14/11/2007

Ghislenghien, de pénibles souvenirs ...

Je me trouvais sur les lieux au moment où la terrible explosion s’est produite. Je travaillais dans une usine très proche. Nos vies ont été mises en danger ! Lorsque l’explosion s’est produite, nous avons entendu comme le bruit d’un avion qui s’écrase. Nous nous sommes dirigés vers l’un ou l’autre soupirail – pas de fenêtre – et c’est là que le boum s’est produit ! Il nous fallait fuir à tout prix car la chaleur envahissait l’usine !

Dix minutes avant l’explosion, les pompiers sont passés en alarme, mais on nous a dit que ce n’était rien et nous avons continué de travailler. Quand tout a explosé, mes collègues et moi nous sommes dirigés vers les sorties, qui d’ailleurs n’étaient pas prévues pour une telle catastrophe : ce sont des tourniquets auxquels il faut faire passer son badge un à un !

Une fois sur le parking, on nous a ordonné de dégager nos voitures car la chaleur étant si forte, il y avait risque d’explosion. Quand le feu a été à moitié éteint, on nous a dit de retourner travailler, alors que le risque était toujours réel. Mais nos employeurs pensent à la productivité, pas à nos vies. Par après, un communiqué a été envoyé et nous avons tous quitté l’usine.

Je travaillais avec une amie d’enfance dont le mari est décédé ce jour-là. C’était sa première semaine dans la société qui a complètement brûlé. Il laisse sa femme et une fille de moins d’un an. Elle n’a plus su reprendre du service... Les autres collègues sont partis les uns après les autres. Ils souffrent de dépressions. Parmi les pompiers, j’ai perdu des gens que je connaissais depuis des années. Paix à leur âme pour les conneries des autres !

Georgine Duquenne,
sur solidaire.org

dans Solidaire du 13/03/2007

13:47 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Pas bêtes chez Colruyt ...

Pas bêtes chez Colruyt

Surtout que ce pauvre Jef (Colruyt) ne se gêne pas pour engager des gens via notre bon vieux système de PFI (Plan formation insertion, ndlr). Il touche presque 5 000 euros de prime par tête de pipe engagée. Faites le compte via le nombre de surfaces. J’ai bossé chez eux. On vous dit que c’est une grande famille, que tout le monde peut se tutoyer etc... Il n’en est rien. Après un an on vous jette comme un malpropre car on a bien touché les primes et qu’on n’a plus besoin de vous. Des regrets de notre bon Jef et de toute sa clique ? Certainement pas. À peine partis, on a déja engagé d’autres PFI pour retoucher les primes que l’État (euh, pardon, je voulais dire les couillons de contribuables) va leur reverser pour un nouveau contrat qui va porter sur un an maximum. Ils sont pas bêtes chez Colruyt. Après, on dit que les finances vont mal en Belgique, je veux bien le croire avec tous ces profiteurs qui font pareil. Donc si vous êtes pris en PFI chez Colruyt ou ailleurs et qu’on vous propose un contrat de six mois (pour quelque raison que ce soit) dites-vous que, dans le meilleur des cas, vous êtes bon pour vous trouver un autre emploi bientôt. Merci monsieur Jef. Votre père doit être si content de voir ça d’une société qu’il a créee.

Moi, www.solidaire.org

dans Solidaire du 21/02/2007

13:41 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

La Poste: les facteurs ont vu leur métier se dévaloriser pour ne plus devenir qu’un citron à presser ...

Depuis la privatisation de La Poste, les facteurs ont vu leur métier se dévaloriser pour ne plus devenir qu’un citron à presser. Le public ne s’y trompe pas, les services qui étaient rendus par les agents étaient positifs : opérations bancaires diverses, ventes de produits… Le temps de le faire a été supprimé au bénéfice des publicités toutes boites. À l’heure actuelle, les facteurs ne sont plus que des bêtes de charges bonnes à transporter du papier, quel que soit le temps, ils doivent remplir les poches des actionnaires privés étrangers. Mais où va-t-on, où est le service public là-dedans ? Là où l’argent prime, l’être humain n’a plus aucune valeur. Tout fout le camp en Belgique, vous le savez par la télé, elle va mourir exsangue. Je plains la génération future, bonjour le stress. Cpas, associations sdf et resto du cœur vont avoir du boulot, eux.

Emile Defrise

dans Solidaire du 14/02/2007

13:36 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |