24/03/2008

Trois quarts des Belges ont peur de devenir des vieillards nécessiteux ...

Trois quarts des Belges ont peur, en vieillissant, de perdre leur autonomie. 30 % ne savent pas s’ils pourront payer cette phase à nombreux soins, 17 % disent qu’ils ne le pourraient pas. C’est ce qui ressort d’un sondage de SwissLife sur les pensions.

L’enquête dit également que presque la moitié des Belges prétend ne pas pouvoir mettre de l’argent de côté pour couvrir leurs soins plus tard. C’est surtout chez les jeunes, que c’est un problème. De même, 64 % des Belges veulent continuer à vivre chez eux et y recevoir leurs soins. Pourtant, 43 % s’attendent à finir dans une maison de repos. (Belga/DM).

Aux infos de 13 h de la VRT, ils nous conseillent, en vieillissant, de « n’avoir pour commencer aucune confiance dans la sécurité sociale ». Bref, la VRT fait ici de la pub non déguisée pour les compagnies d’assurances qui, après que les gens ont payé des cotisations sociales pendant 40 ans, veulent en plus que nous ouvrions un compte épargne chez eux en vue de notre « phase ultime de soins ».

Si les bénéfices des compagnies d’assurances étaient dûment imposés, il n’y aurait peut-être pas de raison de perdre notre confiance en la sécurité sociale. Bref, on nous roule deux fois : une fois parceque les pouvoirs publics qui ne s’en prennent pas à la grande fraude fiscale pour remplir les caisses de la sécu et deux, les compagnies d’assurances et les fonds de pension privés qui nous font encore payer en plus pour quelque chose que nous avons déjà payé pendant 40 ans !

Eric Rosseel

19:34 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : courcelles, belgique, romain, histoire, actualite, social, democratie, justice, capitalisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |

22/03/2008

Le tout nouveau médicament contre le cholestérol n’a aucun effet ...

Le réducteur de cholestérol Inegy, pris par au moins 30 000 patients belges, n’a aucun effet sur les dépôts de cholestérol. Il semble même qu’il les aggrave.

Dirk Van Duppen
06-02-2008

Il s’agit du combinat Inegy, de MSD, composé du principe actif connu, la simvastatine (ici, de marque Zocor) et d’un nouveau réducteur de cholestérol, l’Ezetrol. MSD avait conclu avec le ministre Demotte un marché dans lequel la firme était disposée à ramener, selon le kiwi version light, le prix du Zocor de 58 à 31 euros, à condition que le ministre reprenne dans la réglementation de remboursement son nouveau et très onéreux réducteur de cholestérol, l’Inegy. La commission des experts de l’INAMI avait donné un avis négatif, mais le ministre avait quand même accordé aux gens de MSD ce qu’ils demandaient.

 

D’une étude auprès de 720 patients, il ressort aujourd’hui que ce réducteur de cholestérol Inegy ne donne pas du tout le résultat escompté, à savoir réduire les dépôts de cholestérol dans les vaisseaux sanguins. C’est la première fois qu’on réalise une étude là-dessus. Le problème est connu : quand on a trop de cholestérol dans le sang, on court le danger de voir ces graisses se sédimenter sur les parois des vaisseaux, ce qui entrave le flux sanguin et accroît le risque de formation de caillots. Les réducteurs de cholestérol contrent ces dépôts de graisse et réduisent ainsi le risque de problèmes cardiovasculaires.

L’étude en question montre maintenant que l’Inegy fait bien baisser le cholestérol dans le sang, mais pas ses dépôts sur les parois des vaisseaux. Il les épaissirait même légèrement, c’est-à-dire le contraire, précisément, de ce qu’un médicament est censé faire !

Cette enquête était déjà terminée en 2006, mais ce n’est qu’aujourd’hui que les premiers résultats sont publiés. Aux États-Unis, cette publication tardive a déjà provoqué pas mal de remous. Une commission sénatoriale américaine a déclaré que les deux fabricants — Shering et MSD — avaient intentionnellement ralenti cette publication. Les résultats des premières études concernant l’Inegy, études qui mesureront l’effet du médicament sur les maladies cardiaques et la mortalité qui y est liée, ne seront pas publiés avant 2011.

19:09 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

16/03/2008

Vaccin antigrippal gratuit : Onkelinx revient sur sa promesse...

10 mars 2008 
En février, la ministre de la Santé Onkelinx avait soutenu l’idée d’un vaccin antigrippal gratuit grâce à l’application du modèle Kiwi. Aujourd’hui, elle a « changé d’avis ».

Dirk Van Duppen

 

Aux activistes de la Plate-forme Santé et Solidarité, la ministre Onckleinx a promis de s'occuper de la gratutité du vaccin antigrippal par l'application du modèle kiwi. Pour se désavouer quelques jours plus tard. (Photo Solidaire, Salim Hellalet)

Le 20 février dernier, la Plate-forme d’action Santé et Solidarité s’est présentée chez les ministres Onkelinx, Fonck et Vanackere, pour demander la gratuité du vaccin contre la grippe. Tous trois ont promis de soutenir la proposition lors de la conférence interministérielle du 11 mars, réunissant les sept ministres (!) compétents en la matière. Après la manifestation, le ministre flamand de la Santé, Steven Vanackere (CD&V) a écrit dans un communiqué de presse : « La Plate-forme d’Action milite en faveur de la gratuité du vaccin contre la grippe sans ordonnance et livraison directe chez les médecins généralistes. Je soulèverai ce point lors des négociations de la conférence interministérielle Santé publique. » Autrement dit, le ministre fédéral centralisera les achats de vaccins par adjudication publique, comme c’est le cas avec le modèle Kiwi.
    Mais après la manifestation, la ministre Onkelinx (PS) a expliqué dans le Journal du Médecin « qu’elle n’appliquerait pas le modèle Kiwi pour le vaccin contre la grippe ». Et ce pour trois raisons qu’elle a répété plus tard à la Chambre en répondant à une question posée par la parlementaire CD&V, Sonja Beck. Onkelinx : « Tout d’abord, la composition du vaccin antigrippal est adaptée chaque année aux souches virales de la grippe. Nous devrons donc chaque année refaire une demande d’offre ». Pourquoi est-ce un problème ? Ne pourrions-nous pas, par exemple, conclure des contrats-cadre de trois ans ?
    Onkelinx : « Secundo, les entreprises pharmaceutiques qui ont commercialisé un vaccin ces dernières années ont eu à plusieurs reprises des difficultés à satisfaire complètement la demande. » La raison est notamment qu’elles peuvent difficilement prévoir, elles ne sont jamais certaines de leurs ventes. Un problème qui peut justement être résolu par l’adjudication publique puisque les entreprises connaîtront le nombre exact de vaccins qu’elles pourront vendre.
    Onkelinx : « Enfin, l’approvisionnement sera-t-il garanti si une seule entreprise est chargée de la livraison ? » Cette garantie doit naturellement figurer dans le contrat. Wayne McNee, l’ancien directeur de Pharmac, l’institut qui organise le modèle Kiwi en Nouvelle-Zélande écrit à ce sujet : « Il y a quelques années, nous avons été confronté à ce problème, la société Sanofi n’a pas été en mesure de livrer suffisamment de vaccins. Nous avons rapidement résolu le problème en nous adressant à d’autres fournisseurs, tous les frais étant à charge de Sanofi. »
    Le 11 mars, une délégation de la Plate-forme Santé et Solidarité est allée à la conférence interministérielle pour rappeler à nos ministres leur promesse et en particulier soutenir la proposition du ministre Vanackere.

Lu dans SOLIDAIRE


12:09 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |