30/11/2007

Pub à l’école • Le compte est bon… pour la banque

Dans cette société du « tout au profit », les enfants sont de plus en plus considérés avant tout comme (futurs) consommateurs. Y compris à l’école.

Pierre Charles
24-01-2007

Certaines marques n’hésitent pas à profiter du manque criant de moyens accordés à l’enseignement pour se faufiler dans le monde de l’école. Après le secteur des céréales, du fast food, du dentifrice ou encore la distribution d’échantillons en tous genres, c’est maintenant le secteur bancaire qui pointe son nez.

 

Ainsi, la banque ING propose aux enseignants des écoles primaires un jeu intitulé « Le compte est bon ». Ils peuvent l’acquérir gratuitement sur simple demande par internet. Ce jeu est sensé se dérouler en classe et les participants (des élèves de 5e et 6e primaire) doivent apprendre à manipuler l’argent et à effectuer toutes sortes d’opérations bancaires. Le but avoué est de permettre aux enfants « de se familiariser en jouant avec le monde de l’argent, le fonctionnement de la banque et des opérations financières courantes telles que l’achat, l’emprunt, l’épargne et l’investissement ». A la fin de la formation, il est aussi prévu une visite d’agence bancaire … ING évidemment !

Pourtant, « les activités commerciales sont interdites à l’école », prévoit le Pacte scolaire de 1959. Mais les marques contournent cette interdiction en ne s’adressant pas directement aux écoles, mais aux enseignants. La tentation est évidemment grande de succomber quand on découvre un magnifique matériel pédagogique (au niveau de la forme) et que par ailleurs on manque cruellement de moyens.

L’Appel Pour une Ecole Démocratique (Aped) et Résistance à l’Agression Publicitaire (RAP) dénoncent de concert cette situation. Elles rappellent que : « l’École obligatoire n’a pas pour vocation d’apprendre aux élèves à aimer l’argent, mais d’en faire de futurs citoyens cultivés, émancipés, à l’esprit critique aiguisé et porteurs de changements sociaux » et estiment que «  au contraire, cette initiative privée ne vise qu’à en faire des consommateurs disciplinés, parfaitement acquis aux valeurs du néolibéralisme ».

Le gouvernement de la Communauté Française a pourtant mis en place cet automne une commission destinée à faire respecter le Pacte scolaire en ce qui concerne l’interdiction des activités commerciales. L’Aped et RAP attendent donc une réaction de cette Commission qui semble ne pas être encore rentrée en action.

Les deux associations appellent également les instituteurs/trices à ne pas participer à ce jeu et à le faire savoir à ses promoteurs.

Pour plus d’informations consultez les sites de l’APED et du RAP : www.ecoledemocratique.org et http://antipub.net/

14:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Les partis politiques : qui fait quoi et pourquoi ?

Avant on ne savait plus qui faisait quoi et pourquoi dans les partis politiques. Maintenant, on le sait :

Le MR, plus libéral que jamais, il souhaite que les indépendants aient les mêmes allocations familiales que les salariés, mais souvenons-nous de l’enquête publiée dans le journal La Meuse sur les déclarations fiscales de ces mêmes indépendants. En plus tout le monde sait qu’ils font du noir, à l’époque où nous vivons je ne peux leur reprocher, mais alors qu’on ne leur accorde pas les mêmes choses qu’à nous qui sommes pressés comme des citrons.

Le PS revient aux problèmes des petites gens, ça c’est drôle.Pendant de longues années au pouvoir, ils n’ont pas fait grand cas des petites gens, sauf pour privatiser à tout va, et enrichir leurs « barons » au détriment de tous.

Le C.D.H. revenons à la source, le PSC, un parti de bourgeois (donc une certaine classe sociale) bien loin de moi d’être contre les croyants, je suis moi-même un croyant non pratiquant, cela n’empêche que je n’ai pas la même opinion de la vie que beaucoup de « piliers d’église » qui se croient absous de leurs péchés en allant absorber une hostie.

Ecolo, plus vert tu meurs. Beaucoup de bonnes idées, mais en pratique très difficiles d’accès pour de nombreuses personnes allant travailler. Et si ces mêmes personnes ne savent pas appliquer leur conception, comme par exemple l’utilisation des transports en commun parce que le bus ne passe pas par là, ou que les horaires ne sont pas applicables aux leurs, on les taxe (comme s’il n’y en avait pas assez, des taxes).

Que nous reste-t-il à nous, travailleurs qui avons de plus en plus de mal à joindre les deux bouts ?

Le PTB, c’est un parti qui voudrait redistribuer la richesse de ce pays à des valeurs abordables pour tous. Un parti communiste, oui, mais de l’époque dans laquelle nous vivons avec toutes ses contraintes. Bon dieu que le slogan est vrai « les gens d’abord, pas le profit ! ».

Il viendra un temps où une petite révolution aura lieu dans ce pays, et le PTB aura alors son mot à dire, faisons que ce moment ne soit pas trop tardif.

Rendez-vous en 2009, aux élections régionales.

Alain Fauconnier, www.solidaire.org du 28/11/2007

14:35 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Environnement • Je roule à l’huile de friture...

« Je roule à l’huile de friture, c’est moins cher (0,8  /litre) et moins polluant », m’a dit un ami il y a un an. Aujourd’hui, je fais comme lui.

Benjamin Pestieau
24-01-2007

La production d’huile végétale brute est très simple, à la portée de n’importe quel agriculteur. Cela veut dire que l’industrie pétrolière perdrait une partie de son monopole de la production de combustible. (Photo archives)


« Je mets 30 % d’huile de friture dans mon réservoir avec 70 % de diesel normal », me disait mon ami. Je n’y croyais pas vraiment, mais ça me travaillait quand même. Après de nombreuses discussions, après consultation de sites internet sur le sujet, après que mon ami ait testé cette formule pendant un an sans problème (je ne suis quand même pas téméraire !), je décide à m’y mettre.

Je vais au supermarché du coin, j’achète un bidon d’huile de friture et je le mets dans mon réservoir. Je vous dis pas l’image. J’étais en France, en train de remplir mon réservoir d’huile à frites. Le vrai Belge ! Et bien ça marche, ça me coûte moins cher et ça dégage une bonne odeur de friture !

Vous voulez en savoir plus sur ce « miracle » ?… Voici le fruit de quelques rapides recherches.

Quelle huile
peut-on utiliser ?

Théoriquement, le moteur diesel peut fonctionner avec n’importe quelle huile végétale brute (HVB) : colza, lin, tournesol, palme, olive (pour ceux qui veulent faire chic)... Cependant, les propriétés de certaines huiles, leur coût de production, leur rendement (nombre de kilos d’huile par surface cultivée) et les moteurs diesel actuels en excluent plusieurs d’entre elles. En Europe, les plus utilisées sont l’huile de tournesol et l’huile de colza, c’est-à-dire l’huile de friture.

Comment ça marche?

Première option : ne rien changer au moteur. Si vous avez un moteur diesel à injection indirecte (c’est-à-dire quasi tous les vieux moteurs diesel), vous pouvez sans aucun problème mettre dans votre réservoir un rapport de 30 % d’huile pour 70 % de diesel. L’huile se mélange très bien avec le diesel. En été, quand il fait chaud, ce rapport peut même monter à 50-50. Pour les moteurs récents à injection directe, il faudra se contenter d’une proportion de 10 % d’huile pour 90 % de diesel pour n’avoir aucun problème.

Deuxième option : modifier le moteur. Alors là, vous pourrez continuer à rouler au diesel ou à 100 % d’HVB. Pour cela, il faut placer un kit d’adaptation (dont le prix varie entre 500 et 1 200 euros).

Plus ou moins polluant ?

C’est une question difficile, car la pollution implique de nombreux aspects. A bien des égards les HVB sont incroyablement moins polluantes que le carburant normal. Quelques exemples :

· L’huile végétale ne contient pas d’azote, pas de souffre (principal polluant du diesel), pas de métaux lourds et pas de polluants dangereux. La combustion de l’huile végétale est complète et ne produit aucune particule dangereuse pour la santé.

· La combustion de l’huile végétale augmente très peu le taux de CO2 (gaz responsable de l’effet de serre) dans le monde, car le CO2 qu’elle émet fait en grande partie du CO2 qui a été absorbé lors de la croissance de la plante.

Par contre pour d’autres aspects, les HVB sont ou pourraient s’avérer plus polluantes. La combustion moteur des HVB rejetterait de l’acroléine, un produit cancérigène qui constitue l’irritant majeur de la fumée de cigarette. Une étude comparative plus approfondie sur les avantages et défauts écologiques des HVB doit encore être faite.

· Par ailleurs, la production intensive de colza ou de tournesol pourrait perturber l’agriculture, pousser à l’utilisation massive d’engrais, d’eau, appauvrir les sols, etc. Cependant, la culture de tournesol est une culture sèche qui nécessite peu d’arrosage et peu, voire pas du tout, d’engrais. Finalement, des nouvelles études ouvrent des perspectives de production d’huile à grande échelle et peu polluante. D’où viendrait ce miracle ? De la culture d’algue. Affaire à suivre…

Est-ce que c’est légal ?

C’est un point délicat. Formellement, une directive européenne de 2003 permet la défiscalisation de l’huile végétale brute. Une loi dans ce sens est en vigueur en Belgique depuis avril 2006.

Cependant, seul un nombre très restreint de coopératives agricoles ont reçu l’autorisation de produire de l’huile destinée à être utilisée comme carburant. De plus, le mélange avec le diesel sera effectué par les pétroliers et vendu à la pompe sous le nom de « biodiesel ».

Pourquoi ? Parce que les groupes pétroliers ne veulent pas perdre de profit. En utilisant l’appellation biodiesel, on maintient le mystère sur ce qu’est ce carburant. Alors qu’il n’est en fait rien d’autre qu’un mélange de diesel (95%) et d’huile (5%).

Si l’huile végétale brute était défiscalisée, elle serait plus attractive que le diesel à la pompe. De plus, la production d’HVB est très simple, à la portée de n’importe quel agriculteur. Cela veut dire que l’industrie pétrolière perdrait une partie de son monopole de la production de combustible. En effet, la production de diesel nécessite des procédés de raffinage qui ne sont pas à la portée du premier venu.

En résumé, si tout le monde commence à mettre 10 à 30 % d’HVB dans son réservoir et qu’en plus cette HVB est produite par l’agriculteur du coin, c’est autant de profit en moins pour l’industrie pétrolière. « Oui, mais notre gouvernement est censé défendre nos intérêts, pas ceux de quelques groupes pétroliers qui font des profits colossaux, non ? », me direz-vous. Posons-lui la question…

Envie de réagir ? Envoyez votre avis à solidaire[at]solidaire.org ou sur
www.solidaire.org/vosinfos

Les premiers diesel étaient à l’huile de lin

En 1893, l’ingénieur allemand Rudolf Christian Karl Diesel met au point un moteur à allumage par compression qu’il s’empresse de breveter. Cinq ans après, il en fait un prototype fonctionnel, qu’on appellera « moteur diesel ». Cependant, le nom d’origine était « moteur à l’huile ». En effet, ce moteur fonctionnait avec de la « bête » huile végétale (colza, tournesol…), première pression, filtrée et décantée, sans aucune manipulation chimique. Les premiers moteurs diesel roulaient à l’huile de lin !

D’ailleurs, l’ami Rudolf déclarait en 1911 : « Le moteur diesel peut être alimenté avec des huiles végétales et sera en mesure de contribuer fortement au développement de l’agriculture des pays qui l’utiliseront. » Il prédisait également que « l’utilisation d’huiles végétales comme carburant pour moteurs peut sembler insignifiante aujourd’hui », mais que « ces huiles deviendront bientôt aussi importantes que le pétrole et le goudron de charbon ». Le pillage des ressources pétrolières à très bas prix au 20e siècle démentira ses prédictions. Enfin temporairement…

Pour en savoir plus…


 


Réactions

1.André-Marie Coëme-Gillard (2 mars 2007)

Bonjour à tous. Je trouve que cet article est un bon résumé de lé situation et de mon état d'esprit face aux pétroliers. Sachez aussi que la récupération d'huile et sa filtration à domicile est possible. De ce fait il est possible de valoriser ce que d'autres appellent déchets. On vient d'ouvrir un forum belge à ce sujet dans lequel l'accent sera mis entre autre sur la législation et les techniques qui permettent à un maximum de personnes d'adapter son véhicule soi-même (powerflower.keo.in/phpBB2)


2.jean Denbas (4 novembre 2007)

En mars 1930,Gandhi entreprend sa marche du sel qui fera plier l'empire Britannique.Le sel taxé rapportait des sommes énormes à l'empire. Le ramassage du sel était illégal. Si un maximum de gens ayant des diesel roulent à l'Huile, l état ne pourra plus protéger longtemps les pétroliers. La désobéissance civique non violente a déja fait plier un empire , celui des pétrolier peut aussi plier.

11:11 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | |  Imprimer | | |