01/12/2007

Ministère des Finances • Reynders sabote notre travail ...

Furieux, les fonctionnaires des Finances ! Ils ont envahi les rues de Bruxelles ce 23 janvier 2007 pour dénoncer les restructurations de leur administration.

Marco Van Hees
31-01-2007

Le mauvais fonctionnement des Finances renforce l’injustice fiscale. (Photo Solidaire, Roland Teirlinck)

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C’est pas tous les jours que cinq mille fonctionnaires du SPF (ministère) Finances défilent dans la rue. Mais le ras-le-bol est grand, en particulier concernant les nouvelles procédures de nomination et le manque de personnel.

« Compétences ». C’est le mot magique des top managers, dont une partie est issue du privé (en particulier la très détestée directrice du personnel, Rita Dreesen). Jusqu’ici, le statut des fonctionnaires organisait les nominations de manière transparente et objective : une liste était établie selon l’ancienneté et la réussite aux examens. Si deux agents postulaient pour une place libre dans tel service, le mieux classé était sûr de l’obtenir.

« Désormais, c’est à la tête du client », dénonce Nicole Naert, de la CGSP Anvers. « Au lendemain d’une assemblée du personnel, nous avons reçu un mail à propos de la nomination d’une dame répondant au profil voulu. Tous les éléments du profil avaient été établis pour que seule cette candidate y corresponde. Seule la taille de son soutien-gorge n’avait pas été précisée, ajoutait le mail. »

Rater une nomination, cela peut se traduire par d’importants déplacements. « Je fais 322 kilomètres par jour », nous confie un habitant de Coo qui attend désespérément de pouvoir quitter les contributions de Bruxelles. « Cela fait cinq heures de trajets quotidiens. »

Et puis, il y a l’emploi. Le plan du personnel est clair : pour cinq départs naturels, trois embauches. Depuis 2004, cette politique a liquidé 958 emplois. Et à partir de 2007, c’est une embauche pour deux départs. Vu le nombre de fonctionnaires proches de la pension, cela va faire un dégraissage massif. Mais telle est la volonté du gouvernement. Le secrétaire d’état à la Simplification administrative, Vincent Van Quickenborne, vient d’ailleurs de déclarer qu’il faut supprimer 3 000 emplois aux Finances. Radical, comme simplification administrative. Mais cela ne simplifiera pas le travail sur le terrain. « Nous sommes de moins en moins, nous explique un chef de service de Bruxelles. Mes agents doivent contrôler chacun 600 déclarations d’indépendants par an. Il y a dix ans, c’était seulement 300. Et parmi ces agents, il y a des stagiaires qui n’ont pas encore reçu la moindre formation. » Quand on connaît la complexité de la législation fiscale...

Il y a aussi l’informatique. Reynders, ministre des Finances, affirme que des investissements importants y ont été réalisés. Cela fait marrer les fonctionnaires, dont beaucoup sont obligés de partager un vieux PC avec des collègues. Idem pour les applications informatiques qui laissent à désirer. « La banque de données juridiques n’est jamais à jour, alors que la législation change tout le temps, se plaint une juriste des accises. J’ai dû donner des cours avec un manuel datant de 1995. »

« Si le fonctionnement d’un département aussi important est en panne, alors cela ne mènera qu’à une injustice fiscale toujours plus grande, insiste le communiqué du front commun syndical. Et ce sont finalement ceux qui peuvent le moins se défendre dans notre société qui devront en payer la facture. »

Certains, comme ce contrôleur des contributions de Spa, y voient « une politique délibérée de Reynders. Le but est de ne taxer que les salariés et les pensionnés, dont l’impôt est prélevé à la source. Les indépendants et les entreprises ne sont presque plus contrôlés. 

18:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Commentaires

27 ans de retard En 1990 madame SCRIVENER commissaire de l'union européenne répétait chaque jours que l'avenir était aux pays capables de bien fonctionner avec le minimum de fonctionnaires, et les pays qui ont suivi ce conseil ont diminué le chomage.
Mais en Belgique la particraie malhonnête fait le contraire , c'est a dire un maximum de ministres , de députés, de fonctionnaires , et en conséquence comme le constate l'union européenne , mais aussi l'OCDE, c'est les impôts les plus lourd sur les petits salaires , mais aussi sur les haut salaires comme le constate un diplomate belge auprès de l'OCDE

Écrit par : WOLFS | 08/12/2007

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