04/12/2007

Zelzate • Les pigeons fidèles au(x) poste(s) ...

À Zelzate-Ouest, la section locale du PTB a mené une action ludique contre la disparition des guichets postaux dans leur quartier.

Jan Moerman
07-02-2007

Le conseiller communal PTB Frans Van Acoleyen lâche des pigeons pour qu’on ne revienne pas à l’époque où ils servaient à acheminer le courrier. (Photo Solidaire, Dieter Boone)

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -


Zelzate-Ouest compte environ 5 000 habitants mais La Poste veut y fermer son bureau. Le 26 janvier, le PTB Zelzate a organisé une action contre cette mesure. Le conseiller communal Frans Van Acoleyen a remis un bouquet de fleurs à la perceptrice. Après quoi, des pigeons ont été lâchés ! Pour signifier à La Poste qu’elle renvoie les habitants à l’époque où l’on acheminait le courrier de la sorte.

Quelques clients de La Poste venus par hasard ont réagi positivement à cette action ludique. Depuis plusieurs années, ils se sentent de plus en plus exclus : diverses agences de banque et le bureau des Mutualités chrétiennes sont déjà partis, d’autres bureaux ont fortement réduit leurs heures d’ouverture.

Aussi, ne faut-il pas s’étonner si, entre-temps, 1 200 signatures ont été récoltées à l’appui de la pétition : « Notre bureau doit rester ouvert avec, au minimum, les prestations de services actuelles. »

La fermeture du bureau était prévue pour le 23 février, mais elle a été reportée pour une durée indéterminée. Il faut savoir que La Poste n’a encore déniché personne qui soit disposé à ouvrir un point-poste.


16:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Bureau de poste à Moen • La section SP.a contre le secrétaire d’état SP.a ...

À Moen, la section locale du SP.a s’oppose à la fermeture du bureau de poste. Contestant le secrétaire d’État SP.a, Bruno Tuybens.

Jan Noordijk
07-02-2007

Naguère, les cinq sections de l’entité de Zwevegem (à côté de Courtrai) totalisaient trois bureaux de poste : à Zwevegem même, à Moen et à Sint Denijs, et, à Heestert et Otegem, un facteur tenait une « halte postale » ouverte une heure et demie par jour. Mais c’est déjà le passé. En ce moment, seuls les habitants de Zwevegem et de Moen ont encore leur propre bureau de poste.

 

Avec la fermeture du bureau de Moen, les habitants de la petite localité (1 161 familles), de St Denijs (1 074 familles) et de Heestert (1 013 familles) seront renvoyés au bureau de Zwevegem. Soit, pour certains, un déplacement de plus de 10 km.

Ce qui va entraîner nombre de problèmes pratiques et de frais pour la population, dont les déplacements vers Zwevegem centre, les problèmes de parking et de service : moins de personnel pour 3 000 familles en plus.

Le SP.a Zwevegem réagit

La section locale du SP.a trouve inacceptables les alternatives (genre point poste) proposées par La Poste. « Et la sécurité ? Et la discrétion, et le respect de la vie privée dans le traitement des envois recommandés ? Et les connaissances professionnelles et les informations à la clientèle ?

Le SP.a de Zwevegem s’oppose à la fermeture de ce bureau et à la poursuite du démantèlement des services publics.

Avec une bonne centaine d’habitants de Moen, de Heestert et de Sint Denijs, nous avons signé une pétition qui, très prochainement, sera remise à Monsieur Johnny Thijs, administrateur délégué de La Poste.

16:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

03/12/2007

Fédéralisme • Le droit du travail bientôt différent à Gand, Bruxelles ou Mons ?


Une durée de préavis différente, des cotisations sociales à la carte, selon que vous travaillez en Flandre, en Wallonie ou à Bruxelles ? Cela arrivera peut-être demain. Vigilance.

David Pestieau
07-02-2007



Un front bilingue pour l'arrêt des réformes de l'état est nécessaire. (Photo Solidaire, Martine Raeymaekers)

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -

--------------------------------------------------------------------------------

Le week-end dernier, après le CD&V et le SPa, le VLD s’est prononcé pour une régionalisation de la politique de l’emploi. Le MR veut déjà en discuter du côté francophone. Le danger se précise : le sujet sera probablement abordé lors de la formation du nouveau gouvernement en juin prochain.

Motif de cette régionalisation ? Il y aurait des différences objectives entre la Flandre et la Wallonie. A quoi les syndicats, opposés à toute régionalisation, répondent : « Ni la Flandre, ni la Wallonie ne sont homogènes. Nivelles n’est pas La Louvière, Gand n’est pas Genk. Les différences sont question de sous-régions1 »

Mais les raisons réelles des politiciens et du patronat sont ailleurs: on pourrait s’attaquer plus facilement aux lois qui organisent le travail, aux heures sup’, aux allocations de chômage,… voire créer des différences salariales entre Nord et Sud.

Karel Van Eetvelt, d’Unizo [Union des classes moyennes (PME) en Flandre] a dit : « Les chômeurs qui ne cherchent pas activement un emploi doivent être sanctionnés. Mais, pour cette sanction, la Flandre dépend de l’institution nationale qu’est l’Onem. Actuellement, sur les milliers de chômeurs qui n’ont pas suffisamment cherché un emploi, seuls 10 % ont été sanctionnés. Il y a obstruction au niveau national. »

Les syndicats : « si on régionalise l’emploi, la Sécu suivra ».

Régionaliser la politique de l’emploi serait mettre le doigt dans l’engrenage, ont déclaré la FGTB et la CSC le 2 février. Si on régionalise la compétence sur l’emploi, la Sécu suivra. Car avec des législations différentes, des cotisations sociales variables selon les Régions, la voie sera rapidement ouverte à la scission des soins de santé ou du chômage. Et comme le souligne Claude Rollin, secrétaire général de la CSC : « Près de 30 % des entreprises sont multi-sièges, établies dans deux ou trois régions. Elles procurent 25 % des emplois, soit 600 000 personnes.2 »

Les conventions collectives de travail qui sont actuellement en cours de négociation dans les différents secteurs d’activité et qui fixent notamment les augmentations salariales seraient aussi en danger. Ces conventions sont aujourd’hui signées à l’échelle nationale, ce qui garantit les mêmes droits, par exemple, aux ouvriers de la chimie, qu’ils travaillent à Liège ou à Anvers.

Ces conventions nationales n’arrangent pas vraiment le patronat, partisan du « diviser pour régner ». Une régionalisation pourrait permettre de mettre les salaires en concurrence, par exemple. Mais surtout de partir de conventions comportant moins de droits de base. Déjà aujourd’hui certaines conventions collectives ne contiennent pas de salaire minimum horaire, au niveau provincial ou de l’entreprise. Des conventions collectives régionales pourraient entraîner de graves différences entre travailleurs d’un même secteur.

D’où l’importance des conventions sectorielles nationales, avec un bon programme de revendications, dans les semaines qui viennent. Et la nécessité d’un front bilingue pour l’arrêt des réformes de l’état qui veulent détruire les mécanismes de solidarité construits par des générations de travailleurs.

1 Le Soir, 3-4 février 2007 • 2 idem

20:58 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |