28.02.2009
22/02/2008: Communiqué de presse PTB : Arcelor Mittal, les dividendes ou les emplois ?
Le PTB vient d’apprendre avec inquiétude les nouveaux plans de réductions d’emplois proposés par le...
Communiqué de presse PTB : Arcelor Mittal, les dividendes ou les emplois ?
Le PTB vient d’apprendre avec inquiétude les nouveaux plans de réductions d’emplois proposés par le géant de l’acier Arcelor Mittal. Et s’étonne par la même occasion de la hauteur des dividendes reversés par Mittal à ces actionnaires en 2008. Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB : « Comment comprendre que M. Mittal annonce en même temps une augmentation des pertes d’emplois dans son groupe, et en même temps le versement de près de 7 milliards d’euros à ses actionnaires, dont 4,4 milliards en rachat d’action. Il y a vraiment quelque chose qui ne tourne pas rond dans la logique industrielle du groupe ! ».
Le PTB constate aussi les conséquences de la diminution de la demande d’acier sur le marché mondial. « Mais malgré cette conjoncture, le groupe continue à reverser des énormes dividendes aux actionnaires puisque le groupe promet un dividende de 0.75 $ par action, soit un total de 1 milliard de $ », dénonce le représentant du PTB.
Le PTB demande au monde politique, et plus particulièrement à la région wallonne et le gouvernement fédéral, de prendre ses responsabilité
Contact : Raoul Hedebouw – 0477/986510
19:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : courcelles, romain, histoire, belgique, capitalisme, democratie |
|
Facebook | |
Imprimer
25.02.2009
22/02/2009: Grève du personnel de la Ville et du CPAS à La Louvière. « L'indécence, de quel côté vient-elle, M. le bourgmestre?»...
« Indécent, ce préavis de grève, à l'heure où des milliers de travailleurs perdent leur emploi »,...
Grève du personnel de la Ville et du CPAS à La Louvière. « L'indécence, de quel côté vient-elle, M. le bourgmestre?»
« Indécent, ce préavis de grève, à l'heure où des milliers de travailleurs perdent leur emploi », dit Jacques Gobert, le bourgmestre PS de La Louvière. Pourtant, le 12 février, les travailleurs ont croisé les bras pour le pouvoir d'achat, l'emploi de qualité et de meilleures conditions de travail.
« Les chèques repas, la ville les a quand même accordés », s'exclame le bourgmestre. « On ne les a toujours pas en poche », répondent les travailleurs. Et pour cause. La Louvière, ville fort endettée, doit présenter un budget en équilibre au gouvernement wallon. Si la majorité PS-MR-UDSC a inscrit 810.000 € dans le budget communal 2009 pour ces chèques, ceux-ci s'y trouvent comme seuls responsables du déficit pour la même somme dans les comptes. Comme pour dire à la Région wallonne : « Si vous imposez l'équilibre, les chèques repas, vous n'avez qu'à les biffer »! Jacques Gobert copie Ponce Pilate!
Ce sont pourtant les conditions de travail de plus en plus mauvaises qui suscitent le grand mécontentement du personnel.
En novembre, celui-ci a dû batailler pour obtenir des nominations dans les catégories inférieures du personnel, plutôt que chez de nouveaux cadres.
Depuis janvier, au CPAS, les infirmières qui prestaient 8 h par jour, un weekend sur deux, devront en faire 11 (et peut-être 12, carrément illégal) un weekend sur trois, tout en restant 'appelables' un deuxième weekend. Une proposition, déjà rejetée deux fois par l'ensemble des infirmières, que le CPAS veut imposer tout de même. « Impossible, disent les infirmières, « cette charge physique et morale est trop grande. »
Les assistantes sociales ont trop de dossiers à gérer.
Et si on engageait? « On est dans les normes », dit Gobert. « Trop basses », répond le personnel. En plus, le CPAS a économisé 500.000 € en 2008 sur le dos du personnel en ne remplaçant pas à temps des malades et certains départs naturels.
« Je favorise le service public, plutôt que le transfert au privé », dit Jacques Gobert. En principe, un bon service public, cela devrait se remarquer aussi dans les ateliers des travailleurs de la ville. Pourtant, il faut s'y battre pour une brosse, pour des vêtements de travail adaptés. Les pneus lisses des voitures de service sont monnaie courante, alors que le projet onéreux des « mouchards » pour surveiller le personnel n'a été retiré que sous la pression des grèves. Les chefs? « Brimades, aucun dialogue ou respect ».
Les femmes de nettoyage s'insurgent contre les services coupés qui les occupent le matin de « 6h à 9 h », et puis de « 15 h30 à 19 h 30 ». Elles sont appelées à des « formations », mais sur les lieux de travail, il vaut parfois mieux apporter ses propres produits. Il fait -12 C° dehors, pas de chance, il faut laver sans eau chaude. Et quand les canalisations pètent, sans eau froide! Les déplacements avec sa propre voiture se font sans indemnité.
La ville a commandé une grande enquête auprès du personnel sur le « bien-être au travail». Pour faire oublier qu'on n'écoute pas les travailleurs? Sous l'effet de la grève, de nouvelles concertations sont quand même annoncées. L'inspection sociale entendra aussi les infirmières. On attend avec impatience la décision de la Région wallonne sur les chèques repas.
(photo déjà envoyée: de Michel Mommerency)
Les ouvriers au piquet devant l'atelier de la Rue de Belle Vue.
« Moins de bling-bling à la surface », plus pour le social et le service public ».
21:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : courcelles, romain, histoire, actualite, belgique, wallonie, hainaut, communes, democratie, silence, capitalisme, oppression capitaliste, medias, presse |
|
Facebook | |
Imprimer
13.02.2009
11/09/2009: dans SOLIDAIRE: Le PTB pour une proposition de loi pour nationaliser Fortis...
Communiqué de presse :: Le PTB pour une proposition de loi pour nationaliser Fortis
L’assemblée générale des actionnaires de Fortis a, ce 11 février, rejeté la vente de Fortis Banque à la SFPI. La banque ne peut donc être cédée par la SFPI à BNP Paribas. Pour le PTB, cette décision de l’assemblée est un point culminant de la faillite de la politique que le gouvernement mène obstinément (et illégalement) depuis des mois dans le dossier Fortis.
Pour autant, ce vote ne résout pas les problèmes auxquels sont confrontés le personnel de Fortis, les clients de la banque et l’ensemble des contribuables belges.
La gestion d’une telle banque est trop importante que pour la laisser aux mains d’acteurs privés. La seule façon de répondre aux enjeux actuels est de faire de Fortis une banque publique, qui agisse dans le but d’assurer un service public et non de générer du profit. Cette alternative, que le PTB défend depuis le premier jour de la crise, est défendue par de plus en plus de gens, y compris certaines personnalités d’autres partis (voir la récente carte blanche de François Martou et Henri Simons).
Comment faire de Fortis une banque publique ? Après le vote de l’assemblée des actionnaires, plusieurs questions se posent.
1. Peut-on nationaliser Fortis après le vote de l’assemblée ?
L’assemblée des actionnaires a voté contre le rachat de Fortis banque par la SFPI, l’opérateur de l’Etat. Pour le PTB, il ne peut être question de reproduire les manœuvres illégales du gouvernement. La façon juridiquement la plus sûre de faire de Fortis une banque publique, est de faire voter une loi en ce sens par le Parlement.
2. La démocratie des actionnaires prime-t-elle sur la démocratie des clients, du personnel, des contribuables ?
Les actionnaires de Fortis ont, à juste titre, rejeté l’option BNP-Paribas. Mais s’ils jugent que leur intérêt est de relancer une Fortis privée, avec un Lippens bis à sa tête, cela risque de déboucher, à court ou long terme, sur une nouvelle catastrophe.
Le vote de l’assemblée est un vote très particulier où le principe « un homme= une voix » n’est pas appliqué. C’est la démocratie du capital : cinq millions d’actions = cinq millions de voix, une action=une voix, zéro action= zéro voix.
Les millions de contribuables qui n’ont pas d’action Fortis n’ont-ils pas voix au chapitre dès lors que l’Etat s’endette lourdement pour aider les banques ? Les millions de clients, spoliés depuis des années par les pratiques douteuses de cette banque privée, n’ont-ils pas leur mot à dire ? Et le personnel ? Il risque autant dans l’option BNP-Paribas (personne à la tribune de l’assemblée, ce 11 février, n’a pu donner d’assurance au permanent syndical qui posait la question) que dans une autre mouture de banque privée. Alors qu’une banque publique peut garantir l’emploi, comme le faisait naguère la CGER.
3. Faut-il dédommager les actionnaires ?
Dans le scénario BNP-Paribas, les petits actionnaires étaient clairement lésés.
Dans le scénario d’une Fortis privée, les actionnaires perdraient tout dans une faillite inévitable sans l’intervention de l’Etat.
Dans le scénario d’une Fortis publique, il est possible d’envisager une indemnisation des petits actionnaires.
Le PTB considère qu’il ne revient pas à l’Etat d’indemniser des particuliers ou sociétés qui investissement dans le capital à risque. Toutefois, une série de petits actionnaires ont été trompés par un discours patronal, soutenu par certains incitants fiscaux du gouvernement, qui faisait l’apologie de l’achat d’actions et en minimisait les risques, présentant par exemple l’achat de titres Fortis comme un investissement de « bon père de famille. »
C’est pourquoi, les petits actionnaires (pas les Lippens, Boël, de Spoelberch…), c’est-à-dire à concurrence de maximum 5.000 actions Fortis, devraient pouvoir obtenir une indemnisation de l’Etat. Le PTB estime que cette aide devrait être financée par une taxe spéciale sur banques appliquée sur les années suivantes jusqu’à remboursement total du montant engagé.
Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB
0477 986 510
Marco Van Hees, en charge du dossier banques pour le PTB
0473 411 021
22:27 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : courcelles, histoire, belgique, politique, silence, banque, bruxelles, crise, democratie, euro-dictature, europe, finances, gouvernement, romain, exploitation capitaliste, actualite, capitalisme, information, presse, ptb |
|
Facebook | |
Imprimer
12.02.2009
10/02/2009: dans Solidaire: Qui possède les médias en Belgique ...?
| Les photos sont disponibles en ligne pendant 30 jours. |
Qui possède les médias en Belgique
Qui contrôle la presse, la télé, la radio ? Les principaux médias belges sont aux mains d’à peine neuf groupes privés , contrôlés par quelques richissimes familles. Cela a une double signification.
D’abord, la concentration du capital n’a jamais été si grande dans les médias : le nombre de titres s’est réduit au fil des ans, mais aussi le nombre de leurs propriétaires (un des sept s’appelle d’ailleurs… Concentra). Et certains journaux (De Tijd, L’Echo, Metro), télés (VTM, 2BE, JimTV) ou radios (Bel-RTL, Radio Contact) sont contrôlés conjointement par plusieurs de ces groupes, ce qui augure de nouvelles fusions.
Ensuite, la liberté de la presse est cadenassée par la liberté économique des possédants. En Belgique, on n’emprisonne pas les journalistes. Il suffit de licencier ceux qui dérangent. Ou, plus simplement, de ne pas les engager. Et comme pour démontrer que les médias sont aux mains du grand capital, on trouve même parmi les président de ces groupes de presse… l’actuel président de la fédération patronale FEB, Thomas Leysen.
Roularta
Groupe des familles De Nolf et Claeys (fortune 2008 : 199 millions €). Fondé en 1954 par l’avocat Willy De Nolf, père de Rik, l’actuel président, Roularta a commencé dans la presse régionale avec le Krant van West-Vlaanderen pour s’etendre aux magazines, audiovisuel, internet, publicité...
Persgroep
Groupe de la famille Van Thillo (fortune 2008 : 473 millions €), active également dans le secteur bancaire (Herman Van Thillo a été éclaboussé par l’affaire KB-Lux dans les années 90). Persgroep contrôle VTM, cinq quotidiens et Dag Allemaal, plus gros tirage hebdomadaire belge.
Rossel
Groupe de la famille Hurbain (fortune 2008 : 139 millions €), les descendants d’Emile Rossel, qui fonda Le Soir en 1887. Avec Le Soir, L’Echo et Sud Presse (La Meuse, La Nouvelle Gazette, La Capitale, etc.), Rossel dépasse la moitié du tirage des quotidiens francophones.
Concentra
Le groupe de la famille Baert (fortune 2008 : 130 millions €), ce pilier du catholicisme, « concentra » d’abord la presse limbourgeoise, pour s’étendre ensuite au-delà. Comme les familles Van Thillo (Persgroep) ou Leysen (Corelio), les Baert ont des liens historiques avec la banque KBC.
Corelio
Corelio est depuis 2006 le nouveau nom de la VUM, société d'édition créée en 1976 par André Leysen, figure illustre du patronat flamand, fraudeur et sympathisant nazi à ses heures. Son fils Thomas préside aujourd’hui le groupe détenu par les familles Leysen, Campo, Van Den Steen, Vlerick, Van Waeyenberge, etc.
RTL Group
Ce groupe possède une centaine de radios et télés dans onze pays européens. Il est détenu par le groupe allemand Bertelsmann, propriété de la famille Mohn, 102e fortune mondiale avec 6,8 milliards €. En 2006, le financier carolo Albert Frère leur a vendu ses parts (25,1 %) pour 4,5 milliards d'euros.
IPM
La Libre Belgique est historiquement catholique, La Dernière Heure libérale, mais ils appartiennent tous deux à IPM, groupe détenu à 100% par la famille le Hodey. Laquelle détient aussi une petite participation dans le quotidien français Libération. Journal d’extrême gauche à l’origine…
Etat
Les télés et radios publiques de la RTBF et de la VRT sont détenues respectivement par la Communauté française et Communauté flamande. Des représentants des grands partis siègent à leur conseil d’administration.
20:19 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : democratie, finance, romain, courcelles, histoire, actualite, ptb, solidaire, medias, information, presse, television, silence |
|
Facebook | |
Imprimer
05.09.2008
03/09/2008: Solidaire: Salaires :: Document exclusif de l’organisation patronale flamande VOKA...
Un vent favorable a amené à la rédaction de Solidaire un document confidentiel explosif de l’organisation patronale VOKA. Extraits et commentaires.
Intitulé « Brèches dans la modernisation des salaires et conditions de travail », ce document daté du 18 juin 2008 est la plateforme du patronat flamand dans les prochains mois. Débarrassé d’un langage aseptisé, il expose sans fard la stratégie patronale.
1. Une indexation maximum une fois par an
Le VOKA avance à l’instar de la Fédération des Entreprises Belges (FEB) sa volonté de rattraper le prétendu retard salarial sur les pays concurrents. Il avance aussi sa volonté d’introduire les mécanismes d’accords salariaux « all-in », c’est-à-dire un plafond absolu pour les augmentations salariales, index compris.
Limitation supplémentaire, le VOKA exige