20/09/2011

PTB: BELGIQUE: dans "SOLIDAIRE du 30 août 2011: Note Di Rupo :: Ça va (nous) faire mal (4) c1b3

Note Di Rupo :: Ça va (nous) faire mal

On a l’impression que même les journalistes habitués au 16 rue de la Loi sont lassés, après la énième tentative de négociations depuis juin 2010. La note Di Rupo est pourtant la base des négociations en cours. Même si cette fameuse note ne fait plus recette dans les médias, il est important de voir ce qui se cache dans ces 113 pages. Car il y a de quoi s’inquiéter. Il suffit de voir les chantiers proposés dans ce texte pour comprendre les réactions virulentes des syndicats. A l’ordre du jour : assainissement des finances publiques, autonomie fiscale et plus grande responsabilité des Régions, réforme de l’État avec transfert de compétences du fédéral vers les entités fédérées, etc. Et surtout, des réformes sociales et économiques qui vont toucher l’ensemble de la population. En langage européen, on dit « austérité » : tous les pays de l’Union sont ou vont être touchés. Et la Belgique n’échappe pas aux fausses solutions à la crise de la Commission européenne. Poussez pas, y en aura pour tout le monde.

Note salée de Di Rupo :: Travailler toujours plus longtemps (4)

Axel Bernard
 

Alors qu’il y a tant de chômeurs, Di Rupo s’inscrit dans la pensée unique néolibérale qui pousse à travailler plus longtemps. Il invoque la nécessité d’avoir plus de personnes au travail afin de pouvoir payer les pensions et l’assurance maladie d’une population vieillissante. Mais la politique suivie ne mènera pas à créer des emplois. Tout comme les mesures de contrôle et de sanction des chômeurs, cette politique d’activation des personnes âgées va encore plus augmenter la concurrence entre les travailleurs ce qui poussera vers le bas les salaires et les conditions de travail. 
    Concrètement, avec la note du formateur, il sera de plus en plus difficile de bénéficier de la prépension et d’une pension anticipée avant 65 ans et d’avoir droit à une pension complète. Le texte prévoit également de généraliser le deuxième pilier de pensions (assurance privée groupée par entreprise ou par secteur) au détriment de la pension légale.
    En matière de prépensions, si les mesures prévues par le Pacte de solidarité entre les générations ne s’avèrent pas suffisantes pour dissuader les départs en prépension, la note Di Rupo envisage une série de mesures « correctrices » :
• la carrière pour accéder à la prépension pour les carrières complètes sera rallongée (de 38 à 40 ans);
• l’âge d’accès à la prépension pour les carrières complètes sera relevé (de 58 ans à 60 ans).
    Les cotisations patronales dues sur les indemnités de prépension seront plus élevées en fonction de l’âge.
    Par ailleurs, toute une série de mesures sont prévues en vue d’empêcher le départ en pension anticipée. Ainsi, l’impôt sur les pensions du deuxième pilier sera plus élevé si on part en pension à 60 ans. La retraite anticipée à 60 ans ne restera possible que pour ceux qui, à cet âge-là, atteignent 40 ans de carrière. Pour les fonctionnaires, la durée minimum de carrière passera progressivement d’ici 2020 à 35 ans. A terme, on veut rendre ce mécanisme impossible. L’âge minimum de la retraite anticipée, actuellement de 60 ans, sera en effet augmenté de 2 mois par an jusqu’à ce que l’âge de la pension anticipée coïncide avec l’âge légal de la pension, c’est à dire 65 ans.

Exemple de l’application de la note Di Rupo dans la vie de tous les jours :

Pensions des fonctionnaires : jusqu’à 100 euros par mois en moins

Fabienne travaille à la poste. Elle y travaille depuis 40 ans, dans des conditions de plus en plus difficiles. Elle n’a jamais gagné beaucoup d’argent (1 600 euros net par mois à la fin de sa carrière), mais elle a droit à une bonne pension (environ 1 200 euros net par mois). Par la réforme de Di Rupo (calcul de la pension des fonctionnaires sur base des 10 dernières années et non plus des 5), sa pension sera diminuée à 1 100 euros/mois. C’est-à-dire une perte de 100 euros/mois.

21:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/09/2011

BELGIQUE, après 15 mois sans gouvernement élu et de négociations ardues et fatigantes : QUEL EST LE SYMBOLE DE LA DEMOCRATIE ??? ?? c1b3

From: Evelyse B...
Sent: Sunday, September 11, 2011 10:59 PM
 
Subject: QUEL EST LE SYMBOLE DE LA DEMOCRATIE ?????
 

 

 QUI DETIENT LE SYMBOLE DE LA DEMOCRATIE ????


QUI DETIENT LE SYMBOLE DE LA DEMOCRATIE ?
- ni le PS/SP a
- ni le CD&V
- ni la NVA
- ni le VLD
- ni les VERT/GROEN 

- ni le MR
- ni le ROI
 


                                 
 
   
 
-      mais.... le STRING !      Il s'avère que c'est le plus important symbole de la démocratie :

- il sépare la gauche de la droite
- il protège le centre
- il fait rebondir le point de vue de chacun
- et unifie le regard du peuple
    
 

Seul inconvénient:

Le string, c'est comme la négociation :
il ne faut pas trop tirer sur la ficelle, car on finit par l'avoir dans le c..
 
Ami
(e) s de la poésie,
Bien à vous !
 
 

      

09:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

03/09/2011

b3d9c7c1: PTB: BELGIQUE: dans "SOLIDAIRE du 30 août 2011: Note D i Rupo :: Ça va (nous) faire mal (2)

 

Note Di Rupo :: Ça va (nous) faire mal

On a l’impression que même les journalistes habitués au 16 rue de la Loi sont lassés, après la énième tentative de négociations depuis juin 2010. La note Di Rupo est pourtant la base des négociations en cours. Même si cette fameuse note ne fait plus recette dans les médias, il est important de voir ce qui se cache dans ces 113 pages. Car il y a de quoi s’inquiéter. Il suffit de voir les chantiers proposés dans ce texte pour comprendre les réactions virulentes des syndicats. A l’ordre du jour : assainissement des finances publiques, autonomie fiscale et plus grande responsabilité des Régions, réforme de l’État avec transfert de compétences du fédéral vers les entités fédérées, etc. Et surtout, des réformes sociales et économiques qui vont toucher l’ensemble de la population. En langage européen, on dit « austérité » : tous les pays de l’Union sont ou vont être touchés. Et la Belgique n’échappe pas aux fausses solutions à la crise de la Commission européenne. Poussez pas, y en aura pour tout le monde.

Note salée de Di Rupo :: Mini-taxes pour les riches... (2)

Et maxi-taxes pour les autres.

Axel Bernard
 

 

Des mesures symboliques sur les capitaux

Enlevons immédiatement tout suspense : non, il n’y aura pas de suppression du régime des intérêts notionnels (alors que ce mécanisme fait perdre plus de 5 milliards d’euros d’impôt par an à l’État au profit des plus grosses multinationales). Il y aura un léger resserrement mais qui obligera seulement les entreprises à mieux calculer en faisant leurs comptes.
    Outre une série de mesures qui vont toucher tous les belges (augmentation de 15 à 20 % du taux de précompte prélevé sur les intérêts des comptes d’épargne par exemple), la note prévoit deux mesures qui sont sensées viser le capital ou les grosses fortunes : des mécanismes de taxation de la spéculation financière et un impôt sur les grosses fortunes.
    Il y a d’abord des mesures contre la spéculation, mais qui risquent d’être facilement contournées. Actuellement, lorsqu’une personne vend des actions et réalise une plus-value, elle ne paie aucun impôt sur les personnes physiques (sauf spéculation, mais c’est très rare qu’on puisse démontrer cette spéculation) ni à l’impôt des sociétés. Désormais, elles seraient donc taxées de 0 %, 25 % ou à 50 % à l’impôt des personnes physiques, selon la durée de détention des titres. En revanche, ces plus-values ne seront toujours pas taxables via l’impôt des sociétés. Ce qui veut dire que les grosses fortunes pourront ainsi échapper à cet impôt : les holdings d’Albert Frère pourraient continuer à « immuniser » leurs plus-values et donc échapper à cette taxe. 
    La note prévoit également une « cotisation temporaire de crise sur le grand patrimoine, c’est-à-dire les patrimoines dépassant 1,25 million d’euros en ne tenant pas compte de la maison d’habitation et du patrimoine affecté à l’activité professionnelle. Le taux de cette cotisation serait de l’ordre de 0,5 % ». Ajoutons que la note prévoit que « le patrimoine affecté à l’activité professionnelle ne serait pas visé (comme l’ISF en France) ». Ce qui veut dire que, si une grosse fortune comme Albert Frère garde une fonction dans ses holdings, il ne sera toujours pas taxé. 
    Faire payer les riches, c’est évidemment une mesure de bon sens vu que ce sont eux seuls qui ont profité de la crise. Mais pour arriver à ce but, il faut des moyens (entre autre un cadastre des fortunes et la levée du secret bancaire) inexistants pour l’instant. Et surtout, il faut s’assurer que ce qui va leur être pris, ils ne le reprennent pas ailleurs au monde du travail. Or c’est ce que l’on peut craindre avec la note Di Rupo.

Exemple de l’application de la note Di Rupo dans la vie de tous les jours :

Albert Frère : 0 euro d’impôt sur son holding financier et … 0 euro d’impôt sur sa fortune !

Albert Frère, troisième fortune de Belgique, a un holding, GBL, qui a réalisé 3,3 milliards de bénéfices en 2009 : 3 milliards de plus-values sur actions et 0,3 milliard issus des dividendes versés par les filiales. GBL a payé zéro euro d’impôt, car tant les plus-values que les dividendes concernés sont immunisés.  Et avec le plan Di Rupo ? Les dividendes qu’une société perçoit de ses filiales sont immunisés si les actions sont détenues deux ans (au lieu d’un an auparavant). C’est le cas ici. 
Quant aux plus-values, elles restent non taxables pour les sociétés si elles respectent les mêmes conditions que les dividendes immunisés. Conclusion : GBL continuera à payer zéro euro d’impôts. Et Albert Frère ne paiera pas non plus d’impôt personnel sur sa fortune puisque la « cotisation temporaire de crise sur le grand patrimoine » imaginée par Di Rupo ne vise pas le patrimoine affecté à l’activité professionnelle. Or, Frère est président de GBL.

 

 

11:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |