26.07.2011
BELGIQUE: Marcinelle 8 août 2011: en hommage aux victimes de la terrible catastrphe minière du Bois du Cazier à Marcinelle ...



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17.07.2011
Chek-point israélien à l'aéroport Zaventem (Bruxelles): Pays “li bres”, ou pays complices du sionisme ?
09:04 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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15.07.2011
AVERTISSEMENT ADRESSÉ À LA TROÏKA PAR LES INDIGNES GRECS
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AVERTISSEMENT ADRESSÉ À LA TROÏKA, AUX BANQUES ET AUX SOI-DISANT INVESTISSEURS, LOCAUX OU ÉTRANGERS, QUI FANTASMENT SUR LES BIENS PUBLICS GRECS
Un gouvernement grec déchu et dictatorial qui n’est plus représentatif du peuple de ce pays, vient de voter des lois avec lesquelles il a l’intention de brader les biens publics et les territoires grecs, contre la volonté de la grande majorité du peuple grec. Nous informons tous ceux qui y distinguent une occasion d’investissement, que nous ne tarderons pas à renverser ce gouvernement, qui sera appelé rapidement à rendre compte de ses crimes devant le peuple et le pays. Les signatures et les lois sont nulles et non avenues. Elles ne sont pas validées par le peuple grec, qui ne les reconnait pas. Nous mettons en garde tout soi-disant investisseur, qu’il ne lui vienne pas même à l’esprit de s’approcher de quelque vente aux enchères de nos biens publics ou braderie de nos territoires, et encore moins de penser à les acheter. À part le fait qu’il perdra tout ce qu’il a acheté quand nous retrouverons la souveraineté de notre pays en tant que peuple, les sommes qu’il aura dépensées pour ces achats illégitimes ne lui seront pas remboursées. De même nous le prévenons que jusqu’à ce que nous recouvrions le contrôle du pays, dans le cadre de la défense de nos droits tels qu’ils découlent de la constitution grecque mais aussi des droits des peuples et des personnes reconnus internationalement, nous ferons tout ce qui est nécessaire par le biais de notre auto-organisation pour annuler en fait et en acte et pour saboter tous les éventuels investissements de ce type. Que nul soi-disant investisseur n’ose faire ses courses dans les biens publics soldés et les territoires bradés en Grèce, sauf s’il se rend compte des hauts risques que courent ses investissements. Dans ce cas, ses investissements seront "bien reçus" dans notre pays, qui, quand son peuple se voit privé de liberté, sait donner naissance à des héros et se livrer à de haut-faits de résistance. L’assemblée populaire de la Place Syntagma Source : http://real-democracy.gr/ Qui sommes-nous?
Certains d’entre nous sont progressistes, d’autres conservateurs. Certains ont des « convictions », d’autres pas. Certains ont une idéologie bien définie et d’autres sont apolitiques. Mais les développements politiques, économiques et sociaux en cours nous inquiètent et nous indignent tous. Nous sommes indignés par la corruption des hommes politiques, des hommes d’affaires et des banquiers… Indignés par le fait que les gens normaux se sentent sans défense. Cette situation nous blesse tous au quotidien. Cependant, si l’on s’unit tous ensemble, on peut changer la situation. L’heure est venue pour que nous commencions à bâtir une société meilleure. Nous pensons que : - L’égalité, le progrès, la solidarité, le libre accès à la culture, la durabilité écologique et le développement, le bien-être et le bonheur des gens sont les priorités de toute société avancée. - Il existe des droits fondamentaux qui doivent être protégés au sein de notre société : le droit au logement, à l’emploi, à la culture, à la sante, à l’éducation, à la participation politique, au développement personnel libre, le droit des consommateurs, le droit à une vie saine et heureuse. - Le gouvernement et le système économique fonctionne actuellement d’une telle manière qu’ils sont incapable de respecter ses priorités et représentent aujourd’hui un obstacle au progrès humain. - La démocratie signifie le gouvernement du peuple (du grec demos = peuple, et kratos = état), et cela devrait s’appliquer. Cependant, nous savons que notre système politique ne veut même pas nous écouter. Leur devoir devrait être de transmettre notre voix aux institutions nationales et internationales, de faciliter la participation des citoyens par le biais de canaux de communication directe, de fonctionner en faveur de la société au sens large et pas uniquement en faveur des riches qui prospèrent sur notre dos, et non pas de suivre fidèlement les ordres dictés par les grands intérêts économiques qui infligent cette dictature et partitocratie. - Le fait que le pouvoir soit concentré entre les mains d’une minorité créé des inégalités, provoque des frictions, engendre des injustices et abouti à la violence. Et cela, nous le rejetons. Ce modèle économique obsolète enferme la dynamique productive sociale dans un cercle vicieux où les quelques riches deviennent plus riches et la grande majorité se noie dans la pauvreté et la misère. Et c’est ainsi que nous nous effondrons. Le seul but du système consiste en l’accumulation des capitaux au prix de l’efficacité et de la prospérité de la société. - Le gaspillage de ressources mène à la destruction de la planète, engendrant ainsi du chômage, et les citoyens consommateurs constituent une pièce centrale d’un mécanisme créé dans le but d’enrichir une minorité tout en ignorant nos besoins. - Nous sommes anonymes mais sans nous, rien ne pourrait exister étant donné que c’est nous qui faisons fonctionner le monde. Si notre société apprenait à ne pas avoir confiance en ces divers rendements économiques abstraits dont peu bénéficient, nous pourrions éradiquer ces abus et ces manques dont nous souffrons tous aujourd’hui. Une révolution éthique est nécessaire… Nous sommes des êtres humains et non pas les marchandises d’un marché. Je suis en
colère par tout cela. Information envoyée par Bruno Arfeuille . |
18:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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14.07.2011
francofolies ou françaphonie? billet d'humeur
Merci de bien vouloir lire ceci et, si vous le jugez utile,
de le diffuser autour de vous.
G. Gastaud
« FRANCOFOLIES » ou FRANçAPHONIE ?
APPEL A LA RESISTANCE LINGUISTIQUE ET CULTURELLE.
Par Georges Gastaud[1]
Il se prénomme Kévin et à défaut de ménager la langue française, il « manage » les Francofolies de La Rochelle avec lassurance dun petit commercial bardé de certitudes vendeuses. Et il nous apprend, sans que France-Info qui linterroge ce 12 juillet ne linterpelle sur sa politique linguistique suicidaire, que le festival de La Rochelle, qui fut longtemps un bastion de la création francophone et de la vraie diversité, a de nouveau programmé cet été une série de chanteurs « français » qui, reniant la langue de Brassens, de Ferrat, de Léo, de Vigneault, de Brel et de Barbara, mais aussi de Pottier et de Clément (LInternationale et le Temps des cerises nont pas été écrits en anglais que lon sache !) , sexpriment dans lunique idiome estampillé par la mondialisation capitaliste, par les « majors » de lindustrie culturelle, par le snobisme des milieux bobo, avec à larrière-plan, les giga-prédateurs de limpérialisme états-unien.
Cerise sur le gâteau (pardon : last but not least), France-Info nous apprend, sans faire le moindre commentaire, que les Francos 2011 ont choisi le 14 juillet pour mettre principalement en vedette des chanteurs anglophones ! Le 14 juillet, cest-à-dire un jour où lon célèbre encore, dans certains coins reculés de lhexagone, ces bricoles ringardissimes que sont la prise de la Bastille, la fête nationale et la devise liberté, égalité, fraternité... Sir Kevin ne nous dit pas si, à loccasion de cette minable provocation, tout-à-fait digne de notre étrange pays partagé entre la xénophobie dEtat et lautophobie nationale, la Marseillaise sera enfin traduite dans lunique idiome qui vaille désormais aux yeux de l« élite mondialisée » : si tel était le cas, on propose de traduire le very shocking appel révolutionnaire « Aux armes citoyens ! » par « God save the Queen ! », ou mieux encore, par « In God we trust ! », comme il est cyniquement écrit sur chaque billet d1 dollar...
Certes, pour ménager les vieux routiers des Francos, on a demandé à B. Lavilliers et à quelques autres VRAIS créateurs francophones de cautionner ce festival à la dérive. Dame ! il faut bien justifier à la marge lintitulé des Francos et sans doute, les subventions publiques (?) toujours bonnes à prendre que facilite ce type de dénomination menteuse Marianne est bonne fille et les institutions de la Francophonie sont décidément bien apathiques, pour ne pas dire plus !
Bien entendu, on nous rétorquera quil faut être « ouvert », « moderne » et « pluriel » : ce sont ces trois adjectifs-choc quavancent systématiquement les dominants quand ils entreprennent de casser un acquis social, un patrimoine culturel ou une conquête démocratique. Car le « pluralisme » commande évidemment quen France on chante (de moins en moins ) en français ET DE PLUS EN PLUS en anglais, quen Italie on chante (encore un peu) en italien ET TOUJOURS PLUS en anglais, quen Allemagne on (ne) chante (presque plus !) en allemand ET ENORMEMENT en anglais, pour ne rien dire des chansons suédoise, flamande, norvégienne, etc. déjà réduites à létat de folklore ! CA, cest du pluralisme et de l « ouverture » ! Dautant plus que, pour parfaire ce « pluralisme » linguistique à sens unique, les bacheliers doutre-Manche et doutre-Atlantique ne sont désormais plus tenus dapprendre une langue étrangère et que les créations culturelles non-anglophones sont méthodiquement barrées par les médias anglo-saxons !
On nous dira naturellement que « cest la liberté ! », que « les gens font comme ils le sentent », et autres pseudo-évidences que matraque à longueur dannée la pensée unique néolibérale : mais sous le masque de la « concurrence libre et non faussée » grignotant l « exception culturelle », se dissimule en fait le diktat de monopoles capitalistes mondiaux qui installent patiemment, -qui plus est sous le nom de « liberté »-, la première méga-dictature de lhistoire qui sera bientôt parvenue à éliminer tout « ailleurs » géographique ou mental. Libre aux médias de cacher aux bonnes gens que les maîtres du CAC 40 (du « caca-rente » ?), que les eurocrates bruxellois, que le gouvernement Sarkozy, les Chatel, Pécresse, Kouchner, Lagarde et Cie, font tout pour nous imposer la langue unique de la maternelle à luniversité en passant par lentreprise, où des salariés en sont réduits à engager laction syndicale pour obtenir le droit élémentaire de travailler en français en France ! Cest le Baron Seillères, ex-patron du MEDEF et ex-président du « syndicat » patronal Business-Europe qui la proclamé en 2003 au nez et à la barbe de Chirac : langlais doit rapidement devenir LA « langue des affaires et de lentreprise » de toute lEurope[2] ! Ce qui signifie en clair que toute autre langue est condamnée à mort dans lespace public. Dans ces conditions, il est triste que tant de pseudo-« créateurs », dont beaucoup se croient sincèrement contestataires (la bonne conscience ne coûte pas cher !) obtempérent en toute inconscience aux ordres du Big Brother « managérial » : la servitude nest jamais si totale que lorsquelle reste invisible aux esclaves, quelle sinstalle aux cris de « vive la liberté ! » et quelle dispose des moyens de censurer et de stigmatiser les rares voix dissidentes qui osent encore dire « non » et non pas, à longueur de journée, « yèèèèèès ! » et « OK »
Cest pourquoi lami de la chanson francophone, des luttes anticapitalistes, du droit des peuples à disposer deux-mêmes, et de la diversité culturelle que je suis, suggère aux hommes et aux femmes qui veulent résister à la langue unique, à la culture unique, à la pensée unique, à léconomie unique, en un mot, à labrutissement généralisé, de
a) réclamer que les Francofolies aient la pudeur de changer de nom ; leur intitulé actuel frise la pub mensongère et nutilise le clin dil à la francophonie que pour mieux installer le monopole musical de langlais dans la jeunesse tout en « folklorisant » en douceur lextraordinaire héritage poétique et chansonnier de notre pays ;
b) exiger quaucune subvention publique ne soit désormais accordée à des spectacles dans lesquels des chanteurs français chantant en globish collaborent à lentreprise totalitaire de banalisation du tout-anglais ;
c) De réfléchir aux moyens nécessaires pour mettre en place un vrai festival francophone indépendant du « chobiz » et dun gouvernement UMP traîtreusement acquis au tout-anglais. Un festival ouvert à tous les pays francophones dans la diversité de leur parler-français, à tous les usages du français, des plus savants aux plus populaires, mais aussi aux chansons en occitan, en basque, en breton, en corse, en catalan, etc., sans oublier les langues de limmigration : arabe, berbère, wolof, chinois, etc. Un festival qui naurait pas pour but principal le fric, la com et lauto-reproduction dun appareil commercial sabritant derrière les mots « jeunesse » et « ouverture culturelle », etc. Un festival qui ferait le lien entre la défense de toutes les langues de France et du monde, et la résistance antifasciste, antiraciste, anti-impérialiste, au monstre impérialiste et totalitaire qui, sous le nom faisandé de mondialisation, impose partout le despotisme sans rivage de loligarchie financière, fût-elle fardée de couleurs « flashy » et « internationalistes » par tous les colla-bobos de France et dailleurs.
d) De mettre sur la sellette, à loccasion des prochaines échéances électorales, tous les politiciens qui, par incurie ou par calcul, collaborent en tous domaines, -enseignes commerciales, entreprise, recherche, médecine, université, lycées et bientôt école maternelle-, au viol en réunion de larticle II de la Constitution : « la langue de la République est le français », sans parler de la loi Toubon de 1994, votée à lunanimité par le parlement, et quotidiennement violée dans la plus parfaite indifférence des autorités constituées.
Cet appel sadresse dabord aux amis de la langue et de la chanson françaises, notamment aux écrivains, aux poètes, aux musiciens Mais il interpelle aussi le travailleur, le jeune de milieu populaire, lenseignant, le démocrate, le républicain, linternationaliste véritable. Car la langue française demeure encore à ce jour le premier service public (gratuit !) de la République française et des autres pays francophones ; et bien quattaquée de toutes parts, elle constitue encore une digue solide contre le totalitarisme linguistique, contre la marchandisation de la culture et contre lidéo-formatage mondial : si le français finit par sécrouler, quelle langue, quelle culture, quelle chanson ne seront-t-elles pas englouties par le raz-de-marée impérial du tout-à laméricain ? La marginalisation planifiée de notre langue est porteuse dénormes discriminations contre les couches populaires de tous les pays, et dabord contre la jeunesse que lon gave de sous-produits culturels en globish ; plus généralement, la « langue » unique porte en elle le risque dune disparition rapide de toutes les langues (y compris de langlais en tant que langue porteuse dhistoire et de civilité) et de la culture elle-même ; car langues et cultures nont jamais prospéré que dans et pour léchange : mais quels échanges subsisteront-ils vraiment quand laltérité linguistique aura définitivement sombré, quand, politique de substitution linguistique des Franco-Déni, du grand patronat et du gouvernement « français » aidant, la chanson française sera à jamais devenue un « fait exotique » dans notre propre pays ?
(1) Je ne vois aucun inconvénient à ce que les Franco invitent à loccasion des anglophones issus de pays anglophones ; sans toutefois les survaloriser : car sauf exception, on ne peut attendre aucune réciprocité outre-Manche ou outre-Atlantique- pour des chanteurs francophones, germanophones, etc., à loccasion de très grands évènements culturels et médiatiques
FRANCOFOLIES.docx
09:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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09.07.2011
BELGIQUE: Dans Solidaire: Comment les travailleurs belges ont fo ndé la sécurité sociale
« Votre prénom est Wallon ou Flamand. Votre nom de famille est travailleur. » Il y a 75 ans, après l’assassinat de deux socialistes anversois, une grève d’une incroyable ampleur éclatait dans tout le pays.

Lorsque, tôt le matin du 25 mai 1936, Albert Pot et Theo Grijp se lèvent, la chaleur est déjà forte sur les avenues anversoises. Les deux hommes se débarbouillent, disent au revoir à leur épouse et partent vers leurs réunions respectives qui durera jusque tard dans la soirée. En effet, ils sont actifs dans le syndicat socialiste : Albert Pot est le chef de la propagande de la jeunesse syndicale, et Theophiel Grijp, membre du Conseil de la ligue des travailleurs du port.
Les temps sont houleux. Dans le pays, le mécontentement à propos des économies décidées par le gouvernement libéral-catholique-social-démocrate Van Zeeland ne cesse de croître. En Espagne, les fascistes préparent leur coup d’état et, en France, une vague de grèves dans la métallurgie met sens dessus dessous le reste du pays. Il y a des centaines de milliers de chômeurs, et pourtant les travailleurs doivent prester chaque jour des heures supplémentaires. C’en est assez, et les gens redressent l’échine.
Le même été, le journal socialiste Vooruit interviewera une travailleuse française venue passer ses premiers congés payés au Kemmelberg. Elle résume sa vie au journaliste : « Quinze ans de mariage, trois enfants et, comme mon mari, le boulot quotidien à l’usine. Travailler, manger, dormir. Et puis, d’un coup, la semaine de 40 heures, les congés payés, des contrats collectifs obligatoires ! »
Les deux héros de notre histoire, Pot et Grijp, doivent certainement en avoir entendu, de ces histoires qui racontent le combat pour obtenir nos droits. Peut-être même en parlent-ils ce jour-là, qui sait. Peut-être discutent-ils des élections en Belgique, des fascistes de Rex et du VNV qui ont le vent en poupe, ce qui donne de l’audace aux chemises brunes. Ce dernier sujet va tristement s’illustrer ce soir-là. Des fascistes du groupuscule De Realisten – plus tard absorbé par le Rex de Degrelle – mettent le feu à un calicot accroché au local de la jeunesse syndicale du Paardenmarkt, où Albert Pot a son bureau. Dans Schets van de arbeidersbewing tot 1998. Leve Lahaut-Vive Lahaut (Esquisse du mouvement ouvrier jusque 1998. Vive Lahaut), l’ancien docker Bert Struyf relate cette soirée : « Nous étions à la réunion lorsque quelqu’un est entré en courant et a crié : «Ils s’y mettent à nouveau !» » Toute l’assemblée s’est ruée dehors. Sur la Italiëlei, quatre fascistes sont en train de coller des affiches. Nous avons alors vu un homme brandir soudain un revolver et tirer. Albert Pot est tombé », se souvient Struyf. Ensuite, lors de l’échauffourée suivante, c’est Theo Grijp qui est abattu. Pot et Grijp : depuis lors, leurs noms sont indissociables…
L’étincelle des funérailles
C’est une marée de dizaines de milliers d’Anversois ordinaires, portant des drapeaux rouges bordés de noir, qui accompagne le duo pour leur dernier voyage depuis la Breydelstraat jusqu’à la Brederodestraat. Les funérailles se muent en marche de protestation contre les fascistes qui, la veille, comme on le craignait, ont gagné les élections. « Ce fut le premier dimanche noir, et ces hommes faisaient la fête pendant que l’on enterrait Pot et Grijp », a déclaré récemment Jos Vandervelpen, avocat et président de la Ligue des droits de l’homme, lors de la commémoration de cet assassinat.
Le jour de l’inhumation, les dockers anversois arrêtent le travail pour 24 heures. L’agitation ne cesse plus et, rapidement, il ne s’agit plus seulement du meurtre de Pot et Grijp. Le 2 juin à 17 heures, les dockers occupent plusieurs bateaux : ils exigent une augmentation de 14 francs par jour. Bientôt les réparateurs de bateaux, les ouvriers diamantaires et les travailleurs des transports se joignent à eux. Un jour plus tard, 10 000 travailleurs se rendent au Sportpaleis pour écouter les discours des « agitateurs communistes », comme les désignent plusieurs journaux. Les syndicats hésitent, les sociaux-démocrates appellent au calme.
Mais la grève fait boule de neige et continue à s’amplifier. Le 12 juin, une bonne partie de la Belgique est à l’arrêt. Les mineurs déposent leurs outils et les femmes de la FN d’Herstal occupent l’entreprise : une première. Le 15 juin, la Belgique compte 150 000 grévistes, le 16, 250 000, le 17, plus de 400 000, le 18, un demi-million, tant au nord qu’au sud du pays. Car, comme il est écrit sur une affiche des grévistes : « Votre prénom est Wallon ou Flamand. Votre nom de famille est travailleur. »
Le mouvement débouche sur une Conférence Nationale des Travailleurs, clairement inspirée du Front Populaire français qui, quelques semaines auparavant, avait organisé une marche de 600 000 personnes devant le Mur des Fédérés où, en 1871, les derniers Communards avaient été fusillés. « Les travailleurs voyaient la reprise économique qui succédait à la crise mondiale, écrivent Els Witte et Jan Craeybeckx dans leur Politieke geschiedenis van België (histoire politique de la Belgique). Ils exigeaient leur part du gâteau, et certains même toute la boulangerie. »
La répression est pourtant lourde. Le 16 juin, la gendarmerie tire durant une demi-heure sur les grévistes qui se sont rassemblés dans la maison du peuple de Quaregnon. Le 21 juin, Vooruit décrit comment une horde à cheval disperse femmes et enfants dans l’étroite Donkersteeg de Gand : « On entend partout : «Ce sont des salauds ! Si seulement nous avions des armes !» Pleurant de colère, les travailleurs nous interpellent «Que pensez-vous de ça ? Et toi, Balthazar (le successeur d’Eedje Anseele, dirigeant du POB – Parti Ouvrier Belge - de Gand, NdlR), tu vois maintenant, toi qui hier encore nous appelais au calme !»
Les acquis de la grève
La gendarmerie boit du petit lait lorsque la population doit battre en retraite. Mais, le 24 juin, le Premier ministre Van Zeeland lit une déclaration sur un vaste plan de réforme. Le mouvement ouvrier a arraché une augmentation salariale de 7 %, la semaine des 40 heures, des congés payés de minimum 6 jours par an, une assurance-maladie et une augmentation des allocations familiales. Ces acquis constituent la base de notre actuelle sécurité sociale.
21:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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08.07.2011
BELGIQUE: Lettre ouverte de Raoul Hedebouw à Elio Di Rupo :: «Vo tre note n’est pas de gauche
Lettre ouverte de Raoul Hedebouw (PTB) à Elio Di Rupo :: «Votre note n’est pas de gauche»
Dans une lettre ouverte, le porte-parole du PTB interpelle le président du PS : "Vous nous aviez promis une note qui ne serait « ni de gauche ni de droite ». Je vous rassure tout de suite, nous sommes d’accord au moins sur un point : votre note n’est « ni de gauche »"
Au président du Parti socialiste (PS)
Boulevard de l’Empereur, 13, 1000 Bruxelles
Cher Monsieur Di Rupo,
Permettez-moi de vous écrire cette lettre ouverte suite à la parution de votre note servant de base aux futures négociations gouvernementales. Vous nous aviez promis une note qui ne serait « ni de gauche ni de droite ». Je vous rassure tout de suite, nous sommes d’accord au moins sur un point : votre note n’est « ni de gauche »…
Je dois vous avouer ma plus grande incompréhension quant à de nombreuses propositions reprises dans votre note qui, il y a un an encore, auraient été déclarées inacceptables par votre parti. Mon étonnement est d’autant plus grand que, depuis 2008, certains de vos ministres avaient martelé que les « citoyens ne paieraient pas la crise » et que « ce sont les banques, responsables de cette situation, qui devraient passer à la caisse ». A tort peut-être, mais ces déclarations avaient nourri, dans une certaine gauche, l’espoir que des mesures tendant à réaliser cette rhétorique allaient être prises. Un espoir visiblement déçu à la lecture de votre note.
Tout d’abord, les pensions et les fins de carrière. Vous savez que beaucoup de travailleurs âgés ne quittent pas leur boulot de gaieté de cœur. Mais parce qu’ils sont épuisés, que leur corps est usé par les hausses incessantes de productivité.
Et pourtant, vous reprenez intégralement le dogme du « travailler plus longtemps » de la Commission européenne : prépension impossible avant 60 ans, fin à terme de la pension anticipée, modifications des périodes assimilées et diminution des pensions des fonctionnaires. Sur ce dernier point, notre service d’études a estimé que cette baisse pouvait aller jusqu’à 9 % (sur base d’une hausse salariale annuelle de 4 %, index compris). A travers l’ensemble de ces mesures, c’est le système même d’assurance sociale de nos pensions qui est remis en cause. Et, cerise sur ce gâteau empoisonné, vous demandez de « généraliser le deuxième pilier (privé) de pensions », ce qui ne peut que mettre en danger le premier pilier, garant de la solidarité entre tous les travailleurs.
Abordons la question des chômeurs. Ici, vous reprenez intégralement des points essentiels du programme des partis libéraux et de la N-VA. Dans votre note, c’est le chômeur qui est désigné comme coupable et non comme victime de la crise. Avec la diminution des allocations dans le temps et leur « forfaitisation » après un certain temps, vous reprenez le modèle allemand instauré par le chancelier Schröder. Avec des allocations fortement réduites, les chômeurs accepteront de plus en plus des emplois précaires, ce qui aura comme conséquence, et vous le savez, de diminuer tous les salaires en Belgique. L’application de ces mesures a mené à une hausse vertigineuse des travailleurs pauvres en Allemagne. Je ne dois pas vous l’apprendre, chasser les chômeurs ne chassera pas le chômage.
Au sujet des services publics, vous proposez de geler les enveloppes de dotations pendant 2 ans. Un gel qui, compte tenu de l’inflation, revient en fait à une réduction de 4 à 5 % de l’offre de service public. Vous allez donc diminuer l’emploi dans la fonction publique, et ce, à un moment où vous annoncez vouloir … en créer 250 000 ! Je dois vous avouer que j’ai du mal à suivre votre raisonnement. Comment pouvez-vous affirmer, par exemple, combattre la grande fraude fiscale et en même temps couper dans les moyens du ministère des Finances ?
Bien sûr, vous me répondrez que vous avez pris certaines mesures contre le capital. Je ne peux évidemment que me réjouir de votre proposition visant à instaurer un impôt sur le patrimoine de plus de 1,25 million d’euros, proposition très proche de notre proposition de « taxe des millionnaires ». Mais permettez-moi de m’étonner du côté « temporaire » (deux ans) de cette mesure qui contraste avec le côté « permanent » des mesures touchant l’ensemble de la population. Sans même parler de l’absence de mesures techniques visant à rendre ce prélèvement efficace, comme l’instauration d’un cadastre des fortunes et une véritable levée du secret bancaire. Vous donnez vous-même le moyen d’échapper à ce nouvel impôt en permettant de déduire le patrimoine lié à une activité professionnelle, à une société. Ainsi, Albert Frère, s’il reste actif à la tête de ses holdings, ne devra pas payer d’impôt...
En matière institutionnelle, je constate que des réformes essentielles souhaitées par la N-VA, et soutenues par l’organisation patronale flamande Voka, sont aujourd’hui reprises dans votre note. La politique de l’emploi est quasiment régionalisée, ce qui mènera à une scission de la sécurité sociale. La porte de l’autonomie fiscale est ouverte, y compris celle pour l’impôt des sociétés, permettant ainsi une concurrence fiscale vers le bas qui assèchera les finances publiques. La sécurité sociale est ainsi attaquée sur deux fronts, celui de l’austérité et celui de la scission.
Vous me répondrez sans doute : « Que pouvais-je faire d’autre, je suis obligé de négocier avec une majorité de partis de droite et nationalistes ? » Tout d’abord, je vous répondrai qu’en tout cas, la solution ne consiste pas à reculer et à céder devant les exigences de cette droite. Ne dit-on pas que l’appétit vient en mangeant ? Comment ne pas faire un lien entre l’arrogance de la droite et des forces centrifuges en Belgique, et la tendance que votre formation politique a eu de reculer de plus en plus devant toutes ces exigences. Au contraire, Monsieur Di Rupo, il nous faut le retour d’une gauche qui ose, d'une gauche qui avance. Comme le montrent les exemples en Grèce, au Portugal et en Espagne, où vos collègues socialistes se font aussi passer pour des personnes « responsables », appliquer une politique de droite sera sanctionné par l’électorat de gauche.
Céder aux pressions nationalistes ne pourra que nous conduire dans une spirale infernale qui aboutira à l’éclatement du pays et de son socle le plus solide : notre sécurité sociale. Céder aux pressions de la droite n’aura comme seule conséquence que d’appauvrir le monde du travail et, donc, d’aggraver la crise économique. Ce n’est pas la politique du moindre mal mais celle du pire.
Monsieur Di Rupo, comme le montre l’histoire sociale de notre pays, la résistance à ces attaques, venant de l’Union européenne et des forces nationalistes, ne pourra se faire que dans la rue. Irréaliste ? Lorsque les premiers socialistes ont proposé la journée des 8 heures, alors que travailler 12 à 14 heures était la règle, on les a déclaré fous. Pourtant, ce qui était vu comme utopique est devenu réalité. C’est de ce réalisme que le monde du travail a besoin, pas de celui qui accepte de plier devant les diktats de la droite.
Nous tendons la main à toutes les forces de gauche, pour organiser, avec les organisations syndicales de ce pays, cette résistance. Qu’on laisse la droite assumer sa politique au gouvernement et qu’on ose dire NON aux diktats européens et patronaux. Qu’on propose une alternative qui s’en prenne réellement aux responsables de la crise (voir www.ptb.be ). Les travailleurs attendent cela de la gauche en Belgique. Avec vous ou sans vous.
Raoul Hedebouw,
porte-parole du PTB
20:36 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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07.07.2011
BELGIQUE: [alerte_otan] TR: Lancement de la campagne intal: F-16 hors de Libye
De : Mario Franssen [mailto:mario.franssen@intal.be]
Envoyé : mardi 5 juillet 2011 19:51
À :
Objet :
Lancement de la campagne intal: F-16 hors de Libye
à tous les membres et sympathisants
Intal lance une campagne contre la
guerre de l'OTAN en Libye
30 signatures pour chacun des 150
parlementaires
Le 17 mars 2011, 9 pays du Conseil de Sécurité des Nations Unies
votaient la résolution 1973. S'appuyant sur cette résolution, le 18 mars, le
Parlement belge décide d' aller en guerre contre la Libye. Aucun parlementaire
n'a voté contre cette décision.
"2003: Irak, 2011:
Libye", il s'agit du slogan scandé par intal lors de la manifestation
dimanche 20 mars 2011. Aujourd'hui, nous devons en finir avec cette guerre qui
n'apporte que de la misère et qui ne sauve absolument pas les citoyens. Est-ce
que ce ne sont pas plutôt les intérêts économiques et géostratégiques qui sont
en jeux, et donc plutôt les grandes puissances occidentales que les citoyens
libyens ?
Sur base d'une
visite en Libye au mois de juin, intal a décidé de faire campagne contre la
participation belge à l'attaque de l'OTAN sur la Libye. Nous exigeons que cela
cesse immédiatement. Les F-16 belges doivent rentrer directement en
Belgique.
Objectifs
Afin de soutenir cette exigence, intal souhaiterait recueillir 30 signatures
pour chacun des 150 parlementaires, avant le début de l'année parlementaire, fin
septembre 2011. Nous vous lançons le défi de prendre un parlementaire à votre
compte et de rassembler 30 signatures. Vous pouvez télécharger
ici la pétition.
Qui, quoi, où ?
L'objectif est de
rassembler 4.500 signatures en moins de trois mois. Nous
comptons sur vous ! Emportez la pétition lors de festivals, fêtes de famille,
camps, à la piscine, en terrasse. Demandez à vos amis de signer la pétition et
peut-être qu'eux-même se lanceront à la recherche de signatures.
Vous êtes actif dans une association, une maison de jeunes, un mouvement de
solidarité, ... ? Parlez-en et réunissez-vous pour partir en festival avec des
pétitions à signer sous les bras. Vous pourrez alors à n'importe quel moment
récolter des signatures à l'attention des parlementaires.
Vous pouvez
renvoyer les pétitions signées à : intal, chaussée de Haecht 53, 1210
Bruxelles.
Digital
Vous pouvez soutenir la campagne de deux manières différentes. Premièrement,
via le
formulaire en ligne que vous trouverez sur le site d'intal. Idéal pour
envoyer la pétition par e-mail à tous vos amis et contacts. Deuxièmement,
via Facebook. Vous pouvez soutenir la campagne en adhérant à la campagne
...et en invitant vos amis à faire de même !
Vous pouvez également suivre de près la campagne via le blog de la campagne
sur www.intal.be.
Bonne chance!
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Le texte de la pétition
Ministres et Parlementaires,
la Belgique est
en guerre en Libye et vous êtes responsables!
Chers Ministres De Crem, Vanackere
Chers
Parlementaires,
Nous exigeons que la participation Belge à l’attaque de l’OTAN en Libye
cesse immédiatement. Les F-16 belges doivent rentrer tout de
suite.
- La guerre en Libye a été présentée comme une guerre pour sauver des
civils et pour la démocratie. Les motivations réelles sont en fait de pouvoir
s’approprier les richesses de la Libye et de protéger les intérêts
géo-stratégiques de l’Occident. C’est ce que nous apprennent les guerres en Irak
et en Afghanistan.
- Les civils tués en Libye et les centaines de milliers de réfugiés
démontrent que les F-16 belges qui participent à l’offensive de l’OTAN ne
sauvent pas des civils mais au contraire font plus de victimes.
- En ces temps de grande crise économique et politique, la Belgique
arrive à décider en 1 journée de partir en guerre. Entamer un guerre ne
constitue pourtant pas une "affaire courante".
- La guerre contre la Libye coûte chaque mois 5.000.000 € à la Belgique.
Ceci correspond au salaire mensuel brut de plus de 2000 enseignants ou
infirmiers débutants.
- Les problèmes en Libye doivent être résolus par les Libyens et ceci
sans ingérence indésirée.
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www.intal.be, 02/209.23.50, info@intal.be
Haachtsesteenweg
53
Brussel 1210
Belgium
alerte_otan-unsubscribe@yahoogroupes.fr
Pour retrouver les messages précédemment envoyés : http://fr.groups.yahoo.com/group/alerte_otan/messages
Cette liste est gérée par des membres du Comité de Surveillance OTAN. Les opinions éventuellement exprimées n'engagent que les auteurs des messages, et non le CSO.
09:28 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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04.07.2011
La guerre contre la Libye est une catastrophe économique pour l' Afrique et l'Europe (Réseau Voltaire)
par Thierry Meyssan | Tripoli (Libye) | 3 juillet 2011
http://www.voltairenet.org/La-guerre-contre-la-Libye
Réseau Voltaire : Votre pays est riche en gaz et en pétrole. Vous avez capitalisé 70 milliards de dollars au sein de lAutorité libyenne dinvestissement. Comment utilisez-vous cette manne ?
Pour retrouver les messages précédemment envoyés : http://fr.groups.yahoo.com/group/alerte_otan/messages
Cette liste est gérée par des membres du Comité de Surveillance OTAN. Les opinions éventuellement exprimées n'engagent que les auteurs des messages, et non le CSO.
10:40 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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03.07.2011
Libye : La politique de la France en Libye de plus en plus criti quée : Un nouvel article sur le blog atlasalternatif.over-blog.c om
09:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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01.07.2011
Tu viens avec nous en Libye? Evidemment!









Tu viens
avec nous en Libye ? Evidemment !
29 juin 2011
Vendredi matin 18 mars 2011, mon radio réveil senclencha et j'eu directement droit à une interview avec le ministre des Affaires Etrangères Vanackere. Il trépignait d'impatience de pouvoir partir en guerre contre la Libye.
Et malgré que les deux premiers points de la résolution 1973 du Conseil de Sécurité de l'ONU appèlent à une solution diplomatique, Vanackere ne parlait que du point 3 selon lequel toutes les mesures sont permises. Il était donc très clair à quoi on pouvait sattendre. Cela m'a rendu malade et j'ai juré.
La guerre me rend malade
Je ne sais pas ce que les gens ressentent lorsque lon bat les tambours de guerre, mais moi jen suis littéralement malade. Et quelques heures plus tard, après le débat au Parlement Belge, je ne me sentais pas mieux. Personne, je veux donc dire pas un seul membre du parlement, na voté contre ou sest abstenu lors du vote sur le soutien de la Belgique à la guerre. Et cela alors que les membres de notre parlement ont l'habitude de palabrer durant des mois avant de prendre une décision et sont à ce jour occupés depuis plus dun an à la formation d'un gouvernement.
Mercredi matin 8 juin, jai reçu un appel me demandant si je voulais aller en Libye. Comme le souligne Michel Collon : chaque guerre est précédée par des média-mensonges, cétait donc une occasion unique d'aller men rendre compte sur place. Je nai donc pas hésité très longtemps, et vendredi 10 juin nous sommes partis avec 4 autres belges en direction de Tunis, en Tunisie. De là, nous avons continué le samedi matin avec 9 autres participants internationaux en direction de Tripoli, un voyage en car de 17 heures. Pendant 3 jours nous avons participé à une mission dobservation et à une conférence sur la guerre et les droits de lhomme sur invitation de l Association des Avocats et Juristes de la Méditerranée.
Vas-tu soutenir Kadhafi ?, ai-je plusieurs fois entendu.
Jai fait partie de ce voyage afin de me rendre compte moi-même des conséquences
des bombardements de lOTAN sur Tripoli. Contrairement à Van Rompuy,
Sarkozy, Berlusconi, Obama ou Verhofstadt, qui étaient honorés de serrer la main
à Kadhafi lorsquil s'agissait de signer des contrats, je nai aucune
affinité avec Kadhafi. Cela ne veut pas dire pour autant que je ne vais pas
m’opposer à une guerre de l’OTAN qui défend uniquement les intérêts
occidentaux. Surtout lorsque nous examinons le palmarès de lOTAN.
Sils bombardaient vraiment pour défendre les droits de lhomme ce qui me
semble déjà une contradiction en soi on peut alors trouver dautres adresses
comme lArabie Saoudite par exemple. Rappelons-nous lhistoire du
'bon' et 'mauvais' Arabe vers laquelle renvoie Mohamed Hassan lors de son
interview avec Michel Collon concernant lhistoire de la Libye. Un bon
Arabe se soumet aux intérêts occidentaux, contrairement au mauvais Arabe.
Lorsque Kadhafi était en France il y a quelques mois, il faisait encore partie
de la première catégorie, car il ne fut pas arrêté à lElysée, à présent il fait
partie de la deuxième.
Le calme règne dans la zone de guerre
Alors que nous approchions de la frontière Tunisie/Libye, la tension augmenta dans le car. Lun des participants Tunisiens de la délégation reçut un appel. Al Jazeera annonça qu il y avait des affrontements à Zawiyah, une ville située sur le chemin vers Tripoli. Après quelques minutes de discussion, il fut décidé de continuer notre chemin. Nous avons appris par la suite quun groupe de rebelles avait essayé doccuper la ville, mais ny était pas parvenu. Lorsque vers 3 heures du matin nous roulions à travers la ville, tout était très calme.
En chemin vers Tripoli, notre car fut quelques fois contrôlé par des policiers en uniforme. Nous n'avons aperçu ni char, ni matériel militaire lourd. A Tripoli également, tout était remarquablement calme. Pas de soldats ni de tanks dans les rues. Les bazars étaient agréablement animés. De petits bus de transport faisaient des allers-retours et les gens étaient à la plage. Pas tout à fait une situation de guerre comme je me létais imaginée. En tout cas, pas une ville qui pourrait tomber à chaque moment, comme nous le fait croire lOTAN lorsquils parlent de la période post-Kadhafi. Pourtant, les habitants de Tripoli avaient quand même peur. La ville est régulièrement bombardée et ils peuvent donc en être victime à chaque instant.
LOTAN part en guerre
Pendant 3 jours, nous sommes restés à Tripoli et nous
pouvions nouer des contacts. Entre les conférences et les visites organisées,
nous nous sommes rendus seuls en ville en reconnaissance. Les réactions des gens
avec lesquels nous parlions étaient toujours les mêmes. Aussi bien le
représentant des clans en Libye, la communauté africaine en Libye, les
propriétaires de magasins, les étudiants et lhomme de la rue nous ont confirmé
leur soutien au gouvernement. Tous condamnaient lattaque de lOTAN qui nest là
que pour « voler les richesses Libyennes ». Et malgré quun certains dentre eux
étaient également critiques vis-à-vis du gouvernement, ils nencensèrent pas
pour autant les rebelles quils qualifient unanimement comme : Al Qaeda,
maffieux, opportunistes, .... Depuis le début, il sagit dune rébellion armée
qui a commencé en Occident. Ils nont aucune confiance dans les
leaders de la rébellion qui ont combattu en Afghanistan contre loccupation des
Etats-Unis, ou dans des opportunistes qui se trouvaient auparavant dans le
gouvernement et qui font tout à coup volte-face.
Au même moment, ils nous mettent en garde - nous Européens - du fait qu'en cas de victoire des rebelles, la Libye deviendrait un pôle dattirance pour les extrémistes religieux, du Mali au Soudan. LEurope ne doit pas sétonner que de cette nouvelle Libye, des attentats soient planifiés contre lEurope. La Libye va être tiraillée entre des guerres de clans, entre Arabes et Africains. Le développement du pays et de toute lAfrique du Nord sera miné. La Libye soriente plus vers lAfrique que vers le monde Arabe et les 4.000.000 d'étrangers en Libye ont génèré jusquau début de la guerre, des ressources pour les pays voisins. Ils nous ont mis en garde contre la "Somalisation" de la Libye, ce qui finalement déstabilisera toute la région.
LOTAN avait espéré que le régime libyen sécroulerait de lintérieur. LOccident savait probablement que les ministres de la Justice, des Affaires Etrangères et Intérieures, et dautres diplomates retourneraient leurs vestes. Néanmoins, le gouvernement tient toujours bon et lOTAN se retrouve avec un fameux problème. A Tripoli, les gens nous ont confirmé que la population avait été armée (note de RoRo: donc par le régime de Kadhafi). On parle de 2.000.000 armes qui ont été distribuées. Ce ne sera donc pas évident pour lOTAN de contrôler Tripoli. Sûrement pas sils ne comptent que sur les rebelles, qui ne font plus aucune avancée depuis des semaines et ce malgré laide des bombardements de lOTAN.
Cibles civiles et infrastructure
Sur ces 3 jours, nous avons pû visiter lancien centre de
la ville, lAcadémie, La Place Verte, le Bab Al Azizia et la maison bombardée du
fils de Kadhafi. Chacune de ces places est une cible ou peut en devenir une,
pour lOTAN. Dans le centre ville, nous avons visité tous les jours le souk et
avons discuté avec les commerçants. Quelques jours plus tard un autre souk fut
bombardé. Nous avons également visité lAcadémie. Des étudiants y suivent une
formation afin dobtenir un master ou un doctorat en langues ou en sciences. Le
même jour, lOTAN bombarda luniversité de Al Fatah à Tripoli. Lors du
bombardement du 30 avril sur la maison de Saif Al-Arab, le fils de Kadhafi ainsi
que trois de ses enfants sont morts. En 1986, les Etats-Unis ont bombardé Bab Al
Azizia, la résidence de Kadhafi. Aujourdhui cest une place centrale où les
Libyens viennent montrer leur soutien au gouvernement. On y trouve de nombreuses
familles et des étrangers venus de toute lAfrique. Depuis le début de la
guerre, le 19 mars, cette place a été déjà bombardée à trois
reprises.
Il apparaît que lOTAN bombarde des cibles civiles et des infrastructures à Tripoli, ce qui est illégal, même selon la résolution 1973. Les Tripolitains nen sont pas pour autant découragés et sopposent encore plus fort contre lOTAN. Sur la Place Verte centrale, peu après notre départ - le 17 juin (4 mois après le début de la rébellion) - des centaines de milliers de Libyens se retrouvèrent pour exprimer leur soutien au gouvernement. Ce qui fit dire au journaliste de la chaîne CNN ... this crisis in Libya isn't ending any time soon.
Le Hold-up du siècle
Avec les participants à la conférence nous avons eu le temps danalyser les enjeux de la guerre et déchanger nos opinions. Lindépendance de la Libye, qui n'a pas d'emprunt auprès de la Banque Mondiale ou du FMI, exaspère l'Occident. Ce que je ne savais pas cest que la Libye possède plus de 143 tonnes dor (valeur de +/- 4,8 milliard deuro). Une quantité non négligeable dans des temps de crise financière. Cette attaque de lOTAN s'avère ainsi être le hold-up du siècle. La Libye est également la force motrice pour létablissement dune banque Africaine de développement et à plus long terme, elle pense aussi à une monnaie unitaire Africaine. Ce nest pas pour rien que la Libye est appelée la mère de lAfrique. La guerre devient donc une nouvelle guerre coloniale qui menace lindépendance des pays Nord-africains et menace par extension toute lAfrique. Noublions pas que lAfrique est un continent très riche. Étant donné que les relations entre la Libye et le reste de lAfrique sont très solides, il est logique que la Libye reçoive à ce titre laide des pays voisins. C'est ainsi qu'il y a des allers-retours de camions entre la Tunisie et la Libye. Il en est de même avec lAlgérie et le Niger.
Tout le monde était daccord pour dire que lOccident
convoite aussi le pétrole (9e au monde sur le plan des réserves avérées), le gaz
(23e) et l'uranium. Dans le même temps, lintervention militaire menace aussi
les révoltes populaires en Tunisie et en Egypte. Il était clair pour tout le
monde que la rébellion en Libye nest pas comparable avec ces révoltes et veut
obtenir exactement le contraire. Loccident veut à tout prix éviter un front
indépendant « Tunisie-Libye-Egypte ». Cela menacerait leurs intérêts
géostratégiques dans la région. Le canal de Suez doit rester accessible et
Israël ne peut être menacé.
Et enfin encore ceci : noublions pas que la Libye est un des nombreux pays qui coopère actuellement avec la Chine, lInde, le Brésil,.... Le monde unipolaire, dans lequel les Etats-Unis déterminent ce qui se passe dans le monde, est en train de changer vers un monde multi-polaire. La crise économique touche surtout loccident et la force économique des Etat-Unis sen trouve défiée. Obama fait donc tout ce quil peut pour ne pas perdre la position dominante des Etats-Unis. Néanmoins il apparaît quil y a à présent un vent contraire. Aux Etats-Unis, une dizaine de membres du congrès contestent la légalité de cette guerre. A lintérieur de lOTAN, les oppositions augmentent du fait que la guerre se prolonge plus que prévu et que l'addition, surtout pour la France, augmente considérablement. Pour la Belgique le problème nest apparemment pas le même. De Crem vient dannoncer que la Belgique pourra honorer son engagement en Libye pendant une durée indéterminée, même si la facture s'élève déjà à 5.000.000 euro par mois. (Note de RoRo: pour leurs sales guerres impérialistes et colonialistes, il y a toujours du fric. Pas besoin d’ organiser des collectes parmi la population et recourir à la mendicité publique organisée!)
Alors « diplomatie » quand-même ?
Il apparaît que ce que notre ministre Vanackere et nos
parlementaires nont jamais voulu, est quand même en train d'arriver. Comme les
articles 1 & 2 de la résolution 1973 du Conseil de Sécurité de l'ONU le
demandent, des initiatives diplomatiques émergent de partout afin de mettre un
terme à la guerre. Il
y a déjà des contacts entres les autorités Libyennes et les rebelles. La
Russie demande depuis longtemps de laisser faire le travail diplomatique ; Amr
Mousa de la Ligue Arabe appelle à un cessez-le-feu et à une solution politique.
« Last but not least », Groen ! demande un-cessez-le-feu temporaire (temporaire
????). Ils sinspirent peut-être des déclarations de Robert Gates, ministre de
la Défense des Etats-Unis, sur la guerre en Afghanistan : Cette sorte de guerre
se termine généralement par des pourparlers. On peut douter du fait que
lOccident et les rebelles vont sinscrire dans ces propositions. Les
propositions venant du Venezuela, de la Turquie et de lUnion Africaine avaient
déjà été rejettées auparavant. De plus, la proposition du gouvernement Libyen
dorganiser des élections a peu de chance daboutir. Tout comme en Palestine, ce
ne seront probablement pas nos hommes qui gagneront.
A la recherche dinformations
De retour en Belgique, un tel voyage vous poursuit. Je me suis donc mis immédiatement à la recherche de plus dinformations sur la Libye. Ce nest pas évident de trouver des informations qui némanent pas des médias Occidentaux, dAl Jazeera, ou des médias libyens (oui, ils existent). Je suis ainsi tombé sur ce rapport récent : Libye : Un avenir incertain - Compte-rendu de mission dévaluation auprès des belligérants libyens, dune mission dobservation française indépendante. Pour être honnête, jétais assez déçu après lavoir lu. Non pas à cause du contenu, mais soudainement je navais plus rien à raconter de mon voyage. Le rapport, écrit par des experts indépendants, compte 44 pages et traite de toutes les facettes de la guerre en Libye. Un « must » pour tout un chacun qui veut juger de la situation en étant bien informé.
Et avant doublier : cette guerre na rien à voir avec les droits de lhomme. Vous vous en doutiez déjà, non ?
Source : INTAL
Investig'action
10:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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travailler, ou rechercher un emploi, nous avons une famille, des amis.
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et d’offrir un avenir meilleur au gens qui nous
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