17/11/2007

Pourquoi travailler plus longtemps ?

J’ai commencé a travailler à 15 ans pendant 18 ans avec le statut d’ouvrier. Il se fait que mon employeur a décidé de donner le statut d’employé  à toute la société. Depuis 20 ans je suis technicien, on travaille dur et on fait beaucoup de kilomètres. A 53 ans, j’ai déjà presque 40 ans de carrière. Personnellement, je suis d’accord pour donner ma place à un jeune chômeur pour que je puisse bénéficier d’une prépension bien méritée. C’est pour cela que la décision des métiers lourd doit être prise par des personnes qui savent ce que travailler veut dire. Ceux qui ont commencé quand ils étaient gamins savent dans quelle condition ils devaient souffrir avec les semaines de 48 heures pour gagner leur vie et en plus ils ne pourront pas aller en prépension à cause du Pacte des générations.

Brunetto,
sur www.solidaire.org du 30/05/2007

12:09 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

16/11/2007

Alimentation • N’avalez pas toujours ce que vous buvez...

Quand la recherche scientifique sur les boissons est sponsorisée par les entreprises productrices, les résultats vont dans le sens des actionnaires.Free Van Doorslaer17-01-2007C’est ce qu’écrit une équipe dans la revue spécialisée Plos Medicine. Ils ont comparé les résultats d’études scientifiques qui, soit en tout, soit en partie, soit pas du tout, sont financées par des producteurs de jus de fruits, de boissons rafraîchissantes et de lait.Vous en avez tous dans votre réfrigérateur et les gosses en sont souvent dingues. Mais ces produits sont souvent mis en cause dans les discussions sur les causes de l’obésité, du diabète et de l’état des dents. Et ce n’est pas très chouette pour les fabricants.« Quand la recherche scientifique sur les boissons est complètement sponsorisée par les firmes concernées, la chance que les résultats soient positifs pour les bailleurs de fonds est de 4 à 8 fois plus élevée que si la recherche est indépendante », écrivent les chercheurs.Ces recherches sponsorisées sont très fréquentes. On devine quelles en sont les conséquences pour toute la population des consommateurs. Les diététiciens professionnels donnent-ils des consultations sur base de ces résultats remaniés et donc faussés ? Et c’est très souvent que la pub pour ces boissons fait état de résultats « scientifiques ». (De Standaard, 11 janvier 2007)

21:08 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Et les petits indépendants ?

Aujourd’hui, la question de savoir ce que nous proposons concrètement pour les petits indépendants m’a été posée par deux fois. Je raconte souvent l’histoire d’une personne qui m’est proche qui, il y a quelques années encore, gérait un magasin de taille moyenne comptant deux salariés.

Cette personne, bien qu’issue d’un milieu ouvrier, se sentait auréolée de son statut de « patron ». Tant et si bien qu’au fil du temps, elle avait fini par adopter les comportements stéréotypes inhérents au statut tant convoité : chasse, voitures de luxe, vacances sans privation aucune etc.

Fier de sa réussite personnelle, il me narguait souvent en exhibant à la moindre occasion sa carte du PRL (MR de l’époque) et en se glorifiant de côtoyer les plus grands. Un jour une grande chaîne de magasins vendant les mêmes produits que lui mais à des prix hors concurrence est venue s’installer à quelques kilomètres. Son chiffre d’affaires s’est vu diminuer de 50% et son commerce a sombré.

Mais ne voulant pas se résigner à retourner à l’usine, il se refait une santé financière via quelques prêts et relance une affaire dans un secteur, qui jusque-là étaient encore épargné des grandes enseignes. Son entreprise finit par travailler exclusivement en sous-traitance pour une multinationale. Nous sommes à l’époque où Di Rupo, du caviar aux commissures des lèvres, lance son contrat d’avenir pour la Wallonie. De beaux jours pour les PME allaient arriver. Ses affaires reprennent de plus belle et notre nouveau chef d’entreprise, lunettes design sur le nez, se sent pousser des ailes roses PS sur le dos. Quelque temps plus tard son seul client change de stratégie au niveau européen et lâche notre pauvre ami qui se retrouve seul face à ses huissiers. La dernière fois que je l’ai croisé à l’Aldi, il m’a dit qu’il voterait pour le PTB.

Pino Cantella,
sur www.solidaire.org du 30/05/2007

21:02 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |