07/12/2007

Touche pas à mes patates :: Dix points du PTB contre la vie chère et pour la solidarité

Patates, énergie, diesel, tout augmente dans les deux langues. L’orange bleue cache derrière l’arbre communautaire une forêt de mesures antisociales en préparation. Les syndicats appellent à une grande manifestation le 15 décembre. Le PTB propose 10 points pour se protéger de la vie chère et de l’orange bleue. Et propose aux partis socialistes de passer au détecteur syndical.

David Pestieau
05-12-2007

 

1. Des prix plafond pour les biens de première nécessité comme le pain, les pommes de terre, le lait, la viande

Les grands magasins et les grandes firmes de l’agro-alimentaire nous font payer trop. Ils imposent au consommateur une hausse des prix beaucoup plus importante que celle due à la hausse du prix des matières premières. Auparavant, le prix du pain était contrôlé par l’Etat avec un prix plafond. Généraliser ce système limiterait les hausses des prix des produits qu’on achète tous les jours.

 

 

2. L’énergie n’est pas un luxe. Baisse de la TVA de 21 à 6 % sur gaz, électricité et mazout et prix maximum pour le gaz et l’électricité

 

Le prix du gaz et de l’électricité doit être à nouveau mis sous contrôle de l’Etat. Une loi devrait imposer un prix à ne pas dépasser. Ensuite, une baisse de la TVA permettrait de diminuer la facture énergétique de 12,4 %. Cette baisse serait compensée par une taxe exceptionnelle sur les bénéfices des géants de l’énergie.

3. Augmentation des salaires et des allocations sociales

Les salaires réels baissent par rapport à l’inflation. La part des salaires dans le revenu national diminue au bénéfice de nos patrons. L’équivalent d’une perte de 750 euros par salarié, par an, alors que nous sommes toujours plus productifs. Par contre, le top 20 des entreprises belges a fait un bénéfice de 23 milliards d’euros en 2006 (une hausse de près de 40 %).

Les travailleurs doivent récupérer une part du gâteau. Et les pensionnés, invalides, chômeurs doivent aussi voir leurs allocations augmentées. Il y a déjà un Belge sur sept qui est pauvre…

 

4. Touchez pas à l’index. L’essence et le diesel dans l’index

 

Les salaires sont automatiquement adaptés à l’évolution de l’indice des prix (l’index). Malgré ce mécanisme, le pouvoir d’achat régresse, notamment car l’index a été trafiqué : l’essence et le diesel ne sont pas inclus dans les produits pris en considération. Or, le prix du carburant a doublé depuis 2000. Revenir à un index véritable permettrait de faire face à cette hausse. Les augmentations prévues dans les conventions collectives de travail aussi doivent être intégralement appliquées.

 

5. Moins d’impôts pour les travailleurs, plus pour les grandes fortunes

Impôts, taxes communales s’alourdissent chez les travailleurs. Alors que le gouvernement en formation fait les yeux doux aux gros actionnaires. Il leur promet de nouvelles baisses d’impôts sur les bénéfices. La Belgique devient de plus en plus un enfer fiscal pour les gens, un paradis fiscal pour les grandes fortunes.

Au contraire, il faut baisser les impôts sur les bas et moyens revenus. Et les plus riches doivent porter les charges les plus lourdes. Introduction d’un impôt sur les fortunes des millionnaires en euros.

6. Les médicaments de 50 à 90 % moins chers, par l’application du véritable modèle kiwi

Pour comprimer le coût des médicaments, le docteur Dirk Van Duppen (PTB) a proposé le modèle kiwi qu’il a emprunté à la Nouvelle-Zélande. Dans ce pays, on procède à un appel d’offres public pour chaque médicament. On choisit le produit le meilleur et le moins cher et on le met sur le marché. Si l’on introduit ce système en Belgique, notre sécurité sociale économiserait 1,5 milliard d’euros. Cet argent pourrait servir notamment à rembourser les médicaments et à rembourser intégralement les consultations chez les généralistes.

7. Des emplois stables à la place des intérims. Plus de flexibilité ? Non merci !

L’orange bleue menace la qualité des emplois. Elle veut généraliser le travail temporaire et intérimaire. Déjà aujourd’hui, la moitié des jeunes doivent commencer avec un contrat temporaire, un sur cinq par l’intérim. La Belgique ne doit pas devenir un gigantesque bureau d’intérim.

Chacun doit pouvoir construire un avenir stable. Même chose pour les horaires : 8 heures par jour, 38 heures par semaine doivent rester la règle pour les horaires de travail, pas l’exception. Nous ne voulons pas de nouvelles lois qui autorisent les patrons à payer des heures suplémentaires moins cher que des heures normales.

 

8. Touchez pas aux pensions et aux prépensions. Pas de pacte des générations bis

Le gouvernement Verhofstadt nous a imposé le pacte des générations. L’orange bleue veut continuer dans cette voie. Elle veut obliger tous les plus de 50 ans à travailler jusqu’à 65 ans (alors qu’aujourd’hui on peut partir à la pension à 60 ans dans certains cas). L’orange bleue veut aussi durcir le calcul de la carrière donnant droit à une pension complète. Alors que nos pensions sont déjà parmi les plus basses d’Europe.

Avec 500 000 chômeurs, pourquoi faudrait-il travailler plus longtemps ? Les plus âgés ont droit à un repos bien mérité, les jeunes peuvent les remplacer et avoir ainsi un boulot.

 

 

9. Non au service minimum. Préserver le droit de grève

 

Si l’orange bleue défend une politique anti-sociale, elle veut aussi limiter le droit de s’exprimer. Elle veut imposer un système obligeant certains travailleurs qui veulent faire grève à travailler : c’est le service minimum, notamment dans les transports. C’est une atteinte directe au droit de grève, droit garanti par la Constitution.

En outre, un service minimum est impraticable aux heures de pointe… sauf si tout le monde travaille.

10. Pour une sécurité sociale fédérale forte

Pensions, soins de santé, chômage, allocations familiales : chacun a besoin un jour de la Sécurité sociale.

Ce système de solidarité a été construit par les luttes de nos parents. Aujourd’hui, la sécu est menacée. Pour son financement. Par la commercialisation. Et par les projets de scission sur base régionale. La ligne de fracture dans ce pays passe entre les riches et les pauvres, pas entre le Nord et le Sud.

Nous nous opposons à la scission de la sécurité sociale, mais aussi de la politique de l’emploi et des salaires. Nous voulons au contraire que la sécurité sociale soit refinancée au niveau national.

Hebdomadaire du Parti de Travail de Belgique | bd M. Lemonnier 171, 1000 Bruxelles | 37e annee n°46 [1681) du 5 décembre 2007

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> Action PTB « Touche pas à mes patates » le 15 décembre
> Les partis socialistes passent au détecteur syndical
> Syndicats Manifestation le 15 décembre
> Les chiffres choc

11:49 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

06/12/2007

Si on ne peut même plus faire grève...

Zaventem :: Procès après une grève à l’aéroport

Beaucoup de monde à l’audience du 3 décembre, où l’affaire a été reportée au 21 janvier. On y a appris que les grévistes et les syndicats devraient payer chacun 700 000 euros si les plaignants obtenaient gain de cause.

Johnny Coopmans
05-12-2007

« Un client adresse sa réclamation au prestataire de service, pas à son personnel », a déclaré Jan François (au milieu), responsable national du secteur. (Photo Solidaire, Johnny Coopmans).

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Suite à une grève en avril dernier, l’avocat Cafmeyer a raté son vol. Furieux, il a téléphoné aux quatre coins du pays et retrouvé 272 autres personnes qui ce jour-là s’étaient rendues pour rien à Zaventem. Lundi dernier, ils étaient donc au tribunal pour réclamer des dommages et intérêts à 48 grévistes et 2 responsables syndicaux de Transcom, le syndicat chrétien des transports : Jan François, permanent national du secteur, et le président Marc Van Laethem.

Jan François : « Au cours de l’année qui a précédé la grève, il y a eu plus de 150 assemblées à l’aéroport pour trouver une solution à des situations intenables. C’est alors que le personnel, exaspéré, est passé à l’action. Dans le mois qui a suivi la grève, trois directeurs, qui avaient du mal à communiquer avec les syndicats, ont été licenciés.

Ce procès nous mène vers des situations à l’américaine. Logiquement, un client adresse sa réclamation au prestataire de services et non à son personnel. Mais le pire, c’est que l’avocat a recruté des clients via un site web, ce que le code déontologique interdit. Par ailleurs, tout le monde sait que les actuels négociateurs du gouvernement ont mis à l’ordre du jour un service minimum. Outre des individus, les syndicats en tant que tels ont également été assignés. Cela va dans le sens de donner une personnalité juridique aux syndicats. »

Même son de cloche du côté de la FGTB. Trois secrétaires fédéraux (Vandaele, Copers et Vanlancker) étaient au procès, aux côtés de Philippe Richard, président de la CGSP Voies aériennes. « C’est un dangereux précédent, une attaque en règle contre le droit de grève. »

10:31 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Fraude fiscale • Guus n’est jamais rentré en Hollande et risque 10 mois de prison ...

Habiter aux Pays-Bas mais profiter d’un climat fiscal belge favorable aux gens très riches : le fisc hollandais en a marre. Demandez donc à l’entraîneur de foot Guus Hiddink.

Thomas Blommaert
14-02-2007

L’entraîneur hollandais de football Guus Hiddink. (Photo archives)

10:27 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |