27/12/2007

Cartoon • Augmentés, les prix?

Le dessin de Matiz
16-01-2002

 

Hogere prijzen?
Maar neen, 't is 33 keer goedkoper

Augmentés, les prix?
Mais non, c'est 33 fois moins cher


21:59 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

25/12/2007

Il pleut dans notre maison ...

Manage - La Louvière :: Une famille de cinq enfants dans un logement insalubre

Une maison envahie par l’humidité, des enfants malades des bronches… Le docteur Keijzer (PTB) lance un appel urgent aux autorités.

Marco Van Hees
14-11-2007

« Chacun a le droit de mener une vie conforme à la dignité humaine. (…) Ces droits comprennent notamment (…) le droit à un logement décent. » L’article 23 de la Constitution belge est limpide. Mais Jeannette Sblendorio et Geoffrey Vanderwaele savent que les autorités ne se sentent pas tenues par notre loi suprême. Ils vivent avec cinq enfants (2 à 10 ans) dans une maison insalubre de Manage, à côté de La Louvière.

 

Jeannette et Geoffrey vivent avec cinq enfants dans une maison humide, chauffée par un seul petit chauffage électrique. (Photo Solidaire, Michel Mommerency)

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Les murs de façade sont complètement poreux, il n’y a pas de gouttière et un seul petit chauffage électrique chauffe péniblement la pièce principale. Les châssis ne ferment pas correctement, la toiture est défectueuse, il pleut carrément à l’intérieur de la maison. Et évidemment, cette humidité a favorisé l’apparition de moisissures qui causent des problèmes bronchiques et allergiques aux enfants.

Le couple avait loué ce logement faute de mieux : le loyer de 450 euros, c’est le maximum qu’ils puissent débourser. Le propriétaire avait promis de faire les travaux nécessaires, mais ils attendent toujours.

Le médecin de la famille, Jan Keijzer, également conseiller communal PTB à La Louvière, a tiré la sonnette d’alarme. Lors d’une conférence de presse, ce 6 novembre il a interpellé le Foyer louviérois, la société de logements sociaux, pour accorder d’urgence une habitation à ses patients.

Evidemment, le Dr Keijzer sait bien que cette grande famille est loin d’être la seule à être confrontée à un tel problème. Le Foyer louviérois comptabilise 2 800 demandes pour un parc d’un peu plus de 5 000 logements. La société reconnaît elle-même que 77 % des demandeurs sont dans une situation précaire. Or, chaque année, seulement 5 % des logements se libèrent. Dont à peine une ou deux maisons de quatre chambres.

La situation ne risque pas de s’améliorer puisque, à l’avenir, le Foyer louviérois va vendre ou détruire plus d’habitations qu’il ne va en construire. « C’est pour cela que j’ai voté contre le plan de logement au conseil communal », indique l’élu PTB. La création de 200 logements sociaux figurait d’ailleurs comme premier point du programme PTB aux élections communales.

Un fait aggrave encore le problème: près de 10 % (463 habitations) du parc immobilier du Foyer sont vides. La cause, en soi, est honorable, puisqu’il s’agit de les libérer pour appliquer un programme de rénovation. Mais ces travaux traînent outrageusement, relève Jan Keijzer, qui dénonce une mauvaise gestion.

Visionnez le reportage d'ACTV : www.antenne-centre.be, journal télévisé du 6-11-2007 dans archives.

 

23:43 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/12/2007

Environnement • Derrière les taxes vertes, une idéologie bleue ...

Le réchauffement climatique requiert une réduction draconienne de nos rejets de CO2. Les hommes politiques croient avoir trouvé la solution avec une taxe verte.

Ruben Ramboer
28-02-2007

Une taxe de circulation qui ne dépend plus de la puissance fiscale de la voiture mais de l’émission de CO2 ? On ne prête qu'aux riches... qui peuvent se payer une voiture moins polluante. (Photo Solidaire, Vinciane Convens)

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Taxes sur les emballages, taxe CO2 énergie, taxe routière, taxe sur le carburant : le réchauffement climatique semble être un prétexte tout indiqué pour cambrioler votre tirelire. Avec ces taxes, vous devriez consommer moins d’énergie et réduire ainsi les rejets de CO2 responsables de l’effet de serre. Bel et noble objectif. Mais à y regarder de plus près, tous ces impôts verts ont la couleur bleue de l’idéologie libérale.

Familles. Les ménages paient déjà tout un tas de taxes vertes. Par unité d’énergie consommée, ils paient même incroyablement plus que les entreprises. Dans l’Europe des 15, les entreprises et les ménages paient les mêmes taxes, sur l’énergie : chacun environ la moitié. Mais ce sont les entreprises qui consomment 75 % de l’énergie1.

Entreprises. En Belgique, les entreprises paient déjà leur énergie quelque 30 % moins cher que les ménages2. Et, sous le slogan « Nos entreprises méritent qu’on les soigne », le gouvernement a fait savoir à coups de pages entières de pub qu’il allait en remettre une couche en 2006. Désormais, plus les entreprises consomment, moins leurs tarifs de taxation sont élevés. Et quelle que soit leur consommation, elles ne doivent jamais payer plus de 250 000 euros de taxe sur l’énergie. Or, en Belgique, sept entreprises géantes consomment à elles seules 15 % de toute l’électricité. Et elles ont uni leurs forces dans l’association Blue Sky pour obtenir des prix encore plus bas. Une taxe CO2 ou un tarif plus élevé pour une consommation rationnelle de l’énergie, disiez-vous ?

Feuille de paie. Les taxes vertes sont des taxes indirectes (comme la TVA). Ce qui veut dire que chacun paie le même pourcentage de taxes sur un produit, quel que soit son revenu. À l’inverse, les impôts directs (les contributions) sont progressifs : plus la feuille de paie est épaisse, plus le pourcentage d’imposition est élevé. Une « révolution fiscale verte » compromet cette progressivité et cela condamne l’idée selon laquelle, au moyen des impôts, l’État peut réaliser une certaine redistribution des revenus.

Emballages verts. Rappelez-vous : l’an dernier, le gouvernement belge annonçait qu’il allait prélever une taxe sur les emballages. Eh bien, le sort en est jeté. À partir de juillet – tout de suite après les élections législatives – vous allez payer les emballages un peu plus cher. Mais ce guide des impôts ne vise même pas les emballages les plus polluants sur le plan du CO2. Trop complexe, dit le gouvernement. Non, le gouvernement applique tout simplement une taxe forfaitaire par produit emballé. Un impôt ordinaire et antisocial en sus de la TVA, donc, emballé dans un costume vert. En outre, vous n’avez même pas choisi cet emballage blinquant dans lequel l’industrie fait miroiter sa marchandise.

Impôts verts ? Outre le fait que les taxes CO2 annoncées frapperont surtout les ménages, leur efficacité environnementale – elles sont là pour ça, en principe, non ? – est douteuse. En effet, celui qui paie – parce qu’il le peut ou parce qu’il n’a pas le choix – continue à polluer. Cela témoigne d’une croyance aveugle dans les lois du libre marché.

L’idée est simple : rendez un produit un peu plus cher et on le consommera moins. Quelques siècles d’histoire capitaliste montrent néanmoins qu’il y a quelque chose qui cloche dans ce « libre marché ». C’est à cette société que l’on doit ces entreprises qui, axées sur le profit, peuvent agir à leur guise sans la moindre considération pour l’homme ou pour la nature. C’est à cette société que l’on doit la surproduction, les produits jetables et un niveau inégalé de pollution. Et non à l’une ou l’autre étiquette de prix.

1 Eurostat, Environmental taxes in the European economy 1995-2003, Statistics in Focus, Issue 1, 2007 • 2 Voir http://epp.eurostat.ec.europa.eu/ portail Environnement et énergie.

À suivre. Au cours des prochaines semaines, nous passerons en revue les propositions qui pourraient offrir une solution au réchauffement climatique. Vous pouvez réagir sur lettres@solidaire.org ou sur www.solidaire.org.

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La reine auto

En 2009, le gouvernement flamand veut introduire une taxe qui dépendra de l’émission de CO2 des voitures. Et, d’ici peu, le gouvernement wallon va lui aussi envisager la question. À court terme, un tel impôt est extrêmement injuste. Pour une voiture non polluante, il va vous falloir chercher dans les nouvelles gammes. Prenons quelqu’un qui, au volant de sa vieille bagnole fumante et toussante, parcourt annuellement un petit 10 000 km sans éprouver le besoin de s’acheter un nouvel engin. Il va devoir payer plus de taxes que le riche homme d’affaires qui se tape 50 000 bornes au volant de son nouveau bolide non pollant ?

L’auto, ce n’est pas non plus quelque chose dont on peut aisément se passer, dans la société actuelle. Ces deux ou trois dernières décennies, l’agencement spatial entre habitat, lieu de travail et magasins a été étudié en fonction de la mobilité des voitures. De même, la politique néolibérale orientée sur le licenciement rapide et les contrats de travail de brève durée fait le jeu de l’utilisation de l’automobile. Le fait de n’avoir pas de travail stable signifie presque automatiquement qu’on n’habite pas à proximité de son boulot ou qu’on ne peut s’y rendre à pied ou à vélo.

Et le transport par camion ? Avec l’organisation de leur production, les patrons en ont lourd sur la conscience. Avec la délocalisation et le passage à l’échelle supérieure de la production, la distance entre le lieu de production et la vente de celle-ci au détail a considérablement augmenté. Et la production just in time a multiplié le transport des marchandises. Les deux phénomènes ont remodelé les routes et l’espace aérien en un incessant cortège de réserves roulantes ou volantes rivalisant pour cracher leur CO2.

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L’Europe se met au vert

Faire de l’Europe l’économie la plus compétitive du monde, voilà le refrain repris en chœur par tous les chefs de gouvernements européens depuis le sommet de Lisbonne, en 2000. Baisse des charges patronales sur le travail et des impôts sur les bénéfices, modération salariale, travailler plus longtemps, flexibilité : pour les travailleurs, Lisbonne, c’est la totale : pas une politique qui ne soit placée sous le signe de la sacro-sainte compétitivité.

Cela vaut aussi pour l’environnement. Selon la Commission européenne1, les écotaxes ne servent pas seulement à remplir les caisses du budget et à stimuler « dans une certaine mesure » (sic) une attitude un peu plus respectueuse de l’environnement. Non, la stratégie de Lisbonne dit explicitement que ces écotaxes servent également à renforcer la compétitivité. Car ces nouvelles taxes peuvent compenser une réduction des charges qui nuiraient à la compétitivité des entreprises. Les cotisations patronales à la sécurité sociale, par exemple. Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. C’est avec passion que Verhofstadt plaide pour un glissement des taxes frappant la production vers les taxes frappant les rejets de CO2. Et ce ne sont ni les socialistes, ni les écologistes qui le contrediront.

 

1 Environmental taxes in the European economy 1995-2003, http://epp.eurostat.ec.europa.eu

10:29 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |