05/12/2007

Genk – Deurne: Deux élus PTB+ exigent des mesures contre les particules fines ...

Harrie Dewitte est nouvel élu PTB+ à Genk, Dirk Van Duppen à Deurne. Tous deux exigent des mesures contre les concentrations de particules fines dans leur commune.

Free Van Doorslaer
14-02-2007

Harrie Dewitte avec, à l’arrière-plan, l’aciérie ALZ qui a déjà pris des mesures contre la pollution atmosphérique. Mais toujours rien quant aux mesures à prendre pour nettoyer régulièrement les endroits pollués, mesures qu’Harrie Dewitte avait déjà proposées l’an dernier devant le conseil communal. (Photo Solidaire, Peter Vanloffelt)

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La semaine dernière, à Genk, on a rendu publics les résultats des mesures des concentrations de chrome et de nickel dans l’atmosphère de Genk-Sud. Le médecin du PTB, Harrie Dewitte, s’était déjà lancé l’an dernier dans la bagarre pour un assainissement de l’air dans le quartier de Sledderlo et environs. En apprenant les nouveaux résultats, la semaine dernière, il a qualifié la situation d’angoissante. « Il y a vingt fois trop de nickel et quatorze fois trop de chrome dans l’air », a-t-il déclaré. L’école de quartier De Sleutel (la clé), fréquentée par 300 élèves, est particulièrement touchée. Les risques pour les enfants sont deux fois plus élevés que pour les adultes. En même temps, Harrie Dewitte a demandé qu’on mesure aussi les concentrations en particules fines à proximité de l’école.

En réaction à l’enquête sur la santé menée par Médecine pour le Peuple et qui a révélé qu’un enfant sur deux de moins de deux ans prenait déjà des médicaments contre l’asthme, la Société flamande de l’environnement a placé six points de mesure supplémentaires à Genk. Et l’entreprise ALZ – source de la pollution – a commencé à couvrir ses décharges de scories métalliques. ALZ a dressé une liste de 35 interventions qui doivent être réalisées pour 2008. Le député Frank Smeets a confirmé que l’enquête requise parmi la population débuterait effectivement elle aussi d’ici quelques mois.

L’an dernier déjà, Harrie Dewitte avait proposé des mesures directes pour assainir les endroits pollués régulièrement fréquentés par les enfants. On attend toujours. Il s’agit surtout du nettoyage hebdomadaire, à l’aide d’arroseuses, des endroits où jouent les enfants ainsi que des rues du quartier. C’est pourquoi Harrie Dewitte a rédigé un rapport très ferme sur la sous-estimation des risques pour la santé, dans lequel il propose des mesures concrètes et pratiques, mesures qu’il compte défendre au prochain conseil communal ce mercredi 15 février.

Un point de mesure de plus demandé à Deurne-Nord

Le Dr Van Duppen désire que la Société flamande de l’environnement installe également un point de mesure à Deurne-Nord afin de repérer les quantités de fines particules. Les valeurs atteintes à Luchtbal, Borgerhout et Hoboken se situent déjà au-dessus des normes européennes. Un point de mesure en plus à Deurne-Nord, par où passe à peu près tout le trafic des poids lourds de et vers le port d’Anvers, est urgent et indispensable. Car le carrefour, situé juste à côté du Sportpaleis, est bordé de quartiers habités. « De plus en plus d’études montrent que les fines particules, en provenance entre autres du trafic routier, accroissent les risques de maladies cardio-vasculaires. Dans les zones intra-urbaines, les risques de décès ne sont pas moindres que ceux d’un fumeur », déclare Dirk Van Duppen.

12:04 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

04/12/2007

Belgique: Enfer ou paradis fiscal ?

http://www.dailymotion.com/video/x3npvz_belgique-enfer-ou... (1ère partie)

http://www.dailymotion.com/related/6145487/video/x3nsmd_b... (seconde partie)

http://www.dailymotion.com/related/6149029/video/x3npvz_b... (troisième partie)

-------- Message original --------

Sujet: Belgique: Enfer ou Paradis Fiscal ? - La vidéo
Date: Tue, 4 Dec 2007 18:36:37 +0100
De: Alex Pozetti <alexpozetti@gmail.com>


Bonjour,

A voir ABSOLUMENT !!! ....Si vous avez raté l'émission lors de son passage à la télé, ou si vous désirez la revoir:

Belgique: Enfer ou Paradis Fiscal ? (cliquez sur le lien pour accéder à la vidéo).

L'émission de la RTBf, "questions à la une", a été divisée en trois parties pour des raisons techniques (lourdeur du fichier, limité à 150 Mo maximum par séquence sur "Dailymotion").

Faites passer ce mail à tous vos contacts, car le sujet illustre très bien l'une des revendications posées pour la manifestation du 15 décembre: "Pour une fiscalité plus équitable".

21:55 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Ordre des médecins • Quatre millions d’euros pour financer des «tasses de bière»?

Des médecins sont poursuivis en justice car ils refusent de cotiser à l’Ordre des médecins. Comment celui-ci utilise-t-il l’argent des cotisations ? Enquête.

Marco Van Hees
14-02-2007

Le docteur Keijzer (Médecine pour le Peuple) devant l’Ordre des médecins en 2002. Le fait de pratiquer la médecine gratuite était considérée comme de la concurrence déloyale. (Photo Solidaire, Salim Hellalet)

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« Docteur, savez-vous à quoi l’Ordre des médecins utilise la cotisation que vous lui versez ? » Posez la question à votre médecin et vous aurez sans doute la même réponse que celle que nous avons reçue : « Aucune idée... » Cette interrogation, nous l’avons également soumise à des parlementaires et médecins qui planchent sur des projets de réforme de l’Ordre. Des spécialistes du sujet, donc. « Bonne question... », nous répondent-ils sans pouvoir en dire plus.

L’Ordre des médecins a été créé par la loi du 25 juillet 1938. Il est chargé de « veiller au respect des règles de la déontologie médicale et au maintien de l’honneur, de la discrétion, de la probité et de la dignité des membres de l’Ordre. » Une sorte de police des médecins, donc. Sur son site internet, on tombe rapidement sur une page précisant que les médecins ont l’obligation légale de payer la cotisation. Par contre, on n’y trouve aucune indication sur ses comptes.

Nous décidons donc de contacter les dirigeants de l’institution et parvenons à joindre par téléphone un de ses deux vice-présidents nationaux, le Dr Marc Nollevaux. L’entretien débute normalement, mais notre interlocuteur devient rapidement nerveux. « Je m’étonne tout de même de vos questions. Cela concerne la vie privée...

– Les comptes de l’Ordre sont-ils soumis à des contrôles fiscaux.

– Mais oui, que croyez-vous ? On ne prend pas l’argent pour le boire... L’Ordre est une institution de droit public dont le fonctionnement est sévère.

– Pouvez-vous nous dire en gros comment est utilisé l’argent ?

– À payer le personnel, d’abord. Il y a quinze employés au niveau national et sept à huit employés par province. Et puis, il y a les locations du café...

– Pardon ?

– Pour boire de temps en temps une tasse de bière [sic]...

– Euh... Y a-t-il une instance qui contrôle les comptes ? La Cour de comptes peut-être ?

– Je suppose... Ecoutez, je suis excessivement mécontent de vos questions. Je vais mettre fin à cet entretien... » Tuuuut.

Nous n’en saurons pas plus. Pourtant, nous avions des éclaircissements à lui demander. D’après ce qu’il nous dit, l’Ordre compte au total environ 90 employés. Selon les informations que nous avons pu obtenir, il y a bien quinze employés au conseil national de l’Ordre, mais certains conseils provinciaux n’en comptent que 2 ou 4. Admettons pourtant son chiffre de 90. Cela correspond à une charge salariale de quelque 3 millions d’euros. Mais les recettes de l’Ordre sont beaucoup plus importantes...

La cotisation annuelle varie de 150 à 200 euros par an, selon les provinces. Si l’on compte une cotisation moyenne de 175 euros, multipliée par les 40 000 médecins du pays, on arrive à une recette de 7 millions d’euros. Après avoir retiré les salaires, il reste encore 4 millions d’euros (160 millions de francs).

Que fait l’Ordre avec tout cet argent ? Ses fonctions consistent à prendre des décisions, donner des avis, répondre au courrier... Cela entraîne, outre les frais de personnel, de menus frais de bureaux : ordinateurs, papiers, timbres... Pas que quoi engloutir 4 millions.

Il y a aussi les locaux professionnels. Mais d’après nos informations, l’Ordre est propriétaire de son siège national (le prestigieux bâtiment de la place de Jamblinne de Meux, à Schaerbeek) et de ses sièges provinciaux. L’institution ayant 60 ans d’âge, ses immeubles sont certainement payés depuis longtemps.

Peut-être l’Ordre investit-il une partie de ses rentrées dans des placements financiers. Mais dans ce cas, cela lui rapporterait des intérêts ou dividendes. Ses revenus annuels seraient donc encore plus importants que mentionnés plus haut.

Bref, à ce stade de notre enquête, nous sommes obligés de le constater : nous n’avons pas de réponse à notre interrogation de départ. Beaucoup de médecins progressistes rechignent à payer des cotisations à l’Ordre car ils ne partagent pas du tout ses orientations politiques (lire ci-contre). Comme si cela ne suffisait pas, il s’avère que l’utilisation même de ces cotisations est enveloppée d’un épais mystère. Sans doute est-ce lié à la philosophie aristocratique de l’Ordre, dont les dirigeants, se sentant investis d’un pouvoir supérieur, estiment n’avoir aucun compte à rendre.

Dr Michel Roland

« L’Ordre ne défend pas l’intérêt des patients »

Médecin généraliste et enseignant (ULB), Michel Roland est très critique à propos de l’Ordre des médecins.

Michel Roland. L’Ordre des médecins est une sorte de tribunal d’exception. On m’a soumis le cas d’une erreur médicale très grave, à l’issue fatale. L’époux de la victime a décidé de saisir l’Ordre des médecins. Je lui ai dit qu’il pouvait le faire, mais que tout ce qu’il recevrait, c’est une lettre indiquant : « Nous avons bien enregistré votre plainte. » Si un ingénieur fait une erreur, les victimes peuvent saisir le tribunal, lequel fera appel à des ingénieurs experts. Il n’y a pas un Ordre des ingénieurs. En faut-il un pour les médecins ?

Selon moi, soit il ne faut pas d’Ordre du tout, soit il faut une structure professionnelle ouverte à des non-médecins, avec publicité des débats, publicité des jugements et instructions par des tiers. Mais pas cette institution archaïque, avec leurs robes du Moyen Âge. Depuis l’avortement, l’Ordre des médecins a toujours été du mauvais côté. Il condamne le médecin qui fait payer trop peu aux patients, jamais celui qui demande de trop. Il faut supprimer ce bazar !

Dr Jan Keijzer

« Supprimons l’obligation de cotiser à l’Ordre »

Ce généraliste de Médecine pour le Peuple-La Louvière a été condamné pour ne pas avoir payé ses cotisations.

Jan Keijzer. L’Ordre mène actuellement des procès contre plusieurs médecins de Médecine pour le Peuple : ceux des centres de Molenbeek, Marcinelle et La Louvière. Celui de Zelzate est aussi à nouveau dans son collimateur. À La Louvière, le juge des saisies a même autorisé l’Ordre à saisir les meubles et les comptes de l’asbl.

Pour moi, il faut supprimer l’obligation d’adhérer et de cotiser à l’Ordre. D’abord parce qu’il défend la médecine du fric. Quand j’ai commencé à La Louvière, j’ai subi une procédure disciplinaire interne parce que je pratiquais la médecine gratuite, considérée comme « concurrence déloyale ».

Ensuite, parce que les compétences de l’Ordre ont été fortement réduites avec la loi sur le droit des patients, les généralisation des médiateurs dans les hôpitaux, la dépénalisation de l’avortement et de l’euthanasie, la création d’un comité de bio-éthique... Autant de domaines dans lesquels l’Ordre intervenait (mal) auparavant. L’Ordre n’a plus d’utilité.

 

 

21:08 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |