21/12/2007

Paroles de manifestants à Bruxelles ...

Paroles de manifestants à la manif du 15 décembre 2007 à Bruxelles.

19-12-2007

Photoreport sur www.ptb.be


Les politiques doivent plus s’occuper du pouvoir d’achat

Le pouvoir d’achat, voilà le principal souci de bien des gens. Un couple qui, à deux, gagne 2 500 euros par mois, ne peut plus joindre les deux bouts. Et il y a aussi des gens qui doivent se démerder avec 1 000 euros par mois, alors qu’un isolé a besoin de 2 000 euros pour vivre à l’aise. Aujourd’hui, beaucoup doivent économiser pour pouvoir aller chez le médecin ou pour acheter des vêtements pour les enfants. Pendant ce temps, les politiques ne s’occupent que de la réforme de l’État. Ce sont les citoyens qui ont élu les hommes politiques, ils doivent donc travailler pour nous !

Amid Biratat, Bruxelles

Unir les gens au lieu de les diviser

J’estime qu’on a déjà palabré assez longtemps. Ils dressent les gens les uns contre les autres au lieu de les unir. Francophones, néerlandophones, immigrés, belges, nous sommes tous des gens qui essayons tout simplement d’avoir un peu de bonheur. Pendant ce temps, les riches s’enrichissent encore plus et les pauvres s’appauvrissent sans cesse. Mon fils, par exemple, a un mal fou aujourd’hui à trouver du travail. Il ne s’agit pas de scinder sans cesse : la solidarité est incroyablement importante.

Lieve Zimmerman, infirmière, LBC

Il est grand temps que ça change vraiment !

Il est grand temps que le gouvernement reprenne le contrôle des prix, rende le mazout de chauffage accessible, augmente les indemnités et les salaires. Je le sais, c’est toute une tartine, mais il est grand temps que ça change. Nous ne faisons que régresser, sauf les riches : les jeunes ne peuvent plus acheter de terrain à bâtir ni non plus payer leur loyer et les revenus les plus bas sont aujourd’hui laissés en plan… J’espère que cette manif sera suivie d’autres actions !

Maartje Wouters, Geel jeune déléguée chez Agio

BHV est un problème de rien du tout, les politiques feraient mieux de bloquer les prix

Le coût de la vie ne cesse d’augmenter tous azimuts : loyer, achat de maison, et même nourriture et boisson. Il nous faut le plus rapidement possible un gouvernement qui puisse mettre fin à cela. Pour nous, en Flandre occidentale, BHV est un problème de rien du tout. Que m’importe qui va former un gouvernement demain, pourvu qu’il fasse baisser les prix. En Belgique, nous avons besoin d’un gouvernement stable, avec l’accent sur la Belgique. Qu’ils cessent donc, nom de Dieu, de se disputer. Ils sont là tous les jours à gueuler sur la scission, et nous, on n’en veut pas.

Christian (26 ans), CSC-Alimentation, Oostkamp-Bruges

La TVA est injuste

Il faudrait baisser les accises et la TVA sur les biens de première nécessité. Je crois que les gens tombent dans le panneau de la droite, sans s’en rendre compte. Par exemple, ils croient aux promesses de Reynders sur les diminutions d’impôt. Avant, le principe était que plus on gagne, plus on paye d’impôt, de façon à pouvoir redistribuer pour l’ensemble. Mais aujourd’hui, ce n’est plus comme ça. Nous, avec nos petits revenus, nous payons de plus en plus de taxes indirectes, qui sont en fait les plus injustes.

Jean-François Defoiche, 32 ans, ouvrier chez Farnell (logistique), Liège, FGTB

Je mange, mais j’ai froid…

Entre se chauffer et manger, pour un chômeur, le choix est vite fait. Le chauffage est sur la veilleuse quasi en permanence. Je vis avec 825 euros par mois. J’ai la chance d’avoir un petit loyer, 275 euros, mais c’est un appartement traversé par tous les vents. Si je suis malade, j’ai intérêt à ce que ce soit au début du mois, pour pouvoir payer le médecin. Il faut augmenter le salaire de base et faire suivre les allocations sociales. Et supprimer le statut de chômeur cohabitant.

Jacques, travailleur sans emploi, FGTB Liège

Le diesel a triplé, mais pas nos salaires

Joindre les deux bouts devient difficile, même quand on travaille à deux. Je gagne 1 250 euros net, ma femme 1 100. Nous sommes obligés d’avoir deux voitures, car nous travaillons de deux côtés différents de Bruxelles. Résultat : 500 euros par mois en carburant. Quand j’ai commencé à travailler en 1986, je gagnais 33 000 francs, et j’arrivais à suivre. Aujourd’hui, c’est fini. Le diesel a triplé, mais pas nos salaires. Je trouve que les salaires doivent vraiment suivre les prix.

Youssef Hamoumi, chez Godiva depuis 22 ans, CSC

Plus sur www.ptb.be: Paroles de manifestants: entre manger et se chauffer…

> Vingt-cinq mille personnes pour le pouvoir d’achat dans toutes les langues

23:12 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Votre famille cède 6 250 euros par an aux grandes fortunes : jusqu’à quand ?

Editorial • Solidaire n° 18 du 9 mai 2007

09-05-2007

 

David Pestieau


« Les top-managers belges ont gagné 22 % de plus que l’an passé : 2,3 millions d’euros en moyenne chacun. Les simples travailleurs doivent se débrouiller avec une augmentation de 5 %. La différence devient trop grande. Nous demandons que la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) mette les choses au point. Sinon nous demandons que le prochain gouvernement instaure une taxe sur ces salaires exorbitants. » La déclaration du président de la FGTB, Rudy De Leeuw, au 1er mai a lancé la campagne électorale. Et comme un seul homme, tous les grands partis se sont tournés contre la proposition du dirigeant syndical. Socialistes, démocrates-chrétiens, libéraux. Jusqu‘à Guy Verhofstadt.

- Cliquez sur le dessin pour l'agrandir -


Dimanche dernier, celui-ci a dénoncé ceux qui dressent les gens les uns contre les autres. Mais il a précisé : « Je m’en prends aussi à ceux qui opposent les pauvres contre les riches. Comme avec cette proposition de taxe sur les salaires des top-managers. Quand je l’ai entendue, cela m’a fait penser au vieux slogan du PTB : “faites payer la crise aux riches”. Nous ne devons pas rendre les riches plus pauvres, mais les pauvres plus riches. Nous avons besoin non pas de plus mais de moins d’impôts. »

Eh bien, M. Verhofstadt, en un quart de siècle, de 1980 à 2006, la part des salaires dans le produit intérieur brut a chuté de 58 à 51 %, au bénéfice des revenus des rentiers et des actionnaires. Un transfert de 25 milliards d’euros par an des revenus du travail à ceux du capital.

25 milliards, ou 6 250 euros par famille, que les pauvres, les travailleurs paient pour rendre les rentiers et les top-managers plus riches. Et après 25 ans de ce vol manifeste, vous dites, M. Verhofstadt, que ceux qui, comme la FGTB, comme le PTB, veulent simplement rétablir un peu de justice fiscale sont des personnes qui dressent les gens les uns contre les autres…

Pour rattraper une petite partie de ce transfert sans précédent, le PTB veut d’abord taxer ceux qui ne le sont pas aujourd’hui, les grandes fortunes. Ne serait-il pas logique qu’un petit impôt de 1 % sur les fortunes au-dessus de 500 000 euros soit instauré ? Un impôt qui ne toucherait pas le simple travailleur mais les 10 % des Belges qui possèdent aujourd’hui la moitié des richesses du pays. Un impôt qui pourrait financer une hausse des pensions de nos anciens, un refinancement de l’enseignement pour nos jeunes, de meilleurs soins de santé pour nos malades, des secteurs agressés par 25 ans de politique libérale.

Et M. Verhofstadt, cela vous surprendra peut-être, le PTB veut que les travailleurs paient moins d’impôts et de taxes. Par une baisse de la TVA sur l’énergie. Par une réforme fiscale qui fait que les bas revenus paient moins d’impôts sur les salaires.

Mais pour ça, M. Verhosfstadt, les supers revenus doivent être plus taxés. Histoire que les plus forts supportent les plus lourdes charges.

 

 

> Top-managers • Cadeau fiscal du gouvernement au boss de Fortis : une maison

23:08 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Emploi • Un chômeur sur quatre vit dans la pauvreté

L’Union européenne (UE) a publié de nouveaux chiffres sur la pauvreté et le chômage en Belgique. Pas flatteur pour notre gouvernement, ce rapport !

Mark Kennes
28-02-2007

• En Belgique, un adulte sur sept vit dans une famille où personne n’a de travail. Aucun pays européen ne faire pire.
• Un enfant sur huit grandit dans une situation familiale où aucun des deux parents ne travaille. C’est 2,2 % de plus qu’en 1999, l’année où Verhofstadt est arrivé au pouvoir. Seules la Grande-Bretagne et la Bulgarie font pire.
• Un enfant belge sur cinq vit dans la pauvreté. Cela correspond à la moyenne européenne.
• À Bruxelles, 27 % des habitants de la ville vivent dans la pauvreté. Presque en même temps que ces chiffres, un autre rapport européen faisait savoir que Bruxelles était la 3e région d’Europe sur le plan de la richesse annuelle créée, avec 53 381 euros par habitant, soit 2,48 fois plus que la moyenne1. Un quart de pauvres, dans la 3e région la plus riche d’Europe.
• Au moins 28 % des chômeurs vivent dans la pauvreté. Chez les pensionnés, 21 % sont en dessous du seuil de pauvreté.

Dans l’intervalle, on a également appris que le travailleur belge était le second plus productif de l’UE. Sa productivité est de 28,5 % supérieure à la moyenne européenne2.

1 De Standaard, 21 février 2007. • 2 Ibidem.

Le rapport complet

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L’UE veut moins de chômage, par davantage de mauvais emplois

L’UE a publié ces chiffres en guise de préparation au sommet printanier des chefs de gouvernements européens, début mars. On va y discuter de la stratégie de Lisbonne. Cette stratégie veut faire de l’Europe l’économie la plus compétitive au monde. Pour bien des chefs de gouvernements, les USA sont l’exemple à suivre en matière de politique de l’emploi. Sans doute, aux USA, y a-t-il plus de gens au travail, mais ils sont nombreux à pouvoir à peine vivre du salaire qu’ils touchent. Entre 2000 et 2005, la pauvreté y a augmenté de 26 %1. Ces « working poor » (pauvres au travail) sont par conséquent obligés d’assumer deux ou trois boulots en même temps. En Belgique, les « working poor » ne représentent encore que 4 % des travailleurs. En Europe, ils sont déjà 8 %. Il convient donc de considérer les critiques de l’UE vis-à-vis de la Belgique avec une certaine méfiance.

1 Belga, 25 février 2007.

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Réaction du PTB

Huit années de Verhofstadt n’ont pas fait avancer la lutte contre la pauvreté

Dirk Van Duppen, tête de liste PTB+ à Anvers, réagit aux nouveaux chiffres belges sur la pauvreté et le chômage.

Dirk Van Duppen. Les chiffres prouvent qu’un de nos axes pour les prochaines élections, « 600 000 chômeurs, pourquoi travailler plus longtemps et plus dur ? », a tapé dans le mille. Il est désormais soutenu par des chiffres scientifiques. En Belgique, nous sommes confrontés à trois grands problèmes : le chômage élevé, la productivité particulièrement haute exigée et les faibles indemnités de chômage. Elles sont si basses que bien des gens se retrouvent dans la pauvreté. La prof Bea Cantillon, elle aussi, expliquait dans De Morgen (26 février) que les indemnités ont du retard par rapport à la hausse de la prospérité et que notre sécurité sociale est en danger. D’une étude personnelle, il s’avère qu’en dix ans, dont huit sous la politique de Verhofstadt, la Belgique a dégringolé du sommet mondial vers un rang modéré, voire inférieur, au sein de l’Europe. Notre slogan est donc correct.

La réponse du ministre Vandenbroucke, dans « Voor de dag », l’émission de Radio 1, est carrément honteuse par contre. Son idée de régionaliser les indemnités de chômage met à mal tout le principe de solidarité et ce, à un moment où la situation en Wallonie et à Bruxelles est devenue si alarmante. En disant cela, il se met sur la même longueur d’onde que le patronat flamand, représenté par la Voka (organisation patronale flamande). De même, son discours sur l’activation des chômeurs est en fait une attaque de plus contre leurs indemnités.

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22:51 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |