26.07.2011

BELGIQUE: Marcinelle 8 août 2011: en hommage aux victimes de la terrible catastrphe minière du Bois du Cazier à Marcinelle ...

 
 
 
Sent: Tuesday, July 26, 2011 3:11 PM
To:
Subject: Marcinelle 8 août 2011
 
 
 

 

 

15:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

17.07.2011

Chek-point israélien à l'aéroport Zaventem (Bruxelles): Pays “li bres”, ou pays complices du sionisme ?

 
Pays “libres”, ou pays complices du sionisme ?
 
Interdit de s’ embarquer pour la Palestine, via l’ aéroport Ben Gourion, au départ de Zaventem (Belgique) et/ou Roissy (France), sur ordre ... d’ Israël. Il faut savoir que le transit par l’ aéroport Ben Gourion est une escale obligée étant donné que le seul aéroport palestinien a été détruit par les bombardements de l’ occupant sioniste ... en 2002 (je crois)...
Ces vidéos prouvent les faits ...
Les frontières d’Israël ne sont donc plus à Tel-Aviv, mais à Bruxelles et/ou Paris ... Et les flics français et/ou belges appliquent les ordres ...
RoRo
 
 
 
 
 
From: Le Brasier
Sent: Friday, July 15, 2011 4:46 PM
To: Djamal Benmerad
Subject: Chek-point israélien à l'aéroport Zaventem (Bruxelles)
 

09:04 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

15.07.2011

AVERTISSEMENT ADRESSÉ À LA TROÏKA PAR LES INDIGNES GRECS

 
 
Sent: Friday, July 15, 2011 12:18 PM
Subject: c: AVERTISSEMENT ADRESSÉ À LA TROÏKA PAR LES INDIGNES GRECS
 
GRECE: pas touche aux biens et aux droits du peuple ... !
RoRo
 
From: Le Brasier
Sent: Friday, July 15, 2011 11:06 AM
To: Djamal Benmerad
Subject: AVERTISSEMENT ADRESSÉ À LA TROÏKA PAR LES INDIGNES GRECS
 

AVERTISSEMENT ADRESSÉ À LA TROÏKA, AUX BANQUES ET AUX SOI-DISANT INVESTISSEURS, LOCAUX OU ÉTRANGERS, QUI FANTASMENT SUR LES BIENS PUBLICS GRECS

 

Un gouvernement grec déchu et dictatorial qui n’est plus représentatif du peuple de ce pays, vient de voter des lois avec lesquelles il a l’intention de brader les biens publics et les territoires grecs, contre la volonté de la grande majorité du peuple grec.

Nous informons tous ceux qui y distinguent une occasion d’investissement, que nous ne tarderons pas à renverser ce gouvernement, qui sera appelé rapidement à rendre compte de ses crimes devant le peuple et le pays. Les signatures et les lois sont nulles et non avenues. Elles ne sont pas validées par le peuple grec, qui ne les reconnait pas.

Nous mettons en garde tout soi-disant investisseur, qu’il ne lui vienne pas même à l’esprit de s’approcher de quelque vente aux enchères de nos biens publics ou braderie de nos territoires, et encore moins de penser à les acheter. À part le fait qu’il perdra tout ce qu’il a acheté quand nous retrouverons la souveraineté de notre pays en tant que peuple, les sommes qu’il aura dépensées pour ces achats illégitimes ne lui seront pas remboursées.

De même nous le prévenons que jusqu’à ce que nous recouvrions le contrôle du pays, dans le cadre de la défense de nos droits tels qu’ils découlent de la constitution grecque mais aussi des droits des peuples et des personnes reconnus internationalement, nous ferons tout ce qui est nécessaire par le biais de notre auto-organisation pour annuler en fait et en acte et pour saboter tous les éventuels investissements de ce type.

Que nul soi-disant investisseur n’ose faire ses courses dans les biens publics soldés et les territoires bradés en Grèce, sauf s’il se rend compte des hauts risques que courent ses investissements. Dans ce cas, ses investissements seront "bien reçus" dans notre pays, qui, quand son peuple se voit privé de liberté, sait donner naissance à des héros et se livrer à de haut-faits de résistance.

L’assemblée populaire de la Place Syntagma

Source : http://real-democracy.gr/

Qui sommes-nous?

Nous sommes des gens ordinaires. Nous sommes comme vous : tous les matins nous allons étudier, travailler, ou rechercher un emploi, nous avons une famille, des amis. Nous sommes des personnes qui travaillons dur tous les jours afin de vivre et d’offrir un avenir meilleur au gens qui nous entourent.

Certains d’entre nous sont progressistes, d’autres conservateurs. Certains ont des « convictions », d’autres pas. Certains ont une idéologie bien définie et d’autres sont apolitiques. Mais les développements politiques, économiques et sociaux en cours nous inquiètent et nous indignent tous. Nous sommes indignés par la corruption des hommes politiques, des hommes d’affaires et des banquiers… Indignés par le fait que les gens normaux se sentent sans défense.

Cette situation nous blesse tous au quotidien. Cependant, si l’on s’unit tous ensemble, on peut changer la situation. L’heure est venue pour que nous commencions à bâtir une société meilleure.

Nous pensons que :

- L’égalité, le progrès, la solidarité, le libre accès à la culture, la durabilité écologique et  le développement, le bien-être et le bonheur des gens sont les priorités de toute société avancée.

- Il existe des droits fondamentaux qui doivent être protégés au sein de notre société : le droit au logement, à l’emploi, à la culture, à la sante, à l’éducation, à la participation politique, au développement personnel libre, le droit des consommateurs, le droit à une vie saine et heureuse.

- Le gouvernement et le système économique fonctionne actuellement d’une telle manière qu’ils sont incapable de respecter ses priorités et représentent aujourd’hui un obstacle au progrès humain.

- La démocratie signifie le gouvernement du peuple (du grec demos = peuple, et kratos = état), et cela devrait s’appliquer. Cependant, nous savons que notre système politique ne veut même pas nous écouter. Leur devoir devrait être de transmettre notre voix aux institutions nationales et internationales, de faciliter la participation des citoyens par le biais de canaux de communication directe, de fonctionner en faveur de la société au sens large et pas uniquement en faveur des riches qui prospèrent sur notre dos, et non pas de suivre fidèlement les ordres dictés par les grands intérêts économiques qui infligent cette dictature et partitocratie.

- Le fait que le pouvoir soit concentré entre les mains d’une minorité créé des inégalités, provoque des frictions, engendre des injustices et abouti à la violence. Et cela, nous le rejetons. Ce modèle économique obsolète enferme la dynamique productive sociale dans un cercle vicieux où les quelques riches deviennent plus riches et la grande majorité se noie dans la pauvreté et la misère. Et c’est ainsi que nous nous effondrons. Le seul but du système consiste en l’accumulation des capitaux au prix de l’efficacité et de la prospérité de la société.

- Le gaspillage de ressources mène à la destruction de la planète, engendrant ainsi du chômage, et les citoyens consommateurs constituent  une pièce centrale d’un mécanisme créé dans le but d’enrichir une minorité tout en ignorant nos besoins.

- Nous sommes anonymes mais sans nous, rien ne  pourrait exister étant donné que c’est nous qui faisons fonctionner le monde. Si notre société apprenait à ne pas avoir confiance en ces divers rendements économiques abstraits dont peu bénéficient, nous pourrions éradiquer ces abus et ces manques dont nous souffrons tous aujourd’hui. Une révolution éthique est nécessaire… Nous sommes des êtres humains et non pas les marchandises d’un marché.

Je suis en colère par tout cela.
Je pense que l’on peut changer cela.
Je pense que je peux aider.
Je sais qu’on peut y arriver ensemble
Tous ensembles nous le pouvons. Avec nous, c’est votre droit.

Information envoyée par Bruno Arfeuille .

18:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

14.07.2011

francofolies ou françaphonie? billet d'humeur

mél
 
 
 

Merci de bien vouloir lire ceci et, si vous le jugez utile, de le diffuser autour de vous.

G. Gastaud

« FRANCOFOLIES »  ou   FRANçAPHONIE ?

APPEL A LA RESISTANCE LINGUISTIQUE ET CULTURELLE.

Par Georges Gastaud[1]

 

Il se prénomme Kévin et à défaut de ménager la langue française, il « manage » les Francofolies de La Rochelle avec l’assurance d’un petit commercial bardé de certitudes vendeuses. Et il nous apprend, sans que France-Info qui l’interroge ce 12 juillet ne l’interpelle sur sa politique linguistique suicidaire, que le festival de La Rochelle, qui fut longtemps un bastion de la création francophone et de la vraie diversité, a de nouveau programmé cet été une série de chanteurs « français » qui, reniant la langue de Brassens, de Ferrat, de Léo, de Vigneault, de Brel et de Barbara, mais aussi de Pottier et de Clément (L’Internationale et le Temps des cerises n’ont pas été écrits en anglais que l’on sache !) , s’expriment dans l’unique idiome estampillé par la mondialisation capitaliste, par les « majors » de l’industrie culturelle, par le snobisme des milieux bobo, avec à l’arrière-plan, les giga-prédateurs de l’impérialisme états-unien.

 

Cerise sur le gâteau (pardon : last but not least), France-Info nous apprend, sans faire le moindre commentaire, que les Francos 2011 ont choisi… le 14 juillet pour mettre principalement en vedette des chanteurs anglophones ! Le 14 juillet, c’est-à-dire un jour où l’on célèbre encore, dans certains coins reculés de l’hexagone, ces bricoles ringardissimes que sont la prise de la Bastille, la fête nationale et la devise liberté, égalité, fraternité... Sir Kevin ne nous dit pas si, à l’occasion de cette minable provocation, tout-à-fait digne de notre étrange pays partagé entre la xénophobie d’Etat et l’autophobie nationale, la Marseillaise sera enfin traduite dans l’unique idiome qui vaille désormais aux yeux de l’« élite mondialisée » : si tel était le cas, on propose de traduire le very shocking appel révolutionnaire « Aux armes citoyens ! » par « God save the Queen ! », ou mieux encore, par « In God we trust ! », comme il est cyniquement écrit sur chaque billet d’1 dollar...

 

Certes, pour ménager les vieux routiers des Francos, on a demandé à B. Lavilliers et à quelques autres VRAIS créateurs francophones de cautionner ce festival à la dérive. Dame ! il faut bien justifier à la marge l’intitulé des Francos et sans doute, les subventions publiques (?) toujours bonnes à prendre que facilite ce type de dénomination menteuse… Marianne est bonne fille et les institutions de la Francophonie sont décidément bien apathiques, pour ne pas dire plus !

 

Bien entendu, on nous rétorquera qu’il faut être « ouvert », « moderne » et « pluriel » : ce sont ces trois adjectifs-choc qu’avancent systématiquement les dominants quand ils entreprennent de casser un acquis social, un patrimoine culturel ou une conquête démocratique. Car le « pluralisme » commande évidemment qu’en France on chante (de moins en moins…) en français ET DE PLUS EN PLUS en anglais, qu’en Italie on chante (encore un peu) en italien ET TOUJOURS PLUS en anglais, qu’en Allemagne on (ne) chante (presque plus !) en allemand ET ENORMEMENT en anglais, pour ne rien dire des chansons suédoise, flamande, norvégienne, etc. déjà réduites à l’état de folklore ! CA, c’est du pluralisme et de l’ « ouverture » ! D’autant plus que, pour parfaire ce « pluralisme » linguistique à sens unique, les bacheliers d’outre-Manche et d’outre-Atlantique ne sont désormais plus tenus d’apprendre une langue étrangère et que les créations culturelles non-anglophones sont méthodiquement barrées par les médias anglo-saxons !

 

On nous dira naturellement que « c’est la liberté ! », que « les gens font comme ils le sentent », et autres pseudo-évidences que matraque à longueur d’année la pensée unique néolibérale : mais sous le masque de la « concurrence libre et non faussée » grignotant l’ « exception culturelle », se dissimule en fait le diktat de monopoles capitalistes mondiaux qui installent patiemment, -qui plus est sous le nom de « liberté »-, la première méga-dictature de l’histoire qui sera bientôt parvenue à éliminer tout « ailleurs » géographique ou mental. Libre aux médias de cacher aux bonnes gens que les maîtres du CAC 40 (du « caca-rente » ?), que les eurocrates bruxellois, que le gouvernement Sarkozy, les Chatel, Pécresse, Kouchner, Lagarde et Cie, font tout pour nous imposer la langue unique de la maternelle à l’université en passant par l’entreprise, où des salariés en sont réduits à engager l’action syndicale pour obtenir le droit élémentaire de travailler en français en France ! C’est le Baron Seillères, ex-patron du MEDEF et ex-président du « syndicat » patronal Business-Europe qui l’a proclamé en 2003 au nez et à la barbe de Chirac : l’anglais doit rapidement devenir LA « langue des affaires et de l’entreprise » de toute l’Europe[2] ! Ce qui signifie en clair que toute autre langue est condamnée à mort dans l’espace public. Dans ces conditions, il est triste que tant de pseudo-« créateurs », dont beaucoup se croient sincèrement contestataires (la bonne conscience ne coûte pas cher !) obtempérent en toute inconscience aux ordres du Big Brother « managérial » : la servitude n’est jamais si totale que lorsqu’elle reste invisible aux esclaves, qu’elle s’installe aux cris de « vive la liberté ! » et qu’elle dispose des moyens de censurer et de stigmatiser les rares voix dissidentes qui osent encore dire « non » et non pas, à longueur de journée, « yèèèèèès ! » et « OK »…

 

C’est pourquoi l’ami de la chanson francophone, des luttes anticapitalistes, du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, et de la diversité culturelle que je suis, suggère aux hommes et aux femmes qui veulent résister à la langue unique, à la culture unique, à la pensée unique, à l’économie unique, en un mot, à l’abrutissement généralisé, de…

 

a)    réclamer que les Francofolies aient la pudeur de changer de nom ; leur intitulé actuel frise la pub mensongère et n’utilise le clin d’œil à la francophonie que pour mieux installer le monopole musical de l’anglais dans la jeunesse tout en « folklorisant » en douceur l’extraordinaire héritage poétique et chansonnier de notre pays ;

 

b)   exiger qu’aucune subvention publique ne soit désormais accordée à des spectacles dans lesquels des chanteurs français chantant en globish collaborent à l’entreprise totalitaire de banalisation du tout-anglais ;

 

c)    De réfléchir aux moyens nécessaires pour mettre en place un vrai festival francophone indépendant du « chobiz » et d’un gouvernement UMP traîtreusement acquis au tout-anglais. Un festival ouvert à tous les pays francophones dans la diversité de leur parler-français, à tous les usages du français, des plus savants aux plus populaires, mais aussi aux chansons en occitan, en basque, en breton, en corse, en catalan, etc., sans oublier les langues de l’immigration : arabe, berbère, wolof, chinois, etc. Un festival qui n’aurait pas pour but principal le fric, la com ‘ et l’auto-reproduction d’un appareil commercial s’abritant derrière les mots « jeunesse » et « ouverture culturelle », etc. Un festival qui ferait le lien entre la défense de toutes les langues de France et du monde, et la résistance antifasciste, antiraciste, anti-impérialiste, au monstre impérialiste et totalitaire qui, sous le nom faisandé de mondialisation, impose partout le despotisme sans rivage de l’oligarchie financière, fût-elle fardée de couleurs « flashy » et « internationalistes » par tous les colla-bobos de France et d’ailleurs.

 

d)   De mettre sur la sellette, à l’occasion des prochaines échéances électorales, tous les politiciens qui, par incurie ou par calcul, collaborent en tous domaines, -enseignes commerciales, entreprise, recherche, médecine, université, lycées et bientôt… école maternelle-, au viol en réunion de l’article II de la Constitution : « la langue de la République est le français », sans parler de la loi Toubon de 1994, votée à l’unanimité par le parlement, et quotidiennement violée dans la plus parfaite indifférence des autorités constituées.

 

Cet appel s’adresse d’abord aux amis de la langue et de la chanson françaises, notamment aux écrivains, aux poètes, aux musiciens… Mais il interpelle aussi le travailleur, le jeune de milieu populaire, l’enseignant, le démocrate, le républicain, l’internationaliste véritable. Car la langue française demeure encore à ce jour le premier service public (gratuit !) de la République française et des autres pays francophones ; et bien qu’attaquée de toutes parts, elle constitue encore une digue solide contre le totalitarisme linguistique, contre la marchandisation de la culture et contre l’idéo-formatage mondial : si le français finit par s’écrouler, quelle langue, quelle culture, quelle chanson ne seront-t-elles pas englouties par le raz-de-marée impérial du tout-à l’américain ? La marginalisation planifiée de notre langue est porteuse d’énormes discriminations contre les couches populaires de tous les pays, et d’abord contre la jeunesse que l’on gave de sous-produits culturels en globish ; plus généralement, la « langue » unique porte en elle le risque d’une disparition rapide de toutes les langues (y compris de l’anglais en tant que langue porteuse d’histoire et de civilité) et de la culture elle-même ; car langues et cultures n’ont jamais prospéré que dans et pour l’échange : mais quels échanges subsisteront-ils vraiment quand l’altérité linguistique aura définitivement sombré, quand, politique de substitution linguistique des Franco-Déni, du grand patronat et du gouvernement « français » aidant, la chanson française sera à jamais devenue un « fait exotique » dans notre propre pays ?

 

(1) Je ne vois aucun inconvénient à ce que les Franco invitent à l’occasion des anglophones issus de pays anglophones ; sans toutefois les survaloriser : car sauf exception, on ne peut attendre aucune réciprocité outre-Manche ou outre-Atlantique- pour des chanteurs francophones, germanophones, etc., à l’occasion de très grands évènements culturels et médiatiques…

 

 



FRANCOFOLIES.docx

09:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

09.07.2011

BELGIQUE: Dans Solidaire: Comment les travailleurs belges ont fo ndé la sécurité sociale

 
 
Comment les travailleurs belges ont fondé (les bases de) la sécurité sociale ?
 

« Votre prénom est Wallon ou Flamand. Votre nom de famille est travailleur. » Il y a 75 ans, après l’assassinat de deux socialistes anversois, une grève d’une incroyable ampleur éclatait dans tout le pays.

Thomas Blommaert
 
1936

Lorsque, tôt le matin du 25 mai 1936, Albert Pot et Theo Grijp se lèvent, la chaleur est déjà forte sur les avenues anversoises. Les deux hommes se débarbouillent, disent au revoir à leur épouse et partent vers leurs réunions respectives qui durera jusque tard dans la soirée. En effet, ils sont actifs dans le syndicat socialiste : Albert Pot est le chef de la propagande de la jeunesse syndicale, et Theophiel Grijp, membre du Conseil de la ligue des travailleurs du port.

Les temps sont houleux. Dans le pays, le mécontentement à propos des économies décidées par le gouvernement libéral-catholique-social-démocrate Van Zeeland ne cesse de croître. En Espagne, les fascistes préparent leur coup d’état et, en France, une vague de grèves dans la métallurgie met sens dessus dessous le reste du pays. Il y a des centaines de milliers de chômeurs, et pourtant les travailleurs doivent prester chaque jour des heures supplémentaires. C’en est assez, et les gens redressent l’échine.

Le même été, le journal socialiste Vooruit interviewera une travailleuse française venue passer ses premiers congés payés au Kemmelberg. Elle résume sa vie au journaliste : « Quinze ans de mariage, trois enfants et, comme mon mari, le boulot quotidien à l’usine. Travailler, manger, dormir. Et puis, d’un coup, la semaine de 40 heures, les congés payés, des contrats collectifs obligatoires ! »

Les deux héros de notre histoire, Pot et Grijp, doivent certainement en avoir entendu, de ces histoires qui racontent le combat pour obtenir nos droits. Peut-être même en parlent-ils ce jour-là, qui sait. Peut-être discutent-ils des élections en Belgique, des fascistes de Rex et du VNV qui ont le vent en poupe, ce qui donne de l’audace aux chemises brunes. Ce dernier sujet va tristement s’illustrer ce soir-là. Des fascistes du groupuscule De Realisten – plus tard absorbé par le Rex de Degrelle – mettent le feu à un calicot accroché au local de la jeunesse syndicale du Paardenmarkt, où Albert Pot a son bureau. Dans Schets van de arbeidersbewing tot 1998. Leve Lahaut-Vive Lahaut (Esquisse du mouvement ouvrier jusque 1998. Vive Lahaut), l’ancien docker Bert Struyf relate cette soirée : « Nous étions à la réunion lorsque quelqu’un est entré en courant et a crié : «Ils s’y mettent à nouveau !» » Toute l’assemblée s’est ruée dehors. Sur la Italiëlei, quatre fascistes sont en train de coller des affiches. Nous avons alors vu un homme brandir soudain un revolver et tirer. Albert Pot est tombé », se souvient Struyf. Ensuite, lors de l’échauffourée suivante, c’est Theo Grijp qui est abattu. Pot et Grijp : depuis lors, leurs noms sont indissociables…

L’étincelle des funérailles

C’est une marée de dizaines de milliers d’Anversois ordinaires, portant des drapeaux rouges bordés de noir, qui accompagne le duo pour leur dernier voyage depuis la Breydelstraat jusqu’à la Brederodestraat. Les funérailles se muent en marche de protestation contre les fascistes qui, la veille, comme on le craignait, ont gagné les élections. « Ce fut le premier dimanche noir, et ces hommes faisaient la fête pendant que l’on enterrait Pot et Grijp », a déclaré récemment Jos Vandervelpen, avocat et président de la Ligue des droits de l’homme, lors de la commémoration de cet assassinat.

Le jour de l’inhumation, les dockers anversois arrêtent le travail pour 24 heures. L’agitation ne cesse plus et, rapidement, il ne s’agit plus seulement du meurtre de Pot et Grijp. Le 2 juin à 17 heures, les dockers occupent plusieurs bateaux : ils exigent une augmentation de 14 francs par jour. Bientôt les réparateurs de bateaux, les ouvriers diamantaires et les travailleurs des transports se joignent à eux. Un jour plus tard, 10 000 travailleurs se rendent au Sportpaleis pour écouter les discours des « agitateurs communistes », comme les désignent plusieurs journaux. Les syndicats hésitent, les sociaux-démocrates appellent au calme.

Mais la grève fait boule de neige et continue à s’amplifier. Le 12 juin, une bonne partie de la Belgique est à l’arrêt. Les mineurs déposent leurs outils et les femmes de la FN d’Herstal occupent l’entreprise : une première. Le 15 juin, la Belgique compte 150 000 grévistes, le 16, 250 000, le 17, plus de 400 000, le 18, un demi-million, tant au nord qu’au sud du pays. Car, comme il est écrit sur une affiche des grévistes : « Votre prénom est Wallon ou Flamand. Votre nom de famille est travailleur. »

Le mouvement débouche sur une Conférence Nationale des Travailleurs, clairement inspirée du Front Populaire français qui, quelques semaines auparavant, avait organisé une marche de 600 000 personnes devant le Mur des Fédérés où, en 1871, les derniers Communards avaient été fusillés. « Les travailleurs voyaient la reprise économique qui succédait à la crise mondiale, écrivent Els Witte et Jan Craeybeckx dans leur Politieke geschiedenis van België (histoire politique de la Belgique). Ils exigeaient leur part du gâteau, et certains même toute la boulangerie. »

La répression est pourtant lourde. Le 16 juin, la gendarmerie tire durant une demi-heure sur les grévistes qui se sont rassemblés dans la maison du peuple de Quaregnon. Le 21 juin, Vooruit décrit comment une horde à cheval disperse femmes et enfants dans l’étroite Donkersteeg de Gand : « On entend partout : «Ce sont des salauds ! Si seulement nous avions des armes !» Pleurant de colère, les travailleurs nous interpellent «Que pensez-vous de ça ? Et toi, Balthazar (le successeur d’Eedje Anseele, dirigeant du POB – Parti Ouvrier Belge - de Gand, NdlR), tu vois maintenant, toi qui hier encore nous appelais au calme !»

Les acquis de la grève

La gendarmerie boit du petit lait lorsque la population doit battre en retraite. Mais, le 24 juin, le Premier ministre Van Zeeland lit une déclaration sur un vaste plan de réforme. Le mouvement ouvrier a arraché une augmentation salariale de 7 %, la semaine des 40 heures, des congés payés de minimum 6 jours par an, une assurance-maladie et une augmentation des allocations familiales. Ces acquis constituent la base de notre actuelle sécurité sociale.

 

21:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

08.07.2011

BELGIQUE: Lettre ouverte de Raoul Hedebouw à Elio Di Rupo :: «Vo tre note n’est pas de gauche

L’européiste social-démocrate DI RUPO, sur le même chemin que Papandreou (Grèce), Socrates (Portugal) et Luis Zapatero (Espagne).
La fin sera sans doute la même... Comment ménager la pomme et le poisson ??? Attendre et voir: les Belges finiront aussi probablement à la trappe de l’ Euro-dictature et des banquiers (pour eux, nous avons déjà payé une partie de la note: 20 milliards d’ euros, trouvés en une seule nuit), des multinationales capitalistes ... ??? Si les travailleurs ne se mobilisent pas, s’ils ne descendent pas dans la rue, comme en Tunisie, en Egypte, à Athènes et à Madrid ...
RoRo 
 
 
Thème: Belgique, Belgique, Dossier crise communautaire, PTB    5 juillet 2011

Lettre ouverte de Raoul Hedebouw (PTB) à Elio Di Rupo :: «Votre note n’est pas de gauche»

Dans une lettre ouverte, le porte-parole du PTB interpelle le président du PS : "Vous nous aviez promis une note qui ne serait « ni de gauche ni de droite ». Je vous rassure tout de suite, nous sommes d’accord au moins sur un point : votre note n’est « ni de gauche »"

Raoul Hedebouw
 

D’après Elio Di Rupo, président du PS, sa note n’est « ni de droite ni de gauche ». Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB, lui répond qu’elle n’est surtout « ni de gauche »… (Photomontage Solidaire)

Au président du Parti socialiste (PS)

Boulevard de l’Empereur, 13, 1000 Bruxelles

Cher Monsieur Di Rupo,

Permettez-moi de vous écrire cette lettre ouverte suite à la parution de votre note servant de base aux futures négociations gouvernementales. Vous nous aviez promis une note qui ne serait « ni de gauche ni de droite ». Je vous rassure tout de suite, nous sommes d’accord au moins sur un point : votre note n’est « ni de gauche »…

Je dois vous avouer ma plus grande incompréhension quant à de nombreuses propositions reprises dans votre note qui, il y a un an encore, auraient été déclarées inacceptables par votre parti. Mon étonnement est d’autant plus grand que, depuis 2008, certains de vos ministres avaient martelé que les « citoyens ne paieraient pas la crise » et que « ce sont les banques, responsables de cette situation, qui devraient passer à la caisse ». A tort peut-être, mais ces déclarations avaient nourri, dans une certaine gauche, l’espoir que des mesures tendant à réaliser cette rhétorique allaient être prises. Un espoir visiblement déçu à la lecture de votre note.

Tout d’abord, les pensions et les fins de carrière. Vous savez que beaucoup de travailleurs âgés ne quittent pas leur boulot de gaieté de cœur. Mais parce qu’ils sont épuisés, que leur corps est usé par les hausses incessantes de productivité.

Et pourtant, vous reprenez intégralement le dogme du « travailler plus longtemps » de la Commission européenne : prépension impossible avant 60 ans, fin à terme de la pension anticipée, modifications des périodes assimilées et diminution des pensions des fonctionnaires. Sur ce dernier point, notre service d’études a estimé que cette baisse pouvait aller jusqu’à 9 % (sur base d’une hausse salariale annuelle de 4 %, index compris). A travers l’ensemble de ces mesures, c’est le système même d’assurance sociale de nos pensions qui est remis en cause. Et, cerise sur ce gâteau empoisonné, vous demandez de « généraliser le deuxième pilier (privé) de pensions », ce qui ne peut que mettre en danger le premier pilier, garant de la solidarité entre tous les travailleurs.

Abordons la question des chômeurs. Ici, vous reprenez intégralement des points essentiels du programme des partis libéraux et de la N-VA.  Dans votre note, c’est le chômeur qui est désigné comme coupable et non comme victime de la crise. Avec la diminution des allocations dans le temps et leur « forfaitisation » après un certain temps, vous reprenez le modèle allemand instauré par le chancelier Schröder. Avec des allocations fortement réduites, les chômeurs accepteront de plus en plus des emplois précaires, ce qui aura comme conséquence, et vous le savez, de diminuer tous les salaires en Belgique. L’application de ces mesures a mené à une hausse vertigineuse des travailleurs pauvres en Allemagne. Je ne dois pas vous l’apprendre, chasser les chômeurs ne chassera pas le chômage.

Au sujet des services publics, vous proposez de geler les enveloppes de dotations pendant 2 ans. Un gel qui, compte tenu de l’inflation, revient en fait à une réduction de 4 à 5 % de l’offre de service public. Vous allez donc diminuer l’emploi dans la fonction publique, et ce, à un moment où vous annoncez vouloir … en créer 250 000 ! Je dois vous avouer que j’ai du mal à suivre votre raisonnement. Comment pouvez-vous affirmer, par exemple, combattre la grande fraude fiscale et en même temps couper dans les moyens du ministère des Finances ?

Bien sûr, vous me répondrez que vous avez pris certaines mesures contre le capital. Je ne peux évidemment que me réjouir de votre proposition visant à instaurer un impôt sur le patrimoine de plus de 1,25 million d’euros, proposition très proche de notre proposition de « taxe des millionnaires ». Mais permettez-moi de m’étonner du côté « temporaire » (deux ans) de cette mesure qui contraste avec le côté « permanent » des mesures touchant l’ensemble de la population. Sans même parler de l’absence de mesures techniques visant à rendre ce prélèvement efficace, comme l’instauration d’un cadastre des fortunes et une véritable levée du secret bancaire. Vous donnez vous-même le moyen d’échapper à ce nouvel impôt en permettant de déduire le patrimoine lié à une activité professionnelle, à une société. Ainsi, Albert Frère, s’il reste actif à la tête de ses holdings, ne devra pas payer d’impôt...

En matière institutionnelle, je constate que des réformes essentielles souhaitées par la N-VA, et soutenues par l’organisation patronale flamande Voka, sont aujourd’hui reprises dans votre note. La politique de l’emploi est quasiment régionalisée, ce qui mènera à une scission de la sécurité sociale. La porte de l’autonomie fiscale est ouverte, y compris celle pour l’impôt des sociétés, permettant ainsi une concurrence fiscale vers le bas qui assèchera les finances publiques. La sécurité sociale est ainsi attaquée sur deux fronts, celui de l’austérité et celui de la scission.

Vous me répondrez sans doute : « Que pouvais-je faire d’autre, je suis obligé de négocier avec une majorité de partis de droite et nationalistes ? » Tout d’abord, je vous répondrai qu’en tout cas, la solution ne consiste pas à reculer et à céder devant les exigences de cette droite. Ne dit-on pas que l’appétit vient en mangeant ? Comment ne pas faire un lien entre l’arrogance de la droite et des forces centrifuges en Belgique, et la tendance que votre formation politique a eu de reculer de plus en plus devant toutes ces exigences. Au contraire, Monsieur Di Rupo, il nous faut le retour d’une gauche qui ose, d'une gauche qui avance. Comme le montrent les exemples en Grèce, au Portugal et en Espagne, où vos collègues socialistes se font aussi passer pour des personnes « responsables », appliquer une politique de droite sera sanctionné par l’électorat de gauche.

Céder aux pressions nationalistes ne pourra que nous conduire dans une spirale infernale qui aboutira à l’éclatement du pays et de son socle le plus solide : notre sécurité sociale. Céder aux pressions de la droite n’aura comme seule conséquence que d’appauvrir le monde du travail et, donc, d’aggraver la crise économique. Ce n’est pas la politique du moindre mal mais celle du pire.

Monsieur Di Rupo, comme le montre l’histoire sociale de notre pays, la résistance à ces attaques, venant de l’Union européenne et des forces nationalistes, ne pourra se faire que dans la rue. Irréaliste ? Lorsque les premiers socialistes ont proposé la journée des 8 heures, alors que travailler 12 à 14 heures était la règle, on les a déclaré fous. Pourtant, ce qui était vu comme utopique est devenu réalité. C’est de ce réalisme que le monde du travail a besoin, pas de celui qui accepte de plier devant les diktats de la droite.

Nous tendons la main à toutes les forces de gauche, pour organiser, avec les organisations syndicales de ce pays, cette résistance. Qu’on laisse la droite assumer sa politique au gouvernement et qu’on ose dire NON aux diktats européens et patronaux. Qu’on propose une alternative qui s’en prenne réellement aux responsables de la crise (voir www.ptb.be ). Les travailleurs attendent cela de la gauche en Belgique. Avec vous ou sans vous.

Raoul Hedebouw, 
porte-parole du PTB

 

20:36 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

07.07.2011

BELGIQUE: [alerte_otan] TR: Lancement de la campagne intal: F-16 hors de Libye

 

De : Mario Franssen [mailto:mario.franssen@intal.be]
Envoyé : mardi 5 juillet 2011 19:51
À :
Objet : Lancement de la campagne intal: F-16 hors de Libye

à tous les membres et sympathisants

Intal lance une campagne contre la guerre de l'OTAN en Libye
30 signatures pour chacun des 150 parlementaires

Le 17 mars 2011, 9 pays du Conseil de Sécurité des Nations Unies votaient la résolution 1973. S'appuyant sur cette résolution, le 18 mars, le Parlement belge décide d' aller en guerre contre la Libye. Aucun parlementaire n'a voté contre cette décision.

"2003: Irak, 2011: Libye", il s'agit du slogan scandé par intal lors de la manifestation dimanche 20 mars 2011. Aujourd'hui, nous devons en finir avec cette guerre qui n'apporte que de la misère et qui ne sauve absolument pas les citoyens. Est-ce que ce ne sont pas plutôt les intérêts économiques et géostratégiques qui sont en jeux, et donc plutôt les grandes puissances occidentales que les citoyens libyens ?

Sur base d'une visite en Libye au mois de juin, intal a décidé de faire campagne contre la participation belge à l'attaque de l'OTAN sur la Libye. Nous exigeons que cela cesse immédiatement. Les F-16 belges doivent rentrer directement en Belgique.

Objectifs

Afin de soutenir cette exigence, intal souhaiterait recueillir 30 signatures pour chacun des 150 parlementaires, avant le début de l'année parlementaire, fin septembre 2011. Nous vous lançons le défi de prendre un parlementaire à votre compte et de rassembler 30 signatures. Vous pouvez télécharger ici la pétition.

Qui, quoi, où ?

L'objectif est de rassembler 4.500 signatures en moins de trois mois. Nous comptons sur vous ! Emportez la pétition lors de festivals, fêtes de famille, camps, à la piscine, en terrasse. Demandez à vos amis de signer la pétition et peut-être qu'eux-même se lanceront à la recherche de signatures.

Vous êtes actif dans une association, une maison de jeunes, un mouvement de solidarité, ... ? Parlez-en et réunissez-vous pour partir en festival avec des pétitions à signer sous les bras. Vous pourrez alors à n'importe quel moment récolter des signatures à l'attention des parlementaires.
Vous pouvez renvoyer les pétitions signées à : intal, chaussée de Haecht 53, 1210 Bruxelles.

Digital

Vous pouvez soutenir la campagne de deux manières différentes. Premièrement, via le formulaire en ligne que vous trouverez sur le site d'intal. Idéal pour envoyer la pétition par e-mail à tous vos amis et contacts. Deuxièmement, via Facebook. Vous pouvez soutenir la campagne en adhérant à la campagne ...et en invitant vos amis à faire de même !

Vous pouvez également suivre de près la campagne via le blog de la campagne sur www.intal.be.

Bonne chance!

=> Téléchargez la pétition
=> Rejoignez la campagne via Facebook
=> Signez la pétition en ligne
=> Devenez membre d'intal et renoncez à la guerre en Libye
=> Le page de la campagne

Le texte de la pétition

Ministres et Parlementaires,
la Belgique est en guerre en Libye et vous êtes responsables!

Chers Ministres De Crem, Vanackere
Chers Parlementaires,

Nous exigeons que la participation Belge à l’attaque de l’OTAN en Libye cesse immédiatement. Les F-16 belges doivent rentrer tout de suite.

- La guerre en Libye a été présentée comme une guerre pour sauver des civils et pour la démocratie. Les motivations réelles sont en fait de pouvoir s’approprier les richesses de la Libye et de protéger les intérêts géo-stratégiques de l’Occident. C’est ce que nous apprennent les guerres en Irak et en Afghanistan.

- Les civils tués en Libye et les centaines de milliers de réfugiés démontrent que les F-16 belges qui participent à l’offensive de l’OTAN ne sauvent pas des civils mais au contraire font plus de victimes.

- En ces temps de grande crise économique et politique, la Belgique arrive à décider en 1 journée de partir en guerre. Entamer un guerre ne constitue pourtant pas une "affaire courante".

- La guerre contre la Libye coûte chaque mois 5.000.000 € à la Belgique. Ceci correspond au salaire mensuel brut de plus de 2000 enseignants ou infirmiers débutants.

- Les problèmes en Libye doivent être résolus par les Libyens et ceci sans ingérence indésirée.


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    09:28 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

    04.07.2011

    La guerre contre la Libye est une catastrophe économique pour l' Afrique et l'Europe (Réseau Voltaire)

    Bref, on peut dire tout ce que l’on veut de Kadhafi –en bien et/ou en mal-, mais les ricano-otano-occidentaux qui assiègent la Libye (comme hier le Vietnam, la Serbie, l’Irak, l’ Afghanistan) sont des gangsters internationaux ...
    RoRo
     
     
    ----- Original Message -----
     
    Sent: Sunday, July 03, 2011 11:45 PM
    Subject: [alerte_otan] La guerre contre la Libye est une catastrophe économique pour l'Afrique et l'Europe (Réseau Voltaire)
     
     

    La guerre contre la Libye est une catastrophe économique pour l’Afrique et l’Europe
    par Thierry Meyssan | Tripoli (Libye) | 3 juillet 2011
    http://www.voltairenet.org/La-guerre-contre-la-Libye
     
    L’un des mobiles de la guerre contre la Libye est de stopper le développement du continent noir, de permettre l’installation de la base militaire de l’US Africom en Cyrénaique, et de débuter l’exploitation coloniale de l’Afrique au profit des États-Unis. Pour comprendre ces enjeux cachés, le Réseau Voltaire à interrogé Mohammed Siala, ministre de la Coopération et administrateur du fonds souverain libyen.

    Réseau Voltaire : Votre pays est riche en gaz et en pétrole. Vous avez capitalisé 70 milliards de dollars au sein de l’Autorité libyenne d’investissement. Comment utilisez-vous cette manne ?
     
    Mohammed Siala : Nous disposons d’importantes ressources, mais elles ne sont pas renouvelables. Nous avons donc créé l’Autorité libyenne d’investissement pour protéger la richesse des générations futures, comme l’ont fait les Norvégiens par exemple. Cependant, nous consacrons une partie de ces fonds au développement de l’Afrique. Cela signifie que nous avons placé plus de 6 milliards de dollars dans des actions de développement du continent, en matière d’agriculture, de tourisme, de commerce, de mines, etc.
     
    Nous avons placé le reste des fonds dans des secteurs différents, des pays différents, des monnaies différentes. Partout, y compris aux USA et en Allemagne, ce qui leur a malheureusement permis de geler certains de nos avoirs.
     
    Réseau Voltaire : Techniquement, comment ce gel est-il mis en œoeuvre ?
     
    Mohammed Siala : Le gel des avoirs est régi par les lois bancaires du pays où ils sont placés. La règle est qu’ils bloquent nos comptes, mais que nous pouvons en obtenir parfois la libération si nous portons le litige devant un Comité des réclamations et si nous prouvons qu’ils étaient destinés à certains usages. Par exemple, je viens à l’instant de plaider le dégel de fonds destinés à verser des bourses aux 1 200 étudiants que nous avons envoyés en Malaisie. Nous essayons de faire de même pour tout ce qui touche aux allocations sociales ou aux frais d’hospitalisation de nos ressortissants à l’étranger.
     
    Il arrive que certains pays nous autorisent à utiliser des fonds pour l’achat de nourriture ou de médicaments. En principe, c’est notre droit, mais beaucoup refusent de dégeler les sommes nécessaires ou font traîner les choses. Par exemple, en Italie, l’État refuse tout usage de nos avoirs. En Allemagne, l’État autorise les usages humanitaires, mais ce sont certaines banques qui refusent de dégeler les fonds nécessaires. Les interprétations de la résolution sont complètement différentes selon les États. Nous réclamons une règle claire : ce qui est permis est autorisé et ce qui ne l’est pas est interdit. Pour le moment, l’interprétation est politique et la force prévaut sur le droit.
     
    Réseau Voltaire : Est-ce le seul problème que vous rencontrez pour vos approvisionnements ?
     
    Mohammed Siala : Nous devons aussi faire face au blocus maritime que l’OTAN a mis en place sans base légale. Ils interdisent notre approvisionnement, ou le retardent, y compris pour des cargaisons alimentaires. Ils s’appliquent surtout à empêcher notre livraison en essence, même si cela n’est pas prévu par les résolutions pertinentes de l’ONU. Nous avons ainsi un pétrolier qui patiente depuis un mois à Malte. Pour chaque bateau, ils discutent le double usage de ce qu’il transporte. L’essence est destinée aux véhicules civils. Mais ils disent qu’elle peut l’être aussi par des voitures de l’armée. Nous répondons qu’ils ne peuvent nous interdire de l’utiliser pour les ambulances, etc. Quoi qu’il en soit, depuis le début du conflit, ils empêchent toute livraison d’essence. Or, nous sommes dépendants des raffineries étrangères pour environ un tiers de notre approvisionnement. D’où la pénurie actuelle. En théorie, ils ont uniquement le droit d’inspecter les navires pour s’assurer qu’ils ne transportent pas d’armes. Mais en pratique, ils déploient illégalement un blocus maritime.
     
    Ils ont ordonné à des bateaux russes et chinois de faire demi-tour. Leurs États doivent alors déposer une plainte devant le Comité des sanctions de l’ONU pour discuter de l’interprétation des résolutions. C’est une procédure interminable et dissuasive. Aucune base légale ne les autorise à agir ainsi, mais ils le font de force, sûrs de leur impunité.
     
    Nous parvenons toutefois à nous approvisionner par voie terrestre, mais cela est dérisoire : nous avons besoin d’un mois pour transporter par camion ce que nous pouvons décharger en une journée dans nos ports.
     
    Réseau Voltaire : Votre pays a multiplié les constructions d’infrastructures, notamment les gigantesques travaux d’irrigation de la Man Made River. Quels sont vos projets en cours ?
     
    Mohammed Siala : Il existe un chemin de fer qui parcourt l’Afrique du Nord, sauf la Libye. Nous voulons le compléter pour nous intégrer dans l’économie régionale et la dynamiser. Les Chinois construisent le tronçon Tunisie-Syrte. Les Russes sont chargés de Syrte-Benghazi. Une négociation était en cours avec l’Italie pour le tronçon Benghazi-Égypte ainsi que pour les locomotives. Nous avons aussi commencé la construction d’une ligne transcontinentale nord-sud, avec le tronçon Libye-N’Djamena. Ce sont des investissements considérables d’intérêt international et nous avions cru que le G8 nous aiderait. Il l’avait promis, mais nous n’avons rien vu venir.
     
    Nous sommes âpres en affaires et nous avons utilisé les appels d’offre pour obliger nos prestataires à baisser leurs prix. Lors de sa visite ici, Vladimir Poutine a convenu d’aligner les tarifs des entreprises russes sur ceux de ses compétiteurs chinois. Nous avons pu ainsi diversifier nos partenaires.
     
    Réseau Voltaire : Avec la guerre, que vont devenir ces projets ?
     
    Mohammed Siala : Tous ces chantiers sont interrompus avec le gel des avoirs. Mais nous poursuivons les appels d’offre pour les tronçons à réaliser parce que nous sommes certains que la guerre est momentanée et que les travaux reprendront. Nous nous préparons à poursuivre les contrats provisoirement interrompus pour raison de « force majeure ».
     
    La guerre a désespéré nos partenaires. Les Chinois ont ici 20 milliards de dollars de contrats, les Turcs 12 milliards. Viennent ensuite les Italiens, les Russes, puis les Français. Ce n’était pas leur intérêt de laisser faire cette agression, encore moins d’y participer. Probablement certains ont–ils reçu des compensations en dessous de table, mais nous n’avons aucune information précise à ce sujet. D’autres espèrent avoir plus en conquérant notre pays et en s’attribuant eux-mêmes les contrats de reconstruction.
     
    Réseau Voltaire : Quelles sont les conséquences du gel de vos avoirs pour l’Afrique ?
     
    Mohammed Siala : En bloquant nos avoirs, ils ont aussi bloqué nos actions de développement en Afrique. Le continent ne parvient qu’à exporter des produits bruts. Nous investissons pour qu’ils soient transformés en Afrique et commercialisés par les Africains. Il s’agit de créer des emplois et de conserver la plus-value en Afrique. D’un côté les Européens nous encouragent car cette politique assèche les flux migratoires, d’un autre, ils s’y opposent parce qu’ils doivent renoncer à l’exploitation coloniale.
     
    Les Occidentaux veulent maintenir l’Afrique dans une situation où elle n’exporte que des produits bruts, des commodités.
     
    Par exemple, lorsque le café produit en Ouganda est exporté en Allemagne d’où il est commercialisé, la plus-value reste en Allemagne. Nous avons financé des installations pour la torréfaction, la mouture, le packaging etc. La part de rémunération des Ougandais est passée de 20% à 80%. Évidemment, notre politique entre en conflit avec celle des Européens. C’est un euphémisme.
     
    Nous finançons des rizières au Mozambique et au Libéria, à hauteur de 32 millions de dollars par projet et créons chaque fois 100 000 emplois. Nous visons d’abord l’autosuffisance alimentaire de chaque État africain, et seulement après les marchés d’exportation. Sans aucun doute, nous entrons en conflit avec ceux qui produisent et exportent du riz, surtout s’ils spéculent avec.
     
    Nous construisons aussi des routes. Par exemple depuis la Libye à travers le Niger. Nous avons déjà relié le Soudan à l’Érythrée ce qui bouleverse l’économie régionale et ouvre des perspectives de développement. Il désormais possible de faire circuler des marchandises par route et par mer.
     
    Réseau Voltaire : Peut-on dire que la Libye a peu d’alliances diplomatiques, mais que vous avez élaboré des alliances économiques qui vous protègent. Peut-on parler de diplomatie des investissements ?
     
    Mohammed Siala : Oui.
     
    Par exemple, nous finançons pour 50 millions de dollars la construction par des entreprises chinoises d’un canal de 32 kilomètres au Mali pour l’irrigation des zones agricoles. Le gel de nos avoirs interrompt d’importants projets agricoles dans ce pays. S’il se poursuit, un problème alimentaire se posera rapidement et les populations reprendront et accélèreront leur migration vers l’Europe. En définitive, les Européens ne peuvent pas se permettre de stopper notre effort de développement du continent. Ils n’ont pas d’alternative à notre politique.
     
    Réseau Voltaire : Disposez-vous d’un dispositif qui vous permette de payer vos commandes sur le marché international malgré le gel de vos avoirs. Votre pays est attaqué, je pense bien sûr à l’achat d’armes et munitions.
     
    Mohammed Siala : Nous résistons depuis quatre mois et demi. Nous avons tiré les leçons de l’embargo et étions prêts au premier jour. Beaucoup d’États nous observent et veulent prendre des mesures similaires pour se protéger eux aussi de l’impérialisme.
    Thierry Meyssan
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      10:40 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

      03.07.2011

      Libye : La politique de la France en Libye de plus en plus criti quée : Un nouvel article sur le blog atlasalternatif.over-blog.c om

      Et en BELGIQUE, qu’ en pense le Ministre de la “défense” nationale, le fameux Pieter De Crem
      (“chrétien” “démocrate” flamand) ???
      RoRo
       
      -----Message d'origine-----
      From: Hess Madeleine
      Sent: Saturday, July 02, 2011 11:00 PM
       
      Objet : TR: Libye : La politique de la France en Libye de plus en plus
      critiquée : Un nouvel article sur le blog atlasalternatif.over-blog.com
       
       
      La politique de la France en Libye de plus en plus critiquée.
       
      Pour lire la suite cliquez ici (
      http://atlasalternatif.over-blog.com/article-la-politique-de-la-france-en-li
       
       
       
      L'action militaire de la France en Libye de plus en plus critiquée.
       
      La décision de la France révélée par le Figaro mercredi dernier de
      livrer des armes aux insurgés libyens de Benghazi suscite l'indignation dans
      le monde. Le président de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping, a
      déclaré à la BBC le jeudi 30 juin que ces livraisons d'armes favorisaient
      "le risque d'une guerre civile, le risque d'une partition de l'Etat, le
      risque d'une "somalisation" du pays, le risque de prolifération des armes en
      lien avec le terrorisme".
       
      Le ministre russe des affaires étrangères Sergueï
      Lavrov a qualifié cette livraison d'armes de "violation grossière de la
      résolution 1970 du Conseil de sécurité de l'Onu". Paris a tenté de se
      défendre en déclarant qu'il ne s'agit que d'armes légères,
      larguées à l'occasion d'opérations d'aide humanitaire  en faveur de populations
      sous la menace des troupes de Mouammar Kadhafi dans une région située à quelques
      dizaines de kilomètres de Tripoli, mais ces assertions sont invérifiables
      pour le moment.
       
       
       
      Par ailleurs, le nombre de morts civils depuis le 19 mars dû aux frappes
      aériennes de l'OTAN selon les sources gouvernementales de Tripoli
      approcherait le millier de morts, dont beaucoup d'enfants, un paradoxe pour
      une mission militaire qui se réclamait d'une résolution de l'ONU visant à
      "protéger les civils".
       
      Ce chiffre n"inclut pas les effets indirects  désastreux de la guerre sur les
      infrastructures de santé (autrefois exemplaires) et les services sociaux libyens (alors qu'un
      soutien moins radical des Occidentaux aux insurgés aurait déjà permis le mise en oeuvre de
      négociations).
       
       
       
      Le bilan humain ne prend pas en compte non plus les effets de l'utilisation
      possible par l'OTAN d'armes à uranium appauvri - dénoncée par des organismes
      britanniques comme Uranium Weapons Network et la Campagne pour le
      Désarmement nucléaire (on attend toujours que les députés au parlement
      européen,
      notamment écologistes,
      lancent une commission d'enquête sur le sujet). Un gâchis d'autant plus préoccupant
      qu'il n'a débouché sur aucune avancée politique concrète, le gouvernement de Muammar
      Kadhafi s'étant considérablement renforcé en Tripolitaine, tirant profit du réflexe
      patriotique provoqué par l'agression de l'OTAN.
       
       
       
      Le 30 mai dernier, le rapport du Centre international de recherche et
      d’études sur le terrorisme et d’aide aux victimes du terrorisme (CIRET-AVT1)
      dressait déjà le bilan suivant de la décision française d'intervenir en
      Libye (après l'envoi d'une mission à Belghazi et Tripoli) :
       
       
       
      "La décision unilatérale de Nicolas Sarkozy a stupéfié ses alliés allemands
      et italiens - c’est l’une des raisons de l’abstention de Berlin sur ce
      dossier à l’ONU – alors que son ministre des Affaires étrangères Alain Juppé
      semble avoir été placé dans une situation comparable à celle de Colin Powell
      en 2003, lors du déclenchement de l’invasion de l’Irak. Il a dû en effet
      défendre une position qu’il n’avait pas choisie et à laquelle il ne semble
      pas avoir été associé.
       
       
       
      (...)Les illusions du président Sarkozy ont été renforcées par les
      déclarations outrancières des représentants de la toute jeune révolution
      libyenne et l’enthousiasme – légitime – de la population de Benghazi. Les
      dirigeants du CNT clament que « la décision du président français a sauvé
      plus d’un million de vie humaines » et que c’est l’amitié entre la France et
      le CNT qui a permis l’évolution actuelle la survie de la rébellion.
       
       
      Indéniablement, la France et son président bénéficient d’une cote d’amour
      inégalée sinon inégalable dans toute la Cyrénaïque. La délégation, composée
      en majorité de Français, a reçu en tous lieux un accueil très favorable. Les
      drapeaux français sont arborés partout et sont même vendus dans les
      kiosques. A Derna, nos interlocuteurs nous ont déclaré avoir déjà noté une
      nette augmentation des demandes d’inscription à l’université en faculté de
      français, surtout de la part des femmes.
       
       
      Il convient de reconnaître que le nom du président français n’aura sans
      doute jamais été aussi prononcé dans un pays étranger. S’il est encensé à
      l’Est, il est honni à l’Ouest, mais tout aussi présent dans les
      attroupements populaires et les médias, comme si la France seule était
      responsable de la situation aux yeux des deux parties. Les Libyens fidèles
      au régime font toutefois une nette différence entre le peuple français et
      son président.
       
       
      Cette hypermédiatisation de la participation française est particulièrement
      trompeuse et dangereuse. Certes, certains contrats secrets ont déjà été
      conclus avec les insurgés, mais rien n’assure aujourd’hui que le pari du
      président Sarkozy de renverser le régime sera tenu. En cas de maintien au
      pouvoir de Kadhafi, les entreprises françaises se retrouveront dans une
      position extrêmement défavorable. En cas de partition du pays ou de
      négociation entre les parties, la France ne pourra jouer aucun rôle
      d’arbitre tant le ressentiment à l’égard de son président est fort à
      Tripoli.
       
       
      Nous sommes convaincus que cet engagement irréfléchi de Paris dans le
      conflit libyen fait le jeu de Washington, qui laisse Nicolas Sarkozy
      s’afficher en moteur de la coalition, au risque, en cas d’échec, d’endosser
      toute la responsabilité de cette affaire. L’attitude plus discrète du
      président Obama permettra alors aux Etats-Unis de tirer les marrons du feu."
       
      Le rapport évoquait aussi le coût financier élevé de cette guerre et les
      bénéfices que les organisations terroristes comme Al Qaïda étaient
      susceptibles d'en retirer.
      -----
      Ci dessous interview par Russia Today de Vijay Prashad, contributeur du
      livre "Atlas alternatif", sur la Libye (il évoque notamment la propagande de
      guerre autour des soi-disants viols collectifs et de la distribution de
      viagra dans l'armée gouvernementale libyenne)
       
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      09:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

      01.07.2011

      Tu viens avec nous en Libye? Evidemment!

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      From: melusine
      Sent: Thursday, June 30, 2011 10:25 PM
       
      Subject: Tu viens avec nous en Libye? Evidemment!
       

      Tu viens avec nous en Libye ? Evidemment !
      Mario Franssen

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      29 juin 2011

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      Vendredi matin 18 mars 2011, mon radio réveil s’enclencha et j'eu directement droit à une interview avec le ministre des Affaires Etrangères Vanackere. Il trépignait d'impatience de pouvoir partir en guerre contre la Libye.


      Et malgré que les deux premiers points de la résolution 1973 du Conseil de Sécurité de l'ONU appèlent à une solution diplomatique, Vanackere ne parlait que du point 3 selon lequel ‘toutes les mesures’ sont permises. Il était donc très clair à quoi on pouvait s’attendre. Cela m'a rendu malade et j'ai juré.

       

      La guerre me rend malade

      Je ne sais pas ce que les gens ressentent lorsque l’on bat les tambours de guerre, mais moi j’en suis littéralement malade. Et quelques heures plus tard, après le débat au Parlement Belge, je ne me sentais pas mieux. Personne, je veux donc dire pas un seul membre du parlement, n’a voté contre ou s’est abstenu lors du vote sur le soutien de la Belgique à la guerre. Et cela alors que les membres de notre parlement ont l'habitude de palabrer durant des mois avant de prendre une décision et sont à ce jour occupés depuis plus d’un an à la formation d'un gouvernement.

      Mercredi matin 8 juin, j’ai reçu un appel … me demandant si je voulais aller en Libye. Comme le souligne Michel Collon : “chaque guerre est précédée par des média-mensonges”, c’était donc une occasion unique d'aller m’en rendre compte sur place. Je n’ai donc pas hésité très longtemps, et vendredi 10 juin nous sommes partis avec 4 autres belges en direction de Tunis, en Tunisie. De là, nous avons continué le samedi matin avec 9 autres participants internationaux en direction de Tripoli, un voyage en car de 17 heures. Pendant 3 jours nous avons participé à une mission d’observation et à une conférence sur la guerre et les droits de l’homme sur invitation de l’ “Association des Avocats et Juristes de la Méditerranée”.

       

      “Vas-tu soutenir Kadhafi ?”, ai-je plusieurs fois entendu. J’ai fait partie de ce voyage afin de me rendre compte moi-même des conséquences des bombardements de l’OTAN sur Tripoli. Contrairement à Van Rompuy, Sarkozy, Berlusconi, Obama ou Verhofstadt, qui étaient honorés de serrer la main à Kadhafi lorsqu’il s'agissait de signer des contrats, je n’ai aucune affinité avec Kadhafi. Cela ne veut pas dire pour autant que je ne vais pas m’’opposer à une guerre de l’’OTAN qui défend uniquement les intérêts occidentaux. Surtout lorsque nous examinons le palmarès de l’OTAN. S’ils bombardaient vraiment pour défendre les droits de l’homme – ce qui me semble déjà une contradiction en soi – on peut alors trouver d’autres adresses comme l’Arabie Saoudite par exemple. Rappelons-nous l’histoire du 'bon' et 'mauvais' Arabe vers laquelle renvoie Mohamed Hassan lors de son interview avec Michel Collon concernant l’histoire de la Libye. Un bon Arabe se soumet aux intérêts occidentaux, contrairement au mauvais Arabe. Lorsque Kadhafi était en France il y a quelques mois, il faisait encore partie de la première catégorie, car il ne fut pas arrêté à l’Elysée, à présent il fait partie de la deuxième.

       

      Le calme règne dans la zone de guerre

      Alors que nous approchions de la frontière Tunisie/Libye, la tension augmenta dans le car. L’un des participants Tunisiens de la délégation reçut un appel. Al Jazeera annonça qu’ il y avait des affrontements à Zawiyah, une ville située sur le chemin vers Tripoli. Après quelques minutes de discussion, il fut décidé de continuer notre chemin. Nous avons appris par la suite qu’un groupe de rebelles avait essayé d’occuper la ville, mais n’y était pas parvenu. Lorsque vers 3 heures du matin nous roulions à travers la ville, tout était très calme.

      En chemin vers Tripoli, notre car fut quelques fois contrôlé par des policiers en uniforme. Nous n'avons aperçu ni char, ni matériel militaire lourd. A Tripoli également, tout était remarquablement calme. Pas de soldats ni de tanks dans les rues. Les bazars étaient agréablement animés. De petits bus de transport faisaient des allers-retours et les gens étaient à la plage. Pas tout à fait une situation de guerre comme je me l’étais imaginée. En tout cas, pas une ville qui pourrait tomber à chaque moment, comme nous le fait croire l’OTAN lorsqu’ils parlent de la période post-Kadhafi. Pourtant, les habitants de Tripoli avaient quand même peur. La ville est régulièrement bombardée et ils peuvent donc en être victime à chaque instant.

       

      L’OTAN part en guerre

      Pendant 3 jours, nous sommes restés à Tripoli et nous pouvions nouer des contacts. Entre les conférences et les visites organisées, nous nous sommes rendus seuls en ville en reconnaissance. Les réactions des gens avec lesquels nous parlions étaient toujours les mêmes. Aussi bien le représentant des clans en Libye, la communauté africaine en Libye, les propriétaires de magasins, les étudiants et l’homme de la rue nous ont confirmé leur soutien au gouvernement. Tous condamnaient l’attaque de l’OTAN qui n’est là que pour « voler les richesses Libyennes ». Et malgré qu’un certains d’entre eux étaient également critiques vis-à-vis du gouvernement, ils n’encensèrent pas pour autant les rebelles qu’ils qualifient unanimement comme : “Al Qaeda, maffieux, opportunistes, ...”. Depuis le début, il s’agit d’une rébellion armée qui a commencé en Occident. Ils n’ont aucune confiance dans les leaders de la rébellion qui ont combattu en Afghanistan contre l’occupation des Etats-Unis, ou dans des opportunistes qui se trouvaient auparavant dans le gouvernement et qui font tout à coup volte-face.

      Au même moment, ils nous mettent en garde - nous Européens - du fait qu'en cas de victoire des rebelles, la Libye deviendrait un pôle d’attirance pour les extrémistes religieux, du Mali au Soudan. L’Europe ne doit pas s’étonner que de cette ‘nouvelle’ Libye, des attentats soient planifiés contre l’Europe. La Libye va être tiraillée entre des guerres de clans, entre Arabes et Africains. Le développement du pays et de toute l’Afrique du Nord sera miné. La Libye s’oriente plus vers l’Afrique que vers le monde Arabe et les 4.000.000 d'étrangers en Libye ont génèré jusqu’au début de la guerre, des ressources pour les pays voisins. Ils nous ont mis en garde contre la "Somalisation" de la Libye, ce qui finalement déstabilisera toute la région.

      L’OTAN avait espéré que le régime libyen s’écroulerait de l’intérieur. L’Occident savait probablement que les ministres de la Justice, des Affaires Etrangères et Intérieures, et d’autres diplomates retourneraient leurs vestes. Néanmoins, le gouvernement tient toujours bon et l’OTAN se retrouve avec un fameux problème. A Tripoli, les gens nous ont confirmé que la population avait été armée (note de RoRo: donc par le régime de Kadhafi). On parle de 2.000.000 armes qui ont été distribuées. Ce ne sera donc pas évident pour l’OTAN de contrôler Tripoli. Sûrement pas s’ils ne comptent que sur les rebelles, qui ne font plus aucune avancée depuis des semaines et ce malgré l’aide des bombardements de l’OTAN.

       

      Cibles civiles et infrastructure

      Sur ces 3 jours, nous avons pû visiter l’ancien centre de la ville, l’Académie, La Place Verte, le Bab Al Azizia et la maison bombardée du fils de Kadhafi. Chacune de ces places est une cible ou peut en devenir une, pour l’OTAN. Dans le centre ville, nous avons visité tous les jours le souk et avons discuté avec les commerçants. Quelques jours plus tard un autre souk fut bombardé. Nous avons également visité l’Académie. Des étudiants y suivent une formation afin d’obtenir un master ou un doctorat en langues ou en sciences. Le même jour, l’OTAN bombarda l’université de Al Fatah à Tripoli. Lors du bombardement du 30 avril sur la maison de Saif Al-Arab, le fils de Kadhafi ainsi que trois de ses enfants sont morts. En 1986, les Etats-Unis ont bombardé Bab Al Azizia, la résidence de Kadhafi. Aujourd’hui c’est une place centrale où les Libyens viennent montrer leur soutien au gouvernement. On y trouve de nombreuses familles et des étrangers venus de toute l’Afrique. Depuis le début de la guerre, le 19 mars, cette place a été déjà bombardée à trois reprises.

      Il apparaît que l’OTAN bombarde des cibles civiles et des infrastructures à Tripoli, ce qui est illégal, même selon la résolution 1973. Les Tripolitains n’en sont pas pour autant découragés et s’opposent encore plus fort contre l’OTAN. Sur la Place Verte centrale, peu après notre départ - le 17 juin (4 mois après le début de la rébellion) - des centaines de milliers de Libyens se retrouvèrent pour exprimer leur soutien au gouvernement. Ce qui fit dire au journaliste de la chaîne CNN “... this crisis in Libya isn't ending any time soon”.

       

      Le Hold-up du siècle

      Avec les participants à la conférence nous avons eu le temps d’analyser les enjeux de la guerre et d’échanger nos opinions. L’indépendance de la Libye, qui n'a pas d'emprunt auprès de la Banque Mondiale ou du FMI, exaspère l'Occident. Ce que je ne savais pas c’est que la Libye possède plus de 143 tonnes d’or (valeur de +/- 4,8 milliard d’euro). Une quantité non négligeable dans des temps de crise financière. Cette attaque de l’OTAN s'avère ainsi être le hold-up du siècle. La Libye est également la force motrice pour l’établissement d’une banque Africaine de développement et à plus long terme, elle pense aussi à une monnaie unitaire Africaine. Ce n’est pas pour rien que la Libye est appelée la mère de l’Afrique. La guerre devient donc une nouvelle guerre coloniale qui menace l’indépendance des pays Nord-africains et menace par extension toute l’Afrique. N’oublions pas que l’Afrique est un continent très riche. Étant donné que les relations entre la Libye et le reste de l’Afrique sont très solides, il est logique que la Libye reçoive à ce titre l’aide des pays voisins. C'est ainsi qu'il y a des allers-retours de camions entre la Tunisie et la Libye. Il en est de même avec l’Algérie et le Niger.

       

      Tout le monde était d’accord pour dire que l’Occident convoite aussi le pétrole (9e au monde sur le plan des réserves avérées), le gaz (23e) et l'uranium. Dans le même temps, l’intervention militaire menace aussi les révoltes populaires en Tunisie et en Egypte. Il était clair pour tout le monde que la rébellion en Libye n’est pas comparable avec ces révoltes et veut obtenir exactement le contraire. L’occident veut à tout prix éviter un front indépendant « Tunisie-Libye-Egypte ». Cela menacerait leurs intérêts géostratégiques dans la région. Le canal de Suez doit rester accessible et Israël ne peut être menacé.

      Et enfin encore ceci : n’oublions pas que la Libye est un des nombreux pays qui coopère actuellement avec la Chine, l’Inde, le Brésil,.... Le monde unipolaire, dans lequel les Etats-Unis déterminent ce qui se passe dans le monde, est en train de changer vers un monde multi-polaire. La crise économique touche surtout l’occident et la force économique des Etat-Unis s’en trouve défiée. Obama fait donc tout ce qu’il peut pour ne pas perdre la position dominante des Etats-Unis. Néanmoins il apparaît qu’il y a à présent un vent contraire. Aux Etats-Unis, une dizaine de membres du congrès contestent la légalité de cette guerre. A l’intérieur de l’OTAN, les oppositions augmentent du fait que la guerre se prolonge plus que prévu et que l'addition, surtout pour la France, augmente considérablement. Pour la Belgique le problème n’est apparemment pas le même. De Crem vient d’annoncer que la Belgique pourra honorer son engagement en Libye pendant une durée indéterminée, même si la facture s'élève déjà à 5.000.000 euro par mois. (Note de RoRo: pour leurs sales guerres impérialistes et colonialistes, il y a toujours du fric. Pas besoin d’ organiser des collectes parmi la population et recourir à la mendicité publique organisée!)

       

      Alors « diplomatie » quand-même ?

      Il apparaît que ce que notre ministre Vanackere et nos parlementaires n’ont jamais voulu, est quand même en train d'arriver. Comme les articles 1 & 2 de la résolution 1973 du Conseil de Sécurité de l'ONU le demandent, des initiatives diplomatiques émergent de partout afin de mettre un terme à la guerre. Il y a déjà des contacts entres les autorités Libyennes et les rebelles. La Russie demande depuis longtemps de laisser faire le travail diplomatique ; Amr Mousa de la Ligue Arabe appelle à un cessez-le-feu et à une solution politique. « Last but not least », Groen ! demande un-cessez-le-feu temporaire (temporaire ????). Ils s’inspirent peut-être des déclarations de Robert Gates, ministre de la Défense des Etats-Unis, sur la guerre en Afghanistan : “Cette sorte de guerre se termine généralement par des pourparlers”. On peut douter du fait que l’Occident et les rebelles vont s’inscrire dans ces propositions. Les propositions venant du Venezuela, de la Turquie et de l’Union Africaine avaient déjà été rejettées auparavant. De plus, la proposition du gouvernement Libyen d’organiser des élections a peu de chance d’aboutir. Tout comme en Palestine, ce ne seront probablement pas ‘nos’ hommes qui gagneront.

       

      A la recherche d’informations

      De retour en Belgique, un tel voyage vous poursuit. Je me suis donc mis immédiatement à la recherche de plus d’informations sur la Libye. Ce n’est pas évident de trouver des informations qui n’émanent pas des médias Occidentaux, d’Al Jazeera, ou des médias libyens (oui, ils existent). Je suis ainsi tombé sur ce rapport récent : “Libye : Un avenir incertain - Compte-rendu de mission d’évaluation auprès des belligérants libyens”, d’une mission d’observation française indépendante. Pour être honnête, j’étais assez déçu après l’avoir lu. Non pas à cause du contenu, mais soudainement je n’avais plus rien à raconter de mon voyage. Le rapport, écrit par des experts indépendants, compte 44 pages et traite de toutes les facettes de la guerre en Libye. Un « must » pour tout un chacun qui veut juger de la situation en étant bien informé.

      Et avant d’oublier : cette guerre n’a rien à voir avec les droits de l’homme. Vous vous en doutiez déjà, non ?


      Source : INTAL

       

      Investig'action

       

       

      10:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

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