29/06/2014

08 août 1956 - 08 août 2014: la catastrophe minière du BOIS DU C ASIER à Marcinelle: 262 victimes ...

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08 août 1956 - 08 août 2014: la catastrophe minière du BOIS DU CASIER  à Marcinelle: 262 victimes ...
 
 
Le 08 août 2014 –pendant les vacances !-, le Pays-Noir va commémorer une fois de plus la date de la terrible catastrophe minière du Bois du Cazier à CHARLEROI-Marcinelle (08/08/1956).
 
La date approche: ce sera la 58e commémoration. Je tiens à rappeler qu’'µe d’ emblée, le Le Parti communiste de Belgique fut  parmi les premières organisations du pays à appuyer la solidarité et à réclamer la lumière sur les raisons de cette terrible tragédie.
Document d’ époque: 
 
Pour l’ Histoire, voici le texte qui fut diffusé par le Parti à ce sujet :
 
LE DRAME DE MARCINELLE
est celui de toute la classe ouvrière.
 
Un devoir national:
DES MESURES D’ URGENCE
pour la sécurité des mineurs !
 
La mine a frappé. Et durement.
Des centaines de morts, des centaines de veuves et d’ orphelins. Tel est le bilan de ce 8 août tragique.
Marcinelle, c’ est le drame de la classe ouvrière. Un drame qui soulève l’ émotion dans tous les foyers jusqu’ au delà des frontières.
La douleur traverse villes et villages.
Les collectes sont abondantes. Qu’ elles s’ amplifient ! Qu’ on verse partout généreusement, que les foyers éprouvés sentent la fraternité, la solidarité de tous et de toutes. En des moments pareils toute marque d sympathie va droit aux cœurs meurtris. Mais cela n’ empêche que des question soient sur toutes les lèvres, des questions auxquelles il faut des réponses.
Comment est-il possible qu’ au vingtième siècle la mine ait encore besoin de tant de morts ?
Ne peut-on empêcher qu’ elle soit un trou d’ insécurité permanente pour ceux qui ont le courage d’ y descendre ?
 
Le Many a prouvé que la fatalité n’ est qu’ un mauvais prétexte patronal.
Toute la lumière doit être faite !
 
En octobre 1953 à Seraing Le Many endeuillait lui aussi de nombreuses familles. Les discours officiels, les explications sur la catastrophe laissaient comme toujours une large place à cette fameuse fatalité qui sert si bien les patrons.
Pourtant il y a quelques semaines à peine, la Cour d’ Appel de Liège rendait son arrêt. Les patrons du Many y étaient désignés nettement comme responsables d’ avoir enfreint les règles élémentaires de sécurité et punis de peines de prison.
 
Arrière les propos hâtifs sur la trop fameuse fatalité !
Toute la lumière sur Marcinelle doit être faite !
Elle le sera comme pour Le Many dans la mesure d’ une opinion publique exigeante et tenace.
 
Les Chambres vont se réunir. Des explications doivent être données au pays,
Des mesures en faveur de la sécurité dans les mines
peuvent être prises tout de suite.
 
Les Chambres vont être convoquées.
Les députés communistes l’ ont demandé. Les élus socialistes aussi. D’ autres députés ont fait de même. Tant mieux !
Mais maintenant, qu’ elles se réunissent au plus tôt !
 
Et surtout que cette séance extraordinaire du Parlement soit efficace, positive.
C’est possible.
De l’ avis du Parti communiste, le Parlement peut adopter d’ urgence des dispositions en vue:
1) d’ associer les travailleurs à l’ enquête. Ils en ont le droit. Ce sont leurs camarades qui ont tombés.
2) d’ accroître le nombre de délégués ouvriers à l’ inspection des mies, d’ élargir les prérogatives ouvrières au sein des Comités de Sécurité et d’ Hygiène. Une proposition de loi communiste à ce sujet reste depuis 1952 dans les cartons du Parlement. Elle doit en sortir. Les travailleurs doivent avoir plus de pouvoir sur l’ organisation de la sécurité. On voit, hélas ! où cela a mené de laisser celle-ci aux seules mains des patrons;
3) d’ adapter rapidement le Code de sécurité dans les mines aux exigences des techniques employées;
4) d’ encourager les recherches scientifiques destinées à accroître la sécurité du travail dans les mines.
 
Il n’ y aura pas de sécurité durable sans limiter l’ exploitation patronale.
Pour assurer la sécurité d’ existence des mineurs, le Parti communiste appelle à l’ union des travailleurs et s’ adresse à la F.G.T.B.
 
Le Parlement peut et doit prendre des mesures d’ urgence. Mais ces mesures ne limitent pas les problèmes posés par la catastrophe du Cazier et le long martyre des travailleurs de la mine.
Le charbon, c’ est l’ or du pays ... Mais on ne trouve plus suffisamment de mineurs en Belgique. Aussi les patrons spéculent-ils sur la misère des pays étrangers pour y recruter de la main-d’ œuvre.
Ils recherchent la production au rabais et s’ acharnent à refuser la satisfaction des revendications ouvrières. Un exemple: un peu plus de 200 francs par jour, comme premier salaire du fond ! N’ est-ce pas un scandale ?
La sécurité d’ existence des mineurs doit être assurée. Les frères belges et étrangers des victimes du Cazier ont droit à un meilleur sort.
C’est pourquoi, s’ inspirant des revendications exprimées par la Centrale Indépendante des Mineurs, le Parti communiste propose que soit réalisé un programme de sécurité d’ existence des travailleurs de la mine, programme comprenant:
 
1) l’ élargissement des pouvoirs des comités de sécurité et d’ hygiène et des délégués ouvriers.
Amélioration d la police des mines. Encouragement d la recherche scientifique. Respect et élargissement des dispositions d’ apprentissage;
2) abolition immédiate des restrictions à l’ application des 45 heures. Vote d’ une loi les garantissant. Acheminant vers les 40 heures;
3) respect de la convention de 1946 garantissant des salaires du fond de 25% supérieurs à ceux en cours dans les autres entreprises des régions industrielles Augmentation immédiate de 10 % de tous les salaires;
4) vote rapide des lois octroyant après 25 ans de fond le taux des pensions aux 3/4 des minima payés aux premières catégories du fond. Relèvement immédiat de la pension des veuves;
5) soins gratuits y compris aux pensionnés;
6) amélioration immédiate des conditions de logement des travailleurs étrangers.
 
Le drame de Marcinelle n’ est pas uniquement le drame des mineurs, la réalisation d ce programme elle aussi est l’ affaire de tous les travailleurs.
C’ est pourquoi le Parti communiste s’ adresse à la F.G.T.B. et lui propose de prendre l’ initiative de rassembler les forces syndicales et politiques de la classe ouvrière en vue de la réalisation rapide de ce programme.
Que pourrait la poignée des financiers qui dominent nos mines devant la puissance des centaines de milliers des travailleurs unis et décidés ?
Et si les patrons s’ obstinent, le mouvement ouvrier peut obtenir du gouvernement qu’ il leur tienne le langage qui s’ impose et les avertisse solennellement que leur refus de satisfaire les revendications ouvrières entraînera la reprise des concessions minières par la nation.
Les forces ouvrières peuvent mettre au pas ces petits groupes financiers. Ces messieurs préfèrent maintenir l’ insécurité dans les mines ou même abandonnent des gisements plutôt que de distraire de leurs milliards de profits les sommes nécessaires à l’ entretien des mines, au salut des mineurs.
Que l’ union des travailleurs réalise la sécurité d’ existence des mineurs !
 
QUE L’ ANNEE 1956, L’ ANNEE DU DRAME DE MARCINELLE, MARQUE LA FIN DU REGIME D’ INSECURITE IMPOSE A 150.000 MINEURS PAR UNE POIGNEE DE FINANCIERS AVIDES DE PROFITS     !
 
                                                                                                                                                            Le Parti Communiste de Belgique
 
 
 
 

21:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/06/2014

3 000 emplois menacés à bpost, quand l’argent public sert à cass er l’emploi public

 
sc/bpc
 
Et vive la privatisation, et vive la libre concurrence capitaliste et européiste, ... ! Saloperie d’ Europe ... !
carteurope
 
RoRo
 
From: jonathanlefevre
Sent: Thursday, June 26, 2014 4:23 PM
Subject: 3 000 emplois menacés à bpost, quand l’argent public sert à casser l’emploi public
 
 

Le front commun syndical de la poste appelle à manifester le mercredi 2 juillet dès 11h devant le cabinet du Ministre de l’Economie Johan Vande Lanotte (sp.a). En effet, c’est cette semaine que le gouvernement (en affaires courantes) décidera quel opérateur postal pourra se porter candidat pour avoir le marché des journaux, et le subside qui va avec. Le front commun exige que lors de l’attribution du nouveau contrat, l’on tienne compte de la qualité des conditions de travail.

Comme Jacques Lespagnard, Secrétaire de la CGSP Poste, l’avait annoncé en janvier dernier, 3 000 personnes risquent de perdre leur job chez bpost. Et Lieve Vanoverbeke de l’ACV Transcom attire l’attention sur l’utilisation d’indépendants par les autres opérateurs. « Et les conditions de travail de ceux-ci sont loin d’être idéales », dit-elle.

Dans le cadre de la libéralisation voulue par l’Europe, il y a quelque temps déjà que l’opérateur historique avait perdu le monopole de la distribution des journaux. Néanmoins, bpost reste le seul capable de garantir la qualité de ce travail. Les journaux doivent arriver tous les jours avant 7h30, et avant 10h le samedi.

A Bruxelles et à Anvers, ce sont des opérateurs privés qui distribuent déjà la plupart des journaux, pas les facteurs. Ces opérateurs ne bénéficient pas de la dotation de l’État pour « mission de service au public ». Mais vu la densité de l’habitat, ces sociétés ont pu prendre le marché en proposant des tarifs plus bas. Pas ailleurs.

Mise en concurrence

Mais le 7 février dernier, sur proposition du ministre des Entreprises publiques Jean-Pascal Labille (PS), le Conseil des ministres a approuvé un avant-projet de loi qui abroge certaines aides d’État afin de répondre aux exigences de la Commission européenne.

L’avant-projet vise d’une part à limiter au 31 décembre 2015 la prestation par bpost du service des abonnements aux journaux et aux écrits périodiques. La distribution de la presse pourra dès lors être attribuée à l’opérateur retenu à l’issue d’une procédure de mise en concurrence, sous la forme d’une concession de service public dont l’exécution débutera le 1er janvier 2016.

Beaucoup pensent que ce sont surtout des emplois wallons et flamands qui seront menacés, à l’exception d’Anvers. En réalité, ce sont les DA (Distributeurs auxiliaires) qui risquent d’être mis sur la sellette. Ils sont plus de 6 000 pour l’instant. En effet, même si des contractuels et des statutaires risquent de perdre leur tournées journaux, ou des heures sur leur temps de travail, on ne peut pas les licencier aussi facilement qu’on licencie un DA. Ils risquent par contre de devoir aller travailler dans un autre bureau ou dans un Centre de tri.

Tour des ministres

Les syndicats font tout pour éviter ce scénario, et font actuellement le tour des ministres en charge. Dans l’espoir qu’ils ne laissent pas partir ce marché au privé ; et pour qu’ils respectent leurs promesses électorales, d’améliorer les conditions de vie des gens.

Les critères utilisés pour choisir les candidats à la distribution des journaux, posent question.

Le contrat sera attribué pour 50 % sur base de la qualité. La dessus, bpost n’a rien à craindre, car l’entreprise reçoit beaucoup moins de plaintes à ce sujet, que les deux concurrents potentiels : AMP et BD.

Mais 50 % de l’évaluation sera basé aussi sur le prix. Il est certain que de ce point de vue-là, ce sera plus difficile, puisque ces entreprises travaillent avec des indépendants. Selon le front commun syndical, l’IBPT (Institut belge des services postaux et des télécommunications, organe qui doit juger si les candidatures sont recevables) a ouvertement indiqué que travailler avec des indépendants est autorisé. Que le gouvernement prenne en compte le prix à 50 %, de manière aussi unilatérale, ne peut que pousser le secteur vers une spirale sociale négative, en terme de rémunération et de conditions de travail.

Personne n’a voté pour un gouvernement qui utilise de l’argent public pour casser de l’emploi public au profit d’un emploi privé largement dévalorisé.

Défendre les services publics

Le PTB exige du gouvernement qu’il défende les services publics. Distribuer les journaux et les magazines partout et au même tarif accessible à tous, c’est un service au public. Et cela doit le rester.

Tout en respectant des conditions de travail décentes comme ils existent encore à bpost aujourd’hui.

Il est hors de question que de l’argent public soit utilisé pour financer des entreprises qui utilisent des indépendants ou des travailleurs à contrat précaire, au détriment de 3 000 emplois décents à bpost !

 

Le PTB soutient l’initiative du front syndical : participez à la manifestation de ce mercredi 2 juillet à 11h00 devant le Ministère de l’économie, Avenue des arts 7, à Bruxelles.

 

Révision des traités européens pour un statut de service public
Cela fait vingt ans que l’Union européenne attaque le caractère public des entreprises qui jouent un rôle fondamental dans les services sociaux. Elle le fait non pas en interdisant ouvertement les entreprises publiques, mais en les obligeant à se conformer aux règles du marché libre. La logique sociale s’efface ainsi au profit de la logique de marché, et les entreprises publiques les plus rentables sont alors prêtes pour la privatisation.
C’est ce qui s’est passé avec les entreprises de télécommunications, les banques publiques, les chemins de fer et la poste. Petit à petit, conformément au plan prévu, ces entreprises ont été soumises aux diktats du marché fixés dans le Traité budgétaire européen : interdiction des subventions d’État, interdiction des monopoles d’État, interdiction des subventions croisées (le transfert, dans une même entreprise, des bénéfices réalisés par les sections plus rentables pour combler les pertes des autres sections). Partout, les conséquences sont désastreuses en matière d’emploi, de conditions de travail, de relations d’entreprise, de prix et de service à la clientèle.
Dans le cas de la poste, depuis 2013 ce secteur a été complètement libéralisé après quinze années de directives européennes. Le taux d’emploi a chuté de 20 à 40 % (dans les postes européennes). Pour les facteurs restants, la charge de travail est énorme, les itinéraires sont plus longs et les délais beaucoup plus courts, tout cela au détriment du service rendu et du contact social.
La vision du PTB
Dans une économie de marché, il faut aussi pouvoir protéger les services publics ; de même, le droit aux subsides, au monopole dans certains secteurs et aux « subsides croisés » internes doit être reconnu aux entreprises publiques. C’est pourquoi nous réclamons l’abolition des articles 101 à 109 du Traité de Lisbonne, qui prescrit la commercialisation et la privatisation des entreprises publiques.
Révision des traités européens pour que les entreprises publiques ne soient plus soumises aux normes de compétitivité, mais acquièrent le statut de service public.
Extraits du Programme du PTB “Notre avenir est social”, page 57 (GOLEFT9 : Une Europe de la solidarité et de la coopération).

 

22:16 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

14/06/2014

TournéeNationale | Delhaize | Les élus bruxellois du PTB ont prê té serment | La Coupe du monde

sbpc
 
From: PTB
Sent: Saturday, June 14, 2014 11:21 AM
Subject: #TournéeNationale | Delhaize | Les élus bruxellois du PTB ont prêté serment | La Coupe du monde
 
Newsletter du PTB :: 14 mai 2014
#TournéeNationale

Rencontrez les députés fédéraux du PTB, Raoul Hedebouw et Marco Van Hees. En juin, ils seront en tournée dans tout le pays avec Peter Mertens, président du PTB.

 
Delhaize :: La restructuration en 7 questions

Delhaize a annoncé un plan de restructuration jamais vu dans l’histoire du groupe. Pourquoi un tel bain de sang social ? Quelle logique est derrière ? Quelles réponses possibles ?

 
Delhaize :: « Ne pas se battre, c’est avoir perdu d’avance »

Le supermarché de l’avenue Emile Verhaeren fait partie des 14 que la direction a décidé de fermer. Mais, outre la consternation, la colère et la combativité sont bien présentes.

 
Les élus bruxellois du PTB ont prêté serment au Parlement et dans la rue

Avant leur prestation de serment officielle, les quatre députés bruxellois du PTB ont solennellement juré de défendre les intérêts des travailleurs dans la rue.

 
Pourquoi le PS et le CDH ont-ils peur d'une démocratie qui recompte?

Le Parlement Wallon a rejeté la demande du PTB de recompter des bulletins de vote non-valables de la circonscription de Charleroi (43 non, 32 oui). Une décision ahurissante et un déni de démocratie.

 
Prestation de serment de Raoul Hedebouw et Marco Van Hees (PTB) au Parlement fédéral

Après les 6 députés régionaux, c’est au tour des députés fédéraux du PTB, Raoul Hedebouw et Marco Van Hees, de prêter serment au Parlement le jeudi 19 mai. Pour y assister, le PTB vous invité à une réception avec un drink et la possibilité de suivre leur prestation de serment au Parlement fédéral sur écran géant.

 
La Coupe du monde au Brésil, pour qui?

Gilberto Ferreira da Costa rêve d’une finale Brésil-Belgique. Brésilien, il habite depuis 20 ans en Belgique. Il travaille pour l’Ong Solidarité socialiste, est syndicaliste (FGTB) et supporter des Diables rouges. Solidaire l’a rencontré pour parler de la Coupe du monde et de son impact sur son pays natal.

 
« Quand des jeunes vont se battre en Syrie, Verhofstadt et consorts sont responsables »

Ludo De Brabander, de l’ASBL Vrede (Paix) VZW, essaie de comprendre pourquoi certains jeunes quittent notre pays pour la Syrie afin d’aller combattre Assad.


 

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Solidaire

 

13:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |