS carolo, il négociait en secret avec le PS une coalition communale PS-MR. Il paraît même que l’alliance était conclue lors d’une cérémonie maçonnique...

- Chevalier blanc ? Non, Chastel la magouille. Au temps où il était ministre des Arts et des Lettres, de plantureux subsides ont été versés à une asbl dont il était président d’honneur, située à sa permanence MR et dirigée par son demi-frère qui était également son fidèle bras-droit...

8|Joëlle Milquet

(Ministre de l’Intérieur)

- Madame chasse aux chômeurs. Se vantait en juin de cette année d’avoir fait passer le nombre de chômeurs sanctionnés de 77 000 à 108 000 comme ministre de… l’Emploi.

- « Madame Non » a aussi œuvré au rééquilibrage entre les Régions : en quelques années, le nombre de chômeurs wallons sanctionnés a rattrapé et puis dépassé le nombre d’exclus en Flandre : 46 000 en Wallonie pour 45 000 en Flandre. Pour Bruxelles, on est passé de 11 000 sanctionnés à 16 000.

- Travail forcé ? C’est l’impression qu’ont eue les travailleurs en grève d’INEOS en octobre dernier. La police a débarqué chez eux pour les forcer à reprendre le travail. Une réquisition ordonnée par… Joëlle Milquet. Scandaleux et illégal puisque l’ordre a par la suite été annulé par le Conseil d’État.

9|Laurette Onkelinx

(Ministre des Affaires sociales et de la Santé)

- Fossoyeur de l’enseignement francophone. Avec les coupes sombres dans les budgets et en particulier, la liquidation de 3  000 postes d’enseignants dans le secondaire.

- En 2009, alors ministre de la Santé, elle était l’invitée du Pharma Executive Club, devant une trentaine de bonzes de l’industrie pharmaceutique. Elle a annoncé à cette occasion qu’elle laissait tomber complètement le modèle kiwi dans un souci… d’un dialogue mature et constructif.

- C’est dans son cabinet, alors qu’elle était à la Justice, qu’a été mis au point le complot pour extrader illégalement le Belge Bahar Kimyongür vers la Turquie, alors qu’il y dénonçait les violations répétées des droits de l’homme et les conditions des prisonniers politiques.

- Habite dans une villa à Lasne (commune la plus riche de Wallonie, deuxième du pays)… mais parachutée dans la commune (plus populaire) de Schaerbeek où elle aspire à devenir bourgmestre.

10|Vincent Van Quickenborne

(Ministre des Pensions)

- Débute sa carrière sur une farce en faisant le pari de fumer un joint au Sénat. Plus tard, il a participé au procès intenté contre Ariel Sharon pour génocide, s’est rendu en Irak pour dénoncer l’embargo et a bu un thé avec le chef du Hamas...

- Se transforme en arriviste néolibéral pour qui les fonctionnaires sont des fonctionnaireset l’état n’a pas à se mêler du salaire des grands directeurs. Une position qui, en 2008, lui vaut d’être promu au poste de ministre.

- Estime que ces prochaines années, outre l’indexation automatique des salaires, il ne devrait plus y avoir d’augmentation salariale. De son côté, il gagne en tant que ministre environ 10.000 euros par mois.

- Ancien membre de la Volksunie, il souffre d’un ulcère flamingant récidivant, responsable de ce rabâchage sur « l’électeur flamand qui veut que la Wallonie l’écoute »**.

11|Sabine Laruelle

(Ministre des Classes moyennes, PME, Indépendants et Agriculture)

- Soutien indéfectible de Didier Reynders.

- Libérale qui aime la chair de fonctionnaires (1). Elle déclarait en 2007 : « Il y a moyen d’employer mieux une partie des 33 000 fonctionnaires (des Finances, NDLR) plutôt que de les laisser jouer au sudoku. »

- Libérale qui aime la chair de fonctionnaires (2). En 2011, elle récidive en attaquant directement Marco Van Hees, fonctionnaire aux Finances et spécialiste fiscalité du PTB. Un fonctionnaire n’a pas le droit de s’exprimer et n’a qu’à appliquer les lois de manière aveugle, selon elle. Réaction de la CGSP : « Une attaque personnelle abjecte » contre un fonctionnaire qui dénonce « des faits et des idées qu’elle et son parti sont incapables de contrer dans un débat digne de ce nom. »

12|Steven Van Ackere

(Ministre des Finances et du Développement durable)

- Affilié à l’ACW (pendant néerlandophone du MOC), il a débuté sa carrière à la Kredietbank.

- Connu pour son art d’amorcer les virages. En 2010, il plaide pour l’adhésion de la Libye au Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Lorsqu’en 2011, la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis attaquent Kadhafi, on le retrouve en première ligne.

- Un type aimable, sauf envers celui qui ose s’attaquer à Israël. Il était contre une enquête internationale après l’attaque israélienne de la flotte humanitaire pour Gaza. Ce qui lui a valu son surnom de « lâche ».

13|Paul Magnette

(Ministre des Entreprises publiques, de la Politique scientifique et de la Coopération au développement)

- Vive l’écologie ! Avec Magnette : autorisation à E.on d’ouvrir une centrale à charbon dans le port d’Anvers, recul de la sortie du nucléaire, etc.

- À la solde des agences de notation ? « Même si nous ne devions pas le faire parce que l’Europe l’impose, il faudrait le faire tout de même, sous peine de faire payer les travailleurs pour les intérêts aux banques. »

- « J’ai rencontré beaucoup d’acteurs de terrains. Tout le monde reconnaît qu’il y a des fraudeurs. » Il faut donc plus de contrôle. Parle-t-il des 20 milliards annuels de fraude fiscale ? Non, des personnes qui ne trouvent pas d’emploi…

- Avec l’ex-ministre de l’Énergie, il n’y a qu’un seul gagnant sur le marché libre de l’énergie : Electrabel (des milliards de bénéfices chaque année). Au grand dam de tous ceux qui n’arrivent plus à payer leur facture…

14|John Crombez

(Secrétaire d'État à la Coordination de la Lutte contre la fraude sociale et fiscale)

- Pour les intérêts notionnels : « Aujourd’hui encore je n’ai pas peur de dire que c’est une mesure qui renforce les entreprises. »

- Contre la banque publique.

- Veut faire des économies sur le dos des fonctionnaires.

- Ne voit aucun inconvénient aux pratiques du richissime Luc Van Den Bossche, qui récemment n’a eu aucune gêne à réclamer à BIAC une indemnité de départ rondelette alors qu’il s’agissait d’une démission. « Luc travaille pour une entreprise privée et n’occupe plus aucune fonction au sp.a ».

- Lors de sa nomination, il a voulu « rassurer les fiscalistes » en déclarant n’avoir pas le moindre projet concernant l’instauration d’un cadastre des fortunes. L’absence d’un tel cadastre rendra difficile l’instauration d’une taxe des millionnaires et une lutte efficace contre la fraude.

15|Servais Verherstraeten

(Secrétaire d'État aux Réformes institutionnelles et à la Régie des bâtiments)

- « Le système a permis non seulement de sauver des emplois, mais aussi d’en créer » : si Servais Verherstraeten n’est pas pour les intérêts notionnels, il ne les condamne pas pour autant. Même dans le cas d’AB-InBev. « Vous ne pouvez pas me demander de vérifier l’efficacité de la déduction des intérêts notionnels sur base d’un seul dossier. »

- Campinois tout à fait à son aise dans le secteur du diamant à Anvers. Lorsque Jan Jambon (N-VA) fonde le « diamantclub », un lobby parlementaire qui défend les intérêts du secteur diamantaire, il est un des premiers à grimper dans la charrette.

16|Maggie De Block

(Secrétaire d'État à l’Asile, l’Immigration et l’Intégration sociale)

- Farouche adversaire du modèle kiwi, estime que l’industrie pharmaceutique a ces dernières années déjà fourni suffisamment d’efforts et qu’il faut également viser d’autres secteurs de la santé publique.

- A également proposé d’adapter l’âge de la pension, la condition de carrière pour la retraite anticipée et la fraction de pension à l’évolution de l’espérance de vie.

- Envisage, en tant que ministre de l’Asile et de l’Immigration, de « garder le silence un mois ». Ce sont les demandeurs d’asile sans centre d’accueil qui vont rire.

17|Hendrik Bogaert

(Secrétaire d'État à la Fonction publique et à la Modernisation des Services publics)

- En 2007, vend l’entreprise familiale Bogaert Cigars (chiffre d’affaires de 20 millions d’euros) à Swedish Match et fonde sa propre chocolaterie dans laquelle Gimv et Boerenbond investissent 10 millions d’euros. Aujourd’hui, la totalité de la production a été déplacée à Shanghai.

- En 2010, cède à Daniel Vanhessche le poste de bourgmestre de la commune de Jabbeke. Il explique : « J’ai 42 ans et j’aspire à une vie plus calme ».

- Selon De Standaard, « durant sa dernière législature, il a été plus actif en tant qu’entrepreneur qu’en tant que parlementaire ».

- Partisan de l’indépendance socio-économique de la Flandre et de la Wallonie au sein de la Belgique, dont les seules compétences seraient la défense, la justice, la police, les affaires intérieures et les affaires étrangères.

18|Melchior Wathelet

(Secrétaire d’État à l’Environnement, Énergie, Mobilité et Réformes institutionnelles)

- A été entarté pour s’être vanté d’avoir battu le record d’expulsions d’étrangers en séjour illégal.

- Un de ceux qui ont enterré l’idée d’un impôt sur la fortune. « Une fausse bonne idée », selon lui.

- Le prix de l’énergie payé par les ménages ? Un dossier « très préoccupant. Mais pas question d’imposer un prix maximum. »

19|Philippe Courard

(Secrétaire d’État aux Affaires sociales)

- Toucher à la norme de croissance du budget des soins de santé ? Courard, comme tout le PS, le jurait encore il y a un an : « Nous n’allons pas faire des économies sur le dos des malades. » Parole mangée avec le budget 2012 : les soins de santé vont trinquer.

- Compétent pour l’accueil des demandeurs d’asile. Résultat ? Des milliers de réfugiés, parfois mineurs, parfois avec des nourrissons, ont dormi dans la rue. Une plainte pénale a même été déposée contre lui.

- Grossier. Les avocats aidaient les réfugiés sans-abris : ils faisaient « de la retape dans la rue ». Les juges prononçant une astreinte pour forcer l’État à respecter son obligation de les héberger : des « irresponsables ». Rappelons que Courard était responsable de l’intégration sociale...

09:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

21.12.2011

BELGIQUE: c'est le moment de faire des sacrifices pour vaincre l a crise causée par l' Euro-dictature, les multinationales, les b anquiers, les spéculateurs, nos gouvernants et ... de commander du mazout de chauffage. g31c1b3

 
 
BELGIQUE: c'est le moment de faire des sacrifices pour vaincre la crise causée par l' Euro-dictature, les multinationales, les banquiers, les spéculateurs, nos gouvernants et ... de commander du mazout de chauffage.
 
Je viens de commander 1.000 litres de mazout de chauffage.
 
901 euros à payer cash !
 
C’est un véritable scandale, résultat des spéculations pétrolières, des guerres impérialistes, et des taxes et accises énormes prélevées par l’ Etat ...
 
901 euros: que vont faire cet hiver les ménages qui n’ont par exemple que 1.400 euros par mois et 1 loyer de 400 euros à payer ??? Il leur restera 200 euros pour payer tout le reste pendant le mois. Y compris les sacrifices exigés par Di Rupo le rosé et ses comparses de la bande des six.
 
L’ aide du gouvernement à toute la population défavorisée ???  Continuer à payer 21 % de Tva (le taux le plus élevé), au lieu de 6 % ... sur l’énergie.
 
Le mazout de chauffage n’ est pourtant pas un produit de luxe, mais de première nécessité. Si l’hiver est rude, avec 1.000 litres de mazout vous avez à peine de quoi chauffer une habitation normale pendant 3 mois...
 
RoRo

21:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

19.12.2011

Moody's abaisse la note de la Belgique de deux crans: le Ministre Vanackere à la Télé...

Note de RoRo:
 
J’ai  aussi vu le ministre Vanackere sur mon écran tv.
Pas plus inquiet que cela le personnage, il a ses solutions et sait être rassurant, face à ce nouveau scénario-à-la grecque pour les Belges:
en bref, se montrer plus actif, travailler plus et plus longtemps, accepter les sacrifice.
 
Travailler plus, être plus actif:  c’ est augmenter évidemment l’âge de la retraite. C’est le grand dada des patrons et de tous les gouvernants de l’ euro-dictature capitaliste franco-allemande en ce moment. Objectif final : en arriver à faire travailler les plus vieux jusqu’à l’ âge de 70 ans, pour gagner des années de paiement des pensions sur leur dos, en fin de carrière. Un hold-up quoi !
Peut être aussi augmenter la semaine de travail, diminuer les congés payés, supprimer des jours fériés (???). On verra, sans quoi, ce sera la fin du monde, de la Belgique, de la société ...
Accepter des sacrifices: pour les petits, c’ est payer la crise causée par les banques, le Fmi, les spéculateurs, les multinationales, l’ euro, les agences de notations, le ralentissement de l’ économie de marché, la libre circulation, la libre concurrence capitaliste...
 
Mais VANACKERE, qu’aucun wallon n’a élu, c’ est qui ???
 
Steven VANACKERE (CD&V), membre de la Chambre des représentants, ancien Vice-Premier Ministre, nommé Vice-Premier Ministre et Ministre des Finances et du Développement durable, chargé de la Fonction publique.
 
Bref, un calotin flamand, devenu Ministre des Finances du nouveau gouvernement de Di Rupo-le-Rosé ... Un ami des travailleurs et un bon compère pour le Ps, un “bon” choix “socialiste”. Avec lui, le “développement” (sic) risque en effet de durer ...
 
RoRo
 
 
 
 
 
Moody's a déclassé de deux crans la note de la Belgique. L'information est tombée ce vendredi en fin de soirée, juste après la fermeture des marchés à New-York. Etienne de Callataÿ, économiste en chef à la banque Degroof et le ministre des Finances, Steven Vanackere, nous donnent leur analyse. (Ndlr: sur le rtbf , notre télé gouvernementale).
 
 
Moody's abaisse la note de la Belgique de deux crans
 
Interrogés par Pascal Claude, à tour de rôle, dans le journal parlé de 8h sur La Première, Etienne de Callataÿ et Steven Vanackere estiment tous les deux que la situation est à prendre très au sérieux. 
 
"Il faut plus que jamais se dire que l'accord gouvernemental qui annonce qu'en 2012 le déficit doit chuter en-dessous de 3% (...), que cette ambition doit absolument être réalisée", a déclaré le nouveau ministre des Finances. Quant à savoir s'il faut aller plus loin, le ministre évoque "plusieurs contrôles budgétaires" qui devront déterminer, à chaque fois, si l'objectif fixé peut être atteint. 
 
Etienne de Callataÿ estime, lui, qu'"il va falloir probablement prendre des mesures additionnelles dans les mois qui viennent". Et l'économiste en chef à la banque Degroof de prévenir : "Il faut accepter que tant que nous aurons les grandes incertitudes qui sont les nôtres aujourd'hui (finances publiques et zone euro), les taux d'intérêt pour les Etats et notamment pour la Belgique connaîtront des variations qui vont épuiser certains nerfs".
 
C. Biourge

19:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

15.12.2011

BELGIQUE: Wilrijk: Du pain à l’eau de Javel...

 
Que c’est beau la libre concurrence et l’économie sociale écologique de marché, en temps de crise ...
RoRo

 

C’est dans SOLIDAIRE, hebdo du Ptb:

 

Expresso :: Du pain à l’eau de Javel

La semaine dernière, un grand magasin de Wilrijk s’est mis à cuire du pain. Mais la quantité n’a pas été vendue à temps. Quand un client a proposé d’apporter tous ces pains invendus à la banque alimentaire, il lui a été répondu que ce n’était pas possible, que la direction avait ordonné de tout balancer dans le conteneur à déchets. Maintenant qu’avec la crise, de plus en plus de gens se retrouvent dans la pauvreté, et que les banques alimentaires connaissent des pénuries, une collaboration entre les grandes surfaces et les banques alimentaires serait quand même indiquée, non ? Mais non, certains magasins aspergent même leur nourriture jetée d’eau de Javel afin d’empêcher qu’elle soit « volée ». (www.dewereldmorgen.be 9/12/11)

21:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

BELGIQUE: c'est le moment de faire des sacrifices pour vaincre la crise causée par l' Euro-dictature, les multinationales, les b anquiers, les spéculateurs, nos gouvernants et ... de commander du mazout de chauffage.

BELGIQUE: c'est le moment de faire des sacrifices pour vaincre la crise causée par l' Euro-dictature, les multinationales, les banquiers, les spéculateurs, nos gouvernants et ... de commander du mazout de chauffage.
 
Je viens de commander 1.000 litres de mazout de chauffage.
 
901 euros à payer cash !
 
C’est un véritable scandale, résultat des spéculations pétrolières, des guerres impérialistes, et des taxes et accises énormes prélevées par l’ Etat ...
 
901 euros: que vont faire cet hiver les ménages qui n’ont par exemple que 1.400 euros par mois et 1 loyer de 400 euros à payer ??? Il leur restera 200 euros pour payer tout le reste pendant le mois. Y compris les sacrifices exigés par Di Rupo le rosé et ses comparses de la bande des six.
 
L’ aide du gouvernement à toute la population défavorisée ???  Continuer à payer 21 % de Tva (le taux le plus élevé), au lieu de 6 % ... sur l’énergie.
 
Le mazout de chauffage n’ est pourtant pas un produit de luxe, mais de première nécessité. Si l’hiver est rude, avec 1.000 litres de mazout vous avez à peine de quoi chauffer une habitation normale pendant 3 mois...
 
RoRo

10:34 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

13.12.2011

BELGIQUE: Comment Di Rupo Ier va s’en prendre à vous, à votre fa mille, à vos collègues et amis… b3

 
C’était dans “SOLIDAIRE”, hebdo du Ptb
Attention les amis, le gouvernement à peine formé, les ministres des 6 partis gouvernementaux, Flamands, Bruxellois, Francophones et Germanophones fraternellement unis et réunis, expliquent déjà sur les chaînes télévisées, que dans le cadre des ajustements budgétaires, il va falloir trouver quelques centaines de millions d’ euros supplémentaires... Ils n’ont pas prévu assez lors de leurs interminables palabres... C’est un scénario à la grecque ... Il y quelque 35 ans, un certains Wilfried Martens (Psc flamand qui a conduit 8 gouvernements) proclamait déjà que nous allions arriver au bout du tunnel. Mais, c’ est le tunnel sans fond du capitalisme pour nous pomper ...
RoRo
 
7 décembre 2011 11:19 | Il y a : 6  jour(s) 
| Thème:
 
Belgique, Belgique, Gouvernement, Slider 

Le nouveau gouvernement taille dans le tas

Les mesures du plan budgétaire touchent en premier lieu les travailleurs et les allocataires sociaux. Ceux qui ont provoqué la crise ne sont presque pas touchés. Nous avons voulu illustrer cela par des exemples concrets. Le plan Di Rupo, au cas par cas, mesure par mesure.

Joris Van Gorp
 

Pourvu que ce couple n’ait pas prévu de plan d’économies d’énergie l’année prochaine, car Di Rupo a éliminé la plupart des réductions d’impôts dans ce domaine. (Photo Catherine Murray)

Comment Di Rupo Ier va s’en prendre à vous, à votre famille, à vos collègues et amis…

Prépension reculée et limitation du crédit temps

L’âge minimal pour partir en prépension passe de 58 à 60 ans. Le nombre d’années de carrière pour entrer en ligne de compte pour la prépension est porté de 38 à 40 ans. Fin 2014, il y aura une évaluation et, en cas d’insuffisance, l’âge minimal sera porté à 62 ans. 
« L’âge de la prépension n’est pas augmenté de deux, mais de quatre ans », explique Paul Lootens, secrétaire général de la Centrale générale de la FGTB. « En fait, cette évaluation devait déjà se faire cette année. C’était prévu dans le Pacte des générations. Les employeurs l’ont refusée, et l’augmentation a quand même eu lieu. On peut donc déjà prévoir ce qui va se passer en 2014. (…) Les exceptions pour les travailleurs de la construction et les gens qui ont fait 20 ans de travail de nuit continueront à exister. Elles seront discutées tous les deux ans, lors de la concertation interprofessionnelle. Mais on peut déjà prévoir qu’il y aura beaucoup de pression pour augmenter ce système de deux ans aussi », ajoute Paul Lootens sur DeWereldMorgen.be. 
    Pour les entreprises en difficultés, l’âge minimal de départ passera de 50 à 55 ans et, en cas de restructuration, de 52 à 55 ans. La prépension à mi-temps est supprimée. Le crédit temps n’offre plus d’issue, car il est limité à un an à temps plein, à deux ans à mi-temps ou à 5 ans pour un 4/5.



Marc a 54 ans. Il est marié et a deux enfants qui habitent encore sous son toit. Après une restructuration à son travail, Marc perd son emploi. Il n’a pas droit à la prépension et doit donc aller pointer, sans appoint de la part de son ancien employeur. Jusqu’à 60 ans, il va devoir prouver qu’il cherche activement du travail, dans le cadre du contrôle de la disponibilité. Pourtant, les patrons ne sont pas particulièrement chauds pour embaucher des gens de plus de 50 ans. Après trois ans de chômage, Marc ne recevra plus mensuellement qu’une indemnité de 568 euros et ce, jusqu’à sa pension. (exemple FGTB)

Pension anticipée « reculée »

L’âge minimal pour la pension anticipée est porté de 60 à 62 ans. Les conditions de carrière sont aussi augmentées : de 35 à 40 ans. « Dans les services publics aussi, la limite d’âge pour la pension anticipée passe de 60 à 62 ans. Un certain nombre de groupes spécifiques, comme la police et le personnel carcéral, pouvaient décrocher plus tôt. À la CSC Services publics, ils craignent, eux aussi, de ne pouvoir prendre leur pension anticipée qu’après une carrière de 40 ans », écrit DeWereldMorgen.be dans un entretien avec Luc Hamelinck, président de la CSC Services publics.



Sylvie vient d’avoir 58 ans. Après trois ans d’études supérieures en comptabilité (école supérieure type court), elle a commencé à travailler à 21 ans.  Toute sa vie, elle a travaillé dur, pour divers employeurs. Sylvie est fatiguée et ne peut plus supporter le stress croissant au travail. Elle envisage de prendre sa prépension dans deux ans. Mais c’était compter sans le nouveau gouvernement. Le nouvel accord gouvernemental oblige Sylvie à travailler encore quatre ans.

Réduction de la pension des fonctionnaires

Les mesures concernant les pensions dans le secteur privé sont également appliquées dans les services publics. Pour eux, Di Rupo envisage une économie supplémentaire. Le calcul des pensions des agents de l’État sera basé sur le salaire moyen des dix dernières années de carrière, alors qu’auparavant, c’était sur les cinq dernières années de carrière. Avec cette mesure, on va pouvoir rogner 420 millions d’euros sur les pensions des fonctionnaires. 



Frank est conducteur de train. Depuis la libéralisation du rail, c’est régulièrement le chaos, dans les chemins de fer. En raison d’un manque aigu de personnel, Frank doit souvent faire des restrictions sur ses jours de repos et de congé. Aujourd’hui, le gouvernement envisage deux surprises pour lui et ses collègues :
1. La pension du personnel ferroviaire est actuellement calculée sur le salaire du dernier mois. L’accord gouvernemental remplace cela par le salaire moyen des dix dernières années. Cela signifie une baisse de la pension de 10 à 20 %.
2. Le personnel roulant de la SNCB peut actuellement prendre sa pension à 55 ans (c’est logique car, avec un travail aussi exigeant, on est pratiquement vidé au bout de 30 ans de carrière). Le nouvel accord gouvernemental se moque de ce droit, qui concerne non seulement la santé du conducteur, mais aussi la sécurité du voyageur.

Les chômeurs paient la facture

L’allocation de chômage diminue jusqu’à un montant forfaitaire, en trois périodes. La première dure un an. La deuxième période dépend du nombre d’années qu’on a travaillé (deux mois plus deux mois par année de travail), mais peut durer au maximum trois ans. Ensuite, on arrive dans la troisième période, durant laquelle on ne touche qu’un montant forfaitaire. Ce montant forfaitaire s’élève, pour un cohabitant avec une famille à charge, à 1 069 euros ; pour un isolé, à 898 euros et, pour un cohabitant, à 474 euros.



Martin a travaillé cinq ans et est isolé au moment où il devient chômeur. La première année, il perçoit 65 % de son dernier salaire durant les trois premiers mois, et 60% durant les neuf mois suivants. Ensuite, il entre dans la deuxième période. Pendant douze mois (2 mois + 5 fois 2 mois), il touche 55 % de son salaire. Finalement, après deux ans de chômage, il va retomber à un montant forfaire de 898 euros par mois. (exemple FGTB)

 



Diane a travaillé 10 ans. Elle est mariée et a trois enfants. Pendant les trois premiers mois, elle touche 65 % de son ancien salaire, et 60 % les neuf mois suivants. Sa deuxième période s’élève à 22 mois (2 mois + 10 fois 2 mois). Pendant les 12 premiers mois de cette deuxième période, elle va toucher 40 % de son ancien salaire. Ensuite, son indemnité des 10 mois suivants diminuera chaque trimestre, pour ne plus consister qu’en un montant forfaitaire de 474 euros par mois. (exemple FGTB)


Les chômeurs plus âgés vont aussi être touchés. Le critère d’âge pour avoir droit à une prime d’ancienneté dans l’indemnité de chômage passera de 50 ans à 55 ans. 
    En comparaison avec les indemnisations actuelles, c’est un recul. La deuxième période est diminuée et généralisée. Diminuée, car le calcul est raboté d’un tiers, et la période est limitée à 3 ans. Généralisée, car, actuellement, cette période ne concerne que les cohabitants, et pas les chefs de famille ou les isolés. La troisième période, celle du forfait, ne concerne aujourd’hui également que les cohabitants. Le plan de Di Rupo prévoit que chaque catégorie reste maximum quatre ans dans la troisième période, et retombe ensuite sur le forfait minimal prévu actuellement.
    Les jeunes qui ont fini leurs études devront attendre douze mois (neuf mois jusqu’ici) avant de pouvoir toucher une indemnité. Celle-ci est alors limitée à trois ans. De même, le critère d’un emploi de service convenable est plus sévère. Un chômeur ne peut plus refuser de « travail convenable » dans un rayon de 60 km (jusqu’à maintenant, 25 km).



Nadia est une mère célibataire de deux jeunes enfants. Avec la nouvelle réglementation, elle doit accepter un travail à 60 km de son domicile. Elle ne dispose pas d’un véhicule propre et, chaque matin et chaque soir, elle devra passer une heure et demie dans un train et dans un bus. Pour ce faire, elle doit quitter sa maison à 7 heures et ne rentrer qu’à 19 heures le soir. Pour accueillir ses enfants en dehors des heures d’ouverture des crèches, elle n’a pas encore trouvé de solution.

Mais, nulle part dans l’accord gouvernemental, il n’est question de la création de véritables emplois. C’est incompréhensible, quand on voit que, pour l’instant, les entreprises restructurent à tour de bras. Les mesures contre les chômeurs ne servent qu’à mettre ces derniers sur la paille, de sorte qu’ils acceptent n’importe quel boulot à n’importe quel salaire. De cette façon, les chômeurs sont transformés en une armée de main-d’œuvre de réserve, qui pèse sur les salaires et les conditions de travail de tous les travailleurs.

Une famille à deux salaires perdra 550 euros par an

La diminution de la déduction pour habitation propre, de la déduction des frais de crèche, de l’assurance vie et de l’épargne pension coûte déjà facilement 225 euros par an à une famille moyenne à deux salaires. Si l’un des deux roule avec une voiture de société, cela leur coûtera 350 euros de plus par an. D’après le quotidien De Morgen (3 décembre), une famille moyenne perdra 550 euros par an.
    Et il est à souhaiter pour eux qu’ils n’aient pas prévu de plans d’économie d’énergie pour leur habitation car, autrement, cela va encore représenter une saignée d’au moins 2 500 euros. Le plan Di Rupo diminue les réductions d’impôts pour l’isolation de toiture, et supprime les autres réductions fiscales sur les dépenses en économie d’énergie. 
    De même, l’augmentation des titres services d’1 euro touchera les familles un peu plus nanties. En 2014, les familles qui recourent aux titres services devront payer, ensemble, plus de 127 millions d’euros. Et ceci, alors qu’avec le plan Di Rupo, les banques, qui ont provoqué la crise, s’en sortent avec une taxe bancaire annuelle de 100 millions d’euros, qu’elles factureront sans aucun doute à leurs simples clients. 
    De même, dans le cadre du réchauffement climatique, la réduction de facture pour l’achat de voitures plus économiques est supprimée. Il s’agit d’une économie de près de 400 millions d’euros par an.
    La TVA sur la télévision numérique est portée de 12 à 21 %. Les accises sur le tabac et l’alcool vont être augmentées. Des réductions fiscales sont également prévues, dans le plan Di Rupo. Dès 2013, Di Rupo prévoit une exemption d’impôt accrue de 200 euros pour les bas revenus. Quelqu’un qui gagne moins de 24 410 euros par an devra payer 48 euros de moins net.



Kasper gagne 1 200 euros par mois. Il a droit à une réduction d’impôt de 48 euros par an. Même pas assez pour compenser la hausse de la TVA sur la télévision digitale.

21:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

04.12.2011

BELGIQUE: Photos de la manifestation de ce vendredi 1er décembr e 2011, en réponse aux plans d'Elio-le-rosé et ses copains de la droite patronale et européiste ... b3

BELGIQUE: Photos de la manifestation de ce vendredi 1er décembre 2011, en réponse aux plans d'Elio-le-rosé et ses copains de la droite patronale et européiste ...
 
Sur le blog de Myriam DELY (militante de CHARLEROI-Dampremy), voir quelques très belles photos de la journée d’ action de ce vendredi 01 décembre 2011 dans les rues de BRUXELLES, capitale (décidée par qui ?) de l’ EURO-DICTATURE capitaliste franco-allemande....
 
RoRo
Sent: Friday, December 02, 2011 5:30 PM
 
Subject: Photos de la manifestation d'aujourd'hui
 
Bonjour,

En voici quelques-unes sur : http://www.myriam-en-ebullition.be

En avant vers une grève générale !

Myriam


20:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

28.11.2011

BELGIQUE: Ca y est Elio DI RUPO, président du Ps francophone, no us prépare son gouvernement pour la semaine prochaine. c1g20b3

BELGIQUE: Ca y est Elio DI RUPO, président du Ps francophone, nous prépare son gouvernement pour la semaine prochaine.
 
Pas de doute, ce futur gouvernement papillon sera en fait un gouvernement de croque-morts, un véritable panier aux crabes, composé de représentants de la particratie, d’apparatchiks du capitalisme et de l’ EURO-DICTATURE institutionnalisée et supra-nationale. Des gens de 6 partis, du Nord et du Sud du pays, de la droite, du centre et de la fausse “gauche”, des gens qui se sont étripés pendant 19 mois  ...
 
On va rire, mais ce qui est sûr, les petites gens et les travailleurs, seront les plus touchés, les plus nombreux, comme en Grèce, en Espagne, en Italie, en Irlande, à payer une crise dont ils ne sont pas coupables. Nous devons tous participer à ce partage avec les patrons des effets de leur politique. Telle est la nouvelle doctrine “socialiste”. Et surtout, pas de manifs, pas de grèves, mais de la soumission, de la collaboration, de la compréhension, sinon... la fin du monde, de la Belgique, avec l’ Europe franco-allemande (dans laquelle ils nous ont tous fourrés), le Fmi et la Bce vont nous tomber dessus ... ! Convoqué par Sarkozy et Merckel, Yves Leterme devra aller s’expliquer comme ses collègues grec et italien...
 
Les chômeurs, les pensionnés, les petits salariés, les fonctionnaires, ... vont devoir abandonner un morceau de leur beefteack. Les patrons et les ministres eux y laisseront une partie de leur caviar, de leur foi gras, consommeront un peu moins de champagne et fumeront un cigare cubain en moins. L’augmentation des titres-service de 1 euro l’heure n’ est que pour 2013 ... Un francs n’a pas la même valeur pour tout le monde. Si vos revenus sont de 1.000 euros par mois et celui de votre Directeur de 10.000 euros, la différence est de 1 à 10,... Qu’à cela ne tienne: il faudra nous montrer chacun un bon Belge qui aura contribuer à sauver le pays, comme ses (ces) politiciens “démocrates” et “responsables” ...
 
L’EURO-DICTATURE capitaliste (27 pays) ne compterait déjà plus que 3 gouvernements de gauche. Di Rupo et ses comparses Ps, qui tiennent au pouvoir envers et contre tous, n’ auraient-ils encore rien compris ? Leur sort sera celui de Papandréou et de Zapatero... On en reparlera d’ici un an ou deux ...
 
11 milliard d’ euros, cela signifie 450 milliards de francs belges. En 1960-1961, le calottin Gaston EYSKENS, père de la loi unique, est tombé pour beaucoup moins que cela après 6 semaines de grèves générale ... Di Rupo, tu as courte mémoire ou tu ne connais pas encore tout à fait l’Histoire de la Belgique et de sa classe ouvrière ... !
 
RoRo
 
 
cartereferendum
 
 
 
 
 
 

14:08 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

19.11.2011

BELGIQUE: Le PTB dénonce l’abandon de la taxation des fortunes p ar le formateur Di Rupo b3

Sent: Friday, November 18, 2011 10:36 PM
To:
Subject: Le PTB dénonce l’abandon de la taxation des fortunes par le formateur Elio Di Rupo (“socialiste”)
 
 
 
 
 
 

Logo PTB


Communiqué de presse
18 novembre 2011

Le PTB dénonce l’abandon de la taxation des fortunes par le formateur Di Rupo


Selon les informations filtrant des négociations parues dans la presse, le formateur Elio Di Rupo a abandonné l’idée d’un impôt sur la fortune (sa « cotisation temporaire de crise sur le grand patrimoine ») pour la remplacer par une taxation des revenus mobiliers dépassant 100 000 euros. Ce qui amène le rendement d’une telle mesure à « un niveau totalement symbolique équivalant à un abandon de la taxation des fortunes » dénonce le PTB.
 
Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB : « Les chiffres sont sans appel. Nous avons avancé, avec le PTB, le projet d’une “Taxe des millionnaires” qui rapporterait 8 milliards d’euros (voir le document du service d’études du PTB ici). La “Cotisation temporaire de crise sur le grand patrimoine” de Di Rupo devait, elle, rapporter 400 millions d’euros, soit vingt fois moins. Or selon De Standaard, la nouvelle mesure finalement retenue ne devrait finalement rapporter que 88 millions d’euros, cent fois moins que la Taxe des millionnaires du PTB. »
 
« Nous avons donc, d’un côté, des millionnaires contribuant pour 0,088 milliard au budget de l’État, alors que les pensionnés, les chômeurs, les malades, les fonctionnaires, les travailleurs du privé devront consentir à des sacrifices représentant plusieurs milliards » dénonce le porte-parole du parti de gauche.
 
« De plus, en renonçant à une taxation des patrimoines, le formateur Di Rupo renonce au cadastre des fortunes qu’elle implique. Elio Di Rupo se prive ainsi de la Rolls Royce de la lutte contre la fraude fiscale », note Raoul Hedebouw. « En effet, c’est en connaissant les patrimoines et en pouvant comparer patrimoines et revenus que l’on combat le plus efficacement l’ensemble de la fraude fiscale. Or, cette lutte figure également dans les cartons du formateur. Mais elle figure également, semble-t-il, parmi les mesures symboliques puisqu’on se prive d’une mesure essentielle. »
 
« L’abandon de l’impôt de la fortune par le formateur était écrit. Pas seulement dans les astres, mais également dans un document de notre service d’études », relève encore Raoul Hedebouw.
En effet, l’étude d’octobre 2011 intitulée « Taxer les grosses fortunes : réalisable et très rentable » (voir l'étude PTB ici) relevait l’aberration d’une mesure temporaire et limitée, telle que proposée par le formateur dans sa note de juillet.
 
On pouvait y lire : « Il est clair que la mise en place de tout un dispositif fiscal pour un prélèvement temporaire représente un surcoût assez difficilement justifiable. Le formateur ne pouvant l’ignorer, on saisit que sa proposition vise à tromper soit les adversaires d’un impôt sur la fortune (en annonçant comme temporaire une mesure qui serait définitive), soit ses partisans (en insérant une proposition qu’il est prêt à sacrifier lors des négociations). »
 
« On apprend donc aujourd’hui qu’Elio Di Rupo a choisi de tromper sa gauche plutôt que sa droite, déduit Raoul Hedebouw. Cela en faisant de la taxation des plus riches une mesure purement symbolique dont la seule fonction est de pouvoir faire payer l’austérité par les travailleurs actifs et les allocataires sociaux. C’est inacceptable et nous continuons notre campagne pour une véritable taxe des millionnaires (www.taxedesmillionnaires.be). Nous soutenons aussi l’appel des syndicats à une grande manifestation le 2 décembre pour que le monde du travail ne paie pas la crise provoquée par les spéculateurs, les grands banquiers et les multimillionnaires. »
 
 
Service de presse du PTB
 
Raoul Hedebouw,
porte-parole du PTB
0477/986510

 

 

22:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

03.11.2011

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Holding communal :: Coût total pour le citoyen : 8 milliards d’euros

En 1996, l’État belge a touché 750 millions d’euros lors de la vente du Crédit communal. Quinze ans plus tard, Dexia a dû être sauvée de la faillite et le Holding communal passe en liquidation. Une opération qui va coûter 8 milliards d’euros.

Koen Hostyn
 

Le Holding communal avait une fonction sociale, mais, dès 2004, les choses ont commencé à mal tourner. C’est alors que le Holding s’est mis à acheter des actions et à spéculer avec de l’argent emprunté. Ce qui revient à jouer à la roulette, comme l’a dénoncé la section liégeoise du PTB, et à transformer l’Hôtel de Ville de Liège en casino. (Photo Solidaire, Antonio Gomez Garcia)

Jusque dans les années 90, les villes et communes belges investissaient une bonne partie de leurs avoirs dans le Crédit communal, une banque publique. En 1996, la banque était vendue au plus offrant, pour 750 millions d’euros (30 milliards de francs belges). Ceci, pour obtenir les moyens financiers dont l’État avait besoin pour pouvoir accéder à l’Union européenne. Le Crédit communal, en compagnie du Crédit Local de France, se muait en une nouvelle banque privée : Dexia. Les parts des villes et communes belges étaient transférées au « Holding communal » qui, dès lors, allait détenir 14,1 % des avoirs de Dexia.

Le Holding communal avait donc une fonction sociale : gérer l’argent des administrations locales et investir dans le secteur financier (Dexia), dans des entreprises d’utilité publique, dans l’énergie renouvelable et dans l’immobilier. Pour ce faire, le Holding utilisait le capital de ses actionnaires (les villes et les communes) et un certain nombre d’emprunts. Pour les villes et les communes, les parts détenues par le Holding chez Dexia constituaient une source importante de rentrées. En moyenne, elles tiraient 0,7 % de leurs rentrées des dividendes annuels sur ces actions.

Dérapage complet

Toutefois, dès 2004, la situation dérapait complètement. En quatre ans, le Holding voyait ses dettes passer de 186 millions d’euros (en 2004) à 1,8 milliard (en 2008). Il s’agit donc d’un décuplement des dettes, alors que les avoirs propres au Holding restaient plus ou moins les mêmes. La principale cause de cette multiplication de la dette résidait dans deux emprunts, pour un total de près de 1,3 milliard d’euros, contractés par le Holding auprès de Dexia. Maintenant, il s’avère que ces emprunts ont été utilisés, entre autres, afin… d’acheter des actions Dexia. Aussi, quand Dexia a sombré une première fois en 2008, les Régions ont dû donner des garanties au Holding afin que celui-ci puisse continuer à rembourser ses dettes. Les villes et les communes ont été interpellées à leur tour afin de renflouer le Holding de 500 millions d’euros supplémentaires en capital.

Maintenant que Dexia a sombré une seconde fois en 2011, la situation du Holding est devenue intenable. Le Holding avait en effet porté ses actions chez Dexia dans ses comptes à 8,26 euros l’unité, mais a vu ensuite la valeur de ces actions dégringoler en bourse, à 0,60 euro l’action. Bien vite, le Holding communal n’a plus disposé des moyens nécessaires pour rembourser ses dettes et a donc été menacé de faillite.

Une blague coûteuse

Pour éviter une faillite, le gouvernement a imaginé une solution. Le Holding n’a pas été déclaré en faillite, mais est allé en « liquidation », de façon à disposer d’encore un peu de temps pour vendre ses avoirs. Le Holding aurait encore 1,6 milliard de dettes, dont la moitié environ pourraient être récupérées lors de la vente de ses biens. Le reste des dettes (800 millions d’euros) serait réparti comme suit :

• 100 millions pour Dexia (qui, entre-temps, a été nationalisée par le gouvernement fédéral)

• 570 millions pour les Régions (qui s’étaient portées garantes pour 450 millions en 2008)

• 130 millions pour l’État fédéral (qui prépare aujourd’hui déjà 10 milliards d’économies)

Pour les villes et les communes aussi, la chute du Holding communal est une blague coûteuse. Elles risquent de perdre près de 2 milliards d’euros en capital au Holding communal, de voir leur passer sous le nez les dividendes de leurs actions et de voir s’envoler en fumée leur investissement supplémentaire de 500 millions du début 2009 (pour lequel on leur avait promis 13 % de rendement).

Bref, quinze ans après la privatisation du Crédit communal (vendu pour 750 millions), le coût de cette spéculation s’élève aujourd’hui à plus de 8 milliards d’euros (voir tableau).

La chute de Dexia nous coûte 8 milliards

• Contributions à la liquidation du Holding communal

Gouvernement fédéral                           100 millions d’euros

Régions                                                 570 millions d’euros

Dexia                                                    100 millions d’euros

Total                                                    800 millions d’euros

• Pertes communes

Recapitalisation en 2009                        500 millions d’euros

Diminution de valeur des actions            2 milliards d’euros

Dividendes non perçus 2008-2011         600 millions d’euros

Total                                                    3,1 milliards d’euros

• Rachat de Dexia par gouvernement fédéral : 4 milliards d’euros

Toutefois, cette « solution » vise surtout à mettre à l’abri les responsables. Il s’agit en l’occurrence des administrateurs de Dexia et du Holding communal, des receveurs et échevins communaux qui étaient d’accord avec la recapitalisation et des divers contrôleurs qui avaient fermé les yeux. La plupart, de grands noms de l’establishment politique belge qui préféreraient  éviter une enquête sérieuse sur la chute libre du Holding communal.

 

Les communes les plus pauvres sont les plus touchées

En 2009, la quasi-totalité des communes belges ont participé à la recapitalisation du Holding communal. Cet argent des impôts a aujourd’hui disparu en fumée. Ce sont surtout les communes les plus pauvres qui en sont victimes. Par habitant, la commune bruxelloise de Saint-Josse-ten-Noode est celle qui a perdu le plus (voir tableau). Détail piquant : la PS Anne-Sylvie Mouzon était à l’époque conseillère communale et en même temps vice-présidente du Holding communal.
Si nous comparons ce top-10 à la liste des communes les plus pauvres, nous découvrons des similitudes surprenantes. Le numéro 1, Saint-Josse-ten-Noode est également la commune belge au revenu moyen par habitant le plus bas. En outre, Schaerbeek (4e), Saint-Gilles (5e) et Anderlecht (7e) font elles aussi partie des communes les plus pauvres du pays. 
(Source : SPF Economie – février 2011)

 

Top-10 des communes qui perdent le plus par habitant

1. Saint-Josse-ten-Noode : 94,1 euros (par habitant)

2. Saint-Gilles : 81,7 euros

3. Spa : 81,4 euros

4. Blankenberge : 79,1 euros

5. Seraing : 77,2 euros

6. Anderlecht : 77,0 euros

7. Schaerbeek : 74,6 euros

8. Ixelles : 68,1 euros

9. Saint-Nicolas (Liège) : 54,5 euros

10. Ostende : 53,0 euros

Source : De Tijd (22 octobre 2011)

19:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

08.10.2011

BELGIQUE: Dans SOLIDAIRE: Dexia : c’est une « good bank » publiq ue qu’il nous faut c1b3

 Dexia : c’est une « good bank » publique qu’il nous faut
 
octobre 2011 17:13 | Il y a : 3  jour(s) 
| Thème:
 
Éditorial, Belgique, Banques 

 

David Pestieau
 

Les actionnaires publics – États français et belge, Régions et communes – sont largement majoritaires dans Dexia. Le problème est que la banque a été dirigée depuis les années 90 comme une banque privée.

A l’heure d’écrire ces lignes, le groupe Dexia est sur le point d’être démantelé. Le prétendu sauvetage de 2008 aura duré à peine trois ans. On parle aujourd’hui de la création d’une « bad bank » où les actifs toxiques – avec des obligations d’État peu sûres et des prêts douteux – seraient stockés avec la garantie des États belge et français. Tandis que les beaux morceaux de Dexia (comme Dexia Banque Belgique, descendante du Crédit communal) seraient vendus.

Ce serait un véritable hold-up : les pertes et les risques seraient à charge du contribuable, les profits au privé.

« La “bad bank” créée par le groupe Dexia recevrait des garanties des autorités françaises et belges. Ainsi les pertes des portefeuilles toxiques arriveraient là où elles n’ont précisément rien à faire, dénonce Danny Carleer, initiateur du site www.banquepublique.be et membre du PTB. Ce qui veut dire que c’est le contribuable qui devrait encore payer pour les pots cassés. Les banquiers qui sont responsables des énormes gaffes ne devront une nouvelle fois pas porter le poids de la crise. »

Je ne peux que m’étonner de l’absence d’un débat public sur la privatisation du Crédit communal et de ses conséquences désastreuses. Sur ce sujet, les partis traditionnels se taisent dans toutes les langues. Pourtant ce débat pourrait amener à un changement de cap. Car le comble est que les actionnaires publics – États français et belge, Régions et communes – sont largement majoritaires dans Dexia. Le problème est que la banque a été dirigée depuis les années 90 comme une banque privée. Les communes sont devenues dépendantes des dividendes du Holding communal qui sont aujourd’hui nulles. Avec de graves conséquences pour les finances communales : restrictions sur le personnel, l’enseignement, les services sociaux, etc. Et, cerise sur le gâteau, les communes sont constamment appelées à apporter des garanties (et à s’endetter) à une banque dont elles n’ont plus le contrôle réel.

Cette logique doit être cassée. Si l’État et les communes mettent de l’argent dans les banques, c’est pour en prendre le contrôle, garantir l’épargne, permettre que les prêts soient faits au bénéfice de la collectivité, éviter tout phénomène de spéculation. Comme le PTB l’a dit depuis l’éclatement de la crise bancaire en 2008, ce qu’il nous faudrait, c’est une « good bank » publique. Qui travaillerait de la manière qui a fait le succès du Crédit communal. Car la CGER et le Crédit communal n’ont jamais, durant des décennies, connu les problèmes auxquels sont confrontés les banques privatisées aujourd’hui.

Au lieu d’injecter de l’argent dans un puits sans fond et offrir des garanties à une stratégie qui prouve sa faillite, un service public bancaire pourrait offrir un nouveau départ pour les communes. Cette « good bank » publique devrait être sous le contrôle direct de la population, des organisations sociales, sans avoir recours à des managers venus du privé. On pourrait alors avoir une banque publique avec des pratiques de service public.

13:34 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

06.10.2011

PTB: BELGIQUE: dans "SOLIDAIRE du 30 août 2011: Note Di Rupo :: Ça va (nous) faire mal suites (5, 6 et 7) c1b3

 
PTB: BELGIQUE: dans "SOLIDAIRE du 30 août 2011: Note Di Rupo :: Ça va (nous) faire mal  suites (5, 6 et 7)
 
 
Note Di Rupo :: Ça va (nous) faire mal

On a l’impression que même les journalistes habitués au 16 rue de la Loi sont lassés, après la énième tentative de négociations depuis juin 2010. La note Di Rupo est pourtant la base des négociations en cours. Même si cette fameuse note ne fait plus recette dans les médias, il est important de voir ce qui se cache dans ces 113 pages. Car il y a de quoi s’inquiéter. Il suffit de voir les chantiers proposés dans ce texte pour comprendre les réactions virulentes des syndicats. A l’ordre du jour : assainissement des finances publiques, autonomie fiscale et plus grande responsabilité des Régions, réforme de l’État avec transfert de compétences du fédéral vers les entités fédérées, etc. Et surtout, des réformes sociales et économiques qui vont toucher l’ensemble de la population. En langage européen, on dit « austérité » : tous les pays de l’Union sont ou vont être touchés. Et la Belgique n’échappe pas aux fausses solutions à la crise de la Commission européenne. Poussez pas, y en aura pour tout le monde.

Note salée de Di Rupo :: Travailler toujours plus longtemps (5)

 

La note Di Rupo prévoit que les pensions minimales seront augmentées de 2 % tous les deux ans, mais il sera de plus en plus difficile d’avoir droit à une pension complète.

Axel Bernard
 

Par exemple, pour les nouveaux fonctionnaires qui démarrent leur carrière, mais aussi pour les contractuels qui sont nommés en milieu ou fin de carrière, on va calculer progressivement la pension sur la base du traitement des dix dernières années de carrière, au lieu des cinq dernières années. Les effets de cette mesure dépendent de l’évolution des salaires.
Autre mesure, qui concerne le secteur privé cette fois : dorénavant, toutes les années de carrière seront prises en considération dans le calcul de la pension. Aujourd’hui, le calcul de la pension se limite aux 45 meilleures années de carrière. Dans le calcul de la carrière, les périodes de chômage de longue durée ou de prépension avant 60 ans (à l’exception des prépensions dans le cas d’une entreprise en difficulté ou en restructuration) seront moins bien valorisées qu’actuellement. La note attaque ainsi directement ce qu’on appelle les périodes assimilées.

Il en sera de même pour les périodes d’interruption volontaire du travail, hors congés parentaux, palliatif, de soins à un membre de la famille souffrant, excédant une année.

Exemple de l’application de la note Di Rupo dans la vie de tous les jours :

Diminution des périodes assimilées dans le calcul de la pension

Daniel travaille dans le secteur de la construction. A l’âge de 55 ans, et après avoir travaillé 40 ans, il est encore un des seuls à pouvoir profiter de la prépension en Belgique. Pendant sa carrière, il a construit une pension légale limitée (plus ou moins 900 euros/mois). Normalement, cette pension devrait continuer à croître pendant sa prépension. Mais avec la réforme de Di Rupo, il n’y aura plus d’assimilation des années avant l’âge de 60 ans pour le calcul de la pension légale. 

Note salée de Di Rupo :: Fin du premier pilier des pensions ? (6)
 
Axel Bernard
 
 
 
Enfin, le gouvernement poussera aussi à la généralisation d’un deuxième pilier de pensions. Cela mine le premier pilier des pensions publiques parce qu’il n’y que très peu de cotisations sociales à payer sur le salaire payé sous forme de pensions complémentaires. Cela augmente l’inégalité, car surtout les hauts revenus en profitent. C’est très risqué, car les fonds de pension sont soumis aux évolutions de la bourse et la crise a montré tous les risques du système.
Exemple de l’application de la note Di Rupo dans la vie de tous les jours :
Généralisation du deuxième pilier
 
 
Manu est un employé de 39 ans. Il sait que la pension légale ne sera pas très élevée en Belgique. Ainsi il décide, comme la réforme de Di Rupo l’y encourage, de participer à une épargne pension privée. Juste avant son 45e anniversaire éclate une grosse crise financière. Du jour au lendemain, son épargne pension diminue de moitié en valeur.
 
 
Note salée de Di Rupo :: La régionalisation renforcera l’exclusion (7)
 
Axel Bernard
 
 
On le voit, même si la note Di Rupo ne s’attaque pas en soi aux salaires (ou à leur indexation) ni explicitement à l’âge de la retraite, elle contient tous les ingrédients pour miner totalement notre système social. C’est d’autant plus vrai que le volet institutionnel des réformes envisagées va renforcer la concurrence entre Régions et les pousser à une activation toujours plus grande notamment des chômeurs (les politiques de sanctions et d'activation des chômeurs sont d’ailleurs régionalisées). En effet, le budget des Régions sera essentiellement déterminé en fonction de la part de l’impôt des personnes physiques payée par Région (ce qui favorise toujours la Région la plus riche).
    Mais la réforme de l’État voulue par Di Rupo prévoit aussi des mécanismes de responsabilisation. Les Régions auront un bonus ou un malus en fonction du taux d’activité de leurs résidents. Un bonus complémentaire sera octroyé aux Régions qui parviennent à faire remonter leur taux d’emploi au-dessus des prévisions du Bureau du Plan. La même chose vaudra d’ailleurs en matière de soins de santé. Chaque Région va donc être incitée à taper plus dur sur les chômeurs et à multiplier les cadeaux au patronat, sous peine de voir son taux d’emploi diminué, ses moyens financiers réduits et l’acculer ainsi à la faillite.
 
 
 
 

13:28 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

COURCELLES: un heureux réveil anti-raciste à Courcelles: En voya ge avec les Roms ... c1b3

En voyage avec les Roms ...
 
La section “Amnesty International de COURCELLES a mis sur pied une après-midi dédiée aux Roms.
Pour découvrir la communauté du voyage et combattre les préjugés.
 
Cette initiative intitulée “EN VOYAGE AVEC LES ROMS”, présentée en collaboration avec “Présence & Action culturelle”
de Trazegnies propose le
 
SAMEDI 15 OCTOBRE à 15 heures, au centre culturel de COURCELLES (rue Monnoyer, 46),
 
la projection du film “Liberté”, de Tony Gatlif.
 
A partir de 17 heures, Alain Reyniers, anthropologue et professeur à l’ Ucl) animera une discussion
autour du film. Il sera accompagné d’ Ahmed Ahkim, directeur du Centre de Médiation des Gens du voyage et des
Roms en Wallonie. 
 
Infos : 071.37.08.48.
 
Ch. G

12:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

20.09.2011

PTB: BELGIQUE: dans "SOLIDAIRE du 30 août 2011: Note Di Rupo :: Ça va (nous) faire mal (4) c1b3

Note Di Rupo :: Ça va (nous) faire mal

On a l’impression que même les journalistes habitués au 16 rue de la Loi sont lassés, après la énième tentative de négociations depuis juin 2010. La note Di Rupo est pourtant la base des négociations en cours. Même si cette fameuse note ne fait plus recette dans les médias, il est important de voir ce qui se cache dans ces 113 pages. Car il y a de quoi s’inquiéter. Il suffit de voir les chantiers proposés dans ce texte pour comprendre les réactions virulentes des syndicats. A l’ordre du jour : assainissement des finances publiques, autonomie fiscale et plus grande responsabilité des Régions, réforme de l’État avec transfert de compétences du fédéral vers les entités fédérées, etc. Et surtout, des réformes sociales et économiques qui vont toucher l’ensemble de la population. En langage européen, on dit « austérité » : tous les pays de l’Union sont ou vont être touchés. Et la Belgique n’échappe pas aux fausses solutions à la crise de la Commission européenne. Poussez pas, y en aura pour tout le monde.

Note salée de Di Rupo :: Travailler toujours plus longtemps (4)

Axel Bernard
 

Alors qu’il y a tant de chômeurs, Di Rupo s’inscrit dans la pensée unique néolibérale qui pousse à travailler plus longtemps. Il invoque la nécessité d’avoir plus de personnes au travail afin de pouvoir payer les pensions et l’assurance maladie d’une population vieillissante. Mais la politique suivie ne mènera pas à créer des emplois. Tout comme les mesures de contrôle et de sanction des chômeurs, cette politique d’activation des personnes âgées va encore plus augmenter la concurrence entre les travailleurs ce qui poussera vers le bas les salaires et les conditions de travail. 
    Concrètement, avec la note du formateur, il sera de plus en plus difficile de bénéficier de la prépension et d’une pension anticipée avant 65 ans et d’avoir droit à une pension complète. Le texte prévoit également de généraliser le deuxième pilier de pensions (assurance privée groupée par entreprise ou par secteur) au détriment de la pension légale.
    En matière de prépensions, si les mesures prévues par le Pacte de solidarité entre les générations ne s’avèrent pas suffisantes pour dissuader les départs en prépension, la note Di Rupo envisage une série de mesures « correctrices » :
• la carrière pour accéder à la prépension pour les carrières complètes sera rallongée (de 38 à 40 ans);
• l’âge d’accès à la prépension pour les carrières complètes sera relevé (de 58 ans à 60 ans).
    Les cotisations patronales dues sur les indemnités de prépension seront plus élevées en fonction de l’âge.
    Par ailleurs, toute une série de mesures sont prévues en vue d’empêcher le départ en pension anticipée. Ainsi, l’impôt sur les pensions du deuxième pilier sera plus élevé si on part en pension à 60 ans. La retraite anticipée à 60 ans ne restera possible que pour ceux qui, à cet âge-là, atteignent 40 ans de carrière. Pour les fonctionnaires, la durée minimum de carrière passera progressivement d’ici 2020 à 35 ans. A terme, on veut rendre ce mécanisme impossible. L’âge minimum de la retraite anticipée, actuellement de 60 ans, sera en effet augmenté de 2 mois par an jusqu’à ce que l’âge de la pension anticipée coïncide avec l’âge légal de la pension, c’est à dire 65 ans.

Exemple de l’application de la note Di Rupo dans la vie de tous les jours :

Pensions des fonctionnaires : jusqu’à 100 euros par mois en moins

Fabienne travaille à la poste. Elle y travaille depuis 40 ans, dans des conditions de plus en plus difficiles. Elle n’a jamais gagné beaucoup d’argent (1 600 euros net par mois à la fin de sa carrière), mais elle a droit à une bonne pension (environ 1 200 euros net par mois). Par la réforme de Di Rupo (calcul de la pension des fonctionnaires sur base des 10 dernières années et non plus des 5), sa pension sera diminuée à 1 100 euros/mois. C’est-à-dire une perte de 100 euros/mois.

21:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

14.09.2011

BELGIQUE, après 15 mois sans gouvernement élu et de négociations ardues et fatigantes : QUEL EST LE SYMBOLE DE LA DEMOCRATIE ??? ?? c1b3

From: Evelyse B...
Sent: Sunday, September 11, 2011 10:59 PM
 
Subject: QUEL EST LE SYMBOLE DE LA DEMOCRATIE ?????
 

 

 QUI DETIENT LE SYMBOLE DE LA DEMOCRATIE ????


QUI DETIENT LE SYMBOLE DE LA DEMOCRATIE ?
- ni le PS/SP a
- ni le CD&V
- ni la NVA
- ni le VLD
- ni les VERT/GROEN 

- ni le MR
- ni le ROI
 


                                 
 
   
 
-      mais.... le STRING !      Il s'avère que c'est le plus important symbole de la démocratie :

- il sépare la gauche de la droite
- il protège le centre
- il fait rebondir le point de vue de chacun
- et unifie le regard du peuple
    
 

Seul inconvénient:

Le string, c'est comme la négociation :
il ne faut pas trop tirer sur la ficelle, car on finit par l'avoir dans le c..
 
Ami
(e) s de la poésie,
Bien à vous !
 
 

      

09:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

03.09.2011

b3d9c7c1: PTB: BELGIQUE: dans "SOLIDAIRE du 30 août 2011: Note D i Rupo :: Ça va (nous) faire mal (2)

 

Note Di Rupo :: Ça va (nous) faire mal

On a l’impression que même les journalistes habitués au 16 rue de la Loi sont lassés, après la énième tentative de négociations depuis juin 2010. La note Di Rupo est pourtant la base des négociations en cours. Même si cette fameuse note ne fait plus recette dans les médias, il est important de voir ce qui se cache dans ces 113 pages. Car il y a de quoi s’inquiéter. Il suffit de voir les chantiers proposés dans ce texte pour comprendre les réactions virulentes des syndicats. A l’ordre du jour : assainissement des finances publiques, autonomie fiscale et plus grande responsabilité des Régions, réforme de l’État avec transfert de compétences du fédéral vers les entités fédérées, etc. Et surtout, des réformes sociales et économiques qui vont toucher l’ensemble de la population. En langage européen, on dit « austérité » : tous les pays de l’Union sont ou vont être touchés. Et la Belgique n’échappe pas aux fausses solutions à la crise de la Commission européenne. Poussez pas, y en aura pour tout le monde.

Note salée de Di Rupo :: Mini-taxes pour les riches... (2)

Et maxi-taxes pour les autres.

Axel Bernard
 

 

Des mesures symboliques sur les capitaux

Enlevons immédiatement tout suspense : non, il n’y aura pas de suppression du régime des intérêts notionnels (alors que ce mécanisme fait perdre plus de 5 milliards d’euros d’impôt par an à l’État au profit des plus grosses multinationales). Il y aura un léger resserrement mais qui obligera seulement les entreprises à mieux calculer en faisant leurs comptes.
    Outre une série de mesures qui vont toucher tous les belges (augmentation de 15 à 20 % du taux de précompte prélevé sur les intérêts des comptes d’épargne par exemple), la note prévoit deux mesures qui sont sensées viser le capital ou les grosses fortunes : des mécanismes de taxation de la spéculation financière et un impôt sur les grosses fortunes.
    Il y a d’abord des mesures contre la spéculation, mais qui risquent d’être facilement contournées. Actuellement, lorsqu’une personne vend des actions et réalise une plus-value, elle ne paie aucun impôt sur les personnes physiques (sauf spéculation, mais c’est très rare qu’on puisse démontrer cette spéculation) ni à l’impôt des sociétés. Désormais, elles seraient donc taxées de 0 %, 25 % ou à 50 % à l’impôt des personnes physiques, selon la durée de détention des titres. En revanche, ces plus-values ne seront toujours pas taxables via l’impôt des sociétés. Ce qui veut dire que les grosses fortunes pourront ainsi échapper à cet impôt : les holdings d’Albert Frère pourraient continuer à « immuniser » leurs plus-values et donc échapper à cette taxe. 
    La note prévoit également une « cotisation temporaire de crise sur le grand patrimoine, c’est-à-dire les patrimoines dépassant 1,25 million d’euros en ne tenant pas compte de la maison d’habitation et du patrimoine affecté à l’activité professionnelle. Le taux de cette cotisation serait de l’ordre de 0,5 % ». Ajoutons que la note prévoit que « le patrimoine affecté à l’activité professionnelle ne serait pas visé (comme l’ISF en France) ». Ce qui veut dire que, si une grosse fortune comme Albert Frère garde une fonction dans ses holdings, il ne sera toujours pas taxé. 
    Faire payer les riches, c’est évidemment une mesure de bon sens vu que ce sont eux seuls qui ont profité de la crise. Mais pour arriver à ce but, il faut des moyens (entre autre un cadastre des fortunes et la levée du secret bancaire) inexistants pour l’instant. Et surtout, il faut s’assurer que ce qui va leur être pris, ils ne le reprennent pas ailleurs au monde du travail. Or c’est ce que l’on peut craindre avec la note Di Rupo.

Exemple de l’application de la note Di Rupo dans la vie de tous les jours :

Albert Frère : 0 euro d’impôt sur son holding financier et … 0 euro d’impôt sur sa fortune !

Albert Frère, troisième fortune de Belgique, a un holding, GBL, qui a réalisé 3,3 milliards de bénéfices en 2009 : 3 milliards de plus-values sur actions et 0,3 milliard issus des dividendes versés par les filiales. GBL a payé zéro euro d’impôt, car tant les plus-values que les dividendes concernés sont immunisés.  Et avec le plan Di Rupo ? Les dividendes qu’une société perçoit de ses filiales sont immunisés si les actions sont détenues deux ans (au lieu d’un an auparavant). C’est le cas ici. 
Quant aux plus-values, elles restent non taxables pour les sociétés si elles respectent les mêmes conditions que les dividendes immunisés. Conclusion : GBL continuera à payer zéro euro d’impôts. Et Albert Frère ne paiera pas non plus d’impôt personnel sur sa fortune puisque la « cotisation temporaire de crise sur le grand patrimoine » imaginée par Di Rupo ne vise pas le patrimoine affecté à l’activité professionnelle. Or, Frère est président de GBL.

 

 

11:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

26.07.2011

BELGIQUE: Marcinelle 8 août 2011: en hommage aux victimes de la terrible catastrphe minière du Bois du Cazier à Marcinelle ...

 
 
 
Sent: Tuesday, July 26, 2011 3:11 PM
To:
Subject: Marcinelle 8 août 2011
 
 
 

 

 

15:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

17.07.2011

Chek-point israélien à l'aéroport Zaventem (Bruxelles): Pays “li bres”, ou pays complices du sionisme ?

 
Pays “libres”, ou pays complices du sionisme ?
 
Interdit de s’ embarquer pour la Palestine, via l’ aéroport Ben Gourion, au départ de Zaventem (Belgique) et/ou Roissy (France), sur ordre ... d’ Israël. Il faut savoir que le transit par l’ aéroport Ben Gourion est une escale obligée étant donné que le seul aéroport palestinien a été détruit par les bombardements de l’ occupant sioniste ... en 2002 (je crois)...
Ces vidéos prouvent les faits ...
Les frontières d’Israël ne sont donc plus à Tel-Aviv, mais à Bruxelles et/ou Paris ... Et les flics français et/ou belges appliquent les ordres ...
RoRo
 
 
 
 
 
From: Le Brasier
Sent: Friday, July 15, 2011 4:46 PM
To: Djamal Benmerad
Subject: Chek-point israélien à l'aéroport Zaventem (Bruxelles)
 

09:04 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

15.07.2011

AVERTISSEMENT ADRESSÉ À LA TROÏKA PAR LES INDIGNES GRECS

 
 
Sent: Friday, July 15, 2011 12:18 PM
Subject: c: AVERTISSEMENT ADRESSÉ À LA TROÏKA PAR LES INDIGNES GRECS
 
GRECE: pas touche aux biens et aux droits du peuple ... !
RoRo
 
From: Le Brasier
Sent: Friday, July 15, 2011 11:06 AM
To: Djamal Benmerad
Subject: AVERTISSEMENT ADRESSÉ À LA TROÏKA PAR LES INDIGNES GRECS
 

AVERTISSEMENT ADRESSÉ À LA TROÏKA, AUX BANQUES ET AUX SOI-DISANT INVESTISSEURS, LOCAUX OU ÉTRANGERS, QUI FANTASMENT SUR LES BIENS PUBLICS GRECS

 

Un gouvernement grec déchu et dictatorial qui n’est plus représentatif du peuple de ce pays, vient de voter des lois avec lesquelles il a l’intention de brader les biens publics et les territoires grecs, contre la volonté de la grande majorité du peuple grec.

Nous informons tous ceux qui y distinguent une occasion d’investissement, que nous ne tarderons pas à renverser ce gouvernement, qui sera appelé rapidement à rendre compte de ses crimes devant le peuple et le pays. Les signatures et les lois sont nulles et non avenues. Elles ne sont pas validées par le peuple grec, qui ne les reconnait pas.

Nous mettons en garde tout soi-disant investisseur, qu’il ne lui vienne pas même à l’esprit de s’approcher de quelque vente aux enchères de nos biens publics ou braderie de nos territoires, et encore moins de penser à les acheter. À part le fait qu’il perdra tout ce qu’il a acheté quand nous retrouverons la souveraineté de notre pays en tant que peuple, les sommes qu’il aura dépensées pour ces achats illégitimes ne lui seront pas remboursées.

De même nous le prévenons que jusqu’à ce que nous recouvrions le contrôle du pays, dans le cadre de la défense de nos droits tels qu’ils découlent de la constitution grecque mais aussi des droits des peuples et des personnes reconnus internationalement, nous ferons tout ce qui est nécessaire par le biais de notre auto-organisation pour annuler en fait et en acte et pour saboter tous les éventuels investissements de ce type.

Que nul soi-disant investisseur n’ose faire ses courses dans les biens publics soldés et les territoires bradés en Grèce, sauf s’il se rend compte des hauts risques que courent ses investissements. Dans ce cas, ses investissements seront "bien reçus" dans notre pays, qui, quand son peuple se voit privé de liberté, sait donner naissance à des héros et se livrer à de haut-faits de résistance.

L’assemblée populaire de la Place Syntagma

Source : http://real-democracy.gr/

Qui sommes-nous?

Nous sommes des gens ordinaires. Nous sommes comme vous : tous les matins nous allons étudier, travailler, ou rechercher un emploi, nous avons une famille, des amis. Nous sommes des personnes qui travaillons dur tous les jours afin de vivre et d’offrir un avenir meilleur au gens qui nous entourent.

Certains d’entre nous sont progressistes, d’autres conservateurs. Certains ont des « convictions », d’autres pas. Certains ont une idéologie bien définie et d’autres sont apolitiques. Mais les développements politiques, économiques et sociaux en cours nous inquiètent et nous indignent tous. Nous sommes indignés par la corruption des hommes politiques, des hommes d’affaires et des banquiers… Indignés par le fait que les gens normaux se sentent sans défense.

Cette situation nous blesse tous au quotidien. Cependant, si l’on s’unit tous ensemble, on peut changer la situation. L’heure est venue pour que nous commencions à bâtir une société meilleure.

Nous pensons que :

- L’égalité, le progrès, la solidarité, le libre accès à la culture, la durabilité écologique et  le développement, le bien-être et le bonheur des gens sont les priorités de toute société avancée.

- Il existe des droits fondamentaux qui doivent être protégés au sein de notre société : le droit au logement, à l’emploi, à la culture, à la sante, à l’éducation, à la participation politique, au développement personnel libre, le droit des consommateurs, le droit à une vie saine et heureuse.

- Le gouvernement et le système économique fonctionne actuellement d’une telle manière qu’ils sont incapable de respecter ses priorités et représentent aujourd’hui un obstacle au progrès humain.

- La démocratie signifie le gouvernement du peuple (du grec demos = peuple, et kratos = état), et cela devrait s’appliquer. Cependant, nous savons que notre système politique ne veut même pas nous écouter. Leur devoir devrait être de transmettre notre voix aux institutions nationales et internationales, de faciliter la participation des citoyens par le biais de canaux de communication directe, de fonctionner en faveur de la société au sens large et pas uniquement en faveur des riches qui prospèrent sur notre dos, et non pas de suivre fidèlement les ordres dictés par les grands intérêts économiques qui infligent cette dictature et partitocratie.

- Le fait que le pouvoir soit concentré entre les mains d’une minorité créé des inégalités, provoque des frictions, engendre des injustices et abouti à la violence. Et cela, nous le rejetons. Ce modèle économique obsolète enferme la dynamique productive sociale dans un cercle vicieux où les quelques riches deviennent plus riches et la grande majorité se noie dans la pauvreté et la misère. Et c’est ainsi que nous nous effondrons. Le seul but du système consiste en l’accumulation des capitaux au prix de l’efficacité et de la prospérité de la société.

- Le gaspillage de ressources mène à la destruction de la planète, engendrant ainsi du chômage, et les citoyens consommateurs constituent  une pièce centrale d’un mécanisme créé dans le but d’enrichir une minorité tout en ignorant nos besoins.

- Nous sommes anonymes mais sans nous, rien ne  pourrait exister étant donné que c’est nous qui faisons fonctionner le monde. Si notre société apprenait à ne pas avoir confiance en ces divers rendements économiques abstraits dont peu bénéficient, nous pourrions éradiquer ces abus et ces manques dont nous souffrons tous aujourd’hui. Une révolution éthique est nécessaire… Nous sommes des êtres humains et non pas les marchandises d’un marché.

Je suis en colère par tout cela.
Je pense que l’on peut changer cela.
Je pense que je peux aider.
Je sais qu’on peut y arriver ensemble
Tous ensembles nous le pouvons. Avec nous, c’est votre droit.

Information envoyée par Bruno Arfeuille .

18:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

14.07.2011

francofolies ou françaphonie? billet d'humeur

mél
 
 
 

Merci de bien vouloir lire ceci et, si vous le jugez utile, de le diffuser autour de vous.

G. Gastaud

« FRANCOFOLIES »  ou   FRANçAPHONIE ?

APPEL A LA RESISTANCE LINGUISTIQUE ET CULTURELLE.

Par Georges Gastaud[1]

 

Il se prénomme Kévin et à défaut de ménager la langue française, il « manage » les Francofolies de La Rochelle avec l’assurance d’un petit commercial bardé de certitudes vendeuses. Et il nous apprend, sans que France-Info qui l’interroge ce 12 juillet ne l’interpelle sur sa politique linguistique suicidaire, que le festival de La Rochelle, qui fut longtemps un bastion de la création francophone et de la vraie diversité, a de nouveau programmé cet été une série de chanteurs « français » qui, reniant la langue de Brassens, de Ferrat, de Léo, de Vigneault, de Brel et de Barbara, mais aussi de Pottier et de Clément (L’Internationale et le Temps des cerises n’ont pas été écrits en anglais que l’on sache !) , s’expriment dans l’unique idiome estampillé par la mondialisation capitaliste, par les « majors » de l’industrie culturelle, par le snobisme des milieux bobo, avec à l’arrière-plan, les giga-prédateurs de l’impérialisme états-unien.

 

Cerise sur le gâteau (pardon : last but not least), France-Info nous apprend, sans faire le moindre commentaire, que les Francos 2011 ont choisi… le 14 juillet pour mettre principalement en vedette des chanteurs anglophones ! Le 14 juillet, c’est-à-dire un jour où l’on célèbre encore, dans certains coins reculés de l’hexagone, ces bricoles ringardissimes que sont la prise de la Bastille, la fête nationale et la devise liberté, égalité, fraternité... Sir Kevin ne nous dit pas si, à l’occasion de cette minable provocation, tout-à-fait digne de notre étrange pays partagé entre la xénophobie d’Etat et l’autophobie nationale, la Marseillaise sera enfin traduite dans l’unique idiome qui vaille désormais aux yeux de l’« élite mondialisée » : si tel était le cas, on propose de traduire le very shocking appel révolutionnaire « Aux armes citoyens ! » par « God save the Queen ! », ou mieux encore, par « In God we trust ! », comme il est cyniquement écrit sur chaque billet d’1 dollar...

 

Certes, pour ménager les vieux routiers des Francos, on a demandé à B. Lavilliers et à quelques autres VRAIS créateurs francophones de cautionner ce festival à la dérive. Dame ! il faut bien justifier à la marge l’intitulé des Francos et sans doute, les subventions publiques (?) toujours bonnes à prendre que facilite ce type de dénomination menteuse… Marianne est bonne fille et les institutions de la Francophonie sont décidément bien apathiques, pour ne pas dire plus !

 

Bien entendu, on nous rétorquera qu’il faut être « ouvert », « moderne » et « pluriel » : ce sont ces trois adjectifs-choc qu’avancent systématiquement les dominants quand ils entreprennent de casser un acquis social, un patrimoine culturel ou une conquête démocratique. Car le « pluralisme » commande évidemment qu’en France on chante (de moins en moins…) en français ET DE PLUS EN PLUS en anglais, qu’en Italie on chante (encore un peu) en italien ET TOUJOURS PLUS en anglais, qu’en Allemagne on (ne) chante (presque plus !) en allemand ET ENORMEMENT en anglais, pour ne rien dire des chansons suédoise, flamande, norvégienne, etc. déjà réduites à l’état de folklore ! CA, c’est du pluralisme et de l’ « ouverture » ! D’autant plus que, pour parfaire ce « pluralisme » linguistique à sens unique, les bacheliers d’outre-Manche et d’outre-Atlantique ne sont désormais plus tenus d’apprendre une langue étrangère et que les créations culturelles non-anglophones sont méthodiquement barrées par les médias anglo-saxons !

 

On nous dira naturellement que « c’est la liberté ! », que « les gens font comme ils le sentent », et autres pseudo-évidences que matraque à longueur d’année la pensée unique néolibérale : mais sous le masque de la « concurrence libre et non faussée » grignotant l’ « exception culturelle », se dissimule en fait le diktat de monopoles capitalistes mondiaux qui installent patiemment, -qui plus est sous le nom de « liberté »-, la première méga-dictature de l’histoire qui sera bientôt parvenue à éliminer tout « ailleurs » géographique ou mental. Libre aux médias de cacher aux bonnes gens que les maîtres du CAC 40 (du « caca-rente » ?), que les eurocrates bruxellois, que le gouvernement Sarkozy, les Chatel, Pécresse, Kouchner, Lagarde et Cie, font tout pour nous imposer la langue unique de la maternelle à l’université en passant par l’entreprise, où des salariés en sont réduits à engager l’action syndicale pour obtenir le droit élémentaire de travailler en français en France ! C’est le Baron Seillères, ex-patron du MEDEF et ex-président du « syndicat » patronal Business-Europe qui l’a proclamé en 2003 au nez et à la barbe de Chirac : l’anglais doit rapidement devenir LA « langue des affaires et de l’entreprise » de toute l’Europe[2] ! Ce qui signifie en clair que toute autre langue est condamnée à mort dans l’espace public. Dans ces conditions, il est triste que tant de pseudo-« créateurs », dont beaucoup se croient sincèrement contestataires (la bonne conscience ne coûte pas cher !) obtempérent en toute inconscience aux ordres du Big Brother « managérial » : la servitude n’est jamais si totale que lorsqu’elle reste invisible aux esclaves, qu’elle s’installe aux cris de « vive la liberté ! » et qu’elle dispose des moyens de censurer et de stigmatiser les rares voix dissidentes qui osent encore dire « non » et non pas, à longueur de journée, « yèèèèèès ! » et « OK »…

 

C’est pourquoi l’ami de la chanson francophone, des luttes anticapitalistes, du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, et de la diversité culturelle que je suis, suggère aux hommes et aux femmes qui veulent résister à la langue unique, à la culture unique, à la pensée unique, à l’économie unique, en un mot, à l’abrutissement généralisé, de…

 

a)    réclamer que les Francofolies aient la pudeur de changer de nom ; leur intitulé actuel frise la pub mensongère et n’utilise le clin d’œil à la francophonie que pour mieux installer le monopole musical de l’anglais dans la jeunesse tout en « folklorisant » en douceur l’extraordinaire héritage poétique et chansonnier de notre pays ;

 

b)   exiger qu’aucune subvention publique ne soit désormais accordée à des spectacles dans lesquels des chanteurs français chantant en globish collaborent à l’entreprise totalitaire de banalisation du tout-anglais ;

 

c)    De réfléchir aux moyens nécessaires pour mettre en place un vrai festival francophone indépendant du « chobiz » et d’un gouvernement UMP traîtreusement acquis au tout-anglais. Un festival ouvert à tous les pays francophones dans la diversité de leur parler-français, à tous les usages du français, des plus savants aux plus populaires, mais aussi aux chansons en occitan, en basque, en breton, en corse, en catalan, etc., sans oublier les langues de l’immigration : arabe, berbère, wolof, chinois, etc. Un festival qui n’aurait pas pour but principal le fric, la com ‘ et l’auto-reproduction d’un appareil commercial s’abritant derrière les mots « jeunesse » et « ouverture culturelle », etc. Un festival qui ferait le lien entre la défense de toutes les langues de France et du monde, et la résistance antifasciste, antiraciste, anti-impérialiste, au monstre impérialiste et totalitaire qui, sous le nom faisandé de mondialisation, impose partout le despotisme sans rivage de l’oligarchie financière, fût-elle fardée de couleurs « flashy » et « internationalistes » par tous les colla-bobos de France et d’ailleurs.

 

d)   De mettre sur la sellette, à l’occasion des prochaines échéances électorales, tous les politiciens qui, par incurie ou par calcul, collaborent en tous domaines, -enseignes commerciales, entreprise, recherche, médecine, université, lycées et bientôt… école maternelle-, au viol en réunion de l’article II de la Constitution : « la langue de la République est le français », sans parler de la loi Toubon de 1994, votée à l’unanimité par le parlement, et quotidiennement violée dans la plus parfaite indifférence des autorités constituées.

 

Cet appel s’adresse d’abord aux amis de la langue et de la chanson françaises, notamment aux écrivains, aux poètes, aux musiciens… Mais il interpelle aussi le travailleur, le jeune de milieu populaire, l’enseignant, le démocrate, le républicain, l’internationaliste véritable. Car la langue française demeure encore à ce jour le premier service public (gratuit !) de la République française et des autres pays francophones ; et bien qu’attaquée de toutes parts, elle constitue encore une digue solide contre le totalitarisme linguistique, contre la marchandisation de la culture et contre l’idéo-formatage mondial : si le français finit par s’écrouler, quelle langue, quelle culture, quelle chanson ne seront-t-elles pas englouties par le raz-de-marée impérial du tout-à l’américain ? La marginalisation planifiée de notre langue est porteuse d’énormes discriminations contre les couches populaires de tous les pays, et d’abord contre la jeunesse que l’on gave de sous-produits culturels en globish ; plus généralement, la « langue » unique porte en elle le risque d’une disparition rapide de toutes les langues (y compris de l’anglais en tant que langue porteuse d’histoire et de civilité) et de la culture elle-même ; car langues et cultures n’ont jamais prospéré que dans et pour l’échange : mais quels échanges subsisteront-ils vraiment quand l’altérité linguistique aura définitivement sombré, quand, politique de substitution linguistique des Franco-Déni, du grand patronat et du gouvernement « français » aidant, la chanson française sera à jamais devenue un « fait exotique » dans notre propre pays ?

 

(1) Je ne vois aucun inconvénient à ce que les Franco invitent à l’occasion des anglophones issus de pays anglophones ; sans toutefois les survaloriser : car sauf exception, on ne peut attendre aucune réciprocité outre-Manche ou outre-Atlantique- pour des chanteurs francophones, germanophones, etc., à l’occasion de très grands évènements culturels et médiatiques…

 

 



FRANCOFOLIES.docx

09:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

09.07.2011

BELGIQUE: Dans Solidaire: Comment les travailleurs belges ont fo ndé la sécurité sociale

 
 
Comment les travailleurs belges ont fondé (les bases de) la sécurité sociale ?
 

« Votre prénom est Wallon ou Flamand. Votre nom de famille est travailleur. » Il y a 75 ans, après l’assassinat de deux socialistes anversois, une grève d’une incroyable ampleur éclatait dans tout le pays.

Thomas Blommaert
 
1936

Lorsque, tôt le matin du 25 mai 1936, Albert Pot et Theo Grijp se lèvent, la chaleur est déjà forte sur les avenues anversoises. Les deux hommes se débarbouillent, disent au revoir à leur épouse et partent vers leurs réunions respectives qui durera jusque tard dans la soirée. En effet, ils sont actifs dans le syndicat socialiste : Albert Pot est le chef de la propagande de la jeunesse syndicale, et Theophiel Grijp, membre du Conseil de la ligue des travailleurs du port.

Les temps sont houleux. Dans le pays, le mécontentement à propos des économies décidées par le gouvernement libéral-catholique-social-démocrate Van Zeeland ne cesse de croître. En Espagne, les fascistes préparent leur coup d’état et, en France, une vague de grèves dans la métallurgie met sens dessus dessous le reste du pays. Il y a des centaines de milliers de chômeurs, et pourtant les travailleurs doivent prester chaque jour des heures supplémentaires. C’en est assez, et les gens redressent l’échine.

Le même été, le journal socialiste Vooruit interviewera une travailleuse française venue passer ses premiers congés payés au Kemmelberg. Elle résume sa vie au journaliste : « Quinze ans de mariage, trois enfants et, comme mon mari, le boulot quotidien à l’usine. Travailler, manger, dormir. Et puis, d’un coup, la semaine de 40 heures, les congés payés, des contrats collectifs obligatoires ! »

Les deux héros de notre histoire, Pot et Grijp, doivent certainement en avoir entendu, de ces histoires qui racontent le combat pour obtenir nos droits. Peut-être même en parlent-ils ce jour-là, qui sait. Peut-être discutent-ils des élections en Belgique, des fascistes de Rex et du VNV qui ont le vent en poupe, ce qui donne de l’audace aux chemises brunes. Ce dernier sujet va tristement s’illustrer ce soir-là. Des fascistes du groupuscule De Realisten – plus tard absorbé par le Rex de Degrelle – mettent le feu à un calicot accroché au local de la jeunesse syndicale du Paardenmarkt, où Albert Pot a son bureau. Dans Schets van de arbeidersbewing tot 1998. Leve Lahaut-Vive Lahaut (Esquisse du mouvement ouvrier jusque 1998. Vive Lahaut), l’ancien docker Bert Struyf relate cette soirée : « Nous étions à la réunion lorsque quelqu’un est entré en courant et a crié : «Ils s’y mettent à nouveau !» » Toute l’assemblée s’est ruée dehors. Sur la Italiëlei, quatre fascistes sont en train de coller des affiches. Nous avons alors vu un homme brandir soudain un revolver et tirer. Albert Pot est tombé », se souvient Struyf. Ensuite, lors de l’échauffourée suivante, c’est Theo Grijp qui est abattu. Pot et Grijp : depuis lors, leurs noms sont indissociables…

L’étincelle des funérailles

C’est une marée de dizaines de milliers d’Anversois ordinaires, portant des drapeaux rouges bordés de noir, qui accompagne le duo pour leur dernier voyage depuis la Breydelstraat jusqu’à la Brederodestraat. Les funérailles se muent en marche de protestation contre les fascistes qui, la veille, comme on le craignait, ont gagné les élections. « Ce fut le premier dimanche noir, et ces hommes faisaient la fête pendant que l’on enterrait Pot et Grijp », a déclaré récemment Jos Vandervelpen, avocat et président de la Ligue des droits de l’homme, lors de la commémoration de cet assassinat.

Le jour de l’inhumation, les dockers anversois arrêtent le travail pour 24 heures. L’agitation ne cesse plus et, rapidement, il ne s’agit plus seulement du meurtre de Pot et Grijp. Le 2 juin à 17 heures, les dockers occupent plusieurs bateaux : ils exigent une augmentation de 14 francs par jour. Bientôt les réparateurs de bateaux, les ouvriers diamantaires et les travailleurs des transports se joignent à eux. Un jour plus tard, 10 000 travailleurs se rendent au Sportpaleis pour écouter les discours des « agitateurs communistes », comme les désignent plusieurs journaux. Les syndicats hésitent, les sociaux-démocrates appellent au calme.

Mais la grève fait boule de neige et continue à s’amplifier. Le 12 juin, une bonne partie de la Belgique est à l’arrêt. Les mineurs déposent leurs outils et les femmes de la FN d’Herstal occupent l’entreprise : une première. Le 15 juin, la Belgique compte 150 000 grévistes, le 16, 250 000, le 17, plus de 400 000, le 18, un demi-million, tant au nord qu’au sud du pays. Car, comme il est écrit sur une affiche des grévistes : « Votre prénom est Wallon ou Flamand. Votre nom de famille est travailleur. »

Le mouvement débouche sur une Conférence Nationale des Travailleurs, clairement inspirée du Front Populaire français qui, quelques semaines auparavant, avait organisé une marche de 600 000 personnes devant le Mur des Fédérés où, en 1871, les derniers Communards avaient été fusillés. « Les travailleurs voyaient la reprise économique qui succédait à la crise mondiale, écrivent Els Witte et Jan Craeybeckx dans leur Politieke geschiedenis van België (histoire politique de la Belgique). Ils exigeaient leur part du gâteau, et certains même toute la boulangerie. »

La répression est pourtant lourde. Le 16 juin, la gendarmerie tire durant une demi-heure sur les grévistes qui se sont rassemblés dans la maison du peuple de Quaregnon. Le 21 juin, Vooruit décrit comment une horde à cheval disperse femmes et enfants dans l’étroite Donkersteeg de Gand : « On entend partout : «Ce sont des salauds ! Si seulement nous avions des armes !» Pleurant de colère, les travailleurs nous interpellent «Que pensez-vous de ça ? Et toi, Balthazar (le successeur d’Eedje Anseele, dirigeant du POB – Parti Ouvrier Belge - de Gand, NdlR), tu vois maintenant, toi qui hier encore nous appelais au calme !»

Les acquis de la grève

La gendarmerie boit du petit lait lorsque la population doit battre en retraite. Mais, le 24 juin, le Premier ministre Van Zeeland lit une déclaration sur un vaste plan de réforme. Le mouvement ouvrier a arraché une augmentation salariale de 7 %, la semaine des 40 heures, des congés payés de minimum 6 jours par an, une assurance-maladie et une augmentation des allocations familiales. Ces acquis constituent la base de notre actuelle sécurité sociale.

 

21:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer