27/01/2012

BELGIQUE: Béatrice Delvaux (Le Soir) sur la peur du PS face à la montée du PTB

 
 
Le PTB: le Parti à la gauche de la “gauche”, qui monte progressivement, mais sûrement, d’élections en élections, et qui leur donne désormais la trouille !
L’ avenir est à gauche, c’ est évident depuis toujours, à la condition de choisir la vraie gauche ... Celle qui renouvellera un jour la société, en remplaçant définitivement le capitalisme, par le socialisme véritable ... C’est l’évolution même de l’Histoire, de la Société et c’ est inéluctable... On ne peut éternellement replâtrer le capitalisme, un système qui s’ écroule et qui (re)plonge de plus en plus de gens dans la misère ...
RoRo
 
 
 
Sent: Friday, January 27, 2012 12:48 PM
 
Subject: Béatrice Delvaux (Le Soir) sur la peur du PS face à la montée du PTB
 
 
 
Voici qu 'écrit Béatrice Delvaux, éditorialiste du Soir, qui montre la
peur qui monte au PS et dans l'establishment par rapport au PTB
(info
reprise dans De Standaard):
"Plan PTB. Alors là, troisième et big souci. Alors que les gens
craignent pour leurs pensions, les candidats acheteurs pour leurs
emprunts hypothécaires, alors qu'une grève massive s'annonce pour lundi,
les socialistes s'étripent sur la Fédération Wallonie Bruxelles ! Un
boulevard dès lors notamment pour ce petit parti, le PTB (Parti des
Travailleurs de Belgique), extrême gauche, et son charismatique porte
parole, Raoul Hedebouw, ultra présent sur le terrain wallon, qui s'est «
banalisé » pour mieux séduire et risque, de l'avis d'un important homme
politique wallon, de faire des dégâts dans l'électorat PS de Liège et
des alentours notamment. Attirant les votes protestataires et les
petites gens. Le plan W est fondamental pour le futur de la région, mais
il est urgent de prouver et de trouver les mots pour démontrer qu'il est
utile aux citoyens. Et que ce n'est pas juste un machin ou un plan de
carrière. Ce qui serait suicidaire."
http://www.lesoir.be/debats/chroniques/2012-01-26/plan-w-...
 

Plan W, ouh la la !

Béatrice Delvaux

jeudi 26 janvier 2012, 16:31

Béatrice Delvaux

CComme c'est ici que tout a commencé, je dois aux lecteurs du « Standaard » de faire le point sur le désormais célèbre « Plan W »

Petit rappel : à cette même place il y a quinze jours, paraissait une chronique intitulée « Plan W », selon laquelle des hommes et femmes de milieux divers réfléchissaient à un plan pour « booster » la Wallonie, avec ou sans Bruxelles. Le Standaard la place ensuite longuement à la une de son site et voilà le feu ainsi mis au baril francophone !

La chronique au Standaard

Toutes les deux semaines, Béatrice Delvaux, éditorialiste en chef du Soir, publie dans le quotidien flamand De Standaard. Nous vous la proposons en intégralité et en français.

Depuis quinze jours, cela n'arrête pas, tout le monde éructe, commente, s'insurge, revendique. En premier lieu Jean –Claude Marcourt, ministre de l'économie wallonne et vice présent de la Région Wallonne qui fait exploser la boutique, à répétition. Il y a quinze jours, il déclare à la Libre Belgique que la Fédération Wallonie Bruxelles (ex-Communauté française) doit être déconstruite (et reconstruite). Ce mardi dans Le Soir , il se dit favorable à la régionalisation de l'enseignement, aujourd'hui géré par la Fédération Wallonie-Bruxelles pour tous les francophones qu'ils soient bruxellois ou walllons.

Vous suivez toujours? Voici de quoi (je l'espère) vous retrouver dans ce maquis.

1. Le Plan W et le Groupe W existent. Jean Claude Marcourt reconnaissait mardi au Soir, l'existence de groupes de gens qui dialoguent informellement pour le moment « sans chambre secrète » , comprenant des patrons, des syndicalistes et hommes politiques. Ces gens deviendront un groupe officiel d'ici fin juin.

2. Il faut un plan W. C'est la seule chose sur laquelle tout le monde est d'accord. La nouvelle loi de financement qui prévoit la dégressivité des transferts vers la Wallonie dans les dix ans, le transfert de nouvelles compétences actuel et à venir (personne ne doute d'une prochaine réforme de l'Etat) et la situation économique créent le besoin urgent d'un nouveau plan d'action wallon. Des idées circulent, des études sont réalisées dans des think tanks de partis, d'universités au sud du pays pour donner une suite aux Plan Marshall initial et au Plan Marshall « 2.vert ». Les Bruxellois eux mêmes dans la foulée, se disent depuis quinze jours qu'eux aussi doivent réfléchir à « booster »- c'est le terme du moment - leur région, qui a reçu l'autonomie constitutive, des moyens financiers supplémentaires et des compétences nouvelles.

3. Bruxelles ! Ah ça, c'est le gros souci. Car il n'y a pas en Belgique, contrairement à ce que vous croyez souvent, vous au nord, des Flamands et des Wallons mais il y a des Flamands et des Francophones, et dans les Francophones, il y a des Bruxellois et des Wallons. La fédération Wallonie-Bruxelles sert en gros à organiser les liens entre les deux. Alors imaginez ce qui se produit lorsqu'un ministre wallon et francophone, membre important du PS, parle de les « déconstruire » (et puis de les reconstruire). Il a beau citer une méthode à la Derrida – célèbre psychanalyste français-, on assiste depuis lors à une belle foire d'empoigne entre les communautaristes et les régionalistes francophones, tous partis confondus. Avec cette question qui hante le monde politique depuis toujours: comment organiser l'espace francophone ? Tous sont d'accord, Marcourt compris: il est suicidaire pour la Wallonie de se couper de Bruxelles. Mais ils divergent, c'est peu de le dire, sur la manière d'être « reliés ».

4. Plan M comme Marcourt ? Ca, c'est l'autre gros souci. Cette fois au sein du parti socialiste. Le top du parti s'est réuni secrètement sous la « présidence » de Di Rupo après la première sortie de Marcourt. Ils se re-réunissent (hier soir, aujourd'hui ?) après la deuxième sortie. Siffler la fin de la récréation, vérifier les ambitions de Marcourt (le bien de la Wallonie ? , la présidence de la Région wallonne ?, celle de son parti ?) : il faut faire vite car ce jeudi, Thierry Giet, nouveau « président » du PS doit se faire un nom. Sinon…

5. Plan PTB. Alors là, troisième et big souci. Alors que les gens craignent pour leurs pensions, les candidats acheteurs pour leurs emprunts hypothécaires, alors qu'une grève massive s'annonce pour lundi, les socialistes s'étripent sur la Fédération Wallonie Bruxelles ! Un boulevard dès lors notamment pour ce petit parti, le PTB (Parti des Travailleurs de Belgique), extrême gauche, et son charismatique porte parole, Raoul Hedebouw, ultra présent sur le terrain wallon, qui s'est « banalisé » pour mieux séduire et risque, de l'avis d'un important homme politique wallon, de faire des dégâts dans l'électorat PS de Liège et des alentours notamment. Attirant les votes protestataires et les petites gens. Le plan W est fondamental pour le futur de la région, mais il est urgent de prouver et de trouver les mots pour démontrer qu'il est utile aux citoyens. Et que ce n'est pas juste un machin ou un plan de carrière. Ce qui serait suicidaire.



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21:20 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

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