30.01.2012

La vérité si je mens 3 - on vous a tous niqué!

http://static.skynetblogs.be/media/1351/verite-thumb.jpg

 
 
 
 

http://www4.lameuse.be/mediastore/verite.jpg

20:16 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

RTL-TVI en campagne contre les grèves et les syndicats ...

 
BELGIQUE: Ca y est les amis: il est à peine 19 heures et RTL-TVI amplifie déjà sa campagne contre les travailleurs en grève et les syndicats.
 
On connaît son éternel tintamarre sur le thème des “voyageurs pris en otage” (alors que la grève générale est planifiée depuis des semaines), de la défense des jaunes (ceux qui veulent travailler, tandis que d’ autres se battent pour défendre et maintenir les avantages sociaux COLLECTIFS) empêchés d’ exercer leur droit aux travail, la prétendue inutilité de faire grève.
 
RTL-TVI est en effet une chaîne privée financée directement par la publicité des patrons capitalistes. C’est pourquoi, elle est prête sans vergogne à servir le retour à l’ esclavage des travailleurs qui devraient abandonner leurs moyens de défense et d’ actions.
 
RoRo
 
 
gouvernement et médias

20:02 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

BELGIQUE: grève générale le 30 janvier 2012

 
 
 
 

From: u63iws@acv-csc.be
Date: Mon, 23 Jan 2012 17:18:44 +0100
Subject: grève le 30
To:

 

 

www.jugezparvousmeme.be

 

 

Isabelle Wanschoor

Secrétaire principale CNE Hainaut

visitez notre site: www.cne-gnc.be

 

 

14:36 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

29.01.2012

BELGIQUE: grève générale ce lundi 30 janvier 2012, contre les me sures d' austérité du gouvernement Ps-Mr-Cdh du Ier Ministre "so cialiste" Di Rupo: discours de Peter MERTENS, Président du Ptb.. .en français et en néerlandais...

 
BELGIQUE: grève générale ce lundi 30 janvier 2012, contre les mesures d' austérité du gouvernement Ps-Mr-Cdh du Ier Ministre "socialiste" Di Rupo: discours de Peter MERTENS, Président du Ptb...en français et en néerlandais...
 
-----Message d'origine-----
From: Marc van Campen
Sent: Sunday, January 29, 2012 3:23 PM
 
Subject: discours de Peter de vendredi en français et en néerlandais
 
Bonne argumentation de Peter Mertens président du PTB, à propos
de la grève , des syndicats et le reste.
 
Marc
 
 
Je crois que ce speech mérite d'être bien diffusé,
beaucoup de bons arguments sur la grève et sa signification
 
In het NL:
Il a été traduit en français:
 
 
Peter Mertens (PTB) : « L'enjeu de cette grève porte sur le genre de société que nous voulons avoir »
 
Quelque 530 personnes ont répondu « présent » ce vendredi 27 janvier à la réception de nouvel an du PTB à Anvers. Elles ont pu écouter le discours de nouvel an du président du PTB, Peter Mertens qui portait sur les enjeux de la grève générale du 30 janvier.
 
webmaster
 
 
J'ai rencontré Didier l'autre jour. C'est un chouette gars, 30 ans. Il travaille dans une petite entreprise métallurgique. Mais qu’est-ce qu’il me pompait l’air, avec les syndicats ceci, les syndicats cela.  Parce qu’il commençait déjà à se faire tard et que j’avais le sentiment de me répéter, je suis donc passé à la vitesse supérieure :
- Tu es quelqu’un de conséquent, tu es quand même quelqu’un qui veut joindre la parole aux actes, non ?
Alors, sois conséquent contre les syndicats. Cette année, pas de congés payés. Admets qu’on les a eus grâce aux syndicats. Treizième mois, il va falloir le reverser. Les conditions de travail dans ton entreprise : va négocier individuellement avec ton patron. Finis les CCT. L’indexation de ton salaire : oublie-la. Et, dans dix ans, quand tes gosses auront 12 ans, ils pourront aller travailler à l’usine. Ah oui, fini l’interdiction du travail des enfants. Ca aussi, ce sont les syndicats qui l’ont obtenu. Didier, tu peux être contre les syndicats, mais sois conséquent, alors. Et le Didier, il n’a plus rien dit. Mais il était déjà tard, naturellement.
« Ils veulent attacher les syndicats à une chaîne très, très courte »
 
Chers camarades et amis, « les gens » ne sont pas contre les syndicats. Et ils ne sont pas contre le droit de grève. C’est révoltant de voir comment on peut manipuler l’opinion publique. Un exemple. « Six Belges sur dix pour la limitation du droit de grève », titraient quasiment tous les journaux de jeudi. Bart Meuleman, professeur en recherches statistiques, l’un des spécialistes de la branche, a examiné l’enquête. Et, qu’en est-il ressorti ?
Primo : elle ne répond pas aux normes scientifiques les plus élémentaires. Et, secundo, même dans ce cas, ses conclusions sont erronées. S’il ressort quelque chose de l’enquête, c’est que sept Belges sur dix sont opposés à la limitation du droit de grève. Le professeur Meuleman a donc bravement adressé ses conclusions au journal De Standaard. Et savez-vous ce que De Standaard a répondu ? « Malheureusement, nous ne pouvons publier votre carte blanche », car « le caractère scientifique du sondage d’opinion n’est pas une priorité dans ce débat. ».  Sept Belges sur dix sont contre la limitation du droit de grève. Mais, à part ça, ce n’est… pas une priorité dans le débat !
Dans notre pays, on a entamé une épreuve de force. Mais elle n’est pas dirigée, en premier lieu, contre la grève de lundi. Non d'abord contre le rôle des syndicats. Hier, 25 membres de la VOKA (l'organisation des patrons flamands) sont allés manifester devant les locaux de la FGTB à Gand, où les demandeurs d’emploi se trouvaient aux guichets. Les patrons sont allés intimider les gens de la FGTB et aussi ceux de la CSC, dans d’autres villes. Des patrons qui intimident des demandeurs d’emploi, dans l’histoire sociale du 20e et du 21e siècle, c’est sans doute du jamais vu ! Les gens de la VOKA sont contre les syndicats en tant qu’organisations des classes, ils sont contre les syndicats en tant qu’organisations de lutte. Ils veulent une société où les syndicats soient muselés. Tout comme aux États-Unis. Nous avons vu ce que cela signifie, chers camarades. Thatcher et Reagan ont commencé leur offensive en démantelant les droits syndicaux. Vous devez une fois regarder la situation sociale à Bristol ou à Manchester, ou à Los Angeles ou à Detroit. Là où les syndicats sont muselés, le social régresse. Et pour les jeunes aussi, chers camarades. Surtout pour les jeunes.
Si nous permettons que l’attaque contre les syndicats soit engagée, nous allons tous en être les victimes. Vous, vous et vous, tous ! Même ceux qui ne sont pas membres du syndicat. Et même la classe moyenne et les petits indépendants. Que les libéraux et la N-VA crient avec les loups et veulent tenir les syndicats en laisse, cela ne nous étonne pas.
Mais c’est une véritable honte, chers camarades, que les démocrates chrétiens et les sociaux-démocrates participent eux aussi à ce petit jeu !
À tous les membres des syndicats qui sont encore membres du PS et du SPa, du CDH et du CD&V, nous proposons aujourd’hui une nouvelle maison. Affiliez-vous au PTB. Nous tirons votre chapeau devant votre travail syndical, nous respectons votre engagement social, nous ne dressons pas les générations les unes contre les autres, nous contribuons à construire des syndicats forts.
« Comment osent-ils ? »
La grève ne concerne pas seulement sur le fait que le gouvernement va plonger 200.000 personnes de plus dans la pauvreté, en réduisant les allocations du chômage. La grève n’a pas seulement trait au fait que le gouvernement veut réduire la déductibilité fiscale pour le prêt de votre maison, pour votre épargne pension, pour vos crèches et pour l’isolation de votre maison.
La grève n’a pas seulement trait au fait que le gouvernement refuse d’imposer des tarifs maximaux à Electrabel et au fait que l’électricité est en train de devenir hors de prix.
La grève n’a pas seulement trait au fait que les gens vont devoir travailler plus longtemps et que certaines catégories de pensionnés vont devoir sacrifier entre 150 et 180 euros de leur pension chaque mois.
La grève n’a pas seulement trait au fait que des ministres et des patrons rêvent d’un saut d’index ; ce qui veut dire que, la prochaine fois, vos salaires ne seront pas adaptés à la hausse du coût de la vie. Une baisse de 2%.
La grève n’a pas seulement trait au fait qu’on cherche 11 milliards d’euros en se trompant de  cible et que les millionnaires vont encore y échapper.
La grève, naturellement, a trait à tout cela, mais la grève a surtout trait au genre de société que nous voulons avoir.
Chers camarades et amis, toute la lutte sociale qui éclate aujourd’hui n’est que le début d’une nouvelle ère. Le monde entier se retrouve tout simplement la tête à l'envers. De quoi parle-t-on à longueur de journée, aujourd’hui ? Sur quoi écrit-on ? Ou, mieux, de quoi parle-t-on sur Twitter, aujourd’hui ? Des salariés, de leurs organisations sociales, des gens qui plantent leur pelle dans le sol en disant que ça ne peut plus continuer? Non, les grévistes sont stigmatisés comme si c’étaient eux qui avaient provoqué la crise. Ils mettent tout à l’envers, camarades !
Savez-vous de quoi les premières pages des journaux devraient être remplies ? Savez-vous de quoi, chaque jour, à la radio, on devrait discuter ? Savez-vous de quoi les émissions de TV devraient parler ?
Comment est-il possible que les banques, qui nous ont plongés dans cette crise, soient devenues plus grandes et plus puissantes encore ? Que les centaines de lobbyistes bancaires qui rôdent autour du Parlement européen aient obtenu qu’il n’y ait pour ainsi dire aucun renforcement des contrôles sur les banques ? Pourquoi les contribuables doivent-ils chaque fois intervenir pour sauver les banquiers privés qui ont joué notre pognon en bourse ?
Comment est-il possible que des bonus continuent à être distribués ? Que ceux qui spéculent le plus reçoivent les plus grosses primes de risque, alors qu’ils sont en train de jouer au poker en bourse avec notre argent ?
Comment est-il possible que l'Allemagne, un pays qui fait du dumping salarial et qui fait travailler des millions de gens à 7 ou 8 euros de l’heure, soit présenté comme modèle à toute l’Europe ?
Comment est-il possible que les spéculateurs aient reçu un statut pour ainsi dire divin ? Qu’ils spéculent aujourd’hui même contre les États et contre les peuples ? Qu’au cours des prochaines semaines, ils vont laisser la Grève sombrer complètement dans la faillite ? Que le Portugal paie déjà 20% d'intérêts sur des obligations d’État à cinq ans ? 20%!
Comment est-il possible que les super-nantis soient devenus encore plus riches ? Que la Commission européenne exige aujourd’hui que le système des intérêts notionnels ne soit pas supprimé… mais au contraire étendu encore ? Que les millionnaires de la terre, ces six derniers mois, soient devenus plus riches de 29%? Au beau milieu de la crise ! Et que leur obésité financière soit devenue tout bonnement incontrôlable ?
Comment osent-ils ?, chers amis et camarades. Comment osent-ils ?
Le monde politique ne sauve pas les passagers du Costa Concordia. Il sauve les capitaines, il sauve ceux qui ont fait chavirer le système. Les banquiers, les spéculateurs et les millionnaires obtiennent plus de pouvoir que jamais.
Nous exigeons que le secteur bancaire redevienne à nouveau un secteur public, au service de l’économie réelle.
Nous exigeons qu’il soit mis un terme à la spéculation des pires mafieux qui soient. Nous ne voulons pas que la population soit mise sur la balance, mais que les super-nantis soient envoyés pour faire un régime Weight-Watchers. Nous voulons une taxe des millionnaires qui, chaque année, rapporterait 8 milliards d’euros.
 
You’ll never walk alone (Tu ne marcheras jamais seul)
Là où il y a de l’injustice, il y a de la résistance, chers camarades.
Et j’en viens ici à mon toast pour 2012.
N’ayez pas peur des temps qui viennent.
N’ayez pas peur de cette fausse symphonie médiatique et de ces bombements de torse des patrons car, derrière leurs bruyantes gesticulations se cache la peur qu’ils ont de voir le peuple résister.
Ayez confiance en vous-mêmes, en vos collègues de travail, en vos amis et vos proches.
Informez-vous, serrez les rangs, organisez-vous, faites compter la force du nombre.
Nous avons besoin de vous, en tant que PTB, nous avons besoin de toutes vos qualités.
Nous avons besoin de gens à l’avant-plan comme à l’arrière.
Chez nous, chaque membre est apprécié, chaque camarade a un triple A.
Et vous, vous avez besoin du parti,
comme épine dorsale,
pour vous informer,
pour travailler ensemble et ne pas vous retrouver tout seuls,
pour réaliser une société juste, socialiste,
où les gens pourront bénéficier à nouveau de la vie en société, les uns des autres, de leur emploi, de la nature, des fruits de leur travail, des alouettes…
 
Et je lève donc mon verre à 2012, avec une magnifique chanson en anglais You’ll never walk alone (Tu ne marcheras jamais seul)
 
When you walk through a storm
hold your head up high
And don't be afraid of the dark.
At the end of a storm is a golden sky
And the sweet silver song of a lark.
Walk on, walk on with hope in your heart
And you'll never walk alone,
 
(Quand tu marches dans la tempête
tiens la tête bien haut
et n’aie pas peur du noir.
A la fin de la tempête il y aura un ciel bleu
et le doux chant argenté d’une alouette.
Marche, marche avec l’espoir dans le cœur
et tu ne marcheras jamais seul.)
Consulter la liste des nouvelles
 

19:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

27.01.2012

BELGIQUE: avec les syndicats, contre les mesures du gouvernement Di Rupo et sa bande de menteurs: GRÈVE GÉNÉRALE LE 30 JANVIER 2012

 
 
From: Evelyse Begon
Sent: Monday, January 23, 2012 10:09 PM
 
Subject: FW: GRÈVE GÉNÉRALE LE 30 JANVIER 2012
 

 
 

From: u05mbb@acv-csc.be
Date: Mon, 23 Jan 2012 14:22:16 +0100
Subject: GRÈVE GÉNÉRALE LE 30 JANVIER 2012
To:

 

Hebergeur d'image

 

 

GRÈVE GÉNÉRALE LE 30 JANVIER

 

Première étape d’un programme d’actions en Belgique et en europe

 

Le 26 novembre 2011, l'accord du futur gouvernement Papillon était signé. « Un accord équilibré », « des mesures catastrophiques », « un effort indispensable », « une répartition injuste et inefficace »... Entre le gouvernement qui défend son programme et les syndicats qui le contestent, qui croire ?

Ne croyez personne sur parole ! Vérifiez !

http://www.jugezparvousmeme.be/

 

L’Accord Papillon fait payer la crise aux travailleurs, avec ou sans emploi, jeunes et âgés, du privé comme du public. Pourtant, il existe des alternatives, plus justes et plus efficaces.

C’est pourquoi la CNE réclame depuis longtemps déjà l’application de certaines mesures comme :

 

-        Instaurer l’impôt sur la fortune

-        Supprimer les intérêts notionnels

-        Taxer les plus-values

-        Taxer les transactions financières

-        Etc. … cliquez ICI

 

 

SOYONS NOMBREUX seule une participation massive à ce mouvement pourra faire changer le cours des choses il faut y croire, après le « printemps Arabe », lançons le « printemps Européen »

 

LOGOfinances.jpg 

 

Michel Barbuto

 CNE Commerce BXL-BW

19 Rue pletinckx, 1000 Bruxelles

02/557.86.17

 

 

 

21:24 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

BELGIQUE: les faux-culs ...

 
BELGIQUE: les  faux-culs ...
 
 
Beaucoup de Belges retraités ont cru voir augmenter leur pension mensuelle d’une dizaines d’ euros en janvier 2012. Sans doute par la grâce, des ministres “socialistes”, membres du gouvernement Di Rupo.... ???
 
NON ! C’était une douce illusion. L’explication est venue par la Poste sous la forme d’une lettre des services de MYPENSION.BE (traduisez en français correct par mapension.be): ils ont recalculé le montant des pensions, en tenant compte des barèmes de précompte professionnel applicables au 1er janvier 2012. Ce qu’ils ne disent pas, c’ est que à la fin de l’ exercice annuel, le Service des Contributions dressera mon imposition globale et je devrai tout simplement leur reporter 12,23 euros x 12 = 146,76 euros (5.920,28 fbelges), EN PLUS. Cela s’appelle un prêté pour un rendu...
 
Par contre, ce qui est bien réel, c’ est payer la cotisation complémentaire auprès de la mutuelle. Et, elle est devenue obligatoire pour tous les Belges, pris isolément (et non plus par ménage). Pour un ménage de 2 personnes, cela se traduit auprès de la Mutualité Neutre du Hainaut, par exemple, par un montant supplémentaire de 24,60 euros x 4 = 98,40 euros (soit 3.969,45 fbelges) annuellement.
 
C’est à cause de l’ Europe diront les plus faux-jetons de nos ministres et/ou parlementaires. Mais l’Europe, c’ est la leur, c’ est l’infernale machine capitaliste dans laquelle ils nous ont TOUS fourrés progressivement sans jamais demander notre avis.
 
Ils gèrent de plus en plus contre les peuples, et ils appellent cela démocratique ...
 
RoRo

21:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

BELGIQUE: Béatrice Delvaux (Le Soir) sur la peur du PS face à la montée du PTB

 
 
Le PTB: le Parti à la gauche de la “gauche”, qui monte progressivement, mais sûrement, d’élections en élections, et qui leur donne désormais la trouille !
L’ avenir est à gauche, c’ est évident depuis toujours, à la condition de choisir la vraie gauche ... Celle qui renouvellera un jour la société, en remplaçant définitivement le capitalisme, par le socialisme véritable ... C’est l’évolution même de l’Histoire, de la Société et c’ est inéluctable... On ne peut éternellement replâtrer le capitalisme, un système qui s’ écroule et qui (re)plonge de plus en plus de gens dans la misère ...
RoRo
 
 
 
Sent: Friday, January 27, 2012 12:48 PM
 
Subject: Béatrice Delvaux (Le Soir) sur la peur du PS face à la montée du PTB
 
 
 
Voici qu 'écrit Béatrice Delvaux, éditorialiste du Soir, qui montre la
peur qui monte au PS et dans l'establishment par rapport au PTB
(info
reprise dans De Standaard):
"Plan PTB. Alors là, troisième et big souci. Alors que les gens
craignent pour leurs pensions, les candidats acheteurs pour leurs
emprunts hypothécaires, alors qu'une grève massive s'annonce pour lundi,
les socialistes s'étripent sur la Fédération Wallonie Bruxelles ! Un
boulevard dès lors notamment pour ce petit parti, le PTB (Parti des
Travailleurs de Belgique), extrême gauche, et son charismatique porte
parole, Raoul Hedebouw, ultra présent sur le terrain wallon, qui s'est «
banalisé » pour mieux séduire et risque, de l'avis d'un important homme
politique wallon, de faire des dégâts dans l'électorat PS de Liège et
des alentours notamment. Attirant les votes protestataires et les
petites gens. Le plan W est fondamental pour le futur de la région, mais
il est urgent de prouver et de trouver les mots pour démontrer qu'il est
utile aux citoyens. Et que ce n'est pas juste un machin ou un plan de
carrière. Ce qui serait suicidaire."
http://www.lesoir.be/debats/chroniques/2012-01-26/plan-w-...
 

Plan W, ouh la la !

Béatrice Delvaux

jeudi 26 janvier 2012, 16:31

Béatrice Delvaux

CComme c'est ici que tout a commencé, je dois aux lecteurs du « Standaard » de faire le point sur le désormais célèbre « Plan W »

Petit rappel : à cette même place il y a quinze jours, paraissait une chronique intitulée « Plan W », selon laquelle des hommes et femmes de milieux divers réfléchissaient à un plan pour « booster » la Wallonie, avec ou sans Bruxelles. Le Standaard la place ensuite longuement à la une de son site et voilà le feu ainsi mis au baril francophone !

La chronique au Standaard

Toutes les deux semaines, Béatrice Delvaux, éditorialiste en chef du Soir, publie dans le quotidien flamand De Standaard. Nous vous la proposons en intégralité et en français.

Depuis quinze jours, cela n'arrête pas, tout le monde éructe, commente, s'insurge, revendique. En premier lieu Jean –Claude Marcourt, ministre de l'économie wallonne et vice présent de la Région Wallonne qui fait exploser la boutique, à répétition. Il y a quinze jours, il déclare à la Libre Belgique que la Fédération Wallonie Bruxelles (ex-Communauté française) doit être déconstruite (et reconstruite). Ce mardi dans Le Soir , il se dit favorable à la régionalisation de l'enseignement, aujourd'hui géré par la Fédération Wallonie-Bruxelles pour tous les francophones qu'ils soient bruxellois ou walllons.

Vous suivez toujours? Voici de quoi (je l'espère) vous retrouver dans ce maquis.

1. Le Plan W et le Groupe W existent. Jean Claude Marcourt reconnaissait mardi au Soir, l'existence de groupes de gens qui dialoguent informellement pour le moment « sans chambre secrète » , comprenant des patrons, des syndicalistes et hommes politiques. Ces gens deviendront un groupe officiel d'ici fin juin.

2. Il faut un plan W. C'est la seule chose sur laquelle tout le monde est d'accord. La nouvelle loi de financement qui prévoit la dégressivité des transferts vers la Wallonie dans les dix ans, le transfert de nouvelles compétences actuel et à venir (personne ne doute d'une prochaine réforme de l'Etat) et la situation économique créent le besoin urgent d'un nouveau plan d'action wallon. Des idées circulent, des études sont réalisées dans des think tanks de partis, d'universités au sud du pays pour donner une suite aux Plan Marshall initial et au Plan Marshall « 2.vert ». Les Bruxellois eux mêmes dans la foulée, se disent depuis quinze jours qu'eux aussi doivent réfléchir à « booster »- c'est le terme du moment - leur région, qui a reçu l'autonomie constitutive, des moyens financiers supplémentaires et des compétences nouvelles.

3. Bruxelles ! Ah ça, c'est le gros souci. Car il n'y a pas en Belgique, contrairement à ce que vous croyez souvent, vous au nord, des Flamands et des Wallons mais il y a des Flamands et des Francophones, et dans les Francophones, il y a des Bruxellois et des Wallons. La fédération Wallonie-Bruxelles sert en gros à organiser les liens entre les deux. Alors imaginez ce qui se produit lorsqu'un ministre wallon et francophone, membre important du PS, parle de les « déconstruire » (et puis de les reconstruire). Il a beau citer une méthode à la Derrida – célèbre psychanalyste français-, on assiste depuis lors à une belle foire d'empoigne entre les communautaristes et les régionalistes francophones, tous partis confondus. Avec cette question qui hante le monde politique depuis toujours: comment organiser l'espace francophone ? Tous sont d'accord, Marcourt compris: il est suicidaire pour la Wallonie de se couper de Bruxelles. Mais ils divergent, c'est peu de le dire, sur la manière d'être « reliés ».

4. Plan M comme Marcourt ? Ca, c'est l'autre gros souci. Cette fois au sein du parti socialiste. Le top du parti s'est réuni secrètement sous la « présidence » de Di Rupo après la première sortie de Marcourt. Ils se re-réunissent (hier soir, aujourd'hui ?) après la deuxième sortie. Siffler la fin de la récréation, vérifier les ambitions de Marcourt (le bien de la Wallonie ? , la présidence de la Région wallonne ?, celle de son parti ?) : il faut faire vite car ce jeudi, Thierry Giet, nouveau « président » du PS doit se faire un nom. Sinon…

5. Plan PTB. Alors là, troisième et big souci. Alors que les gens craignent pour leurs pensions, les candidats acheteurs pour leurs emprunts hypothécaires, alors qu'une grève massive s'annonce pour lundi, les socialistes s'étripent sur la Fédération Wallonie Bruxelles ! Un boulevard dès lors notamment pour ce petit parti, le PTB (Parti des Travailleurs de Belgique), extrême gauche, et son charismatique porte parole, Raoul Hedebouw, ultra présent sur le terrain wallon, qui s'est « banalisé » pour mieux séduire et risque, de l'avis d'un important homme politique wallon, de faire des dégâts dans l'électorat PS de Liège et des alentours notamment. Attirant les votes protestataires et les petites gens. Le plan W est fondamental pour le futur de la région, mais il est urgent de prouver et de trouver les mots pour démontrer qu'il est utile aux citoyens. Et que ce n'est pas juste un machin ou un plan de carrière. Ce qui serait suicidaire.



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21:20 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

étude de MPLP dans Le Soir

 
BELGIQUE: MPLP: les études, les enquêtes, le sérieux des médecins du Ptb, en écho dans “Le Soir”, cette fois ... !
RoRo
 
 
Sent: Thursday, January 26, 2012 8:28 PM
 
Subject: étude de MPLP dans Le Soir
 
Bonjour
 
MPLP La Louvière à l’honneur dans la presse
 
Subject: étude de MPLP dans Le Soir
 

Le Soir 26/1/2012

Le licenciement pousse au suicide

 

Ls 26/1

TROIS QUESTIONS AU DOCTEUR KEIZER

 

Dr Jan Harm Keizer, vous gérez la maison médicale du réseau Médecine pour le Peuple (PTB), à La Louvière. Vous attendiez vous à ces résultats ?

Pas à ce point. C’est très interpellant, même si le profil de notre patientèle n’est pas représentatif de la population globale. La crise induit manifestement une fragilité psychologique qui exige une adaptation de la prise en charge médicale.

Concrètement, que doit faire le médecin ?

S’inquiéter davantage de la stabilité professionnelle de son patient. Oser lui demander s’il lui arrive de penser à la mort, au suicide. Nous n’y sommes pas formés, mais c’est une démarche de prévention essentielle, vu le constat de l’étude. D’autant plus que la situation risque de s’aggraver avec la limitation des prépensions, qui ne va guère améliorer le taux de chômage des jeunes.

Le système de santé doit aussi s’adapter…

Notre maison médicale offre les services d’une psychologue. Il faut faciliter l’accès aux soins de santé mentale de proximité. La Belgique se distingue par son parc impressionnant de lits psychiatriques  hospitaliers… et par un taux de suicide record. Ce n’est manifestement pas la bonne formule.

 

PROPOS RECUEILLIS PAR R. G.

 

Plus de 400.000 personnes pensent au suicide, chaque année, en Belgique. Et 2.000 y laissent la vie, bon an mal an… On savait évidemment que les idées noires germaient davantage dans l’esprit de personnes précarisées sur le plan social, familial, affectif. On sait désormais qu’un travailleur licencié est quatre fois plus exposé aux tendances suicidaires. C’est le constat dressé par deux jeunes médecins, dans le travail de fin d’études qu’ils ont déposé à la Vrije Universiteit Brussel (VUB), à l’Université catholique de Leuven (KUL) et à l’Université d’Anvers.

L’étude de Filip Vanderoost et Susan Van der Wielen, médecins généralistes, porte sur 377 patients qui fréquentent les maisons médicales du PTB, à La Louvière et à Deurne… Essentiellement des travailleurs actifs dans le secteur du nettoyage, de la construction ou des métiers techniques.

« Nous avons voulu vérifier si les menaces qui pèsent sur l’emploi de ces travailleurs modestes affectaient leur santé, commente  le Dr Vanderoost. Les chiffres ne mentent pas : 20 % de ces patients actifs craignent de perdre leur emploi… Et parmi eux, 28 % ont pensé au suicide, au cours de l’année écoulée. Si on s’en tient aux patients effectivement licenciés, le pourcentage de ceux qui ont éprouvé des idées suicidaires monte à 36 %. »

Grave ? Selon l’enquête nationale  de santé, 4 % de la population belge a pensé au suicide au cours de l’année écoulée…

« L’échantillon de patients licenciés que nous avons étudié est donc dix fois plus enclin aux tendances suicidaires… Mais il faut rester prudent dans l’interprétation de ces chiffres car la patientèle des maisons médicales est plus précarisée, socialement, que la population globale », nuance le Dr Vanderoost. C’est la comparaison des divers groupes au sein de la patientèle étudiée qui est pertinente, scientifiquement : les pensées suicidaires affectent :– 36 % de ceux qui ont été licenciés ; – 28 % de ceux qui craignent pour leur emploi ; – 19 %de ceux qui ont été confrontés à un licenciement dans leur entourage ; – 10 % de tous les autres.

« La crise, à travers les pertes d’emploi, alimente manifestement les pensées suicidaires de ces patients, insiste Filip Vanderoost, mais nous devons encore vérifier l’impact potentiel d’autres facteurs… C’est l’objet d’une étude affinée qui sera publiée dans le Journal of Social Science and Medicine. »

 

RICARDOGUTIÉRREZ

 

Dr. Dirk Van Duppen

1-15509-18-004
St. Rochusstraat 57-59
B-2100 Deurne           België
tel: 03.320.85.20 (praktijk), 03.322.92.42 (thuis)
Fax: 03.482.01.03
GSM: 0473.562106
e mail: dirk.vanduppen@gvhv.be
www.dirkvanduppen.be

 

21:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

09.01.2012

BELGIQUE : 76 ans après...: les 2 camps ! b3

BELGIQUE : 76 ans après...: les 2 camps !
 

BELGIQUE: 1936 : Gouvernement Van Zeeland II

Le gouvernement Van Zeeland II, a été le gouvernement de la Belgique en fonction du 13 juin 1936 au 24 novembre 1937. Il succéda au gouvernement Van Zeeland I qui avait « été démissionné » sous la pression de l'extrémisme naissant (Rexisme et Vlaamsch Nationaal Verbond) lors des élections législatives du 24 mai 1937. Le gouvernement Van Zeeland II se composait d'une coalition catholique-libérale-socialiste     (tiens-tiens !).

 

Composition[modifier]

Ministère Nom Parti
Premier ministre Paul Van Zeeland Parti Catholique
Ministre de la santé publique Émile Vandervelde * POB
Ministre de la Justice François Bovesse Parti Libéral
Ministre de l'agriculture Hubert Pierlot Parti Catholique
Ministre des Finances Henri De Man POB  (après la guerre, il fut poursuivi pour trahison – voir Wikipédia) .
Ministre des Affaires étrangères et du Commerce extérieur Paul-Henri Spaak POB  (ce renégat “socialiste”, est après-guère devenu secrétaire général de l’ Otan, avant de passer chez les libéraux...)
Ministre de l'intérieur August De Schryver Parti Catholique
Ministre de la défense Henri J. Denis Technicien
Ministre de l'instruction publique Julius Hoste, Jr. Parti Libéral
Ministre des Travaux publics et de la Résorption du chômage Joseph Merlot POB
Ministre des affaires économiques Philip Van Isacker Parti Catholique
Ministre du Travail et de la prévoyance sociale Achille Delattre POB
Ministre des transports Marcel-Henri Jaspar Parti Libéral
Ministre des PTT Désiré Bouchery POB
Ministre des colonies Edmond Rubbens Parti Catholique

Pour comparaison entre 1936 et 2012, vous remplacez Parti catholique, par CDH –CD&V
                                                                                         Part libéral, par Mr – Open-Vld
                                                                                         Parti Ouvrier belge, par PS – SPA
                                                                                         Paul Van Zeeland (catholique), par Elio Di Rupo (”socialiste” francophone) ...
 
et vous obtiendrez la même tatouille, avec peut être les mêmes effets, les mêmes résultats ...
 
RoRo
 
 
Mais en 1936, c’ était déjà compter sans les réactions et les luttes des travailleurs ...
 
 

Comment les travailleurs belges ont fondé (les bases de) la sécurité sociale ? (tiré de “SOLIDAIRE”, hebdo du Ptb)

« Votre prénom est Wallon ou Flamand. Votre nom de famille est travailleur. » Il y a 75 ans, après l’assassinat de deux socialistes anversois, une grève d’une incroyable ampleur éclatait dans tout le pays.

Thomas Blommaert
 
1936

Lorsque, tôt le matin du 25 mai 1936, Albert Pot et Theo Grijp se lèvent, la chaleur est déjà forte sur les avenues anversoises. Les deux hommes se débarbouillent, disent au revoir à leur épouse et partent vers leurs réunions respectives qui durera jusque tard dans la soirée. En effet, ils sont actifs dans le syndicat socialiste : Albert Pot est le chef de la propagande de la jeunesse syndicale, et Theophiel Grijp, membre du Conseil de la ligue des travailleurs du port.

Les temps sont houleux. Dans le pays, le mécontentement à propos des économies décidées par le gouvernement libéral-catholique-social-démocrate Van Zeeland ne cesse de croître. En Espagne, les fascistes préparent leur coup d’état et, en France, une vague de grèves dans la métallurgie met sens dessus dessous le reste du pays. Il y a des centaines de milliers de chômeurs, et pourtant les travailleurs doivent prester chaque jour des heures supplémentaires. C’en est assez, et les gens redressent l’échine.

Le même été, le journal socialiste Vooruit interviewera une travailleuse française venue passer ses premiers congés payés au Kemmelberg. Elle résume sa vie au journaliste : « Quinze ans de mariage, trois enfants et, comme mon mari, le boulot quotidien à l’usine. Travailler, manger, dormir. Et puis, d’un coup, la semaine de 40 heures, les congés payés, des contrats collectifs obligatoires ! »

Les deux héros de notre histoire, Pot et Grijp, doivent certainement en avoir entendu, de ces histoires qui racontent le combat pour obtenir nos droits. Peut-être même en parlent-ils ce jour-là, qui sait. Peut-être discutent-ils des élections en Belgique, des fascistes de Rex et du VNV qui ont le vent en poupe, ce qui donne de l’audace aux chemises brunes. Ce dernier sujet va tristement s’illustrer ce soir-là. Des fascistes du groupuscule De Realisten – plus tard absorbé par le Rex de Degrelle – mettent le feu à un calicot accroché au local de la jeunesse syndicale du Paardenmarkt, où Albert Pot a son bureau. Dans Schets van de arbeidersbewing tot 1998. Leve Lahaut-Vive Lahaut (Esquisse du mouvement ouvrier jusque 1998. Vive Lahaut), l’ancien docker Bert Struyf relate cette soirée : « Nous étions à la réunion lorsque quelqu’un est entré en courant et a crié : «Ils s’y mettent à nouveau !» » Toute l’assemblée s’est ruée dehors. Sur la Italiëlei, quatre fascistes sont en train de coller des affiches. Nous avons alors vu un homme brandir soudain un revolver et tirer. Albert Pot est tombé », se souvient Struyf. Ensuite, lors de l’échauffourée suivante, c’est Theo Grijp qui est abattu. Pot et Grijp : depuis lors, leurs noms sont indissociables…

L’étincelle des funérailles

C’est une marée de dizaines de milliers d’Anversois ordinaires, portant des drapeaux rouges bordés de noir, qui accompagne le duo pour leur dernier voyage depuis la Breydelstraat jusqu’à la Brederodestraat. Les funérailles se muent en marche de protestation contre les fascistes qui, la veille, comme on le craignait, ont gagné les élections. « Ce fut le premier dimanche noir, et ces hommes faisaient la fête pendant que l’on enterrait Pot et Grijp », a déclaré récemment Jos Vandervelpen, avocat et président de la Ligue des droits de l’homme, lors de la commémoration de cet assassinat.

Le jour de l’inhumation, les dockers anversois arrêtent le travail pour 24 heures. L’agitation ne cesse plus et, rapidement, il ne s’agit plus seulement du meurtre de Pot et Grijp. Le 2 juin à 17 heures, les dockers occupent plusieurs bateaux : ils exigent une augmentation de 14 francs par jour. Bientôt les réparateurs de bateaux, les ouvriers diamantaires et les travailleurs des transports se joignent à eux. Un jour plus tard, 10 000 travailleurs se rendent au Sportpaleis pour écouter les discours des « agitateurs communistes », comme les désignent plusieurs journaux. Les syndicats hésitent, les sociaux-démocrates appellent au calme.

Mais la grève fait boule de neige et continue à s’amplifier. Le 12 juin, une bonne partie de la Belgique est à l’arrêt. Les mineurs déposent leurs outils et les femmes de la FN d’Herstal occupent l’entreprise : une première. Le 15 juin, la Belgique compte 150 000 grévistes, le 16, 250 000, le 17, plus de 400 000, le 18, un demi-million, tant au nord qu’au sud du pays. Car, comme il est écrit sur une affiche des grévistes : « Votre prénom est Wallon ou Flamand. Votre nom de famille est travailleur. »

Le mouvement débouche sur une Conférence Nationale des Travailleurs, clairement inspirée du Front Populaire français qui, quelques semaines auparavant, avait organisé une marche de 600 000 personnes devant le Mur des Fédérés où, en 1871, les derniers Communards avaient été fusillés. « Les travailleurs voyaient la reprise économique qui succédait à la crise mondiale, écrivent Els Witte et Jan Craeybeckx dans leur Politieke geschiedenis van België (histoire politique de la Belgique). Ils exigeaient leur part du gâteau, et certains même toute la boulangerie. »

La répression est pourtant lourde. Le 16 juin, la gendarmerie tire durant une demi-heure sur les grévistes qui se sont rassemblés dans la maison du peuple de Quaregnon. Le 21 juin, Vooruit décrit comment une horde à cheval disperse femmes et enfants dans l’étroite Donkersteeg de Gand : « On entend partout : «Ce sont des salauds ! Si seulement nous avions des armes !» Pleurant de colère, les travailleurs nous interpellent «Que pensez-vous de ça ? Et toi, Balthazar (le successeur d’Eedje Anseele, dirigeant du POB – Parti Ouvrier Belge - de Gand, NdlR), tu vois maintenant, toi qui hier encore nous appelais au calme !»

Les acquis de la grève

La gendarmerie boit du petit lait lorsque la population doit battre en retraite. Mais, le 24 juin, le Premier ministre Van Zeeland lit une déclaration sur un vaste plan de réforme. Le mouvement ouvrier a arraché une augmentation salariale de 7 %, la semaine des 40 heures, des congés payés de minimum 6 jours par an, une assurance-maladie et une augmentation des allocations familiales. Ces acquis constituent la base de notre actuelle sécurité sociale.

 

22:20 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

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