02/12/2007

Qui va payer pour sauver la planète ?

Editorial • Solidaire n°5 du 7 février 2007

07-02-2007

 

David Pestieau


Allo, la Terre, comment va ? Avec le réchauffement climatique de la planète, il y a de quoi être inquiet pour nous et nos enfants. Montée des eaux, tempêtes, canicules à répétition sont à craindre.

Mais il y a une bonne nouvelle. Si le réchauffement climatique actuel est dû à l’action humaine, l’homme peut encore faire quelque chose pour prévenir les catastrophes annoncées. Que faire ? Réduire fortement les émissions de CO2.

Mais comment ? Et qui va payer?

Sauver les mouettes, oui. Être pigeon, non. (Photo Solidaire, Vinciane Convens).

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Des ministres de certains pays industriels proposent des taxes « vertes » pour décourager l’utilisation d’énergie. Vous savez le genre de taxes qui n’empêche pas le riche de faire un voyage d’affaires mais bien le travailleur de partir en vacances. Chez nous, Verhofstadt estime qu’il faut faire plus d’efforts. D’abord chez nous, qui devons revoir nos comportements. Pas vraiment du côté de l’industrie qui « a déjà atteint une limite ».

Ah bon? Les grandes entreprises sont des grands consommateurs d’énergie. Et pourtant elles paient le moins. Et pourquoi les géants de l’énergie ne devraient-ils pas payer, alors que leurs bénéfices crèvent les plafonds ? La semaine dernière, Exxon annonçait le plus haut bénéfice de l’histoire des Etats-Unis : 30 milliards d’euros.

Ces géants ont une dette envers l’humanité pour la pollution dont ils ont profité, sans en payer vraiment les conséquences. Electrabel a largement sous-financé le fonds destiné au retraitement des déchets nucléaires produits par ses centrales.

Assoiffées par le profit immédiat, ces grandes firmes n’ont pas vraiment non plus encouragé des recherches sérieuses sur les énergies renouvelables. Cela doit changer, elle doivent payer pour que les recherches aboutissent vite à des solutions viables.

 Il faut bien sûr aussi donner les moyens à l’homme de la rue de faire des économies d’énergie. Mais pas en le culpabilisant. Plutôt en levant les obstacles posés par la société du profit d’abord. Et en proposant des solutions collectives et sociales.

 Dans les transports, par exemple. Une priorité serait d’investir massivement dans les services publics de train, tram et bus. Des services de qualité, très fréquents et denses. Ce qui veut dire mettre fin à la privatisation actuelle et au règne de « tout en camions ». Autre exemple, le chauffage. Des systèmes de chauffage collectif sur un quartier entier pourraient faire économiser jusqu’à 50 % d’énergie. La mesure pourrait déjà s’appliquer pour les nouvelles constructions et les parcs de logements sociaux.

Vous aussi, vous avez des idées et des questions sur ce sujet…brûlant ? N’hésitez pas à nous les faire parvenir. Nous y reviendrons dans nos prochaines éditions.

23:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Le prince et les journaux ...

Solidaire n°4 du 31 janvier 2007

Le dessin de Matiz
31-01-2007


 

11:09 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

La fermeture des bureaux ne passe pas comme une lettre à la poste...

Courtrai, Menin, Droixhe, Deurne, Namur, Zelzate, Genk... Un peu partout, des comités se créent contre la décision de La Poste de fermer 160 bureaux en février-mars. Et un sur deux d’ici 2010. En cause, la libéralisation des activités postales.

Free Van Doorslaer, Marco Van Hees, Tashunka Saeys



Le conseil communal de Genk écrit au patron de La Poste
« Ils suppriment tout, ici »
Un bureau sur deux devrait fermer
Les 160 bureaux dont la fermeture est prévue en février-mars 2007
La Poste privatisée à quatre niveaux
Le conseil communal de Genk écrit au patron de La Poste


La file dans un des bureaux que La Poste veut fermer à Genk. En bas: Harrie Dewitte (de dos), conseiller communal PTB, remet une pétition au bourgmestre de Genk. (Photos Solidaire)



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Johnny Thijs et le secrétaire d’État Tuybens ont reçu une lettre leur demandant de ne pas fermer les bureaux de poste des quartiers Kolderbos et Boxberg.

C’était juste avant le premier conseil communal de Genk, ce 22 janvier. Une délégation d’habitants attend le bourgmestre Jef Gabriëls avec 700 signatures récoltées dans les quartiers Kolderbos et Boxberg pour exiger le maintien de leurs bureaux de poste. Ils figurent en effet sur la liste des 160 bureaux que La Poste a l’intention de fermer en février-mars.

Au conseil communal même, le conseiller PTB Harrie Dewitte propose d’adresser la même demande, par lettre, à Johnny Thijs, administrateur délégué de La Poste et au secrétaire d’État compétent, Bruno Tuybens.

Ses arguments ? Ce ne sont pas les clients qui manquent, il y a toujours des files aux guichets. En effet, les habitants des quartiers voisins de Sledderlo, Vlakveld et même Termien se servent du bureau de poste du Kolderbos. En outre, il y a dix ans, la seule agence de banque du quartier (CGER) a déjà fermé ses portes. Bien des clients ont donc transféré leur compte à la banque de La Poste.

En outre, les quartiers comptent beaucoup d’habitants qui nécessitent un accompagnement supplémentaire pour les questions d’argent et les employés du bureau ne manquent pas d’expérience en la matière. Un habitant sur six de Kolderbos ou Sledderlo a plus de soixante ans. Beaucoup de familles, aussi, avec des enfants en bas âge. Pour ces personnes, des déplacements supplémentaires constituent un surcroît de problèmes. La direction de La Poste veut remplacer les bureaux actuels par des « points poste ». Mais la gamme de services proposée est moins étendue.

Le bourgmestre Jef Gabriëls s’est dit d’accord avec cette argumentation et a fait circuler la lettre parmi les conseillers communaux. Finalement, les 39 conseillers se sont empressés de la signer comme un seul homme. En attendant, on ne sait pas si Thijs ou Tuybens ont trouvé une boîte aux lettres pour expédier leur réponse…


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« Ils suppriment tout, ici »
Le bureau de poste de Kolderbos est à moins de 200 mètres de Médecine pour le Peuple-Genk. Bien des patients du quartier refusent sa fermeture.

• Willy Pairoux : « Pourquoi un tel bureau de poste doit-il faire du bénéfice ? C’est quand même l’État ! Ne sommes-nous pas assez intéressants pour eux car nous n’avons pas de compte épargne ? Moi, je peux encore enfourcher mon vélo et me rendre dans le centre ville, mais les plus âgés ? Ce manager de La Poste qui gagne autant, il se fout de ce qu’on pense de lui, mais nous devons pouvoir empêcher cette fermeture. »

• Agnes Gielen : « Le local est trop grand ou trop cher ? Qu’ils allouent un appartement pour y mettre le bureau de poste, mais il ne peut pas fermer. C’est un service à la population. Que veulent-ils faire ? Tout supprimer dans le quartier et tout muter vers le centre de Genk ? Ce n’est pas faisable. Et il n’y a même pas de place pour se garer !

Combien d’habitants y a-t-il ici, au Kolderbos ? Nous ne sommes pas assez riches, sans doute ? J’ai fait état du problème à la guichetière du bureau de poste dans le centre. Et elle m’a dit qu’en effet, pour Bruxelles , nous n’étions pas assez intéressants. »

• Bertha : « La semaine dernière, j’avais un paquet à reprendre à la poste et j’ai dû attendre trois quarts d’heure. Ca ne va quand même pas, un seul guichet ouvert ! Ici, au Kolderbos, ils suppriment pour ainsi dire tout. Imaginez la perte de temps si j’ai oublié un versement et que je dois prendre un bus pour courir dans le centre... »

• Clementine Caruso : « Pour les Turcs, c’est important de pouvoir venir au bureau de poste du Kolderbos, pour leurs transactions vers l’étranger… Ou pour les gens qui achètent à crédit et qui font venir leurs colis par La Poste… »

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Un bureau sur deux devrait fermer


Frans Van Acoleyen, conseiller communal PTB à Zelzate, lors d’une action pour défendre le maintien d’un bureau de poste. (Photo Solidaire, Maureen Tollenaere)

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D’ici 2010, La Poste ne veut garder que 600 à 700 des 1 300 bureaux actuels. A la place, elle développe des « points poste ».

On liquide à La Poste. Les bureaux de poste sont dans le collimateur de la direction. Au cours de la première moitié de 2006, 46 ont été fermés. Face aux résistances, les fermetures planifiées pour le second semestre ont été reportées à 2007. Nous y sommes : 160 doivent fermer en février-mars (voir liste), mais plusieurs actions locales s’y opposent.

« D’ici 2010, la direction ne veut garder qu’un bureau par commune, nous explique un délégué syndical. En comptant que les grandes communes auront plusieurs bureaux, il en restera 600 à 650 dans le pays. » Le porte-parole de La Poste nous donne un chiffre proche : « Plus ou moins 700. »

Qu’en pense le gouvernement ? Il approuve, puisqu’il a signé avec l’entreprise (semi) publique le contrat de gestion qui stipule : « La Poste garantit une présence postale en prévoyant au moins un bureau de poste dans chacune des 589 communes ».

Et pour l’usager ? Pour chaque bureau fermé, La Poste s’engage à « chercher » une alternative. Un engagement pas forcément rassurant. La principale alternative, ce sont les « points poste », gérés par le supermarché ou le libraire du coin, à l’issue d’un appel d’offres. Encore faut-il qu’il y ait un candidat dans votre quartier. « Chez nous, dénonce ainsi une habitante de Bois-du-Luc (La Louvière), le bureau a été fermé, mais le point poste ouvert dans un GB est aussi éloigné que le bureau principal de Houdeng. »

Une centaine de ces points poste fonctionnent déjà. Impossible d’y réaliser les opérations bancaires comme à un bureau de poste, sauf le paiement d’une facture inférieure à 300 euros. Pour le reste, il faudra prendre le bus pour aller au bureau de poste le moins loin, à défaut d’être le plus proche.

« Le point poste est aussi éloigné que le bureau de poste principal. »

Par contre, la plupart des services postaux sont disponibles aux points poste : acheter des timbres, expédier un colis, retirer ou envoyer un recommandé... Saura-t-on vous préciser le coût pour expédier un colis de 357 grammes à Ouagadougou par envoi recommandé ? « Nous avons reçu deux jours de formation », nous explique l’employée d’un Delhaize hébergeant un point poste (les postiers, eux, additionnent plusieurs semaines de formation et plusieurs semaines de stage).

Ce point poste est installé à l’accueil, où l’on gère aussi le Lotto, les retours clients, les commandes La Redoute, les photos, les cigarettes... Quatre de ses collègues ont également reçu cette interminable formation. Au fond, trouve-t-elle normal de faire ce boulot à la place des postiers. « En fait, non », nous répond notre interlocutrice.

C’est qu’il s’agit ni plus ni moins d’une privatisation de ce pan de l’activité postale. Ce qui était un service public devient une marchandise, gérée uniquement par le profit. Pour maximiser les profits, y’a pas de secret : on offre aux clients le service minimum (comme dans les banques) et on exploite le personnel au maximum. Celui des supermarchés est mal payé pour le savoir. Le seul qui rentre gagnant, c’est l’actionnaire. Par exemple la famille Delhaize, dont la fortune s’élève à 1,03 milliard d’euros, selon l’estimation de Trends-Tendances.

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Les 160 bureaux dont la fermeture est prévue en février-mars 2007

Hainaut-Namur : Aulnois, Bois-Du-Luc (Fermeture Anticipée), Bouffioulx, Champion, Charleroi Gare, Dinant Anseremme, Elouges, Flawinne, Fleurus La Croix, Ghlin Place Bastien, Gilly Marabout, Han-Sur-Lesse, Haversin, Havre, Herseaux Gare, Hyon Ciply, Jumet Chef Lieu, Leernes, Leuze-Longchamps, Malonne, Marchienne Etat, Marcinelle Haies, Mazy, Moignelee, Monceau-Sur-Sambre, Montigny Eden Parc, Morialme, Mouscron Mont A Leux, Naast, Ressaix, Sclayn, Seilles, Taillis-Pre, Thuin Gare, Vedrin, Velaine-Sur-Sambre, Wiheries.

Liège-Luxembourg : Angleur Chu, Angleur Sart Tilman, Bois-De-Breux, Bomal-Sur-Ourthe, Ensival, Fleron Fort, Grace-Perou, Hermee, Heusy, Houtain-St-Simeon, Liege Bassenge, Liege Belle Ile, Liege Citadelle, Liege Droixhe, Liege Louis Jamme, Louveigne, Mons-Lez-Liege, Stembert, St-Nicolas Hotel Communal, Wandre.

Bruxelles, Brabant Flamand, Brabant Wallon : Alsemberg, Betekom, Buizingen, Clabecq, Diest Hasseltsepoort, Dworp, Elewijt, Humbeek, Kessel-Lo Loberg, Kraainem Dezangre, Kumtich, Leuven Nieuw Kwartier, Leuven St-Jacob, Limal, Linden, Neerwinden, Nivelles Baulers, Oetingen, Peutie, Rixensart Bourgeois, Rixensart Centre, Schepdaal, St-Katherina-Lombeek, Tienen Station, Tienen Viander, Vilvoorde Kassei, Vilvoorde Kerk, Vlezenbeek, Waterloo Chenois, Wolvertem.

Anvers-Limbourg : Antwerpen Zurenborg, Beerzel, Berchem Gitschotel, Berchem Singel, Berchem Vosstraete, Bouwel, Brasschaat Maria Ter Heide, Burcht, Deurne Bisschoppenhof, Deurne Ten Eeckhove, Edegem Elsdonk, Eindhout, Ekeren Donk, Geel Holven, Genk Boxberg, Genk Kolderbos, Helchteren, Houthalen Meulenberg, Itegem, Kalmthout Heide, Kapellen Putte, Koningshooikt, Kuringen, Lommel Barrier, Lutlommel, Mechelen Vaart, Meerle, Muizen, Noorderwijk-Morkhoven, Olmen, O-L-V-Waver, Poppel, Ravels Centrum, Rekem, Rijkevorsel St-Jozef, St-Lenaarts, Turnhout Schorvoort, Westmalle, Wuustwezel Gooreind.

Flandre Orientale et Occidentale : Baasrode, Bazel, Dadizele, De Klinge, De Panne Bad, Doel, Ertvelde, Gent Muide, Gent Nieuwe Beestenmarkt, Gent Uz, Gent Van Beverenplein, Gentbrugge St-Simonstraat, Hofstade, Kortrijk Brugsepoort, Kortrijk St-Jan, Ledeberg Centrum, Leffinge, Leisele, Lokeren Bergendries, Melle Vogelhoek, Melsele, Menen Barakken, Moen, Ninove Gordel, Oudegem, Overboelare, Sinaai, Sleidinge, Steenbrugge, St-Idesbald, St-Niklaas Conscience, Westende, Zelzate Debbautshoek, Zwevezele

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La Poste privatisée à quatre niveaux
C’est la libéralisation qui condamne les bureaux de poste. Nous nous en doutions. Le porte-parole de La Poste nous le confirme.

« Mille de nos 1 300 bureaux perdent de l’argent, nous explique Emmanuel Foulon, porte-parole de La Poste. Aujourd’hui, nous pouvons éponger ces pertes grâce aux bénéfices de l’activité de distribution du courrier. Mais avec l’ouverture complète du marché postal, d’ici 2009-2010, ce ne sera plus possible. » Ventant les atouts des « points poste » gérés par le privé là où les bureaux sont fermés, il nous rappelle que les gens peuvent aussi obtenir certains services auprès de leur facteur.

Sûr ? Juste après cet entretien, nous avons au téléphone une factrice, déléguée CGSP, qui nous confie : « Je n’ai pas pu vous recontacter plus tôt, je suis claquée. A cause de Georoute 2 [réorganisation des tournées], nous faisons des journées de 11 à 12 heures. » La disponibilité des facteurs n’est plus ce qu’elle était...

Dans les bureaux, la situation n’est pas moins rosse. « Chaque jour de la semaine, je dois travailler dans un bureau différent, témoigne un guichetier. La pression pour générer des placements financiers s’intensifie. Chaque bureau doit réaliser des objectifs. Il faut repérer les usagers fortunés et les diriger vers le conseiller clientèle. » Il faut dire que la banque de la Poste est détenue à 50 % par la banque Fortis.

Historiquement, c’est le premier pan de La Poste qui a été privatisée, en 1995. Mais il y en a trois autres. Primo, le 17 janvier 2006, 49,99 % du capital de l’entreprise publique a été cédé au consortium formé par Post Danmark et le groupe britannique CVC. Secundo, les points poste constituent une privatisation des bureaux. Tertio, il y a la libéralisation, qui ouvre les activités postales aux opérateurs privés.

La libéralisation européenne du secteur postal a débuté en 1997. Plusieurs étapes ont été franchies depuis. L’étape ultime est débattue actuellement dans les institutions européennes. Le 18 octobre 2006, le commissaire européen Charlie McCreevy a déposé une directive qui libéraliserait en 2009 le courrier de moins de 50 grammes, le seul à être encore public.

En Suède, 89 % de la population veut revenir à la poste non libéralisée

Chouette ? En Suède, où elle est déjà ancienne, la libéralisation est une véritable catastrophe. Ce pays a compté jusqu’à 105 opérateurs différents, dont beaucoup ont disparu ensuite. Aujourd’hui, il reste essentiellement l’opérateur historique et un concurrent principal. Celui-ci ne couvre que les zones à forte densité de population. Selon une récente étude, 89 % de la population voudrait revenir à la poste de naguère.

En Belgique, les socialistes sont opposés à la directive McCreevy. Une bonne chose, car toutes les forces seront nécessaires pour barrer la route à cette directive. La position du PS et du SP.a ne manque pourtant pas d’ambiguïté, puisqu’ils acceptent le remplacement des bureaux de poste par les points poste. Or, on l’a vu, il s’agit d’une conséquence de la libéralisation.

Ce paradoxe n’est pas totalement une surprise si l’on sait qu’on retrouve des socialistes aux quatre étages de la privatisation de La Poste. A l’époque du partenariat avec Fortis dans la Banque de la poste, Elio Di Rupo était ministre des Entreprises publiques. C’est lui aussi qui, en 1999, a signé le premier arrêté de libéralisation de la poste belge (courrier de plus de 350 gr.). La cession de 49,99 % du capital à Post Danmark et CVC est l’œuvre de Johan Vande Lanotte. Quant au contrat de gestion consacrant la fermeture des bureaux de poste, il porte deux signatures socialistes (sur trois) : celle de Pierre Klees, président du conseil d’administration et celle de Bruno Tuybens, secrétaire d’Etat aux Entreprises publiques.

11:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |