17/01/2008

22/09/2007: Revenus des ministres et des parlementaires en Belgique ...

Sujet: Revenus des ministres (euros/an) - Salaire brut 178.921 / Pécule de vacances 2.519 / Prime de fin d'année 4.786_ Indemnisation de représentation 3.312 / Indemnisation logement 12.802 Knack, 17/9/03.
Date: Sat, 22 Sep 2007 09:16:26 +0200
Pour :: Roger Romain <roger.romain@skynet.be>


Revenus des ministres (euros/an) - Salaire brut 178.921 / Pécule de vacances 2.519 / Prime de fin d'année 4.786Indemnisation de représentation 3.312 / Indemnisation logement 12.802Revenus des parlementaires(euros/an) / Salaire brut 69.219 / Pécule de vacances 5.307 / Prime de fin d'année 2.020Indemnisation de frais 19.381En Belgique, un ministre perçoit un salaire brut de 178.921 euros (7.217.655 FB) par an. Il faut y ajouter: 2.519 euros de pécule de vacances, 4.786 euros de prime de fin d'année, une indemnité annuelle de 3.312 euros pour les frais de représentation, une autre de 12.802 euros pour le logement. Total: 202.340 euros (8.162.375 FB) pour un ministre «ordinaire». Plus pour le Premier ministre et les vices premiers.A titre de comparaison, le revenu moyen imposable de la population tourne autour de 11.000 euros (440.000 FB). Et il dépasse de peu les 5.000 euros à Saint-Josse, la commune la plus pauvre du pays.Les ministres disposent aussi d'une voiture avec chauffeur et ­ plus petit mais pas moins juteux ­ d'une carte Visa. On a connaissance de l'utilisation qu'en ont faite les ministres du gouvernement flamand en 2002. Steve Stevaert, ce socialiste qui soigne son image d'homme politique proche des gens, est celui qui a le plus usé sa carte: il l'a sortie dans 97 restaurants pour une facture totale de 22.210 euros (895.951 FB). Il devance Patrick Dewael (VLD), qui atteint 18.059 euros. La plus grosse note de resto de Stevaert: 842 euros (34.000 FB) aux Baguettes impériales (Bruxelles, 1 étoile Michelin). Dewael fait mieux: 3.390 euros (136.752 FB) au Stucki (Bâle, Suisse).6.671 euros de plus en poche grâce à la réforme fiscaleUn député ou un sénateur touche brut 69.219 euros (2.792.287 FB) par an. Ne calculez pas: par mois, cela fait 5.768 euros (232.691 FB). Si ce montant est imposable, ce qui ne l'est pas, par contre, c'est une indemnisation supplémentaire de frais qui s'élève à 19.381 euros (781.828 FB).Quand vient l'hiver, tombe la prime de fin d'année: 2.020 euros (81.487 FB). Quand vient l'été, le pécule de vacances: 5.307 euros (214.084 FB). Ce qui permet de se payer déjà un très beau camping en Ardenne.Il y a également les frais de déplacement du domicile au lieu de travail, pour lesquels ils ont droit à 0,25 euro le kilomètre. Vous, si vous voulez déduire de vos impôts ces mêmes frais de déplacement, vous serez limités à 0,15 euro le kilomètre. En vertu de la loi que ces parlementaires ont votée. Si vous prenez le bus ou le train, votre employeur vous rembourse peut-être une partie. Les députés et sénateurs n'ont pas besoin d'un tel remboursement car ils peuvent emprunter gratuitement les transports en commun. On comprend que cela ne les motive pas trop à adopter une loi offrant des transports bon marché.A l'inverse, ils ont dû être plutôt enthousiastes en votant la dernière réforme fiscale. Celle-ci a supprimé les deux tranches d'impôts les plus élevés. Gain pour les parlementaires: 1.008 euros (40.663 FB) chaque année. Gain pour les ministres: 6.671 euros (269.107 FB)Parmi les parlementaires, 36 touchent encore un joli supplément. Ce sont les membres du bureau de la Chambre et du Sénat: le président, les premier, deuxième, troisième vice-présidents, les secrétaires, les chefs de groupes, les questeurs (chargés de l'intendance, du protocole, etc.). Selon la fonction, ce supplément va de 11% à 72% de la rémunération de base, sans compter de nouvelles indemnisations non imposables de frais. Ce qui fait que Herman de Croo (VLD), président de la Chambre, gagnerait même un peu plus que le Premier ministre. Mais, défend-il, «la démocratie n'a pas de prix»1.Une pension dès 52 ans, une carrière complète après 20 ans Tous les partis présents au Parlement acceptent le système, y compris le Vlaams Blok qui montre si facilement du doigt les pratiques financières des autres. Les parlementaires rétrocèdent bien une partie de leur rémunération à leur parti, mais pas trop. Au PS et au SP.a, par exemple, c'est 10%. Au Vlaams Blok, 15%. Les parlementaires Ecolo et Agalev sont ceux qui reversent le plus: respectivement 50% et 25%.Les modalités de la pension du parlementaire sont elles aussi assez coquettes. Un, il peut prendre sa retraite dès 52 ans (65 ans pour vous). Deux, il a une carrière complète, c'est-à-dire lui donnant droit à l'entièreté de la pension, après 20 ans de mandat (45 ans pour vous). Trois, le montant correspond à 75% de la rémunération parlementaire. Celui qui réunit ces trois conditions touche donc 4.326 euros (174.510 FB) par mois. Un ex-parlementaire qui n'a exercé son mandat que deux ans nous a confié qu'il touchait une pension de 411 euros (16.580 FB) par mois, en plus évidemment d'autres retraites. Pour à peine deux ans, il touche presque le montant de la pension moyenne en Belgique, qui tourne autour de 600 euros (24.000 FB). S'ils étaient soumis aux mêmes conditions, les députés et sénateurs auraient peut-être songé à relever sérieusement le montant des retraites, plutôt que de voter une loi reculant de cinq ans l'âge de la pension pour les femmes. Car, finalement, imposer aux politiciens les conditions de vie de la majorité de la population, n'est-ce pas le prix de la démocratie? 

Knack, 17/9/03. 

19:28 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

« Silence ou nous vous faisons condamner »...

Le chantage d'Electrabel entrave la liberté d’expression

Electrabel attaque Greenpeace pour « association de malfaiteurs », mais veut surtout que l’organisation change d’avis via des intimidations juridiques.

Mark Kennes
07-11-2007

Le 1er novembre, sur Radio 1 (l’équivalent de La Première en Flandre), un porte-parole d’Electrabel a menacé de porter plainte contre Greenpeace pour sa « campagne Electrabel ». Ce ne serait pas la première fois. Greenpeace constitue depuis longtemps un obstacle à la mauvaise volonté avec laquelle Electrabel, par vil esprit de lucre, continue à se cramponner à une technologie ringarde et polluante. Greenpeace s’est exprimé dans son style bien connu : via de nombreuses actions ludiques devant les centrales électriques.

 

Electrabel a réagi par une plainte – e.a. pour association de malfaiteurs – contre Greenpeace dans cinq arrondissements judiciaires. Car, pour l’entreprise, Greenpeace est une organisation criminelle. De façon assez absurde, les cinq juges d’instruction ont accepté la plainte. Résultat : lors d’une perquisition au siège principal du mouvement pour l’environnement, le serveur informatique a été saisi et plus de cinquante membres de l’organisation ont déjà été interrogés dans un commissariat. En cas de condamnation, le juge pourrait même interdire Greenpeace.

Electrabel a adressé une lettre à Greenpeace (voir en annexe), déclarant « limiter son exigence en tant que partie contre Greenpeace à un euro symbolique ». Electrabel pose toutefois deux conditions. La première : « Directement ou indirectement, plus la moindre action (…) dans l’enceinte de ses centrales nucléaires. » La seconde : « Un changement d’opinion. » Greenpeace a établi un classement des fournisseurs d’énergie verte. Pas étonnant si le méga-pollueur Electrabel s’y traîne aux derniers rangs. L’entreprise demande maintenant « que, dans le classement de Greenpeace des fournisseurs d’énergie verte sur le marché belge, il soit tenu compte de la réalité du marché régional ouest-européen et que le produit Electrabel Vert soit évalué en fonction de la capacité de production verte qui s’y rattache ». En clair : « Nous laissons tomber la plainte si Greenpeace s’intègre à nos campagnes publicitaires. » L’affaire Electrabel – Greenpeace montre encore que ce genre de lois, à l’instar des lois antiterroristes, qui permettent la condamnation d’organisations engagées, ont plus à voir avec les pressions politiques et des patrons qu’avec la sécurité ou la justice.

