08.10.2011
BELGIQUE: Dans SOLIDAIRE: Dexia : c’est une « good bank » publiq ue qu’il nous faut c1b3
Les actionnaires publics – États français et belge, Régions et communes – sont largement majoritaires dans Dexia. Le problème est que la banque a été dirigée depuis les années 90 comme une banque privée.
A l’heure d’écrire ces lignes, le groupe Dexia est sur le point d’être démantelé. Le prétendu sauvetage de 2008 aura duré à peine trois ans. On parle aujourd’hui de la création d’une « bad bank » où les actifs toxiques – avec des obligations d’État peu sûres et des prêts douteux – seraient stockés avec la garantie des États belge et français. Tandis que les beaux morceaux de Dexia (comme Dexia Banque Belgique, descendante du Crédit communal) seraient vendus.
Ce serait un véritable hold-up : les pertes et les risques seraient à charge du contribuable, les profits au privé.
« La “bad bank” créée par le groupe Dexia recevrait des garanties des autorités françaises et belges. Ainsi les pertes des portefeuilles toxiques arriveraient là où elles n’ont précisément rien à faire, dénonce Danny Carleer, initiateur du site www.banquepublique.be et membre du PTB. Ce qui veut dire que c’est le contribuable qui devrait encore payer pour les pots cassés. Les banquiers qui sont responsables des énormes gaffes ne devront une nouvelle fois pas porter le poids de la crise. »
Je ne peux que m’étonner de l’absence d’un débat public sur la privatisation du Crédit communal et de ses conséquences désastreuses. Sur ce sujet, les partis traditionnels se taisent dans toutes les langues. Pourtant ce débat pourrait amener à un changement de cap. Car le comble est que les actionnaires publics – États français et belge, Régions et communes – sont largement majoritaires dans Dexia. Le problème est que la banque a été dirigée depuis les années 90 comme une banque privée. Les communes sont devenues dépendantes des dividendes du Holding communal qui sont aujourd’hui nulles. Avec de graves conséquences pour les finances communales : restrictions sur le personnel, l’enseignement, les services sociaux, etc. Et, cerise sur le gâteau, les communes sont constamment appelées à apporter des garanties (et à s’endetter) à une banque dont elles n’ont plus le contrôle réel.
Cette logique doit être cassée. Si l’État et les communes mettent de l’argent dans les banques, c’est pour en prendre le contrôle, garantir l’épargne, permettre que les prêts soient faits au bénéfice de la collectivité, éviter tout phénomène de spéculation. Comme le PTB l’a dit depuis l’éclatement de la crise bancaire en 2008, ce qu’il nous faudrait, c’est une « good bank » publique. Qui travaillerait de la manière qui a fait le succès du Crédit communal. Car la CGER et le Crédit communal n’ont jamais, durant des décennies, connu les problèmes auxquels sont confrontés les banques privatisées aujourd’hui.
Au lieu d’injecter de l’argent dans un puits sans fond et offrir des garanties à une stratégie qui prouve sa faillite, un service public bancaire pourrait offrir un nouveau départ pour les communes. Cette « good bank » publique devrait être sous le contrôle direct de la population, des organisations sociales, sans avoir recours à des managers venus du privé. On pourrait alors avoir une banque publique avec des pratiques de service public.
13:34 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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06.10.2011
PTB: BELGIQUE: dans "SOLIDAIRE du 30 août 2011: Note Di Rupo :: Ça va (nous) faire mal suites (5, 6 et 7) c1b3
On a l’impression que même les journalistes habitués au 16 rue de la Loi sont lassés, après la énième tentative de négociations depuis juin 2010. La note Di Rupo est pourtant la base des négociations en cours. Même si cette fameuse note ne fait plus recette dans les médias, il est important de voir ce qui se cache dans ces 113 pages. Car il y a de quoi s’inquiéter. Il suffit de voir les chantiers proposés dans ce texte pour comprendre les réactions virulentes des syndicats. A l’ordre du jour : assainissement des finances publiques, autonomie fiscale et plus grande responsabilité des Régions, réforme de l’État avec transfert de compétences du fédéral vers les entités fédérées, etc. Et surtout, des réformes sociales et économiques qui vont toucher l’ensemble de la population. En langage européen, on dit « austérité » : tous les pays de l’Union sont ou vont être touchés. Et la Belgique n’échappe pas aux fausses solutions à la crise de la Commission européenne. Poussez pas, y en aura pour tout le monde.
Note salée de Di Rupo :: Travailler toujours plus longtemps (5)
La note Di Rupo prévoit que les pensions minimales seront augmentées de 2 % tous les deux ans, mais il sera de plus en plus difficile d’avoir droit à une pension complète.
Par exemple, pour les nouveaux
fonctionnaires qui démarrent leur carrière, mais aussi pour les contractuels qui
sont nommés en milieu ou fin de carrière, on va calculer progressivement la
pension sur la base du traitement des dix dernières années de carrière, au lieu
des cinq dernières années. Les effets de cette mesure dépendent de l’évolution
des salaires.
Autre mesure, qui concerne le secteur privé cette fois :
dorénavant, toutes les années de carrière seront prises en considération dans le
calcul de la pension. Aujourd’hui, le calcul de la pension se limite aux
45 meilleures années de carrière. Dans le calcul de la carrière, les
périodes de chômage de longue durée ou de prépension avant 60 ans (à l’exception
des prépensions dans le cas d’une entreprise en difficulté ou en
restructuration) seront moins bien valorisées qu’actuellement. La note attaque
ainsi directement ce qu’on appelle les périodes assimilées.
Il en sera de même pour les périodes d’interruption volontaire du travail, hors congés parentaux, palliatif, de soins à un membre de la famille souffrant, excédant une année.
Exemple de l’application de la note Di Rupo dans la vie de tous les jours :
Diminution des périodes assimilées dans le calcul de la pension
Daniel travaille dans le secteur de
la construction. A l’âge de 55 ans, et après avoir travaillé 40 ans, il est
encore un des seuls à pouvoir profiter de la prépension en Belgique. Pendant sa
carrière, il a construit une pension légale limitée (plus ou moins 900
euros/mois). Normalement, cette pension devrait continuer à croître pendant sa
prépension. Mais avec la réforme de Di Rupo, il n’y aura plus
d’assimilation des années avant l’âge de 60 ans pour le calcul de la pension
légale.
13:28 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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COURCELLES: un heureux réveil anti-raciste à Courcelles: En voya ge avec les Roms ... c1b3
12:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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