27/06/2011

FRANCE: Liberté, démocratie, ou répression ??? Se baigner avec le voile, c’ est désormais devenu plus grave que de se baigner . .. à poils !

 
Liberté, démocratie, ou... répression ???
Se baigner avec le voile, c’ est désormais devenu plus grave que de se baigner ... à poils !
RoRo
 
 
Niqab : pour Eric de Montgolfier il y a plus grave !
Écrit par Stéphanie  
Dimanche, 26 Juin 2011 16:17

Verbalisée, Stéphanie s’est rendue hier au palais de justice vêtue du voile intégral. Stupeur des témoins, explications d’Eric de Montgolfier. «C’est comme si un automobiliste, verbalisé parce qu’il ne portait pas sa ceinture de sécurité, se rendait au commissariat... sans mettre sa ceinture ! ». Commentaire effaré d’un témoin de la scène, hier, aux portes du palais de justice de Nice.

Pour la première fois depuis que la loi sur le port du voile intégral est entrée en vigueur, le 11 avril, une femme y a reçu un rappel à la loi de la part du procureur de la République. Manifestement, une étincelle suffit à raviver les débats...

PV dressé à la plage
La scène se passe vers 15 h. Stéphanie, 36 ans, Française de confession musulmane, se présente au portique de sécurité vêtue du niqab. Peut-elle pénétrer ainsi dans l’enceinte ? En théorie non, dit la loi : « Nul ne peut, dans l’espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage. » Les employés de la société Protector, chargés du filtrage, lui demandent d’ôter son voile. « Non, je ne l’enlèverai pas », réplique-t-elle.

Dès lors, accès refusé. Les agents de sécurité avisent les policiers du palais, qui en réfèrent au procureur de Nice... Et Eric de Montgolfier donne son feu vert. « C’est moi qui l’ai convoquée, et moi qui ai donné l’ordre de la faire monter. » Stéphanie soulève son voile pour satisfaire au contrôle d’identité, mais rentre voilée dans le palais, sous le regard incrédule des témoins. « C’est n’importe quoi ! », s’indigne une avocate.

« Ce n’est pas de la provocation, assure Stéphanie. Le voile, cela fait dix-sept ans que je le porte. Je vivais normalement avant cette loi. Et si on se base là-dessus, je n’ai pas refusé mon identification... »

La jeune femme avait déjà été au cœur de la polémique, le 11 mai dernier, quand le niqab lui valut une amende avenue Jean-Médecin. Une première. Affaire classée par Eric de Montgolfier : la police avait infligé un timbre-amende, procédure inapplicable en la matière. « Depuis, j’ai à nouveau été verbalisée le 22 mai, près de Carras, alors que j’accompagnais ma fille à la mer, explique Stéphanie. Je venais de me baigner avec mon niqab, je me séchais. Et cette fois, le PV a été fait dans les règles. »

« Il y a plus grave ! »
A l’arrivée : un long échange avec le procureur de Nice, « très intéressant » dixit ce dernier. « Elle m’a longuement expliqué son parcours. C’est son choix, qui n’est manifestement pas contraint. Elle aurait pu venir sans niqab... Elle est venue avec. Je lui ai expliqué le déséquilibre qu’elle crée ainsi. Mais il y a des choses bien plus graves ! »

Pour en arriver à une amende, Eric de Montgolfier aurait dû faire une ordonnance pénale, ou envoyer Stéphanie devant le tribunal de police. Il a choisi de s’en tenir à un simple rappel à la loi. « Je ne vais quand même pas prendre des sanctions démesurées d’une procédure à l’autre. Je suis sûr qu’avec son voile, cette femme est moins dangereuse que d’autres, garés en double ou triple file... »

Reste que, rappel à la loi ou pas, Stéphanie n’a pas l’intention d’ôter son voile de sitôt. Quitte à heurter, et à être verbalisable à tout instant. « S’il le faut, je paierai. »

Source : Nice matin

11:28 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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