06.05.2011
Euro: réponse du PRCF à Wurtz
De
: Jany SANFELIEU
[mailto:jany.sanfelieu@wanadoo.fr]
Envoyé
: vendredi 6 mai 2011 13:03
À
:
Objet : Euro:
réponse du PRCF à Wurtz
Chers camarades du
PRCF,
avec quelques jours de retard, je vous envoie (ci-dessous et en PJ)
une PP que je vous remercie de lire et de diffuser (si ce n'est déjà
fait...).
Amitiés fraterenelles à tous, Jany
Sanfelieu
Reniant
le combat de Duclos et de Marchais, le PC-PGE tombe le masque
:
Wurtz prend fait et
cause pour l’euro, cette arme de destruction massive des acquis, de l’emploi et
de l’indépendance nationale !
En 1992, le PCF a
mené un juste combat, suivi par des millions d’ouvriers et d’employés
(49% de « non »
officiellement !) contre le
traité de Maastricht qui instituait la supranationalité, interdisait de fait le
socialisme (« économie de
marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée
») et prévoyait la mise en place
d’une monnaie unique extrêmement dangereuse pour le progrès social et pour la
souveraineté des peuples.
Et le PCF de
l’époque a eu raison : à l’expérience, l’euro s’est révélé synonyme d’envol des
prix, de recul des salaires, des acquis sociaux, des services publics et du «
produire en France » (l’euro fort plombe
nos exportations), de
destruction de notre souveraineté budgétaire. Au nom du plan « euro + », la
Grèce, le Portugal et l’Espagne sont traités de « pigs » et A. Merkel a obtenu
le droit, par Banque européenne interposée, de valider les budgets nationaux
avant que les parlements nationaux n’en aient discuté ; au nom de la sauvegarde
de l’euro, la constitution française pourrait prochainement interdire que le
budget d’un pays puisse comporter un déficit : si cela avait été le cas en mai
68, un tel dispositif eût par ex. rendu inconstitutionnelle l’augmentation
importante des salaires qui résultat de la plus grande grève de l’histoire
!
Eh bien Wurtz,
l’homme qui pour être élu sans discontinuer au « parlement » européen a suscité
en 92 le « tournant euroconstructif du PCF » monte au créneau dans un
article-fleuve de l’Huma-Dimanche où il répond « à un lecteur »
(en réalité, à des
milliers de communistes qui supportent de moins en moins l’UE et l’euro
!). Wurtz ne sort pas de sa tour
d’ivoire européenne pour défendre les retraites ou la Sécu, qui y passeront
entièrement, si l’euro est maintenu ; il ne s’agite pas pour combattre les
lois anticommunistes qui pleuvent sur les pays de l’est annexés à l’UE avec
l’accord du PCF. Non, Wurtz défend la « monnaie unique ». Dame, s’opposer à
l’euro désormais, ce serait fâcher Mélenchon, le PS, et surtout, le « Parti de
la Gauche Européenne » dont le secrétaire national du PCF, le sieur Pierre
Laurent, est devenu le président en titre ! Ce PGE que le PC de Grèce, fer de
lance de la résistance communiste en Europe, dénonce pour ses dérives
anticommunistes !
En fait, le seul
argument réellement politique de Wurtz et Cie, est que refuser l’euro serait se
jeter dans les bras de Marine Le Pen et alimenter le « populisme » et le « repli
national ».
C’est strictement
l’inverse qui est vrai : ce sont les dirigeants euroconstructifs du PCF qui
jettent des millions d’ouvriers dans les bras des fascistes en reniant la
tradition patriotique du grand PCF qui, depuis le Front populaire, a toujours
associé le combat anticapitaliste à la défense de la nation, le drapeau
tricolore au drapeau rouge frappé des « outils ». C’est d’ailleurs quand il a su
associer le drapeau tricolore au drapeau rouge que le PCF est devenu le premier
parti de France et que la classe ouvrière est devenue une très grande force
politique dans la nation : à preuve les grands acquis de 1945 attachés aux noms
de ces internationalistes et patriotes qu’étaient Thorez, Duclos, Croizat, Paul,
Manouchian, Danielle Casanova, etc. Et c’est depuis que le PCF a abandonné les «
outils » ouvrier et paysan, depuis qu’il a répudié le noble titre de « parti de
la classe ouvrière » et qu’il a adopté le drapeau bleu de l’Empire européen en
construction, qu’il recule dans la classe ouvrière pendant que le FN monte en
puissance dans le pays !
Dire que sortir de
l’euro ruinerait la France est un mensonge. C’est au contraire s’il reste dans
l’euro, dans l’UE du capital, que notre pays mourra, que sa production
industrielle, son agriculture paysanne, sa pêche, ses services publics, sa
laïcité, ses libertés communales, et jusqu’à sa langue sacrifiée au «
tout-anglais » patronal, « plongeront » en entraînant la population travailleuse
de France, française et immigrée, dans le gouffre de la précarité. C’est « pour
sauver l’euro » que notre classe ouvrière est massivement précarisée, que notre
jeunesse est déclassée, que les travailleurs du service public vivent un
véritable cauchemar depuis l’adoption de Maastricht ! C’est pour ne pas y rester
que la France et sa classe ouvrière doivent sortir de l’UE supranationale et son
arme de destruction massive : l’ « euro fort », aligné sur le deutsche-mark
!
Car
il est
parfaitement possible de sortir de l’euro, ce maillon faible de la construction
européenne, et tant mieux si cela nous aide à faire sauter l’euro-dictature qui
broie la France et tous les pays
d’Europe. De plus en plus
de mouvements progressistes, Arc Républicain
de Progrès,
M’PEP,
POI sont d’accord, sous des modalités
diverses qui doivent être débattues, pour sortir de l’euro, voire pour sortir de
l’UE comme le réclame le PRCF depuis des années, avec un nombre grandissant
d’organisations communistes intérieures et extérieures au PCF.
L’argument de
l’augmentation de la dette française qui résulterait d’une sortie de l’euro est
significatif du ralliement de la fausse gauche et des pseudo-communistes au
système capitaliste. Comme si un véritable gouvernement progressiste abolissant
l’euro devait avoir pour priorité de rembourser les financiers et les banquiers,
-que les Etats, donc les contribuables, ont sauvés de la faillite en 2008-, et
non de satisfaire les besoins de la population qui élit et paye les hommes
politiques, eurodéputés du PS, du PG et du PCF inclus. Le peuple islandais, qui
n’a pas pour le conseiller de brillants « marxistes » comme le distingué
eurodéputé Francis Wurtz, a trouvé une réponse qui est appelée à faire école à
l’échelle planétaire : il a dit aux financiers internationaux et islandais qui
voulaient l’étrangler et le mettre sous tutelle : « allez vous faire voir, je
nationalise les banques et je ne reconnais pas la dette des capitalistes ». Ce
qui fait sans doute frissonner F. Wurtz !
C’est aussi pour
combattre le FN qui dévoie le refus populaire de l’UE vers le piège mortel du
racisme que le PRCF appelle à signer une pétition pour la sortie de l’euro,
accompagnée d’un tract dénonçant la construction européenne de A à Z. Abandonner
la lutte anti-euro aux fachos, c’est leur ouvrir un boulevard vers l’Elysée,
d’autant plus que le FN n’est pas réellement pour l’indépendance nationale
(il a voté l’Acte
unique européen en 86), la défense de
la nation lui sert de prétexte pour liquider le mouvement
ouvrier.
Les
internationalistes que nous sommes ne veulent pas isoler la France, mais mettre
en place de nouveaux traités
internationaux non-limités à l’Europe
et analogues à l’ALBA latino-américaine ; dans ce traité d’un type nouveau, les
peuples d’Amérique latine opposés à l’Oncle Sam (Cuba, Venezuela, Bolivie…)
échangent entre eux d’Etat à Etat tout en respectant la souveraineté de chacun
et les acquis populaires, et en contournant la tutelle du
dollar.
Il est vrai que
s’engager dans cette voie, celle de la rupture progressiste avec l’UE du
capital, ce serait renouer avec une démarche révolutionnaire, remettre la classe
ouvrière au centre de la nation, impulser comme jamais l’Europe des luttes,
revenir au combat de classe pour le socialisme, bref, tout ce que refuse
désormais Wurtz, inspirateur de la funeste « mutation » du PCF et relais
idéologique décomplexé de la
social-eurocratie.
Les ouvriers, les
paysans, les artisans, les fonctionnaires, les marins-pêcheurs, qui sont de plus
en plus spoliés et appauvris par cette monnaie unique, pourront toujours se
consoler : Wurtz se verra sûrement proposer une place à la mesure de ses mérites
« européens » si Hollande ou DSK accède à l’Elysée pour installer «
l’eurogouvernance » destinée à renflouer l’euro en perdition…
Voilà à quelle
énorme trahison de classe l’ « eurocommunisme » des années 70/90 aboutit
aujourd’hui : 100% de reniement du communisme, 100% de ralliement à l’Empire
européen du capital, 100% de trahison de la classe ouvrière, censée accepter la
casse complète des salaires et des acquis pour « sauver l’euro » !
Et tout cela, bien
entendu, au nom de l’introuvable « Europe sociale » chère à DSK, à Aubry, à
Mélenchon, à P. Laurent et à Wurtz. Plus que jamais, combattons le mensonge
social-impérialiste de l’ « Europe sociale » dont le seul but est
d’enchaîner les ouvriers à la maudite « construction européenne » du capital,
tout en les faisant rêver d’un avenir radieux toujours repoussé aux calendes !
Alors plus que
jamais, à bas l’euro et l’UE, non au « Parti de la Gauche Européenne », vive
l’indépendance nationale, l’esprit du CNR et agissons tous ensemble pour que
renaisse au plus tôt un vrai parti communiste dans notre pays
!
Georges Gastaud,
secrétaire national du PRCF.
PP importante (réponse PRCF à Wurtz sur l'euro) 2 Mai 2011.doc
20:16 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
|
Facebook | |
Imprimer


Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://belgiqueparadiscapitaliste.skynetblogs.be/trackback/6554545
Écrire un commentaire
NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.