31.12.2011
Pourquoi se syndiquer ? En FRANCE, mais aussi en Belgique et partout dans l' Euro-dictature capitaliste franco-allemande ... d9b3
http://monavistinteresse.blogspot.com/2011/12/pourquoi-se...
pourquoi se syndiquer ?
Lors de la manifestation contre l'austérité de mardi 13
décembre, à Guingamp, nous n'étions guère nombreux...il pleuvait...il faisait
froid, et j'entendais la voix de certains qui m'avaient dit " pfff à quoi ça
sert d'y aller, ça va rien changer ".
Pourtant les motivés qui étaient
là sont un véritable exemple, pour nous tous, qui nous indignons, à voix
basse, dans nos canapés, face à la télévision qui nous abreuve de mauvaises
nouvelles, d'histoire de triple A et de crise de la zone euro.
Contre
toute-attente, étant donné la faible participation, le sous-prefet a accepté de
recevoir une délégation composée de T.Perennes et B.creuzer pour la cgt, Henri
Le jan et Brigitte Jacob pour la fsu et Jocelyne Aubin pour solidaires
.
Selon Mr Perennes, cette entrevue devait être centrée sur les
revendications de la journée anti austérité du 13 mais à la surprise des
participants, même si il a voulu circonscrire cette réunion sur ce thème le sous
préfet aurait manifesté un certain embarras sur la situation économique et
sociale locale. Nul besoin d'être grand clerc, pour observer que la
misère frappe Guingamp et sa région de plein fouet, là où l’intérim serait le
plus grand employeur privé du secteur...
La colère gronde,
mais elle ne trouve pas de moyens de s'exprimer, certains menacent d'un vote
extrême pour les prochaines élections, tactique vaine puisque beaucoup le
reconnaissent ce vote ne tiendra pas la distance au second tour.
La
solution semble pourtant devant leurs yeux, rejoindre les syndicats,
s'unir dans ce qui reste un des seuls contre-pouvoirs en France.
Un contre-pouvoir
craint, celui seul capable encore de lever des millions de citoyens dans les
rues.
Un contre-pouvoir qui a obtenu par le passé,
en vrac :
1892 - Interdiction du travail de nuit des femmes...
1906 - Repos
obligatoire de 24 heures hebdomadaires.
1910 - Loi sur les
retraites ouvrières et paysannes.
1919 - Limitation de la
journée de travail à 8 heures (et la semaine à 48 heures), Loi sur les
conventions collectives (sans réel effet avant 1936).
1930 - Mise en place
des assurances sociales.
1932 - Mise en place
des allocations familiales.
1936 - Loi sur les 40
heures hebdomadaires - Loi sur les congés payés (deux semaines)
1945-1947 - Au nombre des
acquis durables de la Libération figurent les nationalisations de grandes
entreprises et la participation des salariés à leur gestion - les comités
d’entreprise - mise en place de la Sécurité sociale - statut de la fonction
publique - grille des salaires - inscription du droit de grève dans le préambule
de la constitution.
1950 - Création du SMIG
(Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti).
1956 - Adoption de la
troisième semaine de congés payés -
1968 - Extension de la
4ème semaine de congés payés (adoptée le 2 mai, avant les mouvements de grève) -
loi reconnaissant la section syndicale d’entreprise - augmentation du SMIG de
35 % -
1971 - Loi sur le
paiement mensuel des salaires -
1974 - Décret sur les
CHS (Comité d’Hygiène et de Sécurité) - accord interprofessionnel, instituant
l’indemnisation du chômage à 90 % en cas de licenciement
économique.
1979 - Loi délimitant
les contrats à durée déterminée.
Des acquis qui s’émiettent de jour en jour...
Vos
anciens se sont battus pour ces acquis, et vous qu'allez-vous faire, rester à
râler sur vos canapés ?
12:02 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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Allongement du temps de travail : la véritable décision tombera en janvier b3
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12:02 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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BELGIQUE: Aveux b3
Hello,
Un entretien
extraordinairement révélateur du président sortant de la
CSC.
Qui en dit
plus long sur la position du sommet syndical que bien des
analyses.
J’ai mis en
rouge quelques points marquants.
Que retenir
?
1.
Naturellement, la CSC est sans surprise un syndicat « responsable
», orienté entièrement vers la « concertation », et ne passe à
l’action qu’à contre-cœur, quand c’est devenu inévitable
!
2.
Les
actions organisées le sont avant tout pour canaliser la base, elles ne sont pas
organisées pour gagner !
3.
Il
reproche plus au gouvernement sa méthode (à la hussarde, à l’image de Van Quick)
que le fond de son programme (qui comprend des mesures « acceptables
»)!
4.
En
ignorant la concertation et en ne respectant pas les traditions, le gouvernement
favorise la gauche (syndicale) qui peut alors déborder l’appareil
!
5.
Les
organisations syndicales sont un intermédiaire (un « filtre ») entre les
travailleurs et les décideurs, qui peuvent accompagner et amortir (« arrondir
les angles ») les politiques mises en œuvre.
6.
LC est
fier de son bilan de « concertateur » en chef. Il ne remet, par exemple,
pas en cause le pacte des générations (qui a été « amélioré » !) ou la « norme
salariale » (qui a été « appliquée » !)
7.
Face à
l’hégémonie du néo-libéralisme, le syndicalisme doit évoluer (mais dans quel
sens ? Manifestement encore plus vers un « syndicalisme de service » car la
société s’est « individualisée » !) !
8.
La
droite n’est pas nécessairement hostile aux syndicats car elle est pragmatique,
comme l’Open-VLD (c’est pas le parti de Van Quick, cela ?)
!
9.
La CSC
a beaucoup de membres qui font rentrer de l’argent dans les caisses
(cotisations). Heureux !
10.
La CSC
est très différente de la FGTB (ah oui, les élections sociales approchent…)
!
11.
LC
part à la retraite mais garde pas mal de mandats. Cumul, vous avez dit cumul
?
12.
LC
sous-estime l’impact du et de la politique. C’est pourtant les partis de la
coalition gouvernementale qui imposent la régression sociale
!
@
Luc Cortebeeck:
"La N-VA a fait son succès grâce à une idée simpliste"
Vincent
Rocour (LLB)
Mis en ligne le
24/12/2011
Luc Cortebeeck
ne quitte pas le syndicalisme. Mais cède la fonction de président de la CSC, le
plus grand syndicat du pays. Il vante les vertus de la concertation à un
moment où elle est mise à mal.
Entretien
Dans quelques
semaines, Luc Cortebeeck aura 62 ans. Et quarante années de carrière derrière
lui. Soit largement les conditions pour pouvoir prétendre à une pension
anticipée - malgré les restrictions du gouvernement. Luc
Cortebeek prend donc sa pension anticipée. Mais il va continuer à servir le
syndicalisme - comme vice-président de la Confédération syndicale internationale
- et le mouvement ouvrier chrétien - comme président de Solidarité mondiale, une
ONG active dans la Coopération au développement. Avec le sentiment du devoir
bien accompli. Luc Cortebeeck est entré à la CSC en 1972 et en est devenu le
président en 1999.
Vous partez à un
drôle de moment. La manière dont le gouvernement met en œuvre son programme a
provoqué en quelques jours une grève dans la fonction publique. Les affiliés ont
réagi au quart de tour. Cela vous a surpris ?
Cela fait un
petit moment qu’on sent la tension monter. C’est pour cela qu’on avait organisé
une concentration des affiliés le 15 novembre et une grande manifestation, le 2
décembre. On voulait canaliser les
rancœurs. Mais on ne pouvait pas prévoir que le gouvernement et le
ministre des Pensions commettraient autant d’erreurs. Avec le
menu qu’ils nous ont servi, il était évident qu’on allait avoir des problèmes.
Je ne comprends pas comme on a pu laisser monsieur Van Quickenborne avancer
comme il l’a fait. Sans égard pour les interlocuteurs
sociaux. Sans calendrier pour la concertation. J’ai travaillé 40 ans dans
le syndicalisme. Je n’ai jamais vécu cela. Même durant la période des pouvoirs
spéciaux dans les années 80, il y avait des contacts avec les employeurs, avec
les syndicats.
Chaque
fois qu’un nouveau gouvernement s’installe, il tente de s’imposer, d’imprimer sa
marque. C’est normal. Mais là, c’est vraiment exagéré. Au
début, les médias et les experts saluaient le programme du gouvernement. Ils
disaient que les syndicats menaient une guerre de retard. Puis on
a entendu monter la plainte des pilotes, des cheminots, des magistrats, des
journalistes Et c’est devenu le chaos. Le gouvernement a refusé la concertation. Les affiliés
l’ont compris. Ils nous ont alors
doublés par leur gauche. Il faut ramener les
syndicats dans le jeu. Et
ne pas exagérer. Car il y a, dans le
programme du gouvernement, des mesures qui sont
acceptables. (???????). Mais il y a aussi des
situations inacceptables.
Si
le gouvernement avait consulté les interlocuteurs
sociaux, on aurait évité les erreurs techniques, les maladresses,
les
injustices.
Le combat syndical contre les mesures visant à
retarder le départ à la retraite en 2005 n’a-t-il pas finalement rendu un
mauvais service aux travailleurs ? Maintenant le gouvernement
est obligé de faire vite pour rattraper le
retard…
Ils ont mis
combien de jours pour la réforme de l’Etat ? Et maintenant, ils disent : la
réforme des pensions, c’est urgent. Ce n’est pas seulement une mesure
budgétaire. Cela répond aussi à une stratégie néolibérale. Ils veulent organiser
la société sans le filtre des organisations
syndicales.
Les syndicats n’ont-ils quand même pas une
responsabilité. En 2005, le chef de service d’études de la CSC à l’époque,
Gilbert De Swert, écrivait un livre “Les 50 mensonges sur la fin de
carrière”… N’aurait-il pas dû écrire un livre expliquant
pourquoi les travailleurs devaient se préparer à travailler
plus longtemps ?
Gilbert De Swert
voulait simplement équilibrer le débat. Parce qu’à l’époque on n’entendait que
des experts qui allaient tous dans le même sens. Mais la CSC a pris ses responsabilités. On a travaillé tout
l’été. On s’est souvent réuni au "16" et à la résidence du
Lambermont, avec le Premier ministre Guy Verhofstadt et les
vice-Premiers, avec Pieter Timmermans de la FEB et Karel Van Eetvelt de l’Unizo,
avec Xavier Verboven de la FGTB. On a fait du bon
travail. Mais à un moment, Verhofstadt a eu un problème avec
sa base. Dans la presse, on disait qu’il se concertait trop avec les syndicats.
Cela a braqué son parti. Qui a relevé ses exigences. Pour nous, cela n’allait
plus. Nous étions pourtant tout près d’un accord. Après,
heureusement, on a pu arrondir les
angles. Pas pour le plaisir. Mais simplement parce
qu’une série de mesures n’étaient pas praticables. Exactement comme
maintenant.
Un dossier comme
l’harmonisation du statut ouvrier/employé par exemple n’est toujours pas réglé.
La concertation sociale n’est-elle pas plutôt un frein aux réformes
?
Je ne pense pas.
L’absence de solution dans le dossier ouvriers/employés, c’est ma grande
frustration. Si j’ai manqué un élément, c’est bien celui-là, malgré toute
l’énergie que j’ai dépensé à tenter de le résoudre. Mais durant ma présidence,
beaucoup de réformes ont été menées à bien. On a mis en place le système du
crédit-temps, que le gouvernement est en train de détricoter et qu’il
reconstruira sûrement ensuite, on a amélioré
le pacte des générations, on a
appliqué la
norme salariale, on a trouvé un accord sur la présence des syndicats dans
les PME, on a relevé le salaire minimum, on a obtenu la liaison des allocations
sociales au bien-être, on a imaginé des mesures anti-crise qui ont été louées à
l’étranger. Tout cela grâce à la concertation
sociale. Et l’on croit qu’on peut aujourd’hui se passer des
interlocuteurs sociaux ?
A l’étranger, les réformes sont plus
rapides… Est-ce parce que les syndicats belges sont trop
influents ?
Aux Pays-Bas, la
FNV, la Fédération néerlandaise du mouvement syndical, a implosé. Il n’y a plus
d’action syndicale d’ensemble - le niveau interprofessionnel chez nous - qui
s’intéresse à la Sécurité sociale, à la solidarité entre tous les travailleurs.
Les syndicats professionnels ont désormais le champ libre. C’est du
corporatisme. Je suis d’accord pour dire que le
syndicalisme doit évoluer. Mais il ne doit pas devenir ce qu’il
est devenu aux Pays-Bas. Chez nos voisins, le gouvernement et les employeurs ne
savent plus à qui parler. Ils sont perdus. Mais bon, le courant de pensée
néolibéral est pour le moment au sommet de la vague. On a déjà connu cela. Dans
les années 70 après la crise pétrolière, puis dans les années 80 avec Reagan,
puis en 1993 avec le Plan global, et en 2005, avec le Pacte des générations.
C’est tous les dix ans que cela vient. On est dans une nouvelle vague. Il y a
beaucoup de partis libéraux. Ou beaucoup de libéraux dans les
partis.
Comment
expliquez-vous qu’en Flandre, le taux de syndicalisme soit toujours l’un des
plus élevés au monde alors que les partis hostiles aux thèses syndicales (Vlaams
Belang, Open VLD, N-VA) récoltent autant de voix ?
L’Open
VLD n’est pas vraiment hostile aux syndicats. Il est
pragmatique. Et les gens ont voté pour la
N-VA sans vraiment connaître son programme socio-économique. La N-VA a fait son
succès grâce à une idée simpliste : celle de croire qu’en dressant un mur entre
la Flandre et la Wallonie, cela irait mieux, parce que la Flandre a des moyens.
A force d’être martelé, le message est passé. Y compris chez nos membres. Mais
maintenant le masque est tombé. La N-VA dit que les mesures du gouvernement ne
sont pas assez dures. Les gens commencent à comprendre. En tout cas, nous, nous ne nous affaiblissons pas. Nous avons encore
gagné des membres, un peu en Flandre, et beaucoup à Bruxelles et en Wallonie -
grâce à une économie plus
dynamique. Et la relève est là. La CSC compte 280 000
affiliés de moins de 25 ans. Les gens sont là. Ils
payent leur cotisation. Ce n’est pas rien.
Vous dites que
le syndicalisme doit évoluer. Dans quel sens ?
Le syndicalisme
est né à l’époque de l’industrialisation. Mais maintenant l’économie est mixte.
Les services ont pris une part prépondérante. Le syndicalisme doit mieux en
tenir compte. Et puis, les gens ont changé. La société s’est individualisée. Les syndicats
doivent mieux répondre aux besoins des affiliés, à leurs
questions.
Quels ont été
vos rapports avec la FGTB ? Il y a eu des hauts et des bas, non
?
Nous travaillons
bien ensemble. Mais nous sommes des organisations
vraiment différentes. Dans nos objectifs. Dans la manière de travailler.
Dans notre organisation interne. Et ces différences se marquent évidemment plus
dans les moments difficiles. Ce qui a toujours compté dans les actions que nous
avons menées, c’était le résultat au profit des gens. Pas le bénéficie que l’on
pouvait en tirer dans les médias.
Qu’est-ce que
vous allez faire maintenant que vous accédez à la retraite ?
Je
garde mes mandats au niveau international, à
l’OIT, à la CSI, à Solidarité mondiale. Je resterai aussi en
contact avec la CSC. Mais je ne serai plus celui qui est là tout le temps, celui
qu’on appelle jour et nuit, durant le week-end, durant les vacances. Même quand
je n’étais plus là, j’étais encore là. Et j’ai vécu cela pendant douze ans.
Durant ma présidence, j’ai vu défiler 5 présidents de la FGTB, 5 présidents de
la FEB, 5 ministres de l’Emploi, 4 Premiers ministres. Tout le monde a changé.
Sauf les présidents des mutuelles. Et le Roi.
Vous n’avez pas
pensé faire de la politique, comme l’ex-secrétaire général de la CSC Josly
Piette ?
Entre Josly
Piette et moi, il y avait une différence : il n’avait pas promis à sa femme
qu’il ne ferait jamais de politique. Moi bien. J’ai le sentiment qu’on peut davantage changer la société dans un syndicat que
dans un parti.
12:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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29.12.2011
BELGIQUE: Gouvernement Di Rupo I :: Le casier judiciaire de nos nouveaux dirigeants
C’est dans “SOLIDAIRE”, hebdo du P.T.B.:
Gouvernement Di Rupo I :: Le casier judiciaire de nos nouveaux dirigeants
Quelques semaines après la prestation de serment du nouveau gouvernement, il est
temps de voir quels sont les antécédents de nos nouveaux dirigeants (même si la
plupart ne sont pas si neufs que ça). Extraits de leur casier (qui devrait être)
judiciaire.
1|Elio Di Rupo
(Premier ministre)
- Plus grand privatiseur de l’histoire de Belgique ? Sans aucun doute vu son palmarès. Comme ministre dans les années 90 : privatisation de la SNI (Distrigaz), de Belgacom, de la SNCI et d’INCA, du CCB, de la CGER (banque), de la Sabena et de La Poste. Comme président du PS l’OCCH (banque) et BIAC ainsi que la libéralisation du « rail ».
- Schizophrène ? « À l’échelle de l’Europe, l’idéologie libérale nous mène, si l’on n’y prend garde, au désastre social », déclare-t-il en 2009. Mais, deux ans plus tard, face à la colère syndicale contre les mesures d’austérité qu’il met en œuvre, il répond : « Il fallait faire ce qu’il fallait faire (sic) et respecter formellement les recommandations de la Commission européenne. »
- L’argent des communes pour sauver la banque Dexia ? « Les autorités locales doivent continuer le mouvement de soutien des autorités publiques aux banques », déclare Di Rupo, en tant que bourgmestre de la Ville de Mons. Rappelons au passage que le président du PS siégeait au CA de Dexia en 2005…
- « Sans nous ce serait pire. » Heu… Comme ajoute Nico Cué (MWB) : « Avec eux... ce n’est pas mieux ! »
2|Johan Vande Lanotte
(Ministre de l’Économie, des Consommateurs et de la Mer du Nord)
- Il est l’un des fossoyeurs de la Sabena, étant donné le rôle crucial qu’il a joué dans l’accord dit de l’hôtel Astoria, signé avec Swissair.
- Comptable inventif. En tant que ministre du Budget, il vend des édifices publics pour les racheter immédiatement après. Résultat : l’État fédéral paie chaque année 473 millions d’euros de plus par rapport à ce que la vente a rapporté.
- Cède la société ABX Logistics (le service de transport de la SNCB) gratuitement : 600 millions d’euros envolés.
- Quelqu’un a-t-il par hasard des nouvelles de son fameux « Fonds argenté » (fonds de vieillissement) ?
- Electrawinds, JVL Comm V, basketbalclub Telenet Oostende, Otary, Muzee, EOS, Sleuyter Arena, Coastal Union, Rebo, Eco nv… La liste des conseils d’administration qu’il va devoir quitter à présent qu’il est à nouveau ministre est longue.
3|Pieter De Crem
(Ministre de la Défense)
- De Crem espère refaire de la Belgique « un allié fiable des États-Unis, au sein de l’OTAN ». Également connu comme le ministre de la Guerre.
- Aller se battre loin du Royaume pour défendre des intérêts économiques, c’est ce que Rambo De Crem (ou « Crembo ») a dû expliquer il y a quelques années et, pour ce faire, il n’a pas hésité à citer Martin Luther King pour justifier son interventionnisme : « Une injustice commise quelque part est une menace pour la justice dans le monde entier. »
- À New York, il arrive « mort saoul » dans un café. La serveuse qui a relaté les faits sur son blog a été licenciée quelques jours plus tard.
- Sobre, il se comporte en véritable dévot. En 2008, il s’est rendu avec ses soldats en pèlerinage à Lourdes.
4|Didier Reynders
(Ministre des Affaires étrangères, du Commerce extérieur et des Affaires européennes)
- Ministre des rupins. Père de mécanismes fiscaux aussi opaques que coûteux tels que les intérêts notionnels, son (long) passage au ministère des Finances aura été marqué par une politique ultra favorable aux plus nantis. Il est vrai qu’il est ami avec les plus riches de ce pays (Albert Frère, le vicomte Davignon, Didier Bellens, etc.).
- À l’heure où les banques faisaient (et font) des bénéfices indécents aux dépens du personnel et des (petits) clients, Reynders prend la défense des banquiers dans Le Soir (2 janvier) : « J’ai parfois l’impression qu’on classe ce secteur en dehors du monde réel, c’est lié à une idéologie, voire à une démagogie sur le thème de la spéculation. » Précision importante : il a lui-même présidé le Conseil d’administration d’une banque avant d’être ministre.
- Son arrivée au ministère des Affaires étrangères est déjà marquée par un « coup d’éclat » : son refus de se rendre au Congo pour l’investiture de Joseph Kabila, réélu démocratiquement malgré des irrégularités.
5|Monica De Coninck
(Ministre de l’Emploi)
- « Tout le monde au travail, quel que soit le travail, l’endroit, les conditions et le salaire » : à la tête du CPAS d’Anvers depuis des années, elle a été proclamée reine de l’activation. Les médecins se plaignaient de la pression ressentie par les patients bénéficiant d’une allocation pour divulguer certaines informations médicales.
- Elle trouve que Dalrymple, l’idéologue de la nouvelle extrême droite « marque un point » et « qu’elle va pouvoir discuter de sa politique avec la N-VA puisque Liesbeth Homans, le bras droit de Bart De Wever, a déjà annoncé qu’elle soutenait à fond son approche. »
- Fait partie des architectes de la privatisation des hôpitaux du CPAS d’Anvers et de la suppression des services d’urgences. Demande la fermeture des hôpitaux Erasmus et Stuyvenberg.
- Avait déjà fait installer une douche de luxe dans son bureau. Coût : 15 000 euros. Reste à savoir si elle va l’emporter à Bruxelles.
6|Annemie Turtelboom
(Ministre de la Justice)
- Sa politique d’asile lui a valu toute une série de surnoms (Annie de fer, la tortue, etc.) L’avantage c’est que sa vision est claire : régulariser un minimum de sans-papiers et laisser mourir les grévistes de la faim.
- A fait en sorte que la police belge puisse désormais utiliser librement les tasers, ces armes à électrochocs importées des USA.
- Mais pas contre ceux qui se rendent coupables de fraude fiscale et corruption. En effet, pour Annemie cette catégorie de personnes ne doit plus être une priorité pour la police. C’est d’ailleurs ce qu’elle écrit dans le plan de sécurité nationale 2012-2015.
- « Turtelboom, casse toi, notre grève n'est pas à toi » : c’est le slogan que l’on a pu entendre lorsque l’année dernière, Annemie a tenté de casser la grève des convoyeurs de fonds de chez Brinks en sous-traitant les activités à la filiale Brinks Diamond & Jewelry.
7|Olivier Chastel
(Ministre du Budget et de la Simplification administrative)
- Chevalier blanc ? Alors que, dans les médias, il critiquait à fond les affaires du PS carolo, il négociait en secret avec le PS une coalition communale PS-MR. Il paraît même que l’alliance était conclue lors d’une cérémonie maçonnique...
- Chevalier blanc ? Non, Chastel la magouille. Au temps où il était ministre des Arts et des Lettres, de plantureux subsides ont été versés à une asbl dont il était président d’honneur, située à sa permanence MR et dirigée par son demi-frère qui était également son fidèle bras-droit...
8|Joëlle Milquet
(Ministre de l’Intérieur)
- Madame chasse aux chômeurs. Se vantait en juin de cette année d’avoir fait passer le nombre de chômeurs sanctionnés de 77 000 à 108 000 comme ministre de… l’Emploi.
- « Madame Non » a aussi œuvré au rééquilibrage entre les Régions : en quelques années, le nombre de chômeurs wallons sanctionnés a rattrapé et puis dépassé le nombre d’exclus en Flandre : 46 000 en Wallonie pour 45 000 en Flandre. Pour Bruxelles, on est passé de 11 000 sanctionnés à 16 000.
- Travail forcé ? C’est l’impression qu’ont eue les travailleurs en grève d’INEOS en octobre dernier. La police a débarqué chez eux pour les forcer à reprendre le travail. Une réquisition ordonnée par… Joëlle Milquet. Scandaleux et illégal puisque l’ordre a par la suite été annulé par le Conseil d’État.
9|Laurette Onkelinx
(Ministre des Affaires sociales et de la Santé)
- Fossoyeur de l’enseignement francophone. Avec les coupes sombres dans les budgets et en particulier, la liquidation de 3 000 postes d’enseignants dans le secondaire.
- En 2009, alors ministre de la Santé, elle était l’invitée du Pharma Executive Club, devant une trentaine de bonzes de l’industrie pharmaceutique. Elle a annoncé à cette occasion qu’elle laissait tomber complètement le modèle kiwi dans un souci… d’un dialogue mature et constructif.
- C’est dans son cabinet, alors qu’elle était à la Justice, qu’a été mis au point le complot pour extrader illégalement le Belge Bahar Kimyongür vers la Turquie, alors qu’il y dénonçait les violations répétées des droits de l’homme et les conditions des prisonniers politiques.
- Habite dans une villa à Lasne (commune la plus riche de Wallonie, deuxième du pays)… mais parachutée dans la commune (plus populaire) de Schaerbeek où elle aspire à devenir bourgmestre.
10|Vincent Van Quickenborne
(Ministre des Pensions)
- Débute sa carrière sur une farce en faisant le pari de fumer un joint au Sénat. Plus tard, il a participé au procès intenté contre Ariel Sharon pour génocide, s’est rendu en Irak pour dénoncer l’embargo et a bu un thé avec le chef du Hamas...
- Se transforme en arriviste néolibéral pour qui les fonctionnaires sont des fonctionnaireset l’état n’a pas à se mêler du salaire des grands directeurs. Une position qui, en 2008, lui vaut d’être promu au poste de ministre.
- Estime que ces prochaines années, outre l’indexation automatique des salaires, il ne devrait plus y avoir d’augmentation salariale. De son côté, il gagne en tant que ministre environ 10.000 euros par mois.
- Ancien membre de la Volksunie, il souffre d’un ulcère flamingant récidivant, responsable de ce rabâchage sur « l’électeur flamand qui veut que la Wallonie l’écoute »**.
11|Sabine Laruelle
(Ministre des Classes moyennes, PME, Indépendants et Agriculture)
- Soutien indéfectible de Didier Reynders.
- Libérale qui aime la chair de fonctionnaires (1). Elle déclarait en 2007 : « Il y a moyen d’employer mieux une partie des 33 000 fonctionnaires (des Finances, NDLR) plutôt que de les laisser jouer au sudoku. »
- Libérale qui aime la chair de fonctionnaires (2). En 2011, elle récidive en attaquant directement Marco Van Hees, fonctionnaire aux Finances et spécialiste fiscalité du PTB. Un fonctionnaire n’a pas le droit de s’exprimer et n’a qu’à appliquer les lois de manière aveugle, selon elle. Réaction de la CGSP : « Une attaque personnelle abjecte » contre un fonctionnaire qui dénonce « des faits et des idées qu’elle et son parti sont incapables de contrer dans un débat digne de ce nom. »
12|Steven Van Ackere
(Ministre des Finances et du Développement durable)
- Affilié à l’ACW (pendant néerlandophone du MOC), il a débuté sa carrière à la Kredietbank.
- Connu pour son art d’amorcer les virages. En 2010, il plaide pour l’adhésion de la Libye au Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Lorsqu’en 2011, la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis attaquent Kadhafi, on le retrouve en première ligne.
- Un type aimable, sauf envers celui qui ose s’attaquer à Israël. Il était contre une enquête internationale après l’attaque israélienne de la flotte humanitaire pour Gaza. Ce qui lui a valu son surnom de « lâche ».
13|Paul Magnette
(Ministre des Entreprises publiques, de la Politique scientifique et de la Coopération au développement)
- Vive l’écologie ! Avec Magnette : autorisation à E.on d’ouvrir une centrale à charbon dans le port d’Anvers, recul de la sortie du nucléaire, etc.
- À la solde des agences de notation ? « Même si nous ne devions pas le faire parce que l’Europe l’impose, il faudrait le faire tout de même, sous peine de faire payer les travailleurs pour les intérêts aux banques. »
- « J’ai rencontré beaucoup d’acteurs de terrains. Tout le monde reconnaît qu’il y a des fraudeurs. » Il faut donc plus de contrôle. Parle-t-il des 20 milliards annuels de fraude fiscale ? Non, des personnes qui ne trouvent pas d’emploi…
- Avec l’ex-ministre de l’Énergie, il n’y a qu’un seul gagnant sur le marché libre de l’énergie : Electrabel (des milliards de bénéfices chaque année). Au grand dam de tous ceux qui n’arrivent plus à payer leur facture…
14|John Crombez
(Secrétaire d'État à la Coordination de la Lutte contre la fraude sociale et fiscale)
- Pour les intérêts notionnels : « Aujourd’hui encore je n’ai pas peur de dire que c’est une mesure qui renforce les entreprises. »
- Contre la banque publique.
- Veut faire des économies sur le dos des fonctionnaires.
- Ne voit aucun inconvénient aux pratiques du richissime Luc Van Den Bossche, qui récemment n’a eu aucune gêne à réclamer à BIAC une indemnité de départ rondelette alors qu’il s’agissait d’une démission. « Luc travaille pour une entreprise privée et n’occupe plus aucune fonction au sp.a ».
- Lors de sa nomination, il a voulu « rassurer les fiscalistes » en déclarant n’avoir pas le moindre projet concernant l’instauration d’un cadastre des fortunes. L’absence d’un tel cadastre rendra difficile l’instauration d’une taxe des millionnaires et une lutte efficace contre la fraude.
15|Servais Verherstraeten
(Secrétaire d'État aux Réformes institutionnelles et à la Régie des bâtiments)
- « Le système a permis non seulement de sauver des emplois, mais aussi d’en créer » : si Servais Verherstraeten n’est pas pour les intérêts notionnels, il ne les condamne pas pour autant. Même dans le cas d’AB-InBev. « Vous ne pouvez pas me demander de vérifier l’efficacité de la déduction des intérêts notionnels sur base d’un seul dossier. »
- Campinois tout à fait à son aise dans le secteur du diamant à Anvers. Lorsque Jan Jambon (N-VA) fonde le « diamantclub », un lobby parlementaire qui défend les intérêts du secteur diamantaire, il est un des premiers à grimper dans la charrette.
16|Maggie De Block
(Secrétaire d'État à l’Asile, l’Immigration et l’Intégration sociale)
- Farouche adversaire du modèle kiwi, estime que l’industrie pharmaceutique a ces dernières années déjà fourni suffisamment d’efforts et qu’il faut également viser d’autres secteurs de la santé publique.
- A également proposé d’adapter l’âge de la pension, la condition de carrière pour la retraite anticipée et la fraction de pension à l’évolution de l’espérance de vie.
- Envisage, en tant que ministre de l’Asile et de l’Immigration, de « garder le silence un mois ». Ce sont les demandeurs d’asile sans centre d’accueil qui vont rire.
17|Hendrik Bogaert
(Secrétaire d'État à la Fonction publique et à la Modernisation des Services publics)
- En 2007, vend l’entreprise familiale Bogaert Cigars (chiffre d’affaires de 20 millions d’euros) à Swedish Match et fonde sa propre chocolaterie dans laquelle Gimv et Boerenbond investissent 10 millions d’euros. Aujourd’hui, la totalité de la production a été déplacée à Shanghai.
- En 2010, cède à Daniel Vanhessche le poste de bourgmestre de la commune de Jabbeke. Il explique : « J’ai 42 ans et j’aspire à une vie plus calme ».
- Selon De Standaard, « durant sa dernière législature, il a été plus actif en tant qu’entrepreneur qu’en tant que parlementaire ».
- Partisan de l’indépendance socio-économique de la Flandre et de la Wallonie au sein de la Belgique, dont les seules compétences seraient la défense, la justice, la police, les affaires intérieures et les affaires étrangères.
18|Melchior Wathelet
(Secrétaire d’État à l’Environnement, Énergie, Mobilité et Réformes institutionnelles)
- A été entarté pour s’être vanté d’avoir battu le record d’expulsions d’étrangers en séjour illégal.
- Un de ceux qui ont enterré l’idée d’un impôt sur la fortune. « Une fausse bonne idée », selon lui.
- Le prix de l’énergie payé par les ménages ? Un dossier « très préoccupant. Mais pas question d’imposer un prix maximum. »
19|Philippe Courard
(Secrétaire d’État aux Affaires sociales)
- Toucher à la norme de croissance du budget des soins de santé ? Courard, comme tout le PS, le jurait encore il y a un an : « Nous n’allons pas faire des économies sur le dos des malades. » Parole mangée avec le budget 2012 : les soins de santé vont trinquer.
- Compétent pour l’accueil des demandeurs d’asile. Résultat ? Des milliers de réfugiés, parfois mineurs, parfois avec des nourrissons, ont dormi dans la rue. Une plainte pénale a même été déposée contre lui.
- Grossier. Les avocats aidaient les réfugiés sans-abris : ils faisaient « de la retape dans la rue ». Les juges prononçant une astreinte pour forcer l’État à respecter son obligation de les héberger : des « irresponsables ». Rappelons que Courard était responsable de l’intégration sociale...
09:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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21.12.2011
BELGIQUE: c'est le moment de faire des sacrifices pour vaincre l a crise causée par l' Euro-dictature, les multinationales, les b anquiers, les spéculateurs, nos gouvernants et ... de commander du mazout de chauffage. g31c1b3
21:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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19.12.2011
Moody's abaisse la note de la Belgique de deux crans: le Ministre Vanackere à la Télé...
19:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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15.12.2011
BELGIQUE: Wilrijk: Du pain à l’eau de Javel...
C’est dans SOLIDAIRE, hebdo du Ptb:
Expresso :: Du pain à l’eau de Javel
La semaine dernière, un grand magasin de Wilrijk s’est mis à cuire du pain. Mais la quantité n’a pas été vendue à temps. Quand un client a proposé d’apporter tous ces pains invendus à la banque alimentaire, il lui a été répondu que ce n’était pas possible, que la direction avait ordonné de tout balancer dans le conteneur à déchets. Maintenant qu’avec la crise, de plus en plus de gens se retrouvent dans la pauvreté, et que les banques alimentaires connaissent des pénuries, une collaboration entre les grandes surfaces et les banques alimentaires serait quand même indiquée, non ? Mais non, certains magasins aspergent même leur nourriture jetée d’eau de Javel afin d’empêcher qu’elle soit « volée ». (www.dewereldmorgen.be 9/12/11)
21:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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BELGIQUE: c'est le moment de faire des sacrifices pour vaincre la crise causée par l' Euro-dictature, les multinationales, les b anquiers, les spéculateurs, nos gouvernants et ... de commander du mazout de chauffage.
10:34 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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13.12.2011
BELGIQUE: Comment Di Rupo Ier va s’en prendre à vous, à votre fa mille, à vos collègues et amis… b3
Le nouveau gouvernement taille dans le tas
Les mesures du plan budgétaire touchent en premier lieu les travailleurs et les allocataires sociaux. Ceux qui ont provoqué la crise ne sont presque pas touchés. Nous avons voulu illustrer cela par des exemples concrets. Le plan Di Rupo, au cas par cas, mesure par mesure.
Pourvu que ce couple n’ait pas prévu de plan d’économies d’énergie l’année prochaine, car Di Rupo a éliminé la plupart des réductions d’impôts dans ce domaine. (Photo Catherine Murray)
Comment Di Rupo Ier va s’en prendre à vous, à votre famille, à vos collègues et amis…
Prépension reculée et limitation du crédit temps
L’âge minimal pour partir en
prépension passe de 58 à 60 ans. Le nombre d’années de carrière pour entrer en
ligne de compte pour la prépension est porté de 38 à 40 ans. Fin 2014, il y aura
une évaluation et, en cas d’insuffisance, l’âge minimal sera porté à 62
ans.
« L’âge de la prépension
n’est pas augmenté de deux, mais de quatre ans », explique Paul Lootens,
secrétaire général de la Centrale générale de la FGTB. « En fait, cette
évaluation devait déjà se faire cette année. C’était prévu dans le Pacte des
générations. Les employeurs l’ont refusée, et l’augmentation a quand même eu
lieu. On peut donc déjà prévoir ce qui va se passer en 2014. (…) Les exceptions
pour les travailleurs de la construction et les gens qui ont fait 20 ans de
travail de nuit continueront à exister. Elles seront discutées tous les deux
ans, lors de la concertation interprofessionnelle. Mais on peut déjà prévoir
qu’il y aura beaucoup de pression pour augmenter ce système de deux ans aussi »,
ajoute Paul Lootens sur DeWereldMorgen.be.
Pour les
entreprises en difficultés, l’âge minimal de départ passera de 50 à 55 ans et,
en cas de restructuration, de 52 à 55 ans. La prépension à mi-temps est
supprimée. Le crédit temps n’offre plus d’issue, car il est limité à un an à
temps plein, à deux ans à mi-temps ou à 5 ans pour un 4/5.

Marc a 54 ans. Il est marié et a deux enfants qui
habitent encore sous son toit. Après une restructuration à son travail, Marc
perd son emploi. Il n’a pas droit à la prépension et doit donc aller pointer,
sans appoint de la part de son ancien employeur. Jusqu’à 60 ans, il va devoir
prouver qu’il cherche activement du travail, dans le cadre du contrôle de la
disponibilité. Pourtant, les patrons ne sont pas particulièrement chauds pour
embaucher des gens de plus de 50 ans. Après trois ans de chômage, Marc ne
recevra plus mensuellement qu’une indemnité de 568 euros et ce, jusqu’à sa
pension. (exemple FGTB)
Pension anticipée « reculée »
L’âge minimal pour la pension anticipée est porté de 60 à 62 ans. Les conditions de carrière sont aussi augmentées : de 35 à 40 ans. « Dans les services publics aussi, la limite d’âge pour la pension anticipée passe de 60 à 62 ans. Un certain nombre de groupes spécifiques, comme la police et le personnel carcéral, pouvaient décrocher plus tôt. À la CSC Services publics, ils craignent, eux aussi, de ne pouvoir prendre leur pension anticipée qu’après une carrière de 40 ans », écrit DeWereldMorgen.be dans un entretien avec Luc Hamelinck, président de la CSC Services publics.

Sylvie vient d’avoir 58 ans. Après trois ans d’études
supérieures en comptabilité (école supérieure type court), elle a commencé à
travailler à 21 ans. Toute sa vie, elle a travaillé dur, pour divers
employeurs. Sylvie est fatiguée et ne peut plus supporter le stress croissant au
travail. Elle envisage de prendre sa prépension dans deux ans. Mais c’était
compter sans le nouveau gouvernement. Le nouvel accord gouvernemental oblige
Sylvie à travailler encore quatre ans.
Réduction de la pension des fonctionnaires
Les mesures concernant les pensions dans le secteur privé sont également appliquées dans les services publics. Pour eux, Di Rupo envisage une économie supplémentaire. Le calcul des pensions des agents de l’État sera basé sur le salaire moyen des dix dernières années de carrière, alors qu’auparavant, c’était sur les cinq dernières années de carrière. Avec cette mesure, on va pouvoir rogner 420 millions d’euros sur les pensions des fonctionnaires.

Frank est conducteur de train. Depuis la libéralisation
du rail, c’est régulièrement le chaos, dans les chemins de fer. En raison d’un
manque aigu de personnel, Frank doit souvent faire des restrictions sur ses
jours de repos et de congé. Aujourd’hui, le gouvernement envisage deux surprises
pour lui et ses collègues :
1. La pension du personnel ferroviaire est
actuellement calculée sur le salaire du dernier mois. L’accord gouvernemental
remplace cela par le salaire moyen des dix dernières années. Cela signifie une
baisse de la pension de 10 à 20 %.
2. Le personnel roulant de la SNCB peut
actuellement prendre sa pension à 55 ans (c’est logique car, avec un travail
aussi exigeant, on est pratiquement vidé au bout de 30 ans de carrière). Le
nouvel accord gouvernemental se moque de ce droit, qui concerne non seulement la
santé du conducteur, mais aussi la sécurité du voyageur.
Les chômeurs paient la facture
L’allocation de chômage diminue jusqu’à un montant forfaitaire, en trois périodes. La première dure un an. La deuxième période dépend du nombre d’années qu’on a travaillé (deux mois plus deux mois par année de travail), mais peut durer au maximum trois ans. Ensuite, on arrive dans la troisième période, durant laquelle on ne touche qu’un montant forfaitaire. Ce montant forfaitaire s’élève, pour un cohabitant avec une famille à charge, à 1 069 euros ; pour un isolé, à 898 euros et, pour un cohabitant, à 474 euros.

Martin a travaillé cinq ans et est isolé au moment où
il devient chômeur. La première année, il perçoit 65 % de son dernier salaire
durant les trois premiers mois, et 60% durant les neuf mois suivants. Ensuite,
il entre dans la deuxième période. Pendant douze mois (2 mois + 5 fois 2 mois),
il touche 55 % de son salaire. Finalement, après deux ans de chômage, il va
retomber à un montant forfaire de 898 euros par mois. (exemple
FGTB)

Diane a travaillé 10 ans. Elle est mariée et a trois
enfants. Pendant les trois premiers mois, elle touche 65 % de son ancien
salaire, et 60 % les neuf mois suivants. Sa deuxième période s’élève à 22 mois
(2 mois + 10 fois 2 mois). Pendant les 12 premiers mois de cette deuxième
période, elle va toucher 40 % de son ancien salaire. Ensuite, son indemnité des
10 mois suivants diminuera chaque trimestre, pour ne plus consister qu’en un
montant forfaitaire de 474 euros par mois. (exemple FGTB)
Les chômeurs plus âgés vont aussi
être touchés. Le critère d’âge pour avoir droit à une prime d’ancienneté dans
l’indemnité de chômage passera de 50 ans à 55 ans.
En comparaison
avec les indemnisations actuelles, c’est un recul. La deuxième période est
diminuée et généralisée. Diminuée, car le calcul est raboté d’un tiers, et la
période est limitée à 3 ans. Généralisée, car, actuellement, cette période ne
concerne que les cohabitants, et pas les chefs de famille ou les isolés. La
troisième période, celle du forfait, ne concerne aujourd’hui également que les
cohabitants. Le plan de Di Rupo prévoit que chaque catégorie reste maximum
quatre ans dans la troisième période, et retombe ensuite sur le forfait minimal
prévu actuellement.
Les jeunes qui ont fini leurs études
devront attendre douze mois (neuf mois jusqu’ici) avant de pouvoir toucher une
indemnité. Celle-ci est alors limitée à trois ans. De même, le critère d’un
emploi de service convenable est plus sévère. Un chômeur ne peut plus refuser de
« travail convenable » dans un rayon de 60 km (jusqu’à maintenant, 25
km).

Nadia est une mère célibataire de deux jeunes enfants.
Avec la nouvelle réglementation, elle doit accepter un travail à 60 km de son
domicile. Elle ne dispose pas d’un véhicule propre et, chaque matin et chaque
soir, elle devra passer une heure et demie dans un train et dans un bus. Pour ce
faire, elle doit quitter sa maison à 7 heures et ne rentrer qu’à 19 heures le
soir. Pour accueillir ses enfants en dehors des heures d’ouverture des crèches,
elle n’a pas encore trouvé de solution.
Mais, nulle part dans l’accord gouvernemental, il n’est question de la création de véritables emplois. C’est incompréhensible, quand on voit que, pour l’instant, les entreprises restructurent à tour de bras. Les mesures contre les chômeurs ne servent qu’à mettre ces derniers sur la paille, de sorte qu’ils acceptent n’importe quel boulot à n’importe quel salaire. De cette façon, les chômeurs sont transformés en une armée de main-d’œuvre de réserve, qui pèse sur les salaires et les conditions de travail de tous les travailleurs.
Une famille à deux salaires perdra 550 euros par an
La diminution de la déduction pour
habitation propre, de la déduction des frais de crèche, de l’assurance vie et de
l’épargne pension coûte déjà facilement 225 euros par an à une famille moyenne à
deux salaires. Si l’un des deux roule avec une voiture de société, cela leur
coûtera 350 euros de plus par an. D’après le quotidien De Morgen (3 décembre),
une famille moyenne perdra 550 euros par an.
Et il est à
souhaiter pour eux qu’ils n’aient pas prévu de plans d’économie d’énergie pour
leur habitation car, autrement, cela va encore représenter une saignée d’au
moins 2 500 euros. Le plan Di Rupo diminue les réductions d’impôts pour
l’isolation de toiture, et supprime les autres réductions fiscales sur les
dépenses en économie d’énergie.
De même,
l’augmentation des titres services d’1 euro touchera les familles un peu plus
nanties. En 2014, les familles qui recourent aux titres services devront payer,
ensemble, plus de 127 millions d’euros. Et ceci, alors qu’avec le plan Di Rupo,
les banques, qui ont provoqué la crise, s’en sortent avec une taxe bancaire
annuelle de 100 millions d’euros, qu’elles factureront sans aucun doute à leurs
simples clients.
De même, dans le
cadre du réchauffement climatique, la réduction de facture pour l’achat de
voitures plus économiques est supprimée. Il s’agit d’une économie de près de 400
millions d’euros par an.
La TVA sur la télévision
numérique est portée de 12 à 21 %. Les accises sur le tabac et l’alcool vont
être augmentées. Des réductions fiscales sont également prévues, dans le plan Di
Rupo. Dès 2013, Di Rupo prévoit une exemption d’impôt accrue de 200 euros pour
les bas revenus. Quelqu’un qui gagne moins de 24 410 euros par an devra payer 48
euros de moins net.

Kasper gagne 1 200 euros par mois. Il a droit à une
réduction d’impôt de 48 euros par an. Même pas assez pour compenser la hausse de
la TVA sur la télévision digitale.
21:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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04.12.2011
BELGIQUE: Photos de la manifestation de ce vendredi 1er décembr e 2011, en réponse aux plans d'Elio-le-rosé et ses copains de la droite patronale et européiste ... b3
En voici quelques-unes sur : http://www.myriam-en-ebullition.be
En avant vers une grève générale !
Myriam
20:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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