 

Greenpeace est l’une des locomotives de la « Plate-forme pour la liberté d’expression ». Une coupole de 200 organisations dénonçant semblables abus de la part de la législation existante et des lois antiterroriste. Plus d’infos sur la plate-forme : www.greenpeace.be

Hebdomadaire du Parti de Travail de Belgique | bd M. Lemonnier 171, 1000 Bruxelles | 37e annee n°41| [1677) du 7 novembre 2007

> Énergie :: Greenpeace contre « Eletrobel »

19:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

16/01/2008

Les derniers fours à coke sont éteints...

Charleroi :: 650 emplois de moins dans la région

Il n’y a plus de cokerie à Charleroi. Après plus de 80 ans, les derniers fours ont été éteints le 9 janvier. Plutôt que la rénovation, Duferco a choisi la fermeture.

Myriam De Ly
16-01-2008

Après plusieurs années d’intérim, certains de ces jeunes travailleurs ont acheté une maison. Aujourd’hui, ils se retrouvent au chômage, la dernière cokerie du Hainaut a fermé ses portes. (Photo Solidaire, Walter Sermeus)

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -


Soixante-cinq mille tonnes de coke seront dorénavant livrées chaque mois par la société russe Novolipetsk (partenaire de Duferco), pour alimenter le nouveau haut-fourneau de Marcinelle. Ils arriveront par voie fluviale, sur une distance de 6 000 km. La société Carsid de Marcinelle perdra son indépendance énergétique et l’avenir du haut-fourneau est hypothéqué.

Fermer pour respecter l’environnement ?

Différents scénarios étaient possibles pour rénover l’ancienne ou même reconstruire une nouvelle cokerie. Duferco aurait pu investir 300 millions d’euros pour une cokerie non polluante. Il pouvait le faire, il a l’argent, mais ses choix se sont portés sur d’autres projets qui rapportent plus et qui peuvent satisfaire son partenaire russe.

Le transport du coke pourrait d’ailleurs créer d’autres problèmes environnementaux. Il n’y a aucun accord pour le transport du coke par chemin de fer. Si les écluses tombent en panne, va-t-on transporter le coke par camion et provoquer d’autres problèmes de pollution ?

Et les fameux investissements ?

Duferco projette d’investir 554 millions d’euros à Charleroi. La moitié servira à améliorer la coulée continue et la logistique du coke. L’autre moitié servira à diversifier les activités du groupe. Avec en outre la création d’une centrale « turbine gaz vapeur » (TGV) pour 2011.

Ces investissements ne devraient déboucher sur le démarrage d’activités industrielles qu’en 2009, 2010, 2011. De quoi reclasser à terme soixante ouvriers de la cokerie. Il y aurait 110 nouveaux emplois, mais surtout destinés à des techniciens qualifiés. Ainsi pour la centrale TGV, il y aurait 30 emplois pour des ingénieurs.

Où iront-ils travailler demain ?

Près de 185 ouvriers avaient un contrat à durée indéterminée à la cokerie. Ils ne savent pas de quoi leur avenir sera fait. Certains ont travaillé 30 ans ou plus à la cokerie. Comme le disent leurs délégués : il y aura des drames humains. Sur base volontaire, 74 ouvriers pourraient partir pour Clabecq, à 45 km de Charleroi. On peut comprendre qu’il y a peu d’amateurs. Pour la prépension, il faut avoir 55 ans et 38 ans de carrière, donc avoir commencé à travailler à 17 ans. Merci au pacte des générations. En attente d’un emploi futur, les ouvriers mis au chômage (avec une indemnité complémentaire versée par Carsid), pourraient être appelés (avec une indemnité de flexibilité) à remplacer des ouvriers en absence de longue durée à Carsid-Marcinelle. La direction encourage des ouvriers à quitter volontairement l’usine, avec une prime de 15 000 euros net.

Pendant toute leur vie de travail, les travailleurs de la cokerie ont donné leur professionnalisme, leur force de travail, et certains même leur santé. Où est le juste retour ?

Les délégués de la cokerie estiment que globalement la région va perdre 650 emplois. Ceux des sous-traitants qui assuraient l’entretien, le nettoyage, le transport, mais aussi les 40 intérimaires qui se retrouveront au chômage, des jeunes qui travaillent depuis des années en sidérurgie, qui ont leur maison à payer. C’est cher pour les nouveaux plans industriels de Duferco et ses promesses de 110 emplois nouveaux dans le futur…

14:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |