08.07.2008

07/07/08: Ptb: Quand le Forem prend des allures d’agences intérimaire !

Quand le Forem prend des allures d’agences intérimaire !

M.L. DE COMAC-HERSTAL

J’ai 23 ans et j’habite à Herstal, une commune dont 22 % des jeunes sont au chômage (quand ils ont la chance de percevoir les allocations). Dès la fin de ma scolarité, souhaitant vraiment intégrer le monde du travail, je me suis inscrit à une formation Forem-CEFORA en « inspecteur de chantiers » pour le domaine du nettoyage.

De cette formation a découlé un stage qui m’a permis d’être engagé dans une entreprise de nettoyage en tant que gestionnaire de chantiers. « Bien », me direz-vous ? Mais la réalité de cet emploi est tout autre.

J’avais un contrat de 15 h/semaine et j’en faisais 40 h (non-payées) pour que tous les chantiers tournent comme le voulait le directeur. Je démarrais parfois à 4 h 30 du matin pour revenir chez moi vers 22 h.
J’ai décidé de quitter cette entreprise après quatre mois quand une offre d’emploi dans une fonction similaire à la commune de Herstal s’est présentée. Contrat à durée indéterminée avec 14 jours d’essai, je m’occupais de la gestion de 54 techniciennes de surfaces et de l’entretien de 62 bâtiments communaux. Tout s’est bien déroulé.

En tout cas les trois premiers mois (…). Après avoir été licencié par le pouvoir politique socialiste de la commune de Herstal, sur base d’un rapport mensonger et peu scrupuleux, j’ai décidé de tourner la page et je me suis inscrit dans une formation en « tourneur-fraiseur ». J’ai eu la chance de réussir les tests et d’être pris dans un module de formation qui débutera en septembre.

Entre-temps, j’ai reçu une convocation du Forem qui me conviait à une séance d’information sur le travail saisonnier de cueilleur de fruits.

« Vous cherchez un emploi ? Le travail saisonnier de cueilleur de fruits est la solution. » (…).

Je me suis donc rendu sur place (…). Les conditions de travail étaient les suivantes : Cueillir les fruits dans le Limbourg sur une durée de deux mois maximum, avec un salaire de 3 000 € net (pour les deux mos) car il n’y a pas de retenue ONSS, donc vous ne cotisez pas à la sécurité sociale. Vous disposez d’un contrat de travail renouvelable tous les jours, donc vous n’avez pas intérêt à avoir une baisse de régime un jour car on vous dira de rester chez vous le lendemain. Une fois la séance terminée tout le monde s’est levé et a pris la porte.

Un mois plus tard, je reçois un coup de téléphone d’une dame du Forem qui me demande si je suis toujours intéressé par la cueillette de fruits. En essayant de maîtriser ma colère, je lui ai répondu poliment : « Ecoutez madame, non, je n’ai jamais été intéressé par le travail saisonnier de cueilleur de fruits. Ce que j’aimerais, c’est trouver un emploi stable, de longue durée, qui me permette de redémarrer dans la vie et de pouvoir faire des projets à long terme (maisons, enfants….) »

Elle m’a répondu que c’était bien pour me faire un peu d’argent en attendant. Je lui ai rétorqué que je préférais mettre mon temps à profit dans la recherche d’un emploi sérieux et pas d’un boulot pour étudiants et pensionnés.

La conversation téléphonique s’est achevée et je me suis dit que j’allais très certainement avoir des nouvelles de l’Onem. Malgré mes craintes, je suis fier de moi car j’ai tenu à boycotter ce système du Forem qui ne propose aux gens que la précarité et collabore ainsi à la promotion des petits jobs sans avenir.


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21:31 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : justice, actualite, europe, social, syndicats, medias, ptb, presse, romain, silence, television, solidaire, belgique, courcelles, capitalisme, exploitation, democratie, exploitation capitaliste, information, wallonie | |  Facebook | |  Imprimer

22.06.2008

14/02/2007: La Poste ...

 

La Poste

Depuis la privatisation de La Poste, les facteurs ont vu leur métier se dévaloriser pour ne plus devenir qu’un citron à presser. Le public ne s’y trompe pas, les services qui étaient rendus par les agents étaient positifs : opérations bancaires diverses, ventes de produits… Le temps de le faire a été supprimé au bénéfice des publicités toutes boites. À l’heure actuelle, les facteurs ne sont plus que des bêtes de charges bonnes à transporter du papier, quel que soit le temps, ils doivent remplir les poches des actionnaires privés étrangers. Mais où va-t-on, où est le service public là-dedans ? Là où l’argent prime, l’être humain n’a plus aucune valeur. Tout fout le camp en Belgique, vous le savez par la télé, elle va mourir exsangue. Je plains la génération future, bonjour le stress. Cpas, associations sdf et resto du cœur vont avoir du boulot, eux.

Emile Defrise

lu dans "Solidaire"

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18.06.2008

18/06/2008: De grâce, qu’on n’augmente plus ma pension !,,,

A noter que je suis exactement dans le même cas que ce lecteur de Mouscron, de même que mon ami Rino Bellomo de Gilly: 40% de précompte professionnel retenu cette année sur mon pécule de vacances. Je serai remboursé par les Contributions lorsque sans doute fin 2009, début 2010, ils auront fait mon compte à l' Impôt global annuel (déclaration 2009, revenus 2008). D'ici là, l' État aura vécu en me devant  plusieurs milliers de francs, produisant des intérêts, comme sans doute plusieurs dizaines de milliers de retraités dans mon cas.

Nous sommes en "démocratie" capitaliste ...: toujours la même chanson !
RoRo

À l’attention de M. J-M Hanesse, médiateur des pensions

Monsieur, on dit souvent que quelques chiffres valent mieux qu’un long discours. Alors, voici les miens :
Mai 2005: pension 914,13 euros, pécule de vacance 515,18 euros, précompte 00,00. Total 1 429,3 euros.
Mai 2006: pension 932,41, pécule de vacance 525,50, précompte 2,64. Total 1 455,27.
Mai 2007: pension 951,06, pécule de vacance 535,99, précompte 60,48. Total 1 456,5
Mai 2008: pension 1 009,27, pécule de vacance 557,65, précompte 236,34. Total 1 330,5 euros.
Vous remarquerez que :
1)    Malgré quatre augmentations de pension, je touche en mai 2008, pratiquement 100 € en moins qu’en mai 2005.
2)    On me retire en mai 2008, 205, 86 euros supplémentaires par rapport à mai 2007.
De grâce, qu’on n’augmente plus ma pension !
Merci d’essayer de me comprendre.
Michel Brel, Mouscron.

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23.04.2008

23/04/2008: Intértêt notionnels dans Solidaire ...

Intérêts notionnels: Circulaire, y’a rien à voir

Le ministre Reynders avait promis une circulaire pour limiter les abus en matière d’intérêts notionnels. C’est fait. Mais elle légitime les abus plus qu’elle ne les limite.

Marco Van Hees

Rappel des épisodes précédents. En 2005, le gouvernement fait voter une loi qui offre un gros cadeau fiscal aux sociétés : les intérêts notionnels. Fin 2007, début 2008, le débat fait rage. Car les intérêts notionnels coûtent quatre à cinq fois plus cher que prévu. Et aussi parce que des banques et multinationales ont élaboré des montages fiscaux pour abuser du système.

      Les socialistes (qui avaient voté la loi en 2005) rédigent alors une proposition de loi pour tenter de limiter ces abus. Les libéraux, Didier Reynders en tête, s’opposent à tout changement de la loi. Tout au plus, le ministre des Finances concède-t-il, lors du conclave budgétaire de fin février, de rédiger une circulaire pour limiter les abus.   

      La circulaire, datée du 3 avril, vient de sortir. Qu’y lit-on ? Rien de nouveau. En gros, c’est un simple rappel des règles existantes. Le seul passage intéressant est celui où le ministre signale aux fonctionnaires du fisc qu’au nom de la lutte contre les abus, ils ne doivent pas « remettre en cause des opérations légitimes consistant pour un groupe à centraliser des activités de financement dans une société spécialisée… »

      Or, c’est précisément de cette manière que des groupes comme Fortis ou Electrabel ont construit des montages fiscaux pour abuser des intérêts notionnels. Plutôt que de limiter les abus, Reynders limite donc la limitation des abus. Et pour éviter tout « zèle » de ses agents, il les renvoie à une décision rendue par le service des décisions anticipées (un service du fisc qui peut donner une carte blanche à des constructions potentiellement litigieuses). Une décision évidemment favorable au montage soumis par la société X (les noms ne sont pas indiqués).

      Finalement, tout le tapage des socialistes sur les intérêts notionnels débouche sur une circulaire qui… légitime les abus. Et dire que le gouvernement avait comptabilisé au budget 200 millions € qui devaient rentrer dans les caisses de l’Etat sous l’impulsion de cette fameuse circulaire.

19:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

06.04.2008

02/04/2008: 60 ministres en Belgique : trop c’est trop ?...

CoDiff http://www.solidaire.org du mercredi 02 avril 2008]


1 avril 2008 12:48 | Il y a 5  jour(s) |

60 ministres en Belgique : trop c’est trop ?

15 ministres et 7 secrétaires d’Etat : le gouvernement Leterme 1er a fait fort. Aujourd’hui, il y a 60 cabinets ministériels en Belgique, tous gouvernements confondus. Un record.

David Pestieau

Avec le nouveau gouvernement, on atteint le chiffre d’ un ministre pour 166 000 habitants. Outre le gouvernement fédéral, le gouvernement flamand compte dix ministres, le wallon neuf ministres, le bruxellois huit (dont trois secrétaires d’Etat), celui de la Communauté française sept et le germanophone quatre. Ce qui fait 60 postes ministériels répartis entre 56 personnes car 4 ministres wallons sont en même temps ministres à la Communauté française…
    La Belgique compte dans ses parlements 534 députés et sénateurs. Et dans les dix provinces, il y a 10 gouverneurs, 60 députés permanents (les « ministres » provinciaux) et 737 conseillers provinciaux.

Pourquoi ?

Pour le gouvernement Leterme 1er, des fonctions de secrétaires d’Etat ont été créées uniquement pour satisfaire les appétits des partis au pouvoir.
    Le FDF Clerfayt est nommé secrétaire d’Etat comme… adjoint au ministre des Finances, Reynders, qui est par ailleurs son président de parti. Et un autre secrétaire d’Etat, Carl Devlies (CD&V), est en charge de la « coordination de la lutte contre la fraude ».
    Trois ministres pour la même tâche ? Les fonctionnaires du ministère qui se plaignent régulièrement de sous-effectif auraient préféré qu’on engage des gens et qu’on leur donne des moyens pour combattre réellement la fraude fiscale… Car sur le terrain, pas question de tripler les effectifs. Un fonctionnaire sur trois seulement devrait être remplacé lors de son départ à la retraite.
    Le nombre astronomique de 60 ministres vient surtout des réformes successives de l’État qui ont poussé à l’extrême le morcellement des compétences. Ce qui mène à beaucoup d’inefficacité et de gaspillage. « Avant 1980 et les débuts de l’Etat fédéral, le gouvernement national était composé de 30 à 40 ministres », confirme Jean Faniel, chercheur au CRISP.1

Sept ministres pour la santé : efficace ?

Les associations, dont Médecine pour le Peuple, qui demandent la gratuité du vaccin contre la grippe doivent s’adresser à sept ministres différents. Ceux-ci doivent se mettre d’accord dans une conférence interministérielle regroupant les ministres de six gouvernements différents…
    La meilleure preuve de l’absurdité de la régionalisation de toute une série de compétences, c’est que, pour toutes ces questions, il faut désigner des commissions de concertation, convoquer des réunions de coordination. Et donc dépenser encore de l’argent…
    La solution ? Diminuer le nombre de ministres en centralisant certaines compétences. Et refédéraliser une série de compétences qui sont actuellement éparpillées entre le fédéral et le régional…

1  Sud-Presse, le 21 mars 2008



Des ministres qui coûtent cher
Yves Leterme et ses cinq vice-premiers ministres devraient gagner un peu moins de 210 000 euros brut par an.
 
Quant aux seize autres ministres et secrétaires d’Etat, ils recevraient entre 190 000 et 200 000 euros brut par an. L’addition de sept secrétaires d’Etat aux quinze ministres fait monter l’ardoise des dépenses de nos ministres de 1,33 million d’euros. Sans compter la multiplication des coûts suite à la multiplication des cabinets ministériels, chauffeurs,...
Nom
CompétenceSalaire annuel brut estiméSalaire net mensuel estimé
Leterme1er ministre fédéral210 0008 580
Reynders
   
Ministre fédéral
Finances - réformes institutionnelles
210 0008 580
OnkelinxMinistre fédéral
Santé - affaires sociales
210 0008 580
Dewael
   
Ministre fédéral
Intérieur
210 0008 580
Milquet
   
Ministre fédéral
Emploi - égalité des chances
210 0008 580
Vandeurzen
   
Ministre fédéral
Justice
210 0008 580
DevliesSecrétaire d’état
Fraude fiscale
190 0007 830
ClerfaytSecrétaire D’état
Adjoint aux Finances
190 0007 830
Et les 14 autres (De Crem, De Gucht, Michel, Laruelle, Magnette, Arena, Wathelet,…) 14 x 190 00014 x 7 830
Total

4 030 000

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27.03.2008

27/03/2008: Tibet: pour la liberté, avec la CIA?....

 -------- Message original --------
Sujet: Tibet
Date: Thu, 27 Mar 2008 01:02:51 +0100
De: democrite <democrite@neuf.fr>

Tibet: pour la liberté, avec la CIA?

En 1951, les communistes prenaient le pouvoir au Tibet. Au cours des deux siècles qui avaient précédé, pas un seul pays au monde n’avait reconnu le Tibet comme un pays indépendant. Durant ces deux cents ans, la communauté internationale avait considéré le Tibet comme une partie intégrante de la Chine ou, du moins, comme un État vassal. En 1950 déjà, l’Inde disait que le Tibet était une composante de la Chine. L’Angleterre qui, il y a quarante ans, occupait pourtant une position privilégiée au Tibet, suivit la position indienne au pied de la lettre.
Seuls les États-Unis se montrèrent hésitants. Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, ils considérèrent le Tibet comme appartenant à la Chine et ils freinèrent même l’Angleterre dans ses avances au Tibet. Mais, après la guerre, les États-Unis voulurent faire du Tibet un rempart religieux contre le communisme.
Contrairement à ce qui se passa avec la question coréenne, ils furent complètement isolés. Ils ne purent mettre sur pied la moindre coalition internationale. En 1951, la majorité de l’élite tibétaine elle-même, y compris l’Assemblée générale élargie, accepta l’accord négocié avec la Chine à propos d’une «libération pacifique».
Mais cela changea lorsque, en 1956, les autorités décidèrent d’appliquer une réforme agraire dans les territoires tibétains de la province de Sichuan. L’élite locale n’accepta pas qu’on touche à ses propriétés et droits. Cela allait mener au soulèvement armé de 1959.
La préparation de la révolte armée avait duré des années, sous la direction des services secrets étasuniens, la CIA. C’est écrit noir sur blanc dans «The CIA's Secret War in Tibet» (La guerre secrète de la CIA au Tibet) de Kenneth Conboy (University Press of Kansas, 2002, 300 pages), un ouvrage à propos duquel le spécialiste de la CIA, William Leary, écrit: «Une étude excellente et impressionnante sur une importante opération secrète de la CIA durant la guerre froide.»
Un autre livre, «Buddha's Warriors – The story of the CIA-backed Tibetan Freedom Fighters» (Les guerriers de Bouddha – L’histoire des combattants tibétains de la liberté soutenus par la CIA), de Mikel Dunham (Penguin, 2004, 434 pages) explique comment la CIA a transféré des centaines de Tibétains aux États-Unis, les a entraînés et armés, a parachuté des armes sur le territoire, a enseigné aux gens comment ils pouvaient se servir d’armes à feu tout en étant à cheval, etc.
La préface de cet ouvrage a été rédigée par «Sa Sainteté le dalaï-lama». Sans doute ce dernier considère-t-il comme un honneur le fait que la rébellion séparatiste armée ait été dirigée par la CIA. Dans cette préface, il écrit: «Bien que je croie que la lutte des Tibétains ne puisse être remportée que par une approche à long terme et des moyens pacifiques, j’ai toujours admiré ces combattants de la liberté pour leur courage et leur détermination inébranlables.» (page XI)
Réactions tibétaines et internationales lors de la prise de pouvoir par les communistes, en 1951, Infortibet, 14 janvier 2008. en néerlandais:
http://infortibet.skynetblogs.be/post/5433093/tibetaanse-...-
Le «Cirque de l’ombre: la CIA au Tibet», un documentaire revu, Infortibet, 5 février 2008.
Compte-rendu en néerlandais: http://infortibet.skynetblogs.be/post/5512204/het-schaduw...
Source Michel Collon

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24.03.2008

Trois quarts des Belges ont peur de devenir des vieillards nécessiteux ...

Trois quarts des Belges ont peur, en vieillissant, de perdre leur autonomie. 30 % ne savent pas s’ils pourront payer cette phase à nombreux soins, 17 % disent qu’ils ne le pourraient pas. C’est ce qui ressort d’un sondage de SwissLife sur les pensions.

L’enquête dit également que presque la moitié des Belges prétend ne pas pouvoir mettre de l’argent de côté pour couvrir leurs soins plus tard. C’est surtout chez les jeunes, que c’est un problème. De même, 64 % des Belges veulent continuer à vivre chez eux et y recevoir leurs soins. Pourtant, 43 % s’attendent à finir dans une maison de repos. (Belga/DM).

Aux infos de 13 h de la VRT, ils nous conseillent, en vieillissant, de « n’avoir pour commencer aucune confiance dans la sécurité sociale ». Bref, la VRT fait ici de la pub non déguisée pour les compagnies d’assurances qui, après que les gens ont payé des cotisations sociales pendant 40 ans, veulent en plus que nous ouvrions un compte épargne chez eux en vue de notre « phase ultime de soins ».

Si les bénéfices des compagnies d’assurances étaient dûment imposés, il n’y aurait peut-être pas de raison de perdre notre confiance en la sécurité sociale. Bref, on nous roule deux fois : une fois parceque les pouvoirs publics qui ne s’en prennent pas à la grande fraude fiscale pour remplir les caisses de la sécu et deux, les compagnies d’assurances et les fonds de pension privés qui nous font encore payer en plus pour quelque chose que nous avons déjà payé pendant 40 ans !

Eric Rosseel

19:34 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : courcelles, belgique, romain, histoire, actualite, social, democratie, justice, capitalisme | |  Facebook | |  Imprimer

22.03.2008

Le tout nouveau médicament contre le cholestérol n’a aucun effet ...

Le réducteur de cholestérol Inegy, pris par au moins 30 000 patients belges, n’a aucun effet sur les dépôts de cholestérol. Il semble même qu’il les aggrave.

Dirk Van Duppen
06-02-2008

Il s’agit du combinat Inegy, de MSD, composé du principe actif connu, la simvastatine (ici, de marque Zocor) et d’un nouveau réducteur de cholestérol, l’Ezetrol. MSD avait conclu avec le ministre Demotte un marché dans lequel la firme était disposée à ramener, selon le kiwi version light, le prix du Zocor de 58 à 31 euros, à condition que le ministre reprenne dans la réglementation de remboursement son nouveau et très onéreux réducteur de cholestérol, l’Inegy. La commission des experts de l’INAMI avait donné un avis négatif, mais le ministre avait quand même accordé aux gens de MSD ce qu’ils demandaient.

 

D’une étude auprès de 720 patients, il ressort aujourd’hui que ce réducteur de cholestérol Inegy ne donne pas du tout le résultat escompté, à savoir réduire les dépôts de cholestérol dans les vaisseaux sanguins. C’est la première fois qu’on réalise une étude là-dessus. Le problème est connu : quand on a trop de cholestérol dans le sang, on court le danger de voir ces graisses se sédimenter sur les parois des vaisseaux, ce qui entrave le flux sanguin et accroît le risque de formation de caillots. Les réducteurs de cholestérol contrent ces dépôts de graisse et réduisent ainsi le risque de problèmes cardiovasculaires.

L’étude en question montre maintenant que l’Inegy fait bien baisser le cholestérol dans le sang, mais pas ses dépôts sur les parois des vaisseaux. Il les épaissirait même légèrement, c’est-à-dire le contraire, précisément, de ce qu’un médicament est censé faire !

Cette enquête était déjà terminée en 2006, mais ce n’est qu’aujourd’hui que les premiers résultats sont publiés. Aux États-Unis, cette publication tardive a déjà provoqué pas mal de remous. Une commission sénatoriale américaine a déclaré que les deux fabricants — Shering et MSD — avaient intentionnellement ralenti cette publication. Les résultats des premières études concernant l’Inegy, études qui mesureront l’effet du médicament sur les maladies cardiaques et la mortalité qui y est liée, ne seront pas publiés avant 2011.

19:09 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

16.03.2008

Vaccin antigrippal gratuit : Onkelinx revient sur sa promesse...

10 mars 2008 
En février, la ministre de la Santé Onkelinx avait soutenu l’idée d’un vaccin antigrippal gratuit grâce à l’application du modèle Kiwi. Aujourd’hui, elle a « changé d’avis ».

Dirk Van Duppen

 

Aux activistes de la Plate-forme Santé et Solidarité, la ministre Onckleinx a promis de s'occuper de la gratutité du vaccin antigrippal par l'application du modèle kiwi. Pour se désavouer quelques jours plus tard. (Photo Solidaire, Salim Hellalet)

Le 20 février dernier, la Plate-forme d’action Santé et Solidarité s’est présentée chez les ministres Onkelinx, Fonck et Vanackere, pour demander la gratuité du vaccin contre la grippe. Tous trois ont promis de soutenir la proposition lors de la conférence interministérielle du 11 mars, réunissant les sept ministres (!) compétents en la matière. Après la manifestation, le ministre flamand de la Santé, Steven Vanackere (CD&V) a écrit dans un communiqué de presse : « La Plate-forme d’Action milite en faveur de la gratuité du vaccin contre la grippe sans ordonnance et livraison directe chez les médecins généralistes. Je soulèverai ce point lors des négociations de la conférence interministérielle Santé publique. » Autrement dit, le ministre fédéral centralisera les achats de vaccins par adjudication publique, comme c’est le cas avec le modèle Kiwi.
    Mais après la manifestation, la ministre Onkelinx (PS) a expliqué dans le Journal du Médecin « qu’elle n’appliquerait pas le modèle Kiwi pour le vaccin contre la grippe ». Et ce pour trois raisons qu’elle a répété plus tard à la Chambre en répondant à une question posée par la parlementaire CD&V, Sonja Beck. Onkelinx : « Tout d’abord, la composition du vaccin antigrippal est adaptée chaque année aux souches virales de la grippe. Nous devrons donc chaque année refaire une demande d’offre ». Pourquoi est-ce un problème ? Ne pourrions-nous pas, par exemple, conclure des contrats-cadre de trois ans ?
    Onkelinx : « Secundo, les entreprises pharmaceutiques qui ont commercialisé un vaccin ces dernières années ont eu à plusieurs reprises des difficultés à satisfaire complètement la demande. » La raison est notamment qu’elles peuvent difficilement prévoir, elles ne sont jamais certaines de leurs ventes. Un problème qui peut justement être résolu par l’adjudication publique puisque les entreprises connaîtront le nombre exact de vaccins qu’elles pourront vendre.
    Onkelinx : « Enfin, l’approvisionnement sera-t-il garanti si une seule entreprise est chargée de la livraison ? » Cette garantie doit naturellement figurer dans le contrat. Wayne McNee, l’ancien directeur de Pharmac, l’institut qui organise le modèle Kiwi en Nouvelle-Zélande écrit à ce sujet : « Il y a quelques années, nous avons été confronté à ce problème, la société Sanofi n’a pas été en mesure de livrer suffisamment de vaccins. Nous avons rapidement résolu le problème en nous adressant à d’autres fournisseurs, tous les frais étant à charge de Sanofi. »
    Le 11 mars, une délégation de la Plate-forme Santé et Solidarité est allée à la conférence interministérielle pour rappeler à nos ministres leur promesse et en particulier soutenir la proposition du ministre Vanackere.

Lu dans SOLIDAIRE


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14.03.2008

Le prix des carburants

Cartoon •

Solidaire n° 41 du 7 novembre 2007

Le dessin de Matiz
07-11-2007

Le prix des carburants a atteint un sommet historique, ou comment les automobilistes sont victimes d'un hold-up de la part des des compagnies de pétrole.

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Les bénéfices d’Electrabel grimpent jusqu’à presque trois milliards...

11 mars 2008 
Thème Belgique, Energie

Seuls les actionnaires, et non les consommateurs, se portent mieux après la libéralisation de l’énergie, dit l’organisation des consommateurs, l’OIVO.

 

Le bénéfice opérationnel d’Electrabel est passé, en 2007, de 2,44 à 2,97 milliards d’euros, soit une hausse de 21,7 %. Cela figure noir sur blanc dans les comptes annuels détaillés de la multinationale de l’énergie, Suez, la maison mère d’Electrabel.

Tom De Meester



    Et, alors que les consommateurs se voient compter 21 % de TVA sur leur énergie, Suez aujourd’hui ne paie plus de 11,3 % d’impôts sur ses bénéfices. Ce sont les actionnaires qui font la meilleure affaire : en 3 ans, leurs dividendes ont augmenté de 70 %. En 2007, Suez a versé 1,96 milliard d’euros aux actionnaires. En sus, on a encore acheté pour 1,15 milliard d’euros de ses propres actions. Au total, les actionnaires de Suez ont donc perçu 3,11 milliards d’euros.
    « Seuls les actionnaires tirent parti de la libéralisation du marché de l’énergie », conclut l’OIVO, la coupole des organisations belges des consommateurs, dans un rapport d’enquête cinglant.
    « Depuis le 1er juillet 2003, le marché de l’énergie a été libéralisé en Flandre. Un peu plus, ç’a été le tour du marché wallon et, en 2007, celui du marché bruxellois », écrit l’OIVO, mais, « dans la plupart des cas, le consommateur paie plus aujourd’hui qu’en 2003. »

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27.02.2008

La crise, c'est lourd pour tout le monde ...

Cartoon •

Solidaire n° 40 du 3 novembre 2004

Le dessin de Matiz
03-11-2004

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> Et si, pour changer, on prenait l'argent là où il est...


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23.02.2008

Nous n’allons pas travailler seulement pour payer nos factures

« Ne dramatisons pas l’inflation ! L’inflation n’est pas insupportable», a affirmé la semaine dernière Guy Quaden, patron de la Banque nationale. « La baisse du pouvoir d’achat, ce n’est pas un problème, c’est une impression des gens», a ajouté le patron des patrons Pieter Timmermans (FEB)1.

20-02-2008

Ce n’est pas pour des histoires de coeur, mais bien pour une hausse du pouvoir d’achat que travailleurs et travailleuses sont descendus dans la rue le 15 décembre 2007. Souvent avec humour. (Photo Solidaire, Antonio Gomez Garcia)

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Ces messieurs devraient peut-être lire les plus de 3800 témoignages qui se sont déversés ces derniers jours sur le site de la pétition initiée par le PTB www.6pourcent.be : « Nous n’allons bientôt plus travailler que pour payer nos factures », écrivent plusieurs. « Depuis toutes ces hausses de prix, j’ai encore un bon bout du mois à tirer quand je suis à la fin de mon salaire », écrit un ouvrier. « Avec l’index, notre pension a augmenté de vingt euros par mois. Mais les coûts ont, eux, augmenté de centaines d’euros par mois. Le docteur, le loyer, la nourriture, le gaz, l’électricité. Nous sommes devenus une vache à lait du gouvernement », écrit une pensionnée. « Nous devons mettre 360 euros en plus sur la table mais notre salaire n’augmente pour ainsi dire pas. Cela ne peut plus durer. Nous voulons pouvoir vivre humainement et décemment », conclut un internaute.

La hausse de l’inflation (qui a atteint sur base annuelle le taux record de 3,45 % en janvier) est bien réelle et insupportable pour une grande partie de la population. Pourtant, Quaden et Timmermans persistent et signent. Ils lancent les derniers chiffres de la Banque nationale : le revenu disponible des ménages aurait augmenté en termes réels de 2,5% en 2006-2007. La lecture du rapport détaillé de la Banque nationale offre toutefois une vision très différente. « Les hausses salariales réelles convenues en commissions paritaires sont demeurées limitées à 0,2%, un pourcentage en recul par rapport à celui enregistré les deux années précédentes.»

S’il y a eu une augmentation de revenus, elle ne touche qu’une partie limitée des salariés comme ceux qui ont bénéficié de la réforme fiscale (qui a surtout concerné les plus hauts revenus) ou ceux qui ont reçu des primes liées aux résultats de leurs entreprises (souvent les cadres).

Cette contre-offensive patronale n’est pas innocente. « Je demande l’arrêt des grèves », exige le patron des patrons, qui veut arrêter la remise en cause de la modération salariale par la vague d’actions de ces dernières semaines, surtout au Nord du pays.

Si Timmermans parle de « seulement 5 à 10 % réellement concernés par la baisse du pouvoir d’achat », c’est pour que le gouvernement n’envisage pas, lors du débat sur le budget, une baisse générale de la TVA sur l’énergie, financée par les géants du secteur. « C’est très populiste de faire payer les patrons », affirme-t-il. Ce n’est pas populiste, c’est tout simplement crucial pour alléger nos fins de mois, M.Timmermans. Et nous allons encore redoubler la pression sur les ministres réunis ce week-end en conclave, en faisant signer plus largement encore la pétition www.6pourcent.be.

1 Le Soir,

13:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

13.02.2008

Conditions de travail sur les chantiers...

Chantiers Charleroi :: 90 % de contrats illégaux et cinq euros de l’heure

Descente syndicale sur le chantier de l’hôpital de Charleroi à Lodelinsart, le 24 novembre dernier. En cause, le travail au noir de travailleurs étrangers.

Germain Mugemangango
13-02-2008

Chantier du nouvel hôpital de Charleroi à Lodelinsart. (Photo Solidaire, Salim Hellalet) .

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Nous avons rencontré Carlo Briscolini, secrétaire régionale adjoint centrale générale FGTB Charleroi et Marc Moreau, secrétaire régional CSC bâtiments industries pour explique le sens de leur demande.

 

Que se passe-t-il sur le chantier de l’hôpital de Charleroi ?

Carlo Briscolini. Le chantier de l’hôpital civil de Charleroi est un immense chantier où deux cents travailleurs sont occupés de manière permanente dont cent à cent cinquante travailleurs dans le cadre du détachement (voir plus bas, ndlr). La plupart sont des Portugais sous-payés. En Belgique, le manoeuvre a un barème de 11,60 euros de l’heure au minimum. Dans l’ensemble des manoeuvres et travailleurs qualifiés, il y a 90 % de contrats illégaux. Ils gagnent entre 5 et 9 euros de l’heure. Ils n’ont pas les autres avantages sociaux du secteur. Cela fait des marges bénéficiaires gigantesques.

C’est connu de tout le monde que les règles ne sont pas appliquées. L’inspecteur des lois sociales de Charleroi devrait pouvoir aller voir les vraies fiches de paie au Portugal pour voir ce qui est effectivement payé mais il ne peut pas le faire. Après l’Europol judicaire, il devrait être possible d’avoir une Europol sociale. Mais ici, il s’agit d’un client public. Il s’agit de l’intercommunale (ISPPC) présidée par le MR Olivier Chastel. Un tel client devrait être moralement plus responsable qu’un privé.

Marc Moreau. Il y a 170 00 ouvriers qui travaillent dans la construction. On estime qu'il faut y ajouter 50 000 polonais dont la plupart travaillent illégalement. C’est un phénomène grandissant qui s’attaque à la sécu, à l’emploi. Même ceux qui travaillent légalement sont payés moins cher. Les prix des marchés sont tirés vers le bas. L’entreprise honnête est poussée à ne pas respecter la loi. Ou alors, elle paie moins cher ses travailleurs de manière illégale.

 

D’où vient le problème ?

Carlo Briscolini. C’est le résultat d’une directive européenne dite de détachement. C’est l’utilisation de travailleurs qui viennent pour un travail spécifique et une durée spécifique. C’est une problématique qui frappe les travailleurs au niveau européen. C’est très répandu dans la construction.

Il y a des règles. L’élément essentiel est qu’on doit appliquer les conventions collectives de travail et les salaires du pays qui donne le travail. Dans le cas du chantier de l’hôpital, il s’agit bien sûr de la loi belge en la matière. On s’aperçoit depuis un certain nombre d’années que cette partie de la législation est bafouée de plus en plus. Ce qui entraîne dans toute l’Europe une dérégulation du marché. Il y a même une pression pour que les entreprises honnêtes ne respectent plus les règles. C’est parfois le seul moyen d’obtenir le marché.

À côté de ça, l’administration et le contrôle des lois sociales sont sous équipés en matière de personnel et de moyens pour aller jusqu bout des enquêtes. Nous menons une campagne plus globale à Charleroi sur le sujet. Une fois par an nous tentons de détecter un certain nombre de chantiers qui présentent des signes fraude. Nous faisons l’action pour signaler entre autres ces entreprises à l’inspection sociale.

Marc Moreau. À Lodelinsart, le donneur d’ordre public a fait la sourde oreille. En Belgique, le client n’est pas tenu responsable de ce qu’il se passe sur le chantier. La seule obligation qui lui incombe c’est qu’il doit désigner pour les chantiers publics un fonctionnaire qui doit aller sur le chantier tous les jours vérifier la légalité des travailleurs. Dans les faits ça ne se fait pas. Il y a tellement peu de fonctionnaires que ce n’est pas possible. C’est donc une obligation qui a été complètement abandonnée.

Nous aimerions inclure dans la loi une responsabilité solidaire pour ce qu’il se passe sur le chantier comme infraction sociales. Les grands clients n’en veulent pas et les entreprises non plus.

 

Le chantier de l’hôpital civil de Charleroi est un immense chantier où deux cents travailleurs sont occupés. Parmi eux, nombreux sont des illégaux souspayés. (Photo Solidaire, Salim Hellalet)

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Quelles solutions proposez-vous ?

Carlo Briscolini. Nous ne sommes pas contre la venue de ces travailleurs immigrés en Belgique. Mais ça doit se faire dans les règles.

De plus, il faut avoir une politique proactive pour mettre au travail les personnes en Belgique intéressées par le secteur de la construction. Ce qui est grave c’est qu’ils sont encore moins intéressés par la formation des jeunes maintenant.

Marc Moreau. Nous avons été à la réunion de la cellule d’arrondissement qui doit poursuivre ce type de fraude. Nous avons été chez l’auditeur du travail et nous avons été très mal accueillis. Pourtant nous avons beaucoup d’informations qui viennent des travailleurs et des syndicalistes.

Nous avons donc décidé de faire une initiative informelle avec les acteurs intéressés. Les services d’inspections, l’Onss, l’Onem et les partenaires sociaux. Pas les finances, pas le monde juridique non plus.

Nous voulons faire respecter le règlement des travailleurs en détachement. Et aller beaucoup plus loin en chassant les négriers. Ça a pris une nouvelle ampleur. Pour éviter le classement sans suite ou les enquêtes tardives.

Nous voulons mettre en évidence les mécanismes qui permettent à ces gens d’échapper au contrôle pour à l’avenir proposer des modifications de la loi. Nous voulons aussi mener des actions de sensibilisation vers les travailleurs et les entreprises. Nous voulons aussi avec le syndicat nous porter partie civile par rapport à certains dossiers.

 

Connaissez-vous d'autres exemples ?

Marc Moreau. Au-delà du respect de la convention collective de la construction, il y a aussi des gens qui sont extrêmement exploités. Par exemple, il y a une filière brésilienne du travail (des faux Portugais). Ils ont de faux papiers qu’ils arrivent à remplacer par de vrais papiers. Dès qu’ils arrivent ici, on leur confisque leurs papiers et on les fait travailler pendant six mois ou un an. On les fait dormir sur chantier.

En cas d’accident, ça devient vite dramatique. En construction, chaque travailleur a un accident tous les cinq ans. En cas de travail au noir sur un chantier, c’est de l’esclavage.

Carlo Briscolini. Je sais que les grosses entreprises d’ici ont formé des sociétés là-bas pour prospecter le marché. C’est le seul moyen d’avoir les travailleurs que l’on cherche. Une société de toiture avec une vingtaine d’homme avait obtenu un gros marché dans le cadre des logements sociaux. Ils ont fait venir en ligne directe une société polonaise en détachement de 50 personnes. Un sous-traitant plus gros que la société principale. Douteux comme arrangement !

Hebdomadaire du Parti de Travail de Belgique | bd M. Lemonnier 171, 1000 Bruxelles | 38e annee n° 6 (1689) du 13 février 2008

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20:49 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

06.02.2008

Les piscines, espèce en voie de disparition ?

Comme les gares, les bureaux de poste ou les GB, les piscines disparaissent-elles aussi du paysage ? En Flandre, les statistiques sont claires, en Wallonie, elles sont... inexistantes. Enquête.

Marco Van Hees
11-07-2007

Petit plongeon dans le Hainaut

Le manque de piscines touche à la fois la population, les écoles et les clubs sportifs.

« La piscine de Houdeng [commune de La Louvière], fermée depuis un an pour insalubrité, a également été réquisitionnée pour certains entraînements, remise à neuf moyennant 400 000 euros hors TVA pris en charge par Dragone et sera ensuite rendue à La Louvière pour que les habitants puissent à nouveau en profiter. »

Ces lignes de La Libre Belgique datent de septembre 2004. Franco Dragone, enfant du pays connu pour ses shows comme Décrocher la lune ou pour Céline Dion, répète à Houdeng un spectacle qu’il présentera à La Vegas. Les habitants sont heureux d’apprendre qu’ils pourront bientôt retourner dans leur piscine. Mais aujourd’hui, trois ans plus tard, ils attendent toujours.

À Braine-le-Comte, la piscine est fermée depuis 2002. Les habitants qui voulaient se rabattre sur la ville voisine, Soignies, doivent attendre la fin de travaux, prévus en juillet. Et la piscine sonégienne a besoin de travaux nettement plus importants, ce qui fait que les autorités de Soignies, Braine-le-Comte et Ecaussinnes envisagent la construction d’une piscine pour les trois communes.

« Les élèves du primaire ne vont plus à la piscine, certains du secondaire non plus. »

À Charleroi, la piscine Helios est fermée depuis avril. En cause ? « Les filtres n’ont pas été remplacés depuis des années, explique Germain Mugemangango, porte-parole du PTB carolo. On a constaté que la piscine était dans un très mauvais état. Elle sera donc fermée pour une très longue durée. Ce qui montre que la mauvaise gestion à Charleroi se fait aussi au détriment du sport, ou en tout cas de certains sports. » Conséquence, les Carolos doivent aller à Gilly ou Fleurus pour nager. Et pour les écoles, cela pose de sérieux problèmes.

Par contre, pour l’ancien bourgmestre carolo Van Cauwenberghe, ce serait plutôt un signe de bonne gestion. « Le système Van Cau tant décrié a quand même (...) fermé six piscines et deux crèches », déclare-t-il fièrement. Cette fierté a toutefois des limites : notre photographe n’a pu se rendre dans une piscine carolo : le collège a interdit tout accès de la presse aux infrastructures sportives.

à Mons, aussi, il n’y a plus de piscines que dans des localités périphériques de l’entité communale. Il y a au moins vingt ans que la piscine communale Lido n’existe plus, remplacée par un hôtel et... les locaux du PS. Quant à la piscine de l’Université Mons-Hainaut et celle de l’Athénée Jean Davesnes, elles ont aussi fermé leurs portes. Depuis 2001, Henriette Jungst, alors conseillère communale Ecolo, interpellait tous les six mois le bourgmestre Di Rupo et l’échevin du Sport Dupont. « Aujourd’hui, la situation est toujours la même, nous confie-t-elle. Les clubs sportifs ont dû aller ailleurs. Les élèves du primaire ne vont plus à la piscine, certains du secondaire non plus. »

Il y a toutefois le projet d’une grande piscine de délassement sur les bords du « Grand large », un plan d’eau situé à l’entrée de Mons. Les grandes piscines de ce genre ont la cote, actuellement. À La Louvière, une piscine de ce genre doit remplacer la vieille piscine communale. Et la grande piscine d’Enghien, très axée délassement, attire des visiteurs (motorisés) dans un large rayon. Mais l’optique est plutôt commerciale et aux « heures pleines », l’entrée est de six euros pour les plus de quinze ans. À ce tarif, mieux vaut ne pas avoir une famille de quatre enfants...

Les ministres jouent au water-polo

Pour avoir une vue globale sur l’évolution du nombre de piscines en Wallonie, nous contactons d’abord la fédération de natation. Celle-ci nous renvoie à l’Association des établissements sportifs, qui elle-même nous renvoie à Infrasport (Région wallonne). N’ayant toujours rien, nous contactons le cabinet du ministre des Sports, Claude Eerdekens (PS), où on nous explique que les piscines sont des infrastructures et dépendent donc du ministre Michel Daerden (PS). Quand tout le monde se renvoie la balle à la piscine, cela s’appelle du water-polo, non ?

Au cabinet Daerden, un responsable convient : « Je ne peux pas vous donner de chiffres comme ça. Je dois les demander. Mais je ne sais pas à qui. Et je ne sais d’ailleurs pas s’ils existent. » Il mentionne bien un cadastre des infrastructures sportives qui vient d’être mis sur internet, mais nous lui faisons remarquer que ce cadastre reprend des piscines fermées depuis des années. « En fait, ajoute-t-il, nous ne faisons qu’accorder des subsides qu’on nous demande. Les piscines appartiennent aux communes ou à d’autres acteurs, nous ne pouvons prendre de décisions à leur place. »

Nous lui faisons alors remarquer que, manifestement, il n’y a en Wallonie aucune vision ni politique globale en matière de piscines. Notre interlocuteur tempère : « Nous faisons tout de même des choix : entre la buvette d’un stade et une piscine, nous subsidierons en priorité la piscine. » Vu la réputation de Michel Daerden, cette affirmation fait figure de scoop. À défaut d’attester d’une réelle vision politique.

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Un peu partout, des gens se mouillent pour pouvoir nager

Nadia Moscufo, conseillère communale PTB, a participé à la lutte qui a permis la réouverture de la piscine à Herstal. (Photo Solidaire)

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Piscine fermée pour une durée indéterminée, fermée définitivement, privatisée... Dans plusieurs localités, les habitants luttent pour pouvoir (re)nager.

Nelly, 70 ans, va nager chaque mardi. Ou plutôt, allait nager chaque mardi... Evidemment, ce n’est pas à Braine-le-Château, la petite commune du Brabant wallon où elle vit, qu’elle peut espérer trouver une piscine.

N’ayant pas de voiture, Nelly est donc tributaire des transports en commun. La ligne de bus qui passe chez elle va de Tubize à Braine-l’Alleud. À Tubize, la piscine est fermée depuis 1999 (lire ci-contre). Et celle de Braine-l’Alleud, sur laquelle elle s’était rabattue, a fermé ses portes cette année. Pour une période indéterminée... En cause, des problèmes de sécurité.

Résultat : pour nager, il ne restait plus à Nelly que sa baignoire. Seul côté positif, cela lui a permis d’augmenter considérablement son nombre de longueurs... Heureusement, elle a finalement trouvé une connaissance avec laquelle elle se rend chaque semaine en voiture à la piscine de Nivelles.

Cas isolé ? Il semble que non. Un peu partout en Belgique, pas mal de piscines ont fermé ces dix ou vingt dernières années. Dernier exemple en date : le bourgmestre de Tervuren, Bruno Eulaerts (VLD), a décidé de fermer la piscine au public le 1er septembre. Seules les écoles et les associations y auraient encore accès. Fureur des habitants, qui n’ont pas tardé à lancer une pétition, une affiche et un site internet... trilingue, néerlandais-français-anglais (www.zwemtervuren.be).

À Tubize, un comité similaire fait aussi valoir le droit de nager, même si la piscine est fermée depuis 1999. À Herstal, à côté de Liège, la mobilisation a permis la réouverture de la piscine après deux ans de fermeture. « Elle avait été fermée pour réparation après un accident grave, indique Nadia Moscufo, conseillère communale PTB. Mais les travaux ne se faisaient pas. Le petit bassin a même été inaccessible pendant six ans. Une génération d’enfants du primaire n’a pu apprendre à nager, car les enseignants ne voulaient pas courir le risque d’aller dans le grand bassin. »

Flandre : un quart de piscines en moins sur dix ans

Certaines piscines sont également privatisées. C’est le cas à Crisnée, en province de Liège. La gestion était déjà privée depuis longtemps, mais en juin, le gestionnaire a également acquis le bâtiment. Cela nous permettra d’économiser 37 000 euros par an, plaident les autorités communales. Que les habitants repayeront vraisemblablement sous une autre forme...

À Jodoigne, en Brabant wallon, la commune a refilé la gestion de la piscine à la Communauté française pour les activités scolaires. Les soirs et week-end, une asbl prend le relais. Mais comme la chaudière ne fonctionne plus, l’eau est glacée et les nageurs se font rares. « Depuis, je montre les exercices en restant hors de l’eau », nous confie un prof d’aquagym.

Qu’en est-il globalement? Comme nous l’expliquons ci-contre, la Wallonie ne dispose pas de chiffres. En Flandre, le Bloso (équivalent de l’Adeps) a calculé en 2005 que le nombre de piscines ouvertes au public était passé de 486 à 359 sur dix ans1. Plus d’un quart ont donc disparu. Pire : un rapport de 2004 de l’institut flamand ISB indique que pour la Flandre et Bruxelles, il n’y a que 181 piscines appartenant aux pouvoirs publics. Cela fait une piscine publique pour 38 605 habitants. Dans la région bruxelloise, c’est même une piscine pour 55 113 habitants. Espérons qu’un jour, ils ne décident pas de s’y rendre tous en même temps...

1 De Standaard, 22-6-2005.

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Les cinq maux des piscines

1. De moins en moins de piscines

En Flandre, les statistiques l’attestent : un quart de piscines en moins ces dix dernières années. En Wallonie, pas de chiffres, mais la situation ne semble pas meilleure. Plusieurs projets de grandes piscines existent (Mons, La Louvière), mais il est difficile de dire s’ils combleront le manque. Par ailleurs, il ne faudrait pas que ces piscines deviennent des sortes d’Aqualibi gérés essentiellement selon une logique commerciale.

 

2. Des piscines souvent en mauvais état

Beaucoup de piscines sont en mauvais état. Comme dans le logement social, le manque d’entretien a fait qu’elles se sont progressivement délabrées. En Région wallonne, suite à un accident grave à Liège, les normes ont été renforcées, ce qui fait que plusieurs piscines ont dû fermer leurs portes, n’étant plus conformes. La Région wallonne intervient dans le financement des rénovations ou des constructions. Mais 25 ou 40 % de l’investissement restent à charge de la commune, selon qu’il s’agisse d’une petite ou d’une grande infrastructure sportive.

 

3. Des finances communales malmenées

« Les Golden sixties ont été l’âge d’or des piscines, nous dit-on au cabinet Daerden. Cette époque est révolue. Car les frais de fonctionnement d’une piscine sont très élevés. » C’est vrai que c’est cher. Mais l’était-ce moins dans le passé ? Or, la richesse produite a considérablement augmenté depuis.

Le problème, c’est l’état financier des communes, principales propriétaires des piscines (en Flandre, il y a 171 piscines communales sur 181 piscines appartenant aux pouvoirs publics). Et la dernière édition de l’enquête annuelle de Dexia, qui vient de sortir, indique que les finances communales continuent à se dégrader. En 2007, les recettes n’augmenteront que de 1,8 % (Wallonie), 1,9 % (Flandre) et 4,3 % (Bruxelles), alors que les dépenses ordinaires grimperont respectivement de 2,7 %, 3,5 % et 5,1 %. Le problème, c’est que les gouvernements font supporter de plus en plus de charges aux communes, sans leur donner les moyens en proportion.

 

4. Des prix d’entrée de plus en plus élevés

On constate déjà dans certaines piscines une tendance à demander des prix d’entrée de plus en plus élevés. C’est peut-être une façon de résoudre des difficultés budgétaires, mais certainement pas d’encourager la pratique de la natation. Le problème, c’est qu’il n’existe aucune réglementation fédérale ou régionale qui limiterait ces prix.

5. Des compétences trop morcelées

Piscines privées, communales, intercommunales, provinciales, communautaires, fédérales... Les gestionnaires ne manquent pas, mais y a-t-il un pilote dans la piscine ? Pas vraiment, si l’on se fie aux réactions des cabinets Eerdekens et Daerden (lire ci-contre). La partie de water-polo entre le ministre communautaire et le ministre régional montre que les structures institutionnelles du pays sont synonymes d’inefficacité (à supposer qu’il existe une volonté politique).

Pour résoudre le problème des piscines, ne faudrait-il pas qu’un seul ministre fédéral ait en mains toutes les clés du dossier et mène une politique volontariste et globale qui assurerait un nombre suffisant de piscines dans chaque coin du pays ? Ce qui, évidemment, impliquerait de dégager les moyens nécessaires et non de laisser reposer une grande partie des charges sur les communes.

 

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« Tu vas nager ? Où ça ? »

Tubize, petite commune du Brabant wallon compte 26 000 habitants, sept écoles à Tubize même et six autres dans l’entité... mais pas de piscine.

Jean Claude Piette, candidat PTB+ au Brabant wallon aux dernières élections, est infatigable. Dans sa voiture, nous parcourons la commune pour découvrir, sur pas mal de fenêtres, des petites affiches « Tu vas nager ? Où ça ? »

Un comité Piscine Tubize 2006 est à l’initiative de cette action. En route nous rencontrons Aurélie Clément, 23 ans, pédicure. « Cela fait huit ans que la piscine est fermée. À la place, on a mis une tribune pour le foot et une salle de réception. C’était vraiment très chouette, avant. Un solarium autour de la piscine, un grand toboggan menant dans l’eau... Les mamans venaient avec leurs enfants, leurs bébés. Les personnes âgées y venaient également. Les élèves des écoles doivent aller jusqu’à Enghien pour la natation. Mais pendant les vacances, comment peuvent-ils s’y rendre ? Chaque année, on nous promet une nouvelle piscine, mais rien ne vient... »

Le dernier bulletin d’information du comité donne l’historique de ces promesses. En juin 1999 déjà, le bourgmestre Langendries (cdH) avait promis : « Nous nagerons à Tubize dès juillet 2001. » À l’heure actuelle, il n’y a aucun projet, pas même un dossier à consulter. Alors que le budget communal 2007 mentionne un montant de... 50 000 euros (le prix d’une piscine se chiffre en millions d’euros). Une manière de faire taire la population ?

Monsieur Govanni a lui aussi collé sur la vitrine de sa pizzeria l’affiche exigeant une nouvelle piscine. « La seule chose qui compte, ici à Tubize, c'est le foot. C'était une très belle piscine, mes trois enfants y allaient tout le temps. » (Photo Solidaire, Riet Dhont)

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Monsieur Govanni a lui aussi collé une affiche sur la vitrine de sa pizzeria : « Pour avoir une nouvelle piscine, on doit changer de bourgmestre. La seule chose qui compte, ici à Tubize, c’est le foot. C’était une très belle piscine, mes trois enfants y allaient tout le temps. D’autres communes ont fait des propositions à Tubize pour une piscine commune, mais ces projets ont été refusés. »

La lutte pour rouvrir une piscine à Tubize est une bataille importante pour le PTB, estime Jean-Claude Piette. Pour lui, ce sera l’enjeu des prochaines élections régionales et communales. La population de Tubize semble prête à se mobiliser...

Riet Dhont

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10:40 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

30.01.2008

Crise immobilière américaine : bientôt en Belgique ?

La crise de l’immobilier américain a entraîné une chute importante de la Bourse, et des faillites bancaires en cascade. Que se passe-t-il exactement aux Etats-Unis ? Une telle crise pourrait-elle toucher la Belgique ? Et au fait, c’est quoi la crise ?

François Ferrara & Henri Houben
10-10-2007

Ils remboursent toujours leur maison, mais vivent dans un mobilhome

Devenez propriétaire, disait Bush. Des millions d’Américains qui l’ont fait ont vécu une véritable descente aux enfers. Voici leur histoire.

Subprime. Ce mot, qui a envahi les pages économiques des journaux, est indissociablement lié à la crise touchant actuellement les Etats-Unis. Il désigne un type de crédit hypothécaire accordé à une personne n’offrant pas les garanties nécessaires à l’achat d’une maison, vu ses faibles revenus.

Caractéristique importante : ce prêt est à taux variable. Un taux assez bas les deux premières années, mais qui par la suite peut être multiplié jusqu’à cinq fois. Ce qui rapporte donc gros aux banques. D’autant que ces prêts sont accordés pour de longues périodes : 40 ou 50 ans. On comprend donc l’empressement qu’ont eu les banques US à les généraliser.

De la présidence de Reagan, dans les années 80, à celle de Bush aujourd’hui, l’administration américaine s’emploie à faire de chaque travailleur le propriétaire de son logement. C’était l’un des slogans électoraux de George W.

Les familles américaines ont pu s’endetter très facilement grâce à une réforme des crédits hypothécaires et une déréglementation de deux institutions nationales du crédit (Fanny Mae et Freddy Mac, partiellement privées, qui détiennent plus de 50 % des prêts immobiliers du pays).

On a supprimé la loi qui protègeait le citoyen en empêchant qu’on lui octroie un crédit s’il était non solvable. Et les banques, de leur côté, ont rendu leurs prêts très attractifs grâce à ces taux très bas les deux premières années.

Pris en tenaille entre la baisse de l’immobilier et des taux élevés

Au début, ces prêts servaient essentiellement à acquérir des logements modestes. Par la suite, ils ont surtout permis de soutenir la consommation des ménages. De quoi doper faussement la croissance pour tenir l’économie américaine la tête hors de l’eau. En effet, lorsque les banques accordent ces prêts, elles prennent la maison en hypothèque, c’est-à-dire en gage : elles en deviennent propriétaire si l’emprunteur ne rembourse pas. Mais elles ont ensuite accordé des crédits à la consommation ( pour l’acaht d’une voiture, d’éléctroménagers,...) en prenant encore une fois en gage cette même maison.

Les familles arrivaient à s’en sortir car, vu la hausse importante du prix de l’immobilier, il leur suffisait de revendre leur bien pour rembourser le capital avec un petit bonus à la clé. Certains allaient jusqu’à donner leur logement en location pour payer le crédit, vivant eux-mêmes dans leur caravane, voire leur voiture.

Mais trois éléments, propre à la crise capitaliste, sont venus enrayer la machine : la stagnation (voire la baisse) des salaires, la hausse des taux d’intérêt et la baisse des prix de l’ immobilier.

Ces dernières années, les taux directeurs de la banque centrale américaine (qui donne la tendance des autres taux d’intérêt) ont été revus 17 fois à la hausse. Les taux variables de prêts immobiliers se sont envolés de quatre points en deux ans, alors que les salaires ont stagné. Les travailleurs se sont donc mis à revendre. Ce qui a augmenté le nombre de biens immobiliers offerts sur le maché. Cette augmentation de l’offre immobilière conjuguée à une demande moindre (vu la stagnation des revenus) a eu pour conséquence une forte baisse de la valeur des logements. Une catastrophe pour de nombreuses familles : impossible de revendre au même montant qu’à l’époque du prêt et impossible de rembourser ce prêt.

Certains prennent en location la maison qu’ils ont dû revendre

La suite est facile à imaginer : de plus en plus de familles sont expulsées de leur logement sans toutefois être libérées du remboursement. En effet, la revente du bien après la saisie s’avère être bien inférieure au montant du capital emprunté et des intérêts. Exproprié de son logement et endetté à vie, nombreux sont ceux qui se retrouvent en état de servitude à vie vis-à-vis de leur banque.

On estime à 1,25 million le nombre de ménages en cessation de paiement en 2006. Il leur reste à vivre dans les camps de mobilhome qui fleurissent à la périphérie des grandes villes. Comme leur maison se retrouve en vente à très bas prix, des sociétés se sont spécialisées dans leur rachat et les mettent en location. Le comble : il arrive que ces logements soient loués à ceux qui en ont été expulsés. Le rêve américain s’est transformé en cauchemar.

Ces banquiers à l’allure si respectable ont spéculé sur les plus pauvres. En transformant artificiellement le travailleur en pseudo-propriétaire (on ne l’est pas vraiment si on rembourse toute sa vie), ils ont repris son salaire sous forme de prêts remboursables à vie. La crise des subprimes n’est pas un avatar ou une escroquerie de délinquants, mais elle découle des fondements mêmes du système capitaliste. (François Ferrara)

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En Belgique, 6 % à peine des isolés peuvent acheter un logement

La situation en Belgique présente à la fois des similitudes et des différences avec celle des états-Unis.

Dans notre pays, avec la stagnation du pouvoir d’achat et la hausse ininterrompue de l’immobilier depuis dix ans, il devient de plus en plus difficile pour les travailleurs d’acquérir leur logement. Le prix moyen d’une habitation atteint 160 000 euros (+ 50 % sur quatre ans).

En 2003, 14 % seulement des isolés et 66 % des couples étaient capables d’acheter leur maison. Aujourd’hui, c’est à peine 6 % des isolés et 50 % des couples. Encore que, dans bien des cas, l’aide des parents est nécessaire, soit pour fournir un capital de départ, soit pour se porter garant vis-à-vis de la banque. Dans ce cas, ils mettent leur propre maison en gage pour le crédit hypothécaire de leur enfant. Sachant que pour la génération actuelle, il est de plus en plus difficile de mettre de côté, il deviendra pratiquement impossible aux travailleurs actuels d’aider leur propre enfant.

Les banques ont trouvé une solution : allonger la durée des prêts hypothécaires. Si on rembourse plus longtemps, on rembourse moins par mois, mais au final, la somme totale déboursée sera beaucoup plus importante. La durée moyenne des prêts est passée de 20 à 25 ans. Il apparaît aussi une proportion, encore faible, de prêts à 30 ans. Jusqu’ici, les prêts à 40 ans sont rares car la loi oblige que la totalité du prêt soit remboursé avant l’âge de la pension. Mais en France ou en Italie, ils sont de plus en plus nombreux.

En cas de chômage ou divorce, c’est souvent la cata

Notre législation actuelle interdit d’octroyer un prêt aux personnes dont la solvabilité (la capacité à rembourser) est trop faible. Pas de prêts de type subprime, comme aux Etats-Unis, donc. De même, contrairement aux USA, les taux variables ne peuvent généralement être revus que tous les cinq ans et dans une marge limitée (de – 2 % à + 2 %).

Mais il y a un hic : lorsque le chômage, la maladie ou le divorce entrent en jeu, la plupart des travailleurs ne savent plus rembourser. Et rien n’est prévu si les revenus du ménage viennent à chuter. La loi devrait prévoir une sorte de moratoire dans de tels cas. Les mensualités devraient être automatiquement adaptées aux nouveaux revenus.

A court terme, une crise immobilière comme celle des Etats-Unis n’est donc pas envisageable chez nous, mais une série d’éléments inquiétants doivent nous mettre en garde. C’est l’occasion de s’interroger sur la politique des autorités belges qui a toujours été – comme aux Etats-Unis — d’encourager l’acquisition de logement, au détriment du développement des logements sociaux.

Aujourd’hui, l’impossibilité croissante d’acquérir une maison et le manque chronique de logements sociaux poussent les gens à se tourner vers la location privée. Conséquence : la hausse vertigineuse des loyers, vu que la demande de logements décents dépasse fortement l’offre. C’est la raison pour laquelle on voit fleurir dans les grandes villes les logements insalubres proposés par les marchands de sommeil.

Si l’état créait des logements sociaux de bonne qualité et en suffisance, beaucoup n’achèteraient pas leur maison. Bien sûr, cela priverait les banques de la manne de profit qu’engendrent les prêts hypothécaires. Mais cela supprimerait les difficultés de plus en plus inextricables de beaucoup de familles pour trouver un logement à prix raisonnable. (F. F.)

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La crise en cinq questions

1. Quand parle-t-on de crise ?

La crise, mais quelle crise, entend-on souvent ? Et, de fait, lorsqu’on regarde les bénéfices des entreprises, on s’aperçoit que jamais ils n’ont été aussi importants. Mais la crise n’est nullement une question de profit en premier lieu. La définition statistique qu’en donne le Fonds monétaire international est une diminution de la production durant trois trimestres consécutifs. Mais, comme les données ne sont pas d’une précision absolue, on peut estimer qu’en dessous d’une croissance d’un pour-cent il y a crise. La crise est donc un blocage dans la production. Elle indique que le système économique ne peut plus tourner. Il y a des ratés, des dysfonctionnements. Mais pourquoi ?

 

2. Comment apparaît la crise ?

En général, aujourd’hui, la crise apparaît sous sa forme financière. Elle éclate par un krach boursier, c’est-à-dire une baisse des valeurs des titres cotés en Bourse. La plupart des firmes ont placé leurs actions à la Bourse. Or, les plus grandes multinationales de la planète, quelle que soit leur nationalité, sont cotées à la Bourse de New York (Wall Street). De ce fait, un krach à Wall Street signifie une crise financière mondiale pouvant déboucher sur une récession (diminution de la croissance) généralisée.

 

3. Comment spécule-t-on sur des prêts hypothécaires ?

Les actions ne sont pas les seuls titres sur lesquelles il y a spéculation, comme le montre la crise actuelle aux Etats-Unis. Les banques ont octroyé des prêts hypothécaires à des familles pauvres dont elles savaient qu’elles risquaient de ne pas pouvoir rembourser. Pour diluer le risque, elles ont transformé ces prêts en titres (les mortgage back assets en anglais ou MBA). Cela a permis de diviser le prêt en une multitude de titres que l’on met sur un marché financier, c’est-à-dire qu’il est échangeable et qu’il devient l’objet des convoitises des spéculateurs (souvent des sociétés financières, y compris des filiales des banques).

Tant qu’on est dans la phase où les maisons se vendent bien, la valeur de ces titres augmente. Car il y a de plus en plus de spéculateurs qui ont l’espoir que les immeubles vont se vendre encore plus cher. Jusqu’au moment où un certain nombre de ménages ne peuvent plus rembourser les charges de l’emprunt. A ce moment, le titre ne vaut plus rien, car plus personne n’en veut. La société qui en a de trop risque la faillite. Et peut entraîner dans sa chute les banques qui lui ont fourni les fonds pour spéculer.

 

4. Quel lien entre la spéculation et le monde réel ?

Au départ, il y a le besoin de construire des maisons pour loger les ménages américains. C’est réel. La plupart d’entre eux n’ont pas l’argent nécessaire pour faire face à une telle dépense. Ils sont obligés d’emprunter à une banque. Mais seuls les plus solvables peuvent effectuer l’opération. De ce fait, il y a trop de logements par rapport à ce que la population peut payer. Il y a surcapacité d’habitations, non par rapport aux besoins des gens mais par rapport à ce qu’ils peuvent acheter.

Pour résoudre cette difficulté, les banques offrent un nouveau produit : ce ne sont plus leurs fonds qu’elles prêtent, mais ceux des marchés financiers où agissent des fonds spéculatifs. De ce fait, on injecte de l’argent supplémentaire dans le système économique pour le faire fonctionner et pour pouvoir construire de nouvelles maisons. Le marché immobilier attire ainsi des sociétés spéculatives qui vont alimenter sa croissance. à ce moment, tout le monde semble s’enrichir : le ménage mal rémunéré qui détient sa maison, la banque qui lui a prêté, les différentes sociétés spéculatives qui ont valorisé le titre mis sur le marché immobilier.

D’autant que l’hypothèque de la demeure, mais aussi les actions détenues par les ménages américains (la moitié des ménages en détiennent) servent de garantie pour des emprunts à la consommation (pour acheter des voitures ou d’autres biens d’équipement).

 

5. Pourquoi ça pète ?

Les revenus des travailleurs diminuent alors que ceux des capitalistes augmentent. Or, ce sont surtout les travailleurs qui consomment. Les capitalistes, eux, utilisent plutôt leurs revenus pour investir, afin de pouvoir s’enrichir encore plus. Résultat : la consommation diminue globalement, alors que les investissements augmentent. Du coup, on produit trop par rapport à la consommation.

à un moment, il devrait donc y avoir blocage. Mais la finance et la spéculation retardent ce moment. Car l’apport d’argent des spéculateurs comble l’écart et donne l’illusion que le système capitaliste peut poursuivre sans problème.

Les consommateurs continuent leurs achats de biens et s’endettent de plus en plus. Mieux, avec l’essor vertigineux des marchés financiers, ils acquièrent des titres qui valent toujours plus, ce qui leur permet de s’endetter encore plus.

Mais la sphère financière ne peut pas alimenter indéfiniment les ménages. à un moment, quelque chose bloque. Cela peut être le non-remboursement des prêts hypothécaires. De là, les sociétés qui s’en faisaient un marché se retrouvent en difficulté et certaines tombent en faillite. Les banques qui les ont financées sont à leur tour touchées. Craignant une faillite des banques, les établissements de crédit ne se prêtent plus les uns aux autres comme à l’habitude. D’où l’obligation pour les Banques centrales d’injecter des liquidités sur le marché monétaire pour éviter l’asphyxie de l’une ou l’autre société. C’est ce qui s’est passé en août.

Cette situation fournit un contexte morose pour l’activité économique et les sociétés financières sont ébranlées par la crise immobilière : la valeur des actions à la Bourse tend à se tasser. La possibilité d’un krach est alors très réelle. Mais il traduit l’impossibilité sous le capitalisme de mettre en adéquation la production (boostée sans cesse par le besoin d’accumulation des capitalistes) et la consommation (freinée par les rapports d’exploitation qui bloquent les revenus des salariés).

Les développements financiers n’ont jamais que retardé l’échéance. Mais, en même temps, ils peuvent, par l’ampleur des masses d’argent qu’ils brassent, grossir dramatiquement les effets de la crise elle-même. (Henri Houben)

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19:27 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : belgique, romain, courcelles, histoire, capitalisme, usa, logement, silence, presse, medias, economiiie | |  Facebook | |  Imprimer

28.01.2008

18/12/2007: Assurance bientôt plus chère pour femmes âgées. Et derrière, toujours le capitalisme et ... l' Europe des multinationales...


Assurance bientôt plus chère pour femmes âgées. Et derrière, toujours le capitalisme et ... l' Europe des multinationales...

Des milliers de femmes payeront bientôt 20 pc plus cher leur police d'assurance hospitalisation chez Ethias, annoncent mardi "De Standaard", "Het Volk" et "Het Nieuwsblad".

Ethias est l'une des premières compagnies d'assurances belges qui va anticiper, involontairement, sur la nouvelle directive européenne anti-discrimination. Celle-ci demande que les assureurs belges ne fassent plus de différence, à partir de 2008, pour le calcul des primes d'assurances souscrites aux hommes et aux femmes. Dans une lettre envoyée à des milliers de femmes d'un certain âge, qui avaient souscrit l'assurance hospitalisation Medi-Confort (la police la plus onéreuse parmi la gamme d'assurance hospitalisation chez Ethias), Ethias faisait savoir que ses tarifs augmenteraient d'au moins 20 pc à partir de l'année prochaine. En payant plus, le prix de cette police sera donc le même tant pour les hommes que pour les femmes. (NLE)

21:08 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

25.01.2008

25/01/2008: Bientôt les titres-service 15 % plus chers, grâce à Josly PIETTE ex-syndicaliste, devenu Ministre fédéral de l' Emploi...

Bientôt les titres-service 15 % plus chers, grâce à Josly PIETTE ex-syndicaliste, devenu Ministre fédéral de l' Emploi...
Josly PIETTE était syndicaliste. Il fut même Secrétaire général national de la Csc, jusqu'à sa prise de pension.
Le gaillard est entré dans l' actuel gouvernement provisoire de 3 mois, destiné, avec l'aide des "socialistes", à préparer un gouvernement qui entamera la future réforme institutionnelle voulue principalement par le patronat flamand. Juste le temps de trouver la majorité parlementaire nécessaire pour réformer alors que, paraît-il, pendant 6 mois, les partis "démocratiques" wallons, jouant un véritable cinéma avec ceux du Nord du pays, prétendaient que "Les Wallons ne sont demandeurs de rien ... !".
Il est donc propulsé Ministre national de l' Emploi.
Sans doute pour laisser une marque, il envisage différentes mesures pour réformer les titres-service.
Les titres-service, c' est ce système machin inventé par les libéraux, après les Ale, pour faire du social en aidant certaines personnes en difficultés, procurer de l'emploi à bas prix, tout en faisant le jeu, le beurre, des agences d'intérim et de certaines sociétés financières, y compris bancaires, l'Etat y allant aussi de sa poche par une détacation.
Quoi qu'il en soit, faute de mieux sans doute, le machin enregistre malgré tout un certain succès d' utilisation par les gens.
Josly PIETTE envisage donc de porter le titre horaire de 6,70 à 7,70 euros et de supprimer l' avantage fiscal de la détaxation dont jouissent certains utilisateurs.
Détaxation qui n' était pas possible pour tous. Notamment les bas revenus, non-taxables. Nous sommes 20% des Belges dans ce cas à avoir des revenus trop bas que pour être taxés...
Pour le reste, faisons un petit compte:
-Vous habitez Bassenge ou ailleurs, vous utilisez une aide-ménagère 5 heures par semaine (ce qui n' est pas un luxe!.) pour nettoyer chez vous parce que vous êtes devenu trop âgé. Au bout de la journée, vous payez donc 5 euros en plus. Au bout du mois, vous payez 20 à 25 euros en plus, grâce à Josly. Si vous avez une petite pension de quelque 1.000 euros par mois et même moins (40.000 fb), vous pouvez dire merci à Josly, retraité, bourgmestre empêché, car devenu ministre...
Un véritable bienfait supplémentaire pour tous les petits pensionnés qui doivent se faire aider !
Le Ministre syndicaliste "chrétien", même s'il a ses arguments, participe ainsi lui aussi à l' augmentation généralisée du coût de la vie et donc à la diminution du pouvoir d' achat..
Les gens le disent bien: "tous à foutre dans le même sac!", car certes le personnel à titres-service a droit d'être lui aussi surtout mieux payé (si c'est bien cela et uniquement cela le but de la réforme), mais pas uniquement sur le dos des petits utilisateurs à petits revenus !
RoRo

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Photos Albums: C' est à Courcelles et dans le monde

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Pétition : Contre la fermeture des Bureaux de Poste de Courcelles-Souvret et Courcelles-Trazegnies                                                                                                                                                                                                                          

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12:19 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

20.01.2008

Comment (bien) manger sans se ruiner ?

Coût de la vie :: Ce que montre la dernière enquête statistique

« Avant, pour 80 euros, je faisais les courses de la semaine. Aujourd’hui, il m’en faut presque 100. » Les produits alimentaires coûtent de 2 à 12% plus cher. Et ce sont les ménages à plus bas revenu qui en souffrent le plus. Que faire ?

Alice Bernard
05-09-2007

Friterie

Faut-il laisser les gens trouver des astuces pour manger moins cher ou pousser le gouvernement à prendre des mesures de limitation des hausses de prix ? (Photo Solidaire, Salim Helallet)

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Tout augmente : après les carburants et l’immobilier, c’est au tour des produits de base, surtout alimentaires. Le lait (+ 10%), les oignons (+ 15%), les œufs (+ 13%), la farine (+ 9%), mais aussi l’assurance-auto (+ 8%), les frais bancaires (+ 8%),… Pour la plupart, il s’agit de produits dont on a besoin au quotidien.

Certaines marchandises sont cependant à la baisse : les télés couleurs, les lecteurs/graveurs DVD, les caméscopes ou encore les appareils photo. Le genre d’achats qu’on ne fait pas tous les jours.

En résumé, l’indispensable augmente, le superflu diminue.

Et surtout, nos salaires ne suivent pas. Car, suite à différents mécanismes, l’index est appliqué avec retard (il faut souvent attendre un an). Et les patrons essayent d’imposer des normes salariales à chaque négociation.

Toutes ces augmentations de prix pèsent très lourd, surtout dans les ménages à bas revenu. La toute dernière enquête sur le budget des ménages réalisée par l’institut des statistiques1 montre qu’en 2005, les ménages les plus pauvres consacraient 78,5% de leur budget pour les besoins de base. Tandis que les ménages les plus riches dépensaient 60,5% de leur budget pour les mêmes postes.

Part dans le budget (en %)

Les plus pauvres

Les plus riches

Alimentation
17,11
14,22
Logement
39
19,4
Eau, gaz, électricité
7,68
4,81
Santé
5,16
3,75
Transports
9,53
18,56

Total

78,5

60,5

L’écart est criant. Et avec toutes les augmentations qui sont arrivées ces derniers mois, il est clair que les fins de mois sont de plus en plus difficiles pour de nombreux portefeuilles. D’autant plus que le pain à 2 euros ne représente pas la même chose pour un jeune ouvrier débutant qui touche 1000 euros par mois que pour un manager qui empoche chaque mois 100 000 euros.

Alors, comment (bien) manger sans se ruiner ?

Aller dans des magasins moins chers, faire la chasse aux bons de réduction, manger moins de fruits et légumes, cultiver soi-même des patates,… chacun a sa ou ses solutions. Mais au fond, alors que nous produisons toujours plus de richesses dans nos pays prospères, pourquoi devrions-nous nous priver ? N’y a-t-il rien d’autre à faire ? N’est-il pas grand temps que le futur gouvernement inscrive dans son futur programme des mesures pour faire en sorte que tout le monde puisse manger sans se ruiner? Voici quelques suggestions:

• Appliquer un prix maximal aux produits alimentaires, et surtout aux produits de première nécessité.

• Instaurer une liaison effective des allocations sociales (chômage, maladie, invalidité, pension,…) à la prospérité de l’économie (ce qu’on apelle la liaison au bien-être).

• Augmenter les salaires minimaux.

 

1 http://www.statbel.fgov.be/figures/download_fr.asp#dec

19:20 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

Des livreurs pour remplacer les facteurs ?...

url: http://www.ptb.be/scripts/article.phtml?lang=2&obid=35753


Des livreurs pour remplacer les facteurs ?
La Poste :: Nouveau plan d’entreprise, nouveau métier en vue

Votre courrier sera-t-il bientôt livré par un pensionné ? Peut-être, si on suit le nouveau plan d’entreprise de La Poste.

Edith Janssens
31-10-2007

La Poste voudrait remplacer une partie des facteurs par des livreurs (pensionnés ou femmes au foyer) qui travailleraient deux à quatre heures par jour pour un salaire beaucoup moins élevé. (Photo Solidaire, Salim Hellalet)

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« Avant, les facteurs ne voulaient pas prendre leur pension avant 65 ans car leur métier était leur vie et la population aimait la poste » dit un ancien. « Aujourd’hui, beaucoup aspirent à la prépension, pas parce qu’ils n’aiment pas travailler, mais parce qu’ils ne peuvent plus s’identifier avec l’entreprise. Ce n’est plus “leur” Poste. C’est devenu une entreprise comme tant d’autres où ce n’est que le profit qui compte, le dividende des actionnaires qui doit augmenter chaque année. »

Johnny Thijs, le directeur, compte ainsi sur 1 000 à 1 500 départs naturels par an. D’ici 2012, ce sont donc 7 000 emplois qui devraient disparaître. Et dans le même temps, il veut une extension des temps partiels. André Blaise (CSC) dénonce : « La direction veut transformer quelque 6 000 équivalents temps plein en 12 000 temps partiels ». Son collègue de la CGSP, Michel Meyer : « Nous craignons que l’emploi précaire ne devienne la norme avec un mode de distribution à la hollandaise où le courrier est distribué par des pensionnés et des femmes au foyer1. »

Combien de livreurs seront ainsi embauchés ? Ce n’est pas clair, car avec l’automatisation du tri, La Poste veut surtout réduire le nombre d’emplois. Il s’agira de personnes, recrutées en interne ou en externe, qui travailleront entre deux et quatre heures par jour. Johnny Thijs l’a précisé à la VRT : ce seront des jobs moins complexes et plus légers ; les livreurs n’auront pas de travail de tri, ni des colis, ni des pensions ou recommandés à livrer. Ils auront donc un salaire « léger » aussi ! Parallèlement, les 500 bureaux de distribution seront regroupés en 150 plateformes, à côté de 1.500 dépôts de distribution d’où partiront les livreurs sur des tournées « simplifiées ».

Potentiellement, 43 % des activités de distribution pourraient entrer en ligne de compte pour la fonction de livreur, selon le Directeur Communication de la Poste. « Et le “secret du courrier” se demande un facteur. Si tout le monde peut distribuer le courrier, qu’est-ce que cela va devenir ? Avant, nous devions prêter serment de protéger le secret du courrier et d’être discret en ce qui concerne le courrier que les gens reçoivent. Maintenant cela n’existe plus. On casse toute la valeur de notre métier. »

Partout en Europe

Thijs est en train d’imiter ce que font les opérateurs postaux dans nos pays voisins. C’est la suite logique de la libéralisation totale des services postaux pour 2011, votée récemment par l’Union européenne. En Allemagne et aux Pays-Bas, des concurrents de la Poste (historique) rémunèrent leurs distributeurs à la pièce. Les distributeurs de Sandd ou Select Mail, eux, coûtent trois fois moins que le facteur traditionnel2 !

« Pendant que nous on fait des heures, par tous les temps, eux (les managers) font la guerre à notre emploi », explique une postière. La seule solution, dans tous les pays européens, c’est de niveler les salaires vers le haut et d’interdire la flexibilité à outrance. Pas de « livreurs » mi-temps, pas d’intérim, et fini les heures sup non-payées ! Et ça, aussi bien à La Poste que chez les concurrents. Pour ça, il faudra se battre ensemble, postiers et travailleurs des sociétés privées …Se battre comme l’ont fait les postiers britanniques. Suite à deux grèves de 48 heures, ils viennent de décrocher une augmentation de salaire de 6,9 % sur 18 mois.

Enfin, quel est le progrès pour notre société, si l’automatisation crée plus de chômage et plus d’emplois précaires ? Comment vont grandir les jeunes qui voient leur père au chômage ou dans un petit boulot de livreur qui n’est pas valorisé ? Alors que la modernisation pourrait alléger le travail, mieux le répartir entre tous et libérer du temps pour le rôle social des postiers.

1 La Libre Belgique, 26/10/2007 • 2 De Volkskrant, 19/09/07

15:37 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, euro-dictature, histoire, actualite, capitalisme, syndicats, solidarite, poste, courcelles, romain, ptb, solidaire | |  Facebook | |  Imprimer

17.01.2008

La Poste • La direction se moque du personnel et… des contribuables ...

La direction de La Poste a décidé de ne plus prolonger les contrats temporaires de 18 mois. Pourtant, La Poste engage… Comprenne qui pourra.

07-03-2007

Selon des sources syndicales, La Poste reçoit des subsides à l’embauche. (Photo Solidaire, Salim Hellalet)

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -


La direction de La Poste a fait connaître sa décision de ne plus prolonger les contrats temporaires (18 mois en moyenne). Explication officielle : c’est une conséquence de l’instauration du nouveau plan Georoute, qui permet un travail plus efficace avec moins de personnel.

Une mesure qui fait disparaître pas mal d’emplois à La Poste. Rien que dans la région d’Alost, on parle d’une vingtaine. Mais dans toute la Belgique, ce chiffre sera multiplié, même s’il est réparti sur plusieurs mois, en fonction des dates de fin de contrats…

Tandis qu’on veut nous faire avaler tout ça, nous voyons tous arriver un autre scénario.

Alors qu’à Alost une vingtaine de gens perdent leur emploi suite au non-renouvellement de leur contrat temporaire, La Poste engage déjà des nouveaux contractuels1, de nouveau sous contrat temporaire. Les annonces se trouvent sur le site du Forem et de La Poste.

Les gens qui sont actuellement au boulot connaissent leur job, leurs tournées, leurs clients. Ils se sont investis durant des mois dans l’espoir de pouvoir rester. D’accord, ils savaient qu’ils signaient pour 18 mois, mais à l’entretien d’embauche on leur suggère qu’avec un bon rapport il est possible de prolonger et même, à terme, d’avoir un contrat définitif. Et soyons honnêtes : qui irait travailler à La Poste en sachant dès le départ que ce n’est que pour 18 mois ?

Nous vivons cela comme de l’abus de confiance…

Il ne faut pas oublier que la plupart de ces gens travaillent comme remplaçants et n’ont pas de tournée fixe. Il commencent en moyenne à 5 h et travaillent jusqu’à 14 h ou même plus tard, tout en n'étant payés que pour 7 h 36. Tout ça pour un salaire d’environ 1 500 euros brut quand le mois est bon…

Pas un d’entre nous ne comprend quel est l’avantage ou l’utilité d’une telle politique. Former chaque fois de nouveaux travailleurs, ça coûte cher et ce n’est certainement pas bon pour l’efficacité.

Selon plusieurs sources syndicales, il semble que La Poste reçoit des subsides à l’embauche. Comment encore parler dès lors de politique honnête, si c’est quand même le contribuable qui doit aller de sa poche pour financer ces subsides ?  

Notre grande question est donc la suivante : pourquoi des gens qui connaissent leur travail sont-ils jetés à la rue pour être remplacés par d’autres, à chaque fois pour une période de 18 mois et à chaque fois avec des frais de formation et des subsides à charge du contribuable ?

Les contractuels de La Poste

1. Contractuels: personnes engagées dans une entreprise publique sous contrat soit d’employé, soit d’ouvrier, et donc soumis au droit du travail, comme dans le secteur privé. Les contractuels n’ont pas la même sécurité d’emploi que les statutaires. Leur contrat est conclu pour une durée déterminée ou indéterminée.

L’avis de la section « poste » du PTB : Gageons que les syndicats, qui doivent rencontrer la direction de La Poste cette semaine pour des négociations nationales, sauront prendre ce courrier à cœur. En défendant comme prioritaire leur revendication pour des normes de travail plus humaines. Cela permettrait de sauvegarder des postes de travail et d’obtenir des contrats définitifs pour les contractuels temporaires.

 

 

22:34 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

22/09/2007: Revenus des ministres et des parlementaires en Belgique ...

Sujet: Revenus des ministres (euros/an) - Salaire brut 178.921 / Pécule de vacances 2.519 / Prime de fin d'année 4.786_ Indemnisation de représentation 3.312 / Indemnisation logement 12.802 Knack, 17/9/03.
Date: Sat, 22 Sep 2007 09:16:26 +0200
Pour :: Roger Romain <roger.romain@skynet.be>


Revenus des ministres (euros/an) - Salaire brut 178.921 / Pécule de vacances 2.519 / Prime de fin d'année 4.786Indemnisation de représentation 3.312 / Indemnisation logement 12.802Revenus des parlementaires(euros/an) / Salaire brut 69.219 / Pécule de vacances 5.307 / Prime de fin d'année 2.020Indemnisation de frais 19.381En Belgique, un ministre perçoit un salaire brut de 178.921 euros (7.217.655 FB) par an. Il faut y ajouter: 2.519 euros de pécule de vacances, 4.786 euros de prime de fin d'année, une indemnité annuelle de 3.312 euros pour les frais de représentation, une autre de 12.802 euros pour le logement. Total: 202.340 euros (8.162.375 FB) pour un ministre «ordinaire». Plus pour le Premier ministre et les vices premiers.A titre de comparaison, le revenu moyen imposable de la population tourne autour de 11.000 euros (440.000 FB). Et il dépasse de peu les 5.000 euros à Saint-Josse, la commune la plus pauvre du pays.Les ministres disposent aussi d'une voiture avec chauffeur et ­ plus petit mais pas moins juteux ­ d'une carte Visa. On a connaissance de l'utilisation qu'en ont faite les ministres du gouvernement flamand en 2002. Steve Stevaert, ce socialiste qui soigne son image d'homme politique proche des gens, est celui qui a le plus usé sa carte: il l'a sortie dans 97 restaurants pour une facture totale de 22.210 euros (895.951 FB). Il devance Patrick Dewael (VLD), qui atteint 18.059 euros. La plus grosse note de resto de Stevaert: 842 euros (34.000 FB) aux Baguettes impériales (Bruxelles, 1 étoile Michelin). Dewael fait mieux: 3.390 euros (136.752 FB) au Stucki (Bâle, Suisse).6.671 euros de plus en poche grâce à la réforme fiscaleUn député ou un sénateur touche brut 69.219 euros (2.792.287 FB) par an. Ne calculez pas: par mois, cela fait 5.768 euros (232.691 FB). Si ce montant est imposable, ce qui ne l'est pas, par contre, c'est une indemnisation supplémentaire de frais qui s'élève à 19.381 euros (781.828 FB).Quand vient l'hiver, tombe la prime de fin d'année: 2.020 euros (81.487 FB). Quand vient l'été, le pécule de vacances: 5.307 euros (214.084 FB). Ce qui permet de se payer déjà un très beau camping en Ardenne.Il y a également les frais de déplacement du domicile au lieu de travail, pour lesquels ils ont droit à 0,25 euro le kilomètre. Vous, si vous voulez déduire de vos impôts ces mêmes frais de déplacement, vous serez limités à 0,15 euro le kilomètre. En vertu de la loi que ces parlementaires ont votée. Si vous prenez le bus ou le train, votre employeur vous rembourse peut-être une partie. Les députés et sénateurs n'ont pas besoin d'un tel remboursement car ils peuvent emprunter gratuitement les transports en commun. On comprend que cela ne les motive pas trop à adopter une loi offrant des transports bon marché.A l'inverse, ils ont dû être plutôt enthousiastes en votant la dernière réforme fiscale. Celle-ci a supprimé les deux tranches d'impôts les plus élevés. Gain pour les parlementaires: 1.008 euros (40.663 FB) chaque année. Gain pour les ministres: 6.671 euros (269.107 FB)Parmi les parlementaires, 36 touchent encore un joli supplément. Ce sont les membres du bureau de la Chambre et du Sénat: le président, les premier, deuxième, troisième vice-présidents, les secrétaires, les chefs de groupes, les questeurs (chargés de l'intendance, du protocole, etc.). Selon la fonction, ce supplément va de 11% à 72% de la rémunération de base, sans compter de nouvelles indemnisations non imposables de frais. Ce qui fait que Herman de Croo (VLD), président de la Chambre, gagnerait même un peu plus que le Premier ministre. Mais, défend-il, «la démocratie n'a pas de prix»1.Une pension dès 52 ans, une carrière complète après 20 ans Tous les partis présents au Parlement acceptent le système, y compris le Vlaams Blok qui montre si facilement du doigt les pratiques financières des autres. Les parlementaires rétrocèdent bien une partie de leur rémunération à leur parti, mais pas trop. Au PS et au SP.a, par exemple, c'est 10%. Au Vlaams Blok, 15%. Les parlementaires Ecolo et Agalev sont ceux qui reversent le plus: respectivement 50% et 25%.Les modalités de la pension du parlementaire sont elles aussi assez coquettes. Un, il peut prendre sa retraite dès 52 ans (65 ans pour vous). Deux, il a une carrière complète, c'est-à-dire lui donnant droit à l'entièreté de la pension, après 20 ans de mandat (45 ans pour vous). Trois, le montant correspond à 75% de la rémunération parlementaire. Celui qui réunit ces trois conditions touche donc 4.326 euros (174.510 FB) par mois. Un ex-parlementaire qui n'a exercé son mandat que deux ans nous a confié qu'il touchait une pension de 411 euros (16.580 FB) par mois, en plus évidemment d'autres retraites. Pour à peine deux ans, il touche presque le montant de la pension moyenne en Belgique, qui tourne autour de 600 euros (24.000 FB). S'ils étaient soumis aux mêmes conditions, les députés et sénateurs auraient peut-être songé à relever sérieusement le montant des retraites, plutôt que de voter une loi reculant de cinq ans l'âge de la pension pour les femmes. Car, finalement, imposer aux politiciens les conditions de vie de la majorité de la population, n'est-ce pas le prix de la démocratie? 

Knack, 17/9/03. 

19:28 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

« Silence ou nous vous faisons condamner »...

Le chantage d'Electrabel entrave la liberté d’expression

Electrabel attaque Greenpeace pour « association de malfaiteurs », mais veut surtout que l’organisation change d’avis via des intimidations juridiques.

Mark Kennes
07-11-2007

Le 1er novembre, sur Radio 1 (l’équivalent de La Première en Flandre), un porte-parole d’Electrabel a menacé de porter plainte contre Greenpeace pour sa « campagne Electrabel ». Ce ne serait pas la première fois. Greenpeace constitue depuis longtemps un obstacle à la mauvaise volonté avec laquelle Electrabel, par vil esprit de lucre, continue à se cramponner à une technologie ringarde et polluante. Greenpeace s’est exprimé dans son style bien connu : via de nombreuses actions ludiques devant les centrales électriques.

 

Electrabel a réagi par une plainte – e.a. pour association de malfaiteurs – contre Greenpeace dans cinq arrondissements judiciaires. Car, pour l’entreprise, Greenpeace est une organisation criminelle. De façon assez absurde, les cinq juges d’instruction ont accepté la plainte. Résultat : lors d’une perquisition au siège principal du mouvement pour l’environnement, le serveur informatique a été saisi et plus de cinquante membres de l’organisation ont déjà été interrogés dans un commissariat. En cas de condamnation, le juge pourrait même interdire Greenpeace.

Electrabel a adressé une lettre à Greenpeace (voir en annexe), déclarant « limiter son exigence en tant que partie contre Greenpeace à un euro symbolique ». Electrabel pose toutefois deux conditions. La première : « Directement ou indirectement, plus la moindre action (…) dans l’enceinte de ses centrales nucléaires. » La seconde : « Un changement d’opinion. » Greenpeace a établi un classement des fournisseurs d’énergie verte. Pas étonnant si le méga-pollueur Electrabel s’y traîne aux derniers rangs. L’entreprise demande maintenant « que, dans le classement de Greenpeace des fournisseurs d’énergie verte sur le marché belge, il soit tenu compte de la réalité du marché régional ouest-européen et que le produit Electrabel Vert soit évalué en fonction de la capacité de production verte qui s’y rattache ». En clair : « Nous laissons tomber la plainte si Greenpeace s’intègre à nos campagnes publicitaires. » L’affaire Electrabel – Greenpeace montre encore que ce genre de lois, à l’instar des lois antiterroristes, qui permettent la condamnation d’organisations engagées, ont plus à voir avec les pressions politiques et des patrons qu’avec la sécurité ou la justice.

 

Greenpeace est l’une des locomotives de la « Plate-forme pour la liberté d’expression ». Une coupole de 200 organisations dénonçant semblables abus de la part de la législation existante et des lois antiterroriste. Plus d’infos sur la plate-forme : www.greenpeace.be

Hebdomadaire du Parti de Travail de Belgique | bd M. Lemonnier 171, 1000 Bruxelles | 37e annee n°41| [1677) du 7 novembre 2007

> Énergie :: Greenpeace contre « Eletrobel »

19:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

16.01.2008

Les derniers fours à coke sont éteints...

Charleroi :: 650 emplois de moins dans la région

Il n’y a plus de cokerie à Charleroi. Après plus de 80 ans, les derniers fours ont été éteints le 9 janvier. Plutôt que la rénovation, Duferco a choisi la fermeture.

Myriam De Ly
16-01-2008

Après plusieurs années d’intérim, certains de ces jeunes travailleurs ont acheté une maison. Aujourd’hui, ils se retrouvent au chômage, la dernière cokerie du Hainaut a fermé ses portes. (Photo Solidaire, Walter Sermeus)

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -


Soixante-cinq mille tonnes de coke seront dorénavant livrées chaque mois par la société russe Novolipetsk (partenaire de Duferco), pour alimenter le nouveau haut-fourneau de Marcinelle. Ils arriveront par voie fluviale, sur une distance de 6 000 km. La société Carsid de Marcinelle perdra son indépendance énergétique et l’avenir du haut-fourneau est hypothéqué.

Fermer pour respecter l’environnement ?

Différents scénarios étaient possibles pour rénover l’ancienne ou même reconstruire une nouvelle cokerie. Duferco aurait pu investir 300 millions d’euros pour une cokerie non polluante. Il pouvait le faire, il a l’argent, mais ses choix se sont portés sur d’autres projets qui rapportent plus et qui peuvent satisfaire son partenaire russe.

Le transport du coke pourrait d’ailleurs créer d’autres problèmes environnementaux. Il n’y a aucun accord pour le transport du coke par chemin de fer. Si les écluses tombent en panne, va-t-on transporter le coke par camion et provoquer d’autres problèmes de pollution ?

Et les fameux investissements ?

Duferco projette d’investir 554 millions d’euros à Charleroi. La moitié servira à améliorer la coulée continue et la logistique du coke. L’autre moitié servira à diversifier les activités du groupe. Avec en outre la création d’une centrale « turbine gaz vapeur » (TGV) pour 2011.

Ces investissements ne devraient déboucher sur le démarrage d’activités industrielles qu’en 2009, 2010, 2011. De quoi reclasser à terme soixante ouvriers de la cokerie. Il y aurait 110 nouveaux emplois, mais surtout destinés à des techniciens qualifiés. Ainsi pour la centrale TGV, il y aurait 30 emplois pour des ingénieurs.

Où iront-ils travailler demain ?

Près de 185 ouvriers avaient un contrat à durée indéterminée à la cokerie. Ils ne savent pas de quoi leur avenir sera fait. Certains ont travaillé 30 ans ou plus à la cokerie. Comme le disent leurs délégués : il y aura des drames humains. Sur base volontaire, 74 ouvriers pourraient partir pour Clabecq, à 45 km de Charleroi. On peut comprendre qu’il y a peu d’amateurs. Pour la prépension, il faut avoir 55 ans et 38 ans de carrière, donc avoir commencé à travailler à 17 ans. Merci au pacte des générations. En attente d’un emploi futur, les ouvriers mis au chômage (avec une indemnité complémentaire versée par Carsid), pourraient être appelés (avec une indemnité de flexibilité) à remplacer des ouvriers en absence de longue durée à Carsid-Marcinelle. La direction encourage des ouvriers à quitter volontairement l’usine, avec une prime de 15 000 euros net.

Pendant toute leur vie de travail, les travailleurs de la cokerie ont donné leur professionnalisme, leur force de travail, et certains même leur santé. Où est le juste retour ?

Les délégués de la cokerie estiment que globalement la région va perdre 650 emplois. Ceux des sous-traitants qui assuraient l’entretien, le nettoyage, le transport, mais aussi les 40 intérimaires qui se retrouveront au chômage, des jeunes qui travaillent depuis des années en sidérurgie, qui ont leur maison à payer. C’est cher pour les nouveaux plans industriels de Duferco et ses promesses de 110 emplois nouveaux dans le futur…

14:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

Pas la fête pour tout le monde…

Liège :: Fermeture de bureaux de Poste

Entre Noël et Nouvel An, les habitants de Ste Marguerite ont une nouvelle fois marqué un fort attachement au dernier bureau de poste de leur quartier.

Adam Miron
16-01-2008

Théoriquement, ce bureau devait fermer ses portes le 27 décembre. C’est le jour qu’ont choisi une bonne dizaine d’habitants de Ste Marguerite et de la section PTB Liège Ouest pour braver le froid avec un véritable cri du cœur. Devant le bureau, ils ont distribué des tracts aux passants. Un habitant du quartier : « Nous n’avons même pas accès à un point Poste dans le quartier. Évidemment, ce ne serait pas une victoire en soit, mais cela prouve que les autorités communales ne nous considèrent vraiment pas à un haut niveau… ».

 

Les gens devront donc dorénavant se déplacer de 3 ou 4 kilomètres pour trouver un bureau de Poste. Quand ils l’auront trouvé, il y aura une file de 40 minutes car ce sera le seul bureau à plusieurs kilomètres à la ronde. Les employés seront stressés et ne pourront pas servir convenablement les usagers. Tout le monde sera perdant.

Les autorités communales n’ont jusqu’ici pas bougé La majorité PS « socialiste » se dit proche des gens et est bien heureuse quand la population vote pour elle. Mais un seul parti politique joint la parole aux actes. Le PTB a lutté depuis des mois sur le terrain et continuera à le faire pour améliorer le quotidien des gens. Cela passe par la lutte pour garder les bureaux de Poste ouverts. La section PTB Liège Ouest est loin de baisser les bras et continue la lutte pour ce bureau de Poste qui est actuellement toujours ouvert…

13:57 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

Postes. Les fermetures de bureaux de poste se sont succédées en 2007...

Postes. Les fermetures de bureaux de poste se sont succédées en 2007. Les habitants s’y sont opposés parfois à l’initiative du PTB. Six comités pour la sauvegarde des bureaux de poste se sont réunis le 1er mars devant le cabinet du secrétaire d’Etat Bruno Tuybens (SP.a). Protestant contre la fermeture de bureaux de postes, ils ont remis 10 000 signatures des comités de Genk, Courtrai, Lommel, Zwevegem et Zelzate. L’action a permis de reporter plusieurs fermetures annoncées. (Photo Solidaire, Maureen Tollenaere)

04:59 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

13.01.2008

On doit porter le beau-père jusqu'au troisième étage ...

Genk :: Problème de logement

Antonina s’est vainement mise en quête d’un logement adapté pour son beau-père. Le logement reste un point douloureux à Genk.

Harrie Dewitte
17-10-2007

Les blocs de logements sociaux du quartier de Kolderbos, où habite la famille d’Antonina. (Photo Solidaire, Peter Vanloffelt)

20:01 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

Avez-vous reçu votre facture fiscale plus tôt ?

Le fisc traite-t-il en priorité les déclarations devant faire l’objet d’un supplément plutôt que d’un remboursement ? Derrière la polémique, un budget en déficit.

Marco Van Hees
09-01-2008

Le fisc a douze mois pour vous envoyer votre avertissement-extrait de rôle. Ainsi, le 30 juin 2007, vous avez dû rentrer votre déclaration relative aux revenus de 2006. Le montant à payer ou à recevoir doit être fixé au plus tard le 30 juin 2008. Mais dans le passé, le ministre a plusieurs fois donné des instructions pour traiter en priorité les déclarations faisant rentrer de l’argent dans les caisses de l’État.

 

A-t-on répété la manœuvre ces derniers mois, comme l’affirme le député Carl Devlies (CD&V) ? En décembre, l’ancien secrétaire d’État Hervé Jamar (MR) démentait, affirmant que pour les impositions établies jusque fin novembre, 678 millions d’euros sont à payer par les contribuables tandis que 665 millions doivent leur être remboursés. Une différence minime de 13 millions en faveur de l’État, qui lui fait dire que la situation est normale.

Devlies, lui, croit savoir que, sur ces quatre derniers mois, la différence est de 326 millions en faveur de l’État. De plus, en extrapolant les données de l’exercice précédent, il estime qu’on aurait dû se trouver avec une différence de 516 millions en défaveur de l’État (à rembourser aux contribuables). Pour lui, cela prouve donc une intervention ministérielle.

Ce ne serait pas étonnant, car ces rentrées fiscales étaient les bienvenues pour boucler le budget 2007 de façon honorable. Coup du sort : sur le temps que durait cette polémique, le gouvernement Verhofstadt III a été mis sur pied, le parti de Carl Devlies passant de l’opposition à la majorité, Yves Leterme (CD&V) devenant ministre du… Budget.

Impasse budgétaire pour l’avenir

C’est donc Leterme qui, avec le ministre des Finances Didier Reynders (MR), a été chargé d’annoncer, en ce début janvier, que pour la première fois depuis 1999, le budget de l’État est en déficit. De combien ? Environ un milliard d’euros, ce qui est encore assez limité : 0,3 % du produit intérieur brut. Mais si Devlies dit vrai, il faudrait y ajouter 326 + 516 = 842 millions d’euros.

Comment expliquer ce déficit ? Par des mesures one-shot (non renouvelables) qui avaient été programmées, mais finalement non réalisées : la vente de bâtiments de l’État, pour 600 millions, et la reprise de plusieurs fonds de pension de la Région flamande, pour 500 millions. Mais il y a aussi les intérêts notionnels. Ce gigantesque cadeau fiscal offert aux sociétés devait initialement coûter un demi-milliard d’euros. Le coût réel n’est pas encore connu, mais ce sera plusieurs fois le budget initial.

Si le déficit 2007 est limité, les choses risquent de se compliquer à l’avenir. Depuis des années, le gouvernement Verhofstadt abuse de ces mesures one-shot, ce qui fait par exemple qu’une grande partie des bâtiments de l’État appartient désormais au privé. L’année où l’on vend un tel bâtiment, l’argent entre facilement dans les caisses de l’État. Mais les années suivantes, les loyers à payer commencent à peser.

Quant aux intérêts notionnels, ils coûtent déjà très cher actuellement, mais coûteront encore plus l’année prochaine puisque leur taux passe de 3,442 % (exercice 2007) à 3,781 % (exercice 2008).

Ces prochaines années, le gouvernement va donc, soit présenter des déficits plus élevés, soit sabrer dans les dépenses sociales. Les sociétés profitent bien des intérêts notionnels ou des ex-bâtiments de l’État, mais la population devra se saigner pour payer ces cadeaux. Au secours, Père Noël, ils sont devenus fous

19:40 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

Comment vos impôts enrichissent des intérêts privés

Bierset :: Les étranges transferts financiers de l’aéroport liégeois

Les subsides publics gonflent les bénéfices de l’aéroport de Bierset. Des bénéfices reversés presque intégralement aux actionnaires.

Marco Van Hees
05-09-2007

« Derrière le “miracle Bierset ”, il ne faudrait pas occulter la réalité comptable de la SAB [la société qui gère l’aéroport] : ses recettes sont en effet composées à plus de 55 % de subsides publiques. » C’est l’hebdo Trends-Tendances qui fait cette découverte. Et une autre : presque tout le bénéfice est redistribué aux actionnaires. De quoi nous inciter à aller, nous aussi, regarder dans les derniers comptes annuels (2006) de la SAB.

 

Qu’y voit-on ? D’abord que presque tout le monde politique liégeois se retrouve au conseil d’administration : Robert Collignon (PS), Jean-pierre Grafé (cdH), Michel Foret (MR), Fernand Gingoux (PS), Mathieu Grosch (cdH), José Happart (PS), Laurent Léonard (PS), Maurice Mottard (PS)… Il ne manque plus que Michel Daerden et son fils, direz-vous. Même pas, puisque leur société DC & C° est chargée de réviser les comptes.

Le chiffre d’affaires 2006 s’élève à 12,8 millions d’euros, tandis que les subsides atteignent 16,6 millions, ce qui fait effectivement 56,5 % du total. Voilà qui rappelle un peu les millions d’aides publiques accordés au circuit Spa-Ecclestone-Francorchamps. Une idée pour limiter les frais : ne pourrait-on pas faire rouler les F1 à Bierset ? Ou faire décoller les avions sur le bitume du « grand prix » ?

Après déduction de toutes les charges, la SAB affiche un bénéfice net de 242 964 euros. Dont 230 816 euros (95 %) sont versés aux actionnaires sous forme de dividendes. Ces actionnaires sont l’intercommunale SLF (50 %), la Région wallonne (25 % via la Sowaer, société wallonne des aéroports) et la société Aéroports de Paris (25 %). Cette dernière est une société partiellement privée cotée en Bourse. Au final, des actionnaires privés encaissent donc des subsides publics.

Du transport de GI frais à Bierset ?

Pourquoi cet aéroport qui ne survit que grâce à une dose massive de subsides distribue-t-il des dividendes, plutôt que de réinjecter le bénéfice dans les activités de la société ? La question interpelle…

Cependant, ces comptes cachent un autre cadeau au privé, nettement plus important, qui semble, lui, avoir échappé à Trends-Tendances. Sans les subsides wallons, la SAB n’afficherait pas un bénéfice de 242 964 euros, mais une perte de 16 399 053 euros. Ce qui signifie que les entreprises clientes de l’aéroport payent beaucoup moins que le prix coûtant. Ce sont donc elles, en réalité, qui bénéficient des subsides.

Elles, c’est d’abord TNT, la plus importante multinationale européenne de transport express. C’est aussi CAL, qui importe des produits frais en provenance d’Israël. C’est encore Kalitta, qui fait le plein de kérosène à Bierset. Cette compagnie du Michigan achemine le courrier adressé aux GI d’Irak. Et, en sens inverse, transporte les corps de GI frais… Bref, l’argent de nos impôts est bien utilisé.

12:59 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

10.01.2008

Signons la pétition contre la fermeture des Bureaux de Poste de COURCELLES-Souvret et COURCELLES-Trazegnies. Merci !

-------- Message original --------
Sujet: Pétition : Contre la fermeture des Bureau de Poste de Courcelles-Souvret et Courcelles-Trazegnies
Date: Wed, 9 Jan 2008 15:13:59 +0100 (CET)
De: LaPetition.be <confirmation@lapetition.be>
Pour :: Romain Roger <roger.romain@skynet.be>


Bonjour,

Je voudrais attirer ton attention sur un sujet qui me tient à coeur.

Si toi aussi tu y es sensible je t'encourage à aller signer la pétition et à faire suivre cet Email à tes contacts.

Adresse de la pétition :
http://www.lapetition.be/petition.php?petid=1527

Pétition : Contre la fermeture des Bureaux de Poste de Courcelles-Souvret et Courcelles-Trazegnies

Monsieur le Percepteur des Postes
de & à
B6180 COURCELLES-Trieu

PÉTITION:

Depuis qu' elle est de plus en plus en voie de de privation et de marchandisation, imposée par l' Euro-dictature capitaliste et appliquée par nos gouvernant et politiciens nationaux complètement et servilement soumis, la Poste "belge", appelée maintenant "Banque de la Poste", est de plus en plus désorganisée et de plus en chère, pour des services de plus en plus mal assurés et inadaptés:
-enlèvement sournois des boîtes postales dans nos quartiers
-courrier de plus en plus mal distribué
-compression du personnel pour cause de salaires et de rentabilité
-éloignement de la population par la suppression de plus en plus de Bureaux postaux (Gouy-lez-Piéton et Courcelles-Motte pour ne parler que de notre entité)
Et voici que nous apprenons maintenant la fermeture en 2008 des bureaux de Souvret et Trazegnies, alors que les files d' attente ne cessent de s' allonger devant vos guichets au Trieu, mécontentant de plus en plus de gens.
Il ne restera plus qu'un seul Bureau, à Courcelles-Trieu, pour 30.000 habitants, ce qui est scandaleux pour les personnes isolées et éloignées, âgées, handicapées et/ou malades, pauvres et/ou ne disposant pas d'un moyen personnel de transport.
Nous protestons énergiquement contre ces nouvelles fermetures qui ne seront pas à l' avantage publicitaire de la "Banque de la Poste" et nous nous y opposons fermement tout en vous rappelant que même privatisée, la Banque de la Poste a toujours des obligations de service public vis-à-vis de la population.
Nous vous demandons de transmettre cette pétition à vos instances hiérarchiques et vous en remercions. Pour rappel, elle fait suite à plusieurs centaines de signatures qui vous ont déjà été remises contre la suppression du Bureau de Courcelles-Motte, toujours pas remplacé par un point-Poste à proximité immédiate.
Roger ROMAIN
a/conseiller communal
B6180COURCELLES
et les co-signataires.



Merci à toi.



Roger Romain



http://www.lapetition.be/petition.php?petid=1527

10:39 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer