14/11/2007

Ce n’était plus sa Poste…

 Qu’il y ait des postiers qui ne se reconnaissent plus dans « leur » poste, je puis l’illustrer par un exemple. Un ancien, avec 38 ans et demi de service (!) me disait, il n’y a pas encore si longtemps, qu’il aurait aimé atteindre 40 ans de service. Ses yeux brillaient en le disant. Il a écrit un bouquin sur la commémoration des 75 ans de La Poste dans notre ville, a été décoré pour 25 et 35 ans de service, bref, il respirait La Poste de partout. Chaque fois, il me montrait des articles sur La Poste quand il se passait des événements importants (privatisation partielle, augmentation de l’âge de la pension…). Cela lui faisait de la peine de voir et de lire ce qu’on était occupé à faire de son entreprise.

Entre-temps, sa mère a été admise en clinique et, pour pouvoir lui rendre visite tous les jours, il a demandé à son supérieur (le percepteur) s’il pouvait prendre un mois sur ses congés. Car il lui reste… neuf mois de congés à prendre ! On le lui a refusé ! Il ne pouvait prendre que des congés sans solde ou choisir une autre solution. Il s’est laissé refiler un congé social exceptionnel, avec une petite compensation de 500 euros par mois. La semaine où sa mère a pu rentrer chez elle, il était content comme un enfant et il m’a dit qu’il allait encore prendre un mois de congés pour la soigner. Le jour où sa mère devait quitter la clinique, on lui a appris par téléphone qu’elle était tombée et qu’elle avait plusieurs fractures. Elle allait sans doute encore devoir rester plusieurs semaines en clinique. Trois jours plus tard, sa mère décédait.

Récemment, il y a eu une petite fête du personnel de notre bureau (paraît que c’est bon pour le travail en équipe). Il n’y est pas allé (moi non plus, d’ailleurs). Dans le temps, il aurait poussé tout le monde à venir. « Cela ne m’intéresse plus du tout », m’a-t-il dit. Petite réflexion : si La Poste ne peut plus être sociale avec son personnel, comment pourrait-elle l’être avec ses clients ?

Belgin Ozgunes, Genk dans Solidaire du 07/11/2007

12:19 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Prix du mazout : du mal à joindre les deux bouts...

De plus en plus de travailleurs sont « pauvres » (entendu à la radio ce jour 31/10/07), la semaine passée 500L. de mazout = 330 ¤, excès de zèle au fisc = plusieurs milliers de ménage doivent payés deux fois les contributions cette année, chèque mazout idem, tout cela fait que même quand on travaille, on a de plus en plus de mal à joindre les deux bouts. Et mettre de l’argent de côté pour ses vieux jours devient presque une chose inaccessible pour le commun des mortels. Résultat de la politique libérale de notre gouvernement. Réactions en France, en Italie, à quand la Belgique ?

Alain Fauconnier, www.solidaire.org dans Solidaire du 07/11/2007

 

Pourquoi les gens démunis qui touchent 850¤ par mois ont droit aux chèques-mazout et moi qui gagne 1.085¤ par mois je n’y ai pas droit ? C’est une injustice, je trouve que les politiques devraient plus se pencher sur cela que sur des mesures linguistiques.

Joseph Beine, www.solidaire.org

 

Je travaille, j’ai un faible revenu de 1 200 à 1 300 euros par mois avec deux enfants à charge et ma femme sans emploi. En travaillant, je n’arrive pas à commander 1000L de mazout alors je n’en ai commandé que 500L et je n’arrive pas à m’en sortir. Vers où l’on va, ça devient invivable et notre ministre D.Reynders part en vacances au Kenya. Pour lui, pas de problème de mazout, sa cuve est bien remplie.

Marouan, www.solidaire.org

12:13 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

Belgique

La qualité de la vie à quel prix ?

En 1909 : le travail de nuit pour les employées est interdit. En 2007 : une de nos camarades postière enceinte de 5 mois doit arrêter son travail…uniquement de nuit.

Une autre nous raconte : « j’ai dû arrêter de travailler, j’étais seule avec deux enfants, je travaillais (au boulot et chez moi) de 5 h à 22 h. J’ai dû faire le choix d’arrêter mon boulot pour m’occuper essentiellement des enfants. Travailler à temps plein avec des enfants :c’est intenable ! »

Une autre Marianne nous dit : « les enfants veulent avoir des activités extra scolaires : je cours tout le temps de mon boulot à les conduire et les rechercher ici et là. Je suis si fatiguée que les enfants en paient les conséquences. Quand ils étaient petits, je ne trouvais pas de crèches ouvertes selon mes horaires de mon boulot. Les grands parents doivent relayer, mais à quel prix ? On nous demande aussi d’être recyclables à merci, si nous perdons notre emploi, nous passons de formation en formation : nous devons être hyper formée et totalement polyvalente et de plus nous portons notre famille sur le dos car nous sommes souvent seules à les élever. Nous devons aller vite, de plus en plus vite, nous vivons une course après le temps. Le stress nous rejoint, nous tombons malades et l’on se retrouve surmédicalisées. »

Les industries pharmaceutiques font des bénéfices énormes sur le dos des travailleurs et essentiellement des femmes. Nous sommes confrontées à des conditions de vie de plus en plus difficiles, à l’exclusion sociale et la pauvreté.

C’est pourquoi une de nos revendications principales consiste à repenser la réduction du temps de travail : « Non au service des entreprises mais oui au service des gens. » L’autonomie des femmes et des gens en général passe par la libération de temps pour elles-mêmes, pour tous, pour nos enfants.

Les Mariannes (mouvement de femmes du PTB), Liège.

dans SOLIDAIRE du 14/11/2007

12:03 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |