09/12/2007

FN Herstal :: Arrêt de travail contre la vie chère ...

Devant la diminution constante de leur pouvoir d’achat, les travailleurs de la FN ont décidé d’arrêter le travail ce mardi 27 novembre 2007.

François Ferrara
05-12-2007

Cet arrêt est un mouvement spontané des travailleurs qui tenaient à avoir des explications venant du monde politique et des instances syndicales face aux prix indécents de l’énergie et des denrées alimentaires de base. En l’absence d’un gouvernement, ils ont aussi demandé un geste à la direction pour compenser la vie chère.

 

Souvent en première ligne dans les combats des travailleurs (comme sur cette photo d’août 2006), ceux de la FN ont débrayé plusieurs heures le 27 novembre pour protester contre l’augmentation du coût de la vie. (Photo Solidaire, Antonio Gomez Garcia)

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Guy François, délégué FGTB explique : « Comme nous sommes dans une grosse entreprise, nous pouvons siéger dans plusieurs organes de la FGTB. Ce qui nous permet de bien informer nos travailleurs. Nous avons un très bon dialogue sur le terrain et, depuis les dernières élections nous avons beaucoup parlé avec nos travailleurs. Nous avons démontré que tant le gouvernement en affaires courantes que l’orange bleue ne prenaient pas leur responsabilités en matière de prix de l’énergie.

Il y a quatre ou cinq ans tu passais l’hiver avec 700 euros pour ton mazout et cet hiver-ci il faudra compter sur 2 000 euros. Et nos membres ne comprennent pas qu’on introduise dans l’index des produits technologiques comme les GPS, ce qui conduit l’index à ne pas monter. »

 

Comment avez-vous persuadé les travailleurs de débrayer ?

Guy François. En fait, la délégation ne l’a pas fait. La FN est souvent en premier lieu dans les combats. Comme les travailleurs n’avaient pas reçu de réponse de la FGTB nationale, ils ont voulu faire une action. En fonction de cette demande de la base, Antoine Fanara président de notre section syndicale a pris contact avec Pascal Potalivo de la CSC et, dans l’urgence, nous avons fait une assemblée générale.

Les travailleurs demandaient une prime de fin d’année, mais ils ont juste obtenu un jour de congé (le 31 décembre) et une avance de 100 euros sur une prime qu’il faut encore négocier, ce qui ne fait pas les affaires de leur portefeuille.

 

Quelle solution voyez-vous, alors ?

Guy François. Comme il manque entre 250 et 300 euros sur les salaires par rapport à l’index, il faut absolument sortir les produits qui faussent cet index. En tout cas, notre engagement par rapport au pouvoir d’achat sera total tant au niveau régional que national. Nous mobiliserons donc pour la manifestation du 15 décembre.

La base veut bouger

Du côté de la délégation CSC, c’est le même son de cloche. « C’est bien un mouvement spontané qui a démarré à l’atelier de montage. Nous trouvons que le national n’a pas beaucoup bougé jusque maintenant. La base a envie de bouger, il suffit de voir l’action de la CSC à Liège. Il y a un ras-le-bol général des travailleurs contre la flambée des prix. Nous entendons sans arrêt nos membres dire qu’ils travaillent et que malgré leur salaire, ils n’y arrivent plus. »

 

Quelle est votre explication ?

La délégation CSC. Les prix augmentent, mais l’index ne reflète pas la réalité. Avec les libéraux au pouvoir, l’avenir des travailleurs n’est pas rose. Le gouvernement en place ne veut pas rétablir le cliquet sur le prix des carburants et rejette la faute sur le futur gouvernement mais cela ne nous arrange pas du tout. Une autre partie de la solution pour améliorer le pouvoir d’achat est de diminuer les taxes sur les énergies et les carburants.

 

Participerez-vous à la manifestation du 15 décembre ?

La délégation CSC. Bien sûr, même si c’est un samedi, la mobilisation sera moins forte qu’en semaine. Mais nous trouvons que pour le moment il est très important de ne pas faire perdre de l’argent aux travailleurs. C’est pourquoi nous devons tous faire l’effort d’y aller.

11:47 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Secteur logistique • Un ministre 3socialiste3 peu soucieux des acquis ouvriers ...

Le ministre de l’Emploi Peter Vanvelthoven (SP.a) caresse depuis quelque temps l’idée de créer une nouvelle commission paritaire1 pour les travailleurs de la logistique. Bonne idée ?

Johnny Coopmans
21-02-2007



« Une fédération patronale ne pousse jamais à la création d’une commission paritaire pour les beaux yeux des travailleurs », écrit Herwig Jorissen, président des métallos FGTB flamands. (Photo archives)

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11:39 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

SNCB • Le train va arriver... si vous avez de la chance ...

L’an dernier, la ponctualité des trains a baissé de 1,3 %. La SNCB va-t-elle y remédier, comme elle l’affirme ? Quelles sont les causes des retards ?

Tony Pirard
21-02-2007

D’après la SNCB, près de la moitié (44 %) des retards sont dus à des problèmes de locomotives et de wagons. Une question d’entretien disent les techniciens. (Photo Solidaire, Lieven Soete)

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En 2006, 90,6 % des trains sont arrivés à temps ou avec un retard inférieur à cinq minutes. Une baisse de 1,3 % par rapport à 2005. « Inadmissible », pour le secrétaire d’État aux entreprises publiques, Bruno Tuybens (SP.a). La direction de la SNCB s’excuse et prétend prendre des mesures pour faire beaucoup mieux cette année.

Mais est-ce bien réaliste ? Car quelles sont les causes de ces retards ? Selon Infrabel, qui gère le réseau ferroviaire, un retard sur quatre est dû à des facteurs externes. C’est-à-dire à des accidents physiques (dont pas mal de suicides, environ un tous les trois jours), à des voitures aux passages à niveau, à des camions qui endommagent les caténaires… Des faits sur lesquels la SNCB n’a évidemment que peu d’emprise.

Mais, les retards sont également imputables aux nombreux travaux sur les grands axes ferroviaires. Et cela a beaucoup à voir avec la politique. Durant quelques décennies, on n’a guère investi dans l’entretien des voies et des caténaires. En de nombreux endroits, une rénovation s’impose d’urgence. De même, dans bien des gares importantes (Bruxelles, Liège, Anvers, Bruges, Gand, Charleroi, etc.), on effectue beaucoup de travaux. Ici aussi, une opération rattrapage, avec les inconvénients que cela entraîne.

Le climat a bon dos

Un petit tiers des retards sont dus à l’infrastructure. Ces dérangements sont souvent imputables au manque d’entretien, moins régulier que naguère. On y consacre également moins de personnel. En juin 2006, quand les caténaires de la ligne Bruxelles-Gand se sont rompues en deux endroits, Infrabel a incriminé les fortes chaleurs estivales. Les techniciens d’Infrabel nous ont toutefois confirmé que la cause réelle se situait dans l’entretien, vraiment en dessous de tout. Les fortes chaleurs tombaient donc bien comme excuse pour la SNCB.

Le reste des retards (44 %) sont dus à l’opérateur SNCB même. Il s’agit ici de pannes de locos, de voitures défectueuses, etc. Ici aussi, on aurait pu éviter nombre de ces pannes. L’entretien est moins fréquent : pour économiser de l’argent et du personnel. En outre, on laisse souvent rouler du matériel défectueux pendant des journées entières au lieu de le réparer.

Enfin, la SNCB a tellement modifié ses réglementations de service, en décembre 2006, que bien des gens n’ont plus leurs correspondances et mettent donc plus de temps pour leurs trajets.

Dans certains cas, cette réglementation a été bricolée de façon irréaliste : ainsi, dans certaines gares, le conducteur de train ne dispose que de 4 à 6 minutes entre l’arrivée du train et le départ dans la direction inverse. C’est bien trop peu. Il doit découpler son train, galoper à l’autre bout de la voie, remettre le train en service et pratiquer une série d’opérations avant de pouvoir repartir, sans compter un éventuel besoin pressant. Résultat : le train repart avec du retard.

11:34 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |