02/12/2007

STIB • Nous vous offrons un job... rémunéré

La Région bruxelloise entend développer le réseau de nuit de la STIB. « Voilà des jobs en perspective pour les jeunes bruxellois » se diront certains. Mouais, sauf que…

Vinciane Convens
31-01-2007

 

« La STIB est à la recherche de nouveaux collaborateurs pour son réseau de nuit. Si vous souhaitez effectuer une activité complémentaire (deux fois quatre heures de prestation en week-end jusqu’à 3 h 30 du matin) rémunérée et assortie d’avantages extralégaux, vous pouvez envoyer votre C.V par courrier... » Public cible : des personnes ayant déjà un emploi et qui souhaitent (ou sont dans l’obligation, pour finir le mois) avoir un job « rémunéré » (sic !) en plus.

Etrange, quand on sait que ce ne sont pas les volontaires qui manquent au sein même de l’entreprise puisque ces services de nuit sont actuellement payés à 140 %. La direction prétend que l’effectif bus est complet, mais qu’en raison de l’absentéisme, la STIB ne peut malheureusement pas assurer les trajets nocturnes. Pourquoi alors ne pas engager des jeunes sous le statut STIB actuel ?

Douteux aussi quand on place cela dans le cadre de la tactique actuelle de la direction qui consiste à changer progressivement les statuts des différents métiers de la STIB au moyen de nouvelles classifications de fonctions.

Aujourd’hui, un chauffeur de la STIB qui décide de devenir poseur de voies bénéficiera de l’ancien statut.

Un jeune chômeur bruxellois qui pose sa candidature comme ouvrier travaillera, quant à lui, sous le nouveau statut : moins de congés, plus d’heures par semaine… Si l’on se met cinq minutes à la place d’un patron, quoi de plus malin pour glisser doucement vers un nivellement vers le bas des statuts ?

De plus, actuellement, les actions du personnel appartenant à une seule société peuvent permettre de maintenir des acquis communs. Demain, avec la sous-traitance et l’emploi de personnel extérieur, l’unité des travailleurs est menacée.

Le chemin
de la privatisation

Avec ce plan, c’est également le monopole des transports sur Bruxelles par la STIB qui est remis en cause. Comme c’est déjà le cas au TEC et à De Lijn, certains privés pourraient racheter des bus et assurer certaines lignes.

Dans les couloirs des dépôts, on en est même à se demander : « N’y aurait-il pas une volonté politique de mettre la STIB en incapacité d’exécuter le volume de services à la clientèle et d’obliger ainsi la société à sous-traiter certaines tâches ? » Le réseau de nuit à venir en est en tout cas un bon exemple.

11:02 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Commentaires

recherche d un emploi honore de travailler chez une societe comme la stibe

Écrit par : hamami mohammed | 24/10/2008

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