24/12/2007

Du "beau" monde au aarnaval d' Alost ....

Le dessin de Matiz
21-02-2007

Di Rupo (PS), Verhofstadt (Open VLD) et Leterme (CD&V), signalés au carnaval d’Alost.

10:15 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Le train: toujours un goût de voyage ?

SNCB :: Des navetteurs et les nouveaux horaires

Depuis ce 9 décembre, les trains roulent en fonction de nouveaux horaires. Solidaire s’est entretenu avec Bert Celis et Gianni Tabbone, deux navetteurs qui, chaque jour, sur leur site internet, mettent le doigt sur la véritable plaie.

Thierry Warmoes
19-12-2007

« Quand le personnel du rail fait grève, nous savons qu’il a raison »

En Campine, le groupe d’action www.turnhoutmanage.be défend les intérêts des voyageurs du chemin de fer de la région de Turnhout, Herentals, Lierre, Heist-op-den-Berg...

 

Bert Celis. Quelque temps déjà avant l’entrée en vigueur des nouveaux horaires, nous avons déjà pu les examiner. Nous savions donc ce qui allait se passer. Celui qui, naguère, prenait le train de 7 h 34 pour Bruxelles, doit maintenant choisir le train de 7 h 04 ou celui de 8 h 04. Ce dernier arrive à Bruxelles après 9 heures, alors que beaucoup de patrons exigent que vous soyez déjà au travail à cette heure. Le train de 7 h, par contre part trop tôt pour les familles avec enfants. Avant, on pouvait encore déposer les gosses après 7 heures à l’école ou à la crèche, puis prendre le train, mais ce n’est plus possible maintenant. Dans le temps, les familles où les deux conjoints travaillent alternaient : le premier partait plus tôt et l’autre plus tard pour conduire les gosses à l’école et les reprendre ; ça non plus, ce n’est plus possible désormais.

Nous avons donc fait une enquête à laquelle presque tout le monde a réagi : 450 étaient contre les nouveaux horaires et 13 seulement y étaient favorables, pour des raisons spécifiques. Mais la SNCB nie le problème sur tous les tons. Son porte-parole, Jochem Goovaerts, a même dit à la TV que « c’est un problème en soi que de s’adapter à de nouvelles habitudes ». Mais nous n’avons absolument pas le choix. Entre-temps, la SNCB a déjà reçu 518 plaintes. En fait, aux heures de pointe, nous avons besoin de deux trains. S’il n’y en a qu’un, nous voulons à tout le moins qu’il respecte les familles.

 

Les hautes instances de la SNCB ignorent les plaintes aussi bien du personnel que des voyageurs (Photo Bert Celis)

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -


Vous avez déjà eu des réactions ?

Bert Celis. Seul le médiateur, Guido Herman, nous a reçus et il est tout ouïe. Mais les hautes instances de la SNCB nous ignorent totalement. Il est inadmissible qu’un PDG (Marc Descheemaeker, ndlr) ignore ainsi les doléances d’un groupe important de voyageurs. C’est pareil pour le ministre de tutelle, Bruno Tuybens (SP.a). Il a reçu des centaines de mails de toutes ces personnes. Aucune réaction, pas même un petit mail au groupe d’action, dans le style « Navré, mais je n’y peux rien ». Dans ce cas, les gens pensent : « Ils sont vautrés comme des cochons dans leurs fauteuils et ils se foutent bien de nous. »

Ils savent que les gens n’ont pas le choix. En voiture de la Campine à Bruxelles, il ne faut pas y penser : il faut emprunter le ring d’Anvers puis celui de Bruxelles. Vous êtes donc forcé de prendre le train. Celui qu’on met à votre disposition.

 

Que pensez-vous des dernières grèves du personnel ?

Bert Celis. Quand le personnel du rail fait grève, nous savons qu’il a raison, en fait. Mais le voyageur qui est le dupe de l’affaire ne le sait pas toujours. Prenons la grève de la semaine dernière à Gand. Dans une note interne, il avait été promis au personnel qu’il n’y aurait pas de prestations supplémentaires. Mais nous savons pertinemment qu’il est impossible, vu le nombre actuel de conducteurs, de garantir les services sans prestations supplémentaires. Le vrai problème se situe au niveau du management. Il ne respecte pas ses promesses, ni à l’égard du personnel, ni à l’égard des voyageurs.

Ils nous ont dit : depuis l’été 2007, nous avons trop peu de personnel pour proposer les services que nous avons prévus. Durant l’été 2008, nous serons de retour au niveau zéro et, fin 2008, il pourra y avoir de meilleurs services.

 

Ils demandent donc une petite année de patience ?

Bert Celis. Mais nous ne devons pas faire preuve de patience. À la SNCB, on sait depuis des années que les gens partent en pension, mais on n’a pas prévu de remplaçants. Aujourd’hui, le personnel est le dindon de cette farce et il ne peut prendre ses congés.

« La SNCB ne tient pas compte des besoins des navetteurs »

Gianni Tabbone habite Liège et travaille à Bruxelles. Il y a six ans, il a mis sur pied le site www.navetteurs.be.

On peut y trouver des tas d’informations sur les travaux en cours, les grèves et autres perturbations du trafic, des statistiques sur les retards, des pétitions, etc. On peut aussi y introduire une plainte concernant les services de la SNCB. Des plaintes, justement, Gianni en a reçu près de 300 depuis la publication des nouveaux horaires.

Gianni Tabone. Tout d’abord elles concernent un plus grand nombre de retards menant à des correspondances manquées. Il s’agit alors de gens qui doivent attendre 30 minutes ou 1 heure avant le prochain train, voire même parfois 2 heures. Les gens demandent des trains plus ponctuels pour réduire leur temps de parcours.

Un second type de plainte concerne des arrêts supprimés, partiellement ou totalement, comme Schaerbeek et Etterbeek. A Schaerbeek par exemple, il y a des gens qui doivent être au travail à 7 heures. Certains trains ne s’y arrêtent plus ; s’ils veulent être à temps, ils doivent se lever une heure plus tôt.

 

Quelle est la cause de ces problèmes ?

Gianni Tabone. On établit les horaires de manière théorique, sans tenir compte de la réalité pratique. Par exemple, en bout de ligne, il n’y a pas de tampon entre les temps d’arrivée et de départ, juste quelques minutes pour redémarrer le train dans l’autre sens. Ainsi, les retards se répercutent tout le long de la journée. On ne tient pas compte non plus des besoins des usagers, par exemple en ce qui concerne les heures d’arrivée au travail. La SNCB devrait plus consulter les navetteurs.

 

Les grèves n’arrangent pas l’affaire…

Gianni Tabone. Les 24 et 31 décembre, des gens risquent de ne pas pouvoir rentrer chez eux. Ceci dit, j’ai eu un contact avec un responsable du Syndicat Indépendant des Cheminots. Leurs motifs sont tout à fait fondés, on les comprend. Et les actions ont été annoncées longtemps à l’avance. On déplore plutôt que du côté de la SNCB on ne fait pas grand-chose.

10:11 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/12/2007

« Rien que les manuels de notre fille aînée coûtent 270 euros »

Enseignement :: Rentrée des classes coûteuse

Nos jeunes lecteurs n’apprécieront pas, mais la semaine prochaine une nouvelle année scolaire débute déjà. Pour bien des parents, un signal qu’il va falloir compter.

 

Gaby Moreels
29-08-2007

Carine Fossez, cinq enfants. La facture scolaire pour sa seule fille aînée se monte à 550 euros auxquels il faut ajouter les 159 euros de l'abonnement de bus. (Photo Solidaire, Gaby Moreels)


Je suis allé éclairer ma lanterne chez Carine Fossez, à Kuurne, une mère de cinq enfants, au moment où elle faisait ses comptes. Carine est invalide et en incapacité de travail, son mari est ouvrier dans le textile. La fille aînée était en 4e année du secondaire technique, un autre enfant est en 1ère année professionnelle dans la même école. Une école avec un nom sympathique, d’ailleurs : « L’école avec un cœur ». Mais pas un cœur d’or, hélas !

 

Vous avez reçu la facture finale de l’année scolaire 2006-2007 et ça n’a pas diminué...

Carine Fossez. Certainement pas. Ici, par exemple : solde des imprimés, 946 photocopies, soit 47,30 euros. Mais un solde, cela vaut dire qu’il y a déjà eu une facture avant cela. Il y a trois mois, nous avons déjà payé un acompte de 560 feuilles. Donc, 1 506 photocopies en un an. Ma fille ne peut s’imaginer qu’elle a rassemblé autant de papier imprimé au cours de son année scolaire.

Avec quelques autres petites dépenses pour une réflexion et une présentation de film, ainsi que des frais d’impression pour le voyage scolaire, on arrive à un total de 89,40 euros. Notre plus petite avait déjà dû verser un acompte pour 540 photocopies, elle aussi, plus 404, soit 944 photocopies en tout. Avec quelques extras divers en plus, sa facture se montait au total à 55,85 euros.

Le prix élevé des photocopies, bien des écoles sont aux prises avec ce problème. De Bruges nous est parvenue l’histoire d’un prof qui se sent tellement mal à l’aise qu’il paie lui-même les photocopies pour son cours et qu’il les distribue gratuitement. À la fin de l’année, il essaie de récupérer ces frais via sa déclaration d’impôts.

 

Ce n’est pas rien, mais pour cela, elle a quand même pu suivre une année de cours…

Carine Fossez. Si ça pouvait être vrai. Ce ne sont que les photocopies, il faut encore y ajouter les manuels et les livres de travail. Pour les manuels, ça fait 130 euros de plus. Ma fille a pu en acheter plusieurs d’occasion auprès d’une ancienne élève, mais elle a dû s’en procurer trois neufs aussi. Deux fois environ 55 euros, soit 110 euros. Les livres de travail coûtaient 158,61 euros, et là, il en a fallu des neufs. Soit 270 euros rien que pour les bouquins de notre aînée.

 

Et il y avait encore autre chose ?

Carine Fossez. La classe est allée en voyage d’étude également. Un aller-retour et une nuit à Londres : 130 euros. Ils devaient aussi emporter leur nourriture et leurs boissons, ou tout acheter sur place, aux prix londoniens. Les parents ont donc été invités à donner 35 ou 40 livres en plus à leur fille chérie, soit 55 euros supplémentaires. Cette excursion de deux jours a donc coûté 180 euros.

Si je compte, une fille en 4e année coûte environ 550 euros, soit 22 000 anciens francs belges.

 

Tout est compris, alors ?

Carine Fossez. Non, il faut encore ajouter nombre de petites dépenses comme la natation et la journée sportive.

 

Et les repas scolaires ?

Carine Fossez. Elles prennent leurs tartines, on ne peut pas se permettre autre chose. Dans certaines écoles, il faut même payer sa « chaise » 50 cents au réfectoire, si on y mange ses tartines. Pour qu’elle aille à l’école, nous devons en plus lui acheter un abonnement de bus, qui coûte 159 euros pour l’année scolaire.

 

Entre-temps, l’aînée se prépare à des études supérieures d’infirmière. Les parents frémissent déjà à l’idée que ça va être dans deux ans et, après cela, il y a encore quatre enfants. L’enseignement gratuit, vraiment gratuit, lui seul peut permettre à tous les gosses du pays de faire les études qu’ils souhaitent et pour lesquelles ils sont aptes. Mais, aujourd’hui, c’est devenu un slogan creux, qu’on n’entend plus que dans la bouche des politiques, juste avant les élections…

> Combien coûte l’école en Flandre ?

19:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |