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11/10/2016

Caterpillar : le combat est loin d'être terminé. Quelle alternat ive?

 
 
Sent: Tuesday, October 11, 2016 3:15 PM
 
Subject: Caterpillar : le combat est loin d'être terminé. Quelle alternative?
 
Bonjour,

Le combat des travailleurs de Caterpillar est loin d'être terminé.
L'enjeu de ce combat est de savoir si on doit laisser une multinationale détruire la vie économique de toute une région.
Pour s'opposer à l'intention de fermeture, il faut des propositions. En voici une qui est développée dans cet article.
N'hésitez pas à le partager et à nous faire parvenir les commentaires et les réactions.

Bien à vous

Germain Mugemangango
Président PTB Hainaut

Caterpillar : emplois ou dividendes ? Bien choisir ses variables d’ajustement

Germain Mugemangango

Les dirigeants de Caterpillar ont une stratégie claire : sacrifier l’emploi pour augmenter les dividendes. Mais quelle stratégie faut-il avoir pour sauvegarder les emplois sur le site de Caterpillar Gosselies ?

L'objectif fondamental de Caterpillar est de pouvoir continuer à offrir des dividendes toujours plus importants. Au cours des ces 10 dernières années, Caterpillar a rémunéré ses actionnaires à concurrence de 9,6 milliards d'euros1. Lors d'une communication à ses actionnaires en juin 2016, Doug Oberhelman confirmait que cette politique allait se poursuivre même si ça devait coûter des milliers d'emplois. « Même si les conditions du marché sont défavorables, nous décidons de maintenir des dividendes attractifs », a ainsi déclaré le PDG au moment de libérer le paiement des dividendes pour le second trimestre 20162.

Entre 2007 et 2015, le dividende a plus que doublé

Depuis 1933, la compagnie a payé un dividende tous les trois mois. Caterpillar indique fièrement sur son site pouvoir affirmer qu'un dividende supérieur a été payé tous les 3 mois depuis 2007. Ce qui veut dire à 22 reprises. Entre 2007 et 2015, le dividende a plus que doublé3.

La stratégie de Caterpillar est de faire payer l'augmentation de ces dividendes par des licenciements toujours plus importants et par des fermetures de sites. Depuis 2012, l’entreprise a déjà fermé 20 sites et détruit 31 000 emplois. En septembre 2015, le management mondial de Caterpillar avait ainsi annoncé vouloir licencier encore 10 000 travailleurs et restructurer une vingtaine des ses implantations4. Les fermetures de sites et les destructions d'emplois vont d'ailleurs se poursuivre pour le reste de l'année 20165. Leur intention est bien de continuer à réduire les coûts par tous les moyens pour continuer à payer des dividendes toujours plus élevés.

Dans cette stratégie, le nombre d'emplois, les conditions de travail des ouvriers et des employés de ce groupe ne sont que des variables d'ajustement à bien régler pour permettre ce paiement des dividendes.

Nos variables d’ajustement

Le mouvement ouvrier a aussi une obsession : celle de préserver les conditions de vie des travailleurs et de leur famille. Celle de se battre pour un juste partage des richesses produites par le travail. Celle de se battre pour le maintien d'emplois de qualité pour construire nos vies mais aussi pour produire ce dont nous avons besoin.

Maintenir les différents sites et les emplois de Caterpillar est possible en répartissant le travail disponible entre les sièges de l’entreprise

Tout le reste n'est qu'une somme de variables d'ajustement à utiliser pour arriver à notre but : vivre dignement et permettre à tous les travailleurs et leur famille de vivre dignement. C'est exactement ce que le mouvement ouvrier a fait en se battant par exemple pour la journée des 8 heures. C'est exactement la question qui est au centre du combat contre l'intention de fermeture de Caterpillar. Il est tout à fait possible de construire une réponse à la crise que le groupe mondial traverse en utilisant les autres variables d'ajustement et en protégeant les travailleurs de Caterpillar et leurs usines.

Caterpillar détient 32 sièges en Europe, dans 11 pays différents. Si on laisse la direction de cette multinationale poursuivre sa stratégie, toutes ces entreprises et les 114 000 travailleurs6 qui y travaillent sont en danger et peuvent être sacrifiés du jour au lendemain sur l'autel de la sacro-sainte augmentation des dividendes. C'est donc une autre orientation qu'il faut prendre.

Maintenir les différents sites et les emplois de Caterpillar est possible en répartissant le travail disponible entre les sièges de l’entreprise. De cette manière, on ne doit fermer aucun site malgré la baisse de production en métallurgie. Vu l'austérité imposée tant aux particuliers qu'aux États, il est évident que la vente des machines Caterpillar encaisse un coup et connaît une baisse. Les structures de production sont saturées à près de 80 % à Gosselies. C’est une saturation comparable à la période d'avant la crise. D'autres sièges sont saturés seulement à 30 %. L'idée serait de répartir le niveau de production entre les sièges fortement saturés et les sièges faiblement saturés.

Répartir la production entre les différents sites

Une telle répartition de la production signifie moins de travail pour les travailleurs de Gosselies. Au lieu de licencier, c'est l'occasion de mettre en place une réduction du temps de travail sans perte de salaire. Depuis la restructuration de 2013, la productivité et la flexibilité ont très fortement augmenté chez Caterpillar Gosselies. Qui dit augmentation de l'intensité du travail dit aussi augmentation des problèmes de stress et d'épuisement parmi les travailleurs. Pour permettre à tout le monde de mieux supporter la charge de travail, on peut réduire le temps de travail de tous les travailleurs de Caterpillar de 25 %. Cette réduction serait financée par un saut de dividende ou par le non paiement d'une partie des dividendes, et permettrait de sauver les usines et les emplois.

Geler les dividendes

Un tel gel des dividendes a d'ailleurs été demandé en mai 2016 par deux syndicat dans le cadre du combat qu'ils mènent contre STMicroelectronics. Cette société veut licencier 1 400 personnes dans le monde. Les syndicats se sont adressés à l’État français pour obtenir une mesure de gel des dividendes qui pourra ainsi libérer des fonds pour l'investissement et le maintien des emplois7.

Pour amener la direction de Caterpillar à négocier un telle proposition, il est important d'instaurer un rapport de force favorable aux travailleurs de Gosselies

Payer grassement ses actionnaires n'est d'ailleurs pas la seule stratégie possible pour un équipementier industriel. Komatsu, le concurrent direct de Caterpillar dans ce domaine s'est limité à un dividende cumulé de 3 milliards d'euros en 10 ans. Et, surtout, son dividende 2015 ne représente que 39 % de son bénéfice de 2015, là où le dividende payé par Caterpillar Inc en 2015 représente 83 % du bénéfice réalisé. Sur le plan de l'emploi, Caterpillar a licencié 31 000 personnes depuis 2012 alors que Komatsu s'est par exemple séparé de moins de 200 travailleurs entre 2013 et 2015. Voilà qui démontre que d'autres stratégies sont possibles en temps de crise.

Pour amener la direction de Caterpillar à négocier un telle proposition, il est important d'instaurer un rapport de force favorable aux travailleurs de Gosselies. Le gouvernement fédéral doit prendre des dispositions d'urgence pour rendre les licenciements des travailleurs de Gosselies plus difficiles. Le gouvernement wallon devrait saisir immédiatement le terrain, les machines et les équipements de Caterpillar pour pousser le management de Caterpillar à négocier sérieusement.

Ce qu'il faut surtout, c'est une préoccupation politique pour les dégâts sociaux qui seraient causés par une fermeture. En Algérie, le gouvernement a décidé en octobre 2015 d'empêcher de tels dégâts en devenant propriétaire à 100 % des trois usines du sidérurgiste ArcelorMittal situées dans le pays dans le but de « stabiliser le climat social » et de « préserver l'emploi »8. C'est aussi ce qui s'est passé en France avec le sauvetage d'une usine Peugeot. Elle a pu être sauvée grâce à l'injection conjointe de capitaux par une société chinoise et par l’État français. Dans ces deux cas, le processus de fermeture a ainsi été stoppé…

 

1. http://www.mirador-multinationales.be/secteurs/machines/a...

2. https://s7d2.scene7.com/is/content/Caterpillar/CM20160613...

3. http://www.pjstar.com/news/20160608/caterpillar-to-mainta...

4. http://www.mirador-multinationales.be/divers/a-la-une/art...

5. Présentation des résultats 2Q16 pour Caterpillar Inc page 8. http://www.caterpillar.com/content/dam/caterpillarDotCom/...

6. http://www.mirador-multinationales.be/divers/a-la-une/art...

7. http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2016/05/23/97002-2016052...

8. http://www.tsa-algerie.com/20151007/arcelormittal/



-- 
Séverine Sunak

Secrétariat PTB Charleroi
Rue Zénobe Gramme 21 - 6000 Charleroi

Tel : 071 32 45 65 - 0491 333 430
Ouvert le mardi de 9h à 16h30
En dehors des heures d'ouverture, merci de prendre rendez-vous.
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18:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

07/10/2016

Partager le temps de travail, pour donner des emplois aux jeunes , aux sans-travail, au chômeurs: le député PTB Marco VAN HEES à la Tribune de la Cambre des Représentants, ...

Partager le temps de travail, pour donner des emplois aux jeunes, aux sans-travail, au chômeurs: le député PTB Marco VAN HEES à la Tribune de la Cambre des Représentants, ...
 
 
 
 

Marco Van Hees (PTB) : « Réduisons le temps de travail plutôt que de donner des cadeaux aux licencieurs »

Le 6 octobre, à la Chambre, Marco Van Hees n’a pas mâché ses mots face à Charles Michel et à la politique du gouvernement face aux licenciements dans le secteur financier. « Derrière la digitalisation, il y a un enjeu qui apparaît : le partage du temps de travail. Pour ING, par exemple, passer de 35 heures à 30 heures par semaine permettrait de sauver 1000 emplois. Mais non, vous, votre solution, c’est de nouveaux cadeaux aux distributeurs de C4. »

22:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

28/09/2016

La caravane des migrants 2016, étape à Liège

Sent: Wednesday, September 28, 2016 11:23 AM
Subject: La caravane des migrants 2016, étape à Liège
 
 
 
From: Maxime K.
Sent: Wednesday, September 28, 2016 11:19 AM
Subject: La caravane des migrants 2016, étape à Liège
 

La Caravane des migrants est une initiative des collectifs de sans papiers présents en Belgique et de la plateforme associative et syndicale qui les soutient. Sa démarche consiste à aller à la rencontre des différentes villes du pays, faire connaître les réalités des sans papiers et déconstruire les idées reçues à leur égard, et bâtir des ponts entre les luttes, là où l'on essaie de nous faire croire que "eux" et "nous" sommes concurrents.

Les personnes sans papiers - autrement dit sans titre de séjour - seraient plus de 150 000 en Belgique aujourd'hui. Cette situation ne résulte pas d'un choix délibéré de leur part, mais bien des politiques migratoires à l'œuvre, ultrarestrictives et productrices de poches de non droit, propices à l'expulsion et à l'exploitation.

Ces hommes, femmes et enfants sans droit de séjour ne sont ni des profiteurs ni des criminels. Ils n'ont droit à rien, ou presque, et exécutent dans des conditions déplorables les boulots dont les belges ne veulent pas.

Depuis maintenant plus de deux ans, plusieurs collectifs de sans papiers, bruxellois et liégeois, se retrouvent et s'organisent au sein d'une coordination, en vue de définir une stratégie de lutte commune et de faire entendre leur voix. Ensemble et avec leur plateforme de soutien, ils demandent que leurs droits et leur dignité soient enfin respectés, ainsi que d'être reconnus comme citoyens à part entière, eux qui exercent une citoyenneté de fait au quotidien.

La Caravane des migrants se rendra aussi à Verviers le 3 octobre, à Mons le 21 octobre, à La Louvière en décembre, à Gand début de l'année prochaine. Elle compte faire le tour de la Belgique d'ici la fin 2017.

Revendications

La régularisation des sans-papiers et l'inscription dans la loi de critères clairs et permanents

Un élargissement conséquent des voies d'accès au séjour légal en Belgique

La dépénalisation du séjour illégal

La fermeture des centres fermés

La lutte contre l'exploitation des sans-papiers et la mise en concurrence des travailleurs

Le respect des droits des enfants sans papiers, au même titre que ceux de tous les enfants

Partenaires du projet

La Voix des Sans Papiers Liège, la Coordination des sans papiers, le Comité des Femmes sans-papiers, Casa Nicaragua, Barricade, le collectif de soutien aux sans papiers de Liège, le CRACPE, Point d'appui, le Monde des Possibles, Promotion et Culture, le CIEP-MOC Liège-Huy-Waremme, la CSC Liège-Huy-Waremme, la FGTB Liège- Huy- Waremme, les jeunes FGTB de Liège, le Journal des Sans-Papiers, Sans-Papiers TV, le CEPAG, SOS-Migrants, la CSC, la FGTB, Amitiés sans Frontières, la Plateforme de concertation autour du combat des sans-papiers, le CIRÉ.

Une vidéo réalisée par Sans Papiers TV

11:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |