15/11/2007

Les médicaments ne sont pas une marchandise comme les autres

18-04-2007

Réaction à l’article sur le coût du paracétamol paru dans le Solidaire du 4 avril 2007.

Étant concerné de près par le coût des médicaments à cause de la maladie grave dont souffre mon épouse qui doit consommer des antidouleurs pour faire face à ses souffrances, je voudrais féliciter l’auteur de cet article. En effet, il montre à quel point, en Belgique, les sociétés pharmaceutiques font d’énormes profit sur le malheur des malades. La maladie est un véritable drame dans les familles. Nos chers politiciens au pouvoir se gardent bien de dénoncer cet état de fait et prouvent par voie de conséquence qu’ils sont à la solde de ceux qui engendrent des profits scandaleux sur le dos des petites gens et non les défenseurs des travailleurs.

Si l’exemple néerlandais est probant, je suis par contre farouchement opposé à la vente des médicaments dans les grandes surfaces à l’exemple de Kruidvat chez nos voisins. Même si cela paraît intéressant, il y a un côté pervers : la prescription du médicament ne se fera plus par le médecin mais par la publicité ; le médicament doit cesser d’être une marchandise comme les autres. N’oublions pas que l’abus de paracétamol entraîne de graves conséquences au niveau du foie et, si celui-ci est une marchandise, le risque d’abus est immense.

C’est pourquoi je soutiens de toutes mes forces le modèle kiwi du docteur Van Duppen. Non seulement il permet un coût nettement moindre pour le malade et la sécurité sociale mais de plus, il permet le contrôle par le médecin de la quantité de médicaments nécessaires pour le patient et ainsi permet d’éviter les conséquences néfastes.

En attendant la mise en place du modèle kiwi, on peut, en Belgique, diminuer le coût du paracétamol. Avec une prescription médicale de paracétamol, celui-ci est remboursé en partie par la mutuelle. Voici l’exemple : une boîte de 50 comprimés de Dafalgan de 1 gramme coûte 11,40 euros. Avec la prescription, 60 comprimés de 1 gramme coûtent 6,20 euros, le coût est donc de 50 % moindre. De plus votre médecin peut, par sa prescription, vous aider à ne pas abuser de cet antidouleur.

J’en terminerai en vous incitant, au moment d’aller voter ce 10 juin, de penser à ce que le modèle kiwi pourrait apporter aux malades en terme de coût. Combien de familles ont vu leur finances s’écrouler suite à la maladie d’un des leurs ? Monsieur le ministre Rudy Demotte y a-t-il pensé une seule fois ?

François F.

dans Solidaire du 18/04/2007

21:49 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

La Louvière • Une revendication du PTB acquise dès le deuxième conseil communal ?

Créer une seconde maison médicale à La Louvière. Ce point du programme sur base duquel Jan Keijzer (PTB) a été élu en octobre pourrait devenir réalité.

Marco Van Hees
10-01-2007

Le docteur Keijzer demande la création d’un second centre de médecine gratuite. (Photo Solidaire, Michel Mommerency)

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Ce 21 décembre, le conseil communal de La Louvière issu des élections du 8 octobre se réunissait pour la deuxième fois. Point principal de l’ordre du jour : le budget du CPAS. Sujet important vu les missions du centre public d’aide sociale, mais aussi parce que le nouveau bourgmestre, Jacques Gobert (PS), était jusqu’ici président de ce CPAS.

Le Dr Jan Keijzer, nouvel élu PTB, a exprimé plusieurs critiques de fond sur la « note de politique générale », texte qui commente le budget et est censé lui donner une vision politique. Le médecin, qui par son travail est quotidiennement confronté à des situations sociales douloureuses, estime que « cette note ne part pas d’un bilan des besoins des gens. Comme ancien président du CPAS, M. le Bourgmestre, je pense que vous auriez pu nous déposer une tout autre note. Une note disant : non, nous n’avons pas eu assez de moyens. Une note répondant courageusement à la question : de quel budget a-t-on besoin pour résoudre vraiment les problèmes des gens ? Il est clair que le budget actuel n’a pu répondre à beaucoup de problèmes des familles. »

Exemple : il n’y a pas assez de logements pour répondre à des situations d’urgence, note Jan Keijzer : « J’ai rencontré une femme sans abri, avec quatre enfants. Le CPAS n’a pas pu l’aider. La famille a dû se débrouiller en trouvant un logement de fortune dans un bâtiment en construction. » 

Autre exemple, l’aide médico-pharmaceutique. En analysant les chiffres, on constate qu’à peine 0,24 % du budget total du CPAS est utilisé pour cette aide. Or, note l’élu PTB, « à l’échelle nationale, un tiers des familles a des difficultés à payer les soins médicaux. À La Louvière, la situation est pire car près de la moitié de la population vit d’un revenu de remplacement. Mon expérience me permet de dire que le corps médical et les patients ne sont pas assez familiarisés avec le droit à l’aide médico-pharmaceutique. Ceci explique que les dépenses pour cette aide soient si peu élevées. Je propose donc une campagne de sensibilisation des médecins et des dépliants adressés aux patients. » 

Le Dr Keijzer, qui a ouvert en 2000 le centre louviérois de Médecine pour le peuple, a aussi rappelé que depuis des années, il demandait à la commune de créer un second centre de médecine gratuite. Car Médecine pour le peuple n’arrive plus à répondre aux demandes. Ce point était d’ailleurs l’une des principales revendications du PTB louviérois pour les élections communales.

Le bourgmestre a répondu que le CPAS de La Louvière étudiait la question. Il a déjà effectué une visite à la maison médicale de Frameries, un centre créé par le CPAS et pratiquant la médecine gratuite.

La nouvelle présidente du CPAS, Danièle Staquet, que nous avons contactée, nous a précisé qu’une infirmière du CPAS a été détachée pour rédiger un projet en ce sens. Elle est chargée d’analyser les besoins, les conditions pratiques, les incidences budgétaires. Signe que les choses pourraient se concrétiser : un bâtiment vide du CPAS, rue Chavée, pourrait abriter le centre médical si le projet est retenu.

Affaire à suivre, donc. Mais il semble en tout cas que le combat de la médecine gratuite, engagé il y a sept ans par le PTB à La Louvière, fait du chemin.

Lire l’intervention complète de Jan Keijzer sur www.archivesolidaire.org/lalouviere

11:40 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Energie • Plusieurs façons d’acheter plus pour payer moins

Comment obtenir des rabais sur les prix de l’énergie ? « Acheter plus pour payer moins » : en région liégeoise, l’idée des achats groupés a de plus en plus la cote.

Alice Bernard
10-01-2007

 

A Herstal, mille personnes ont déjà signé une pétition du PTB demandant la création par les communes de sociétés publiques d'énergie. (Photo archives)


Un peu partout, les initiatives se multiplient pour essayer de faire diminuer les prix. L’idée de rassembler des consommateurs pour des achats groupés a la cote. Et certains fournisseurs, pour décrocher quelques centaines de contrats d’un coup, accordent parfois des réductions.

A Pepinster, par exemple, une centaine d’habitants d’un même quartier ont adressé une pétition à différents fournisseurs. Seul Lampiris a donné suite. L’administration communale a ensuite organisé une réunion d’information et pris l’initiative de créer une permanence pour aider les habitants à choisir leur fournisseur. Après Lampiris, Nuon et Essent se sont montrés intéressés aussi. Et la commune a finalement négocié une réduction de 20 euros et 2 % sur la facture, sur base du code postal du domicile et ceci peu importe la société. « Les contrats sont individuels, mais une convention a été signée avec les sociétés », explique Doris Quadflieg, échevine Ecolo de l’Energie.

Des initiatives comparables sont en route à Visé, Villers-le-Bouillet ou encore Virton. A Oupeye, la commune a conclu un accord avec Lampiris. « Nous avons octroyé une réduction annuelle comprise entre 20 et 50 euros par an pour les personnes d’Oupeye », dit Bruno Venanzi, l’administrateur délégué de Lampiris, dans Le Soir du 20 décembre.

Par contre, Electrabel et Luminus, les deux gros du marché, refusent les ristournes. Le prix varie selon la consommation individuelle, prétendent-ils.

Une formule qui reste publique

Le Parti du Travail de Belgique propose une autre formule : la création par les communes de sociétés publiques de fourniture d’énergie. « Une formule qui n’accepte pas la logique de la privatisation », explique-t-on au PTB de Herstal, où 1 000 personnes ont déjà signé une pétition pour une telle société communale d’énergie. « La société achète l’énergie directement aux producteurs et la revend aux habitants à des prix préférentiels, au bénéfice à la fois des ménages et de la commune. De cette façon, seuls les gros actionnaires d’Electrabel paient la note. »

Flandre : factures erronées et taxes en hausse

En Flandre, où la libéralisation est déjà une réalité depuis trois ans, les expériences d’achats groupés ne sont pas toujours heureuses.

« A Genk », explique Harrie Dewitte, conseiller communal PTB, « le CD&V (parti social chrétien) et toutes les organisations apparentées (CSC, mutualité chrétienne, mouvement ouvrier chrétien,…) ont lancé une campagne pour acheter l’électricité en groupe. A l’époque, c’est Essent qui était le meilleur marché. Beaucoup d’affiliés de ces organisations ont donc signé un contrat avec cette firme. Après trois mois, la concurrence (Luminus) a contre-attaqué avec des prix plus intéressants et surtout des meilleurs services. En effet, tous les gens qui avaient choisi Essent ont reçu des factures invraisemblables. Presque aucune facture n’était juste. Ce ne fut donc pas un succès pour le CD&V, bien au contraire. »

Le magazine Test-Achats a également fait savoir qu’en Flandre, les communes ont augmenté les taxes pour faire face à l’augmentation de leur budget en matière d’énergie (pour chauffer les bâtiments communaux, éclairer les routes, ...). Résultat : 203 % d’augmentation des taxes depuis 2003

11:28 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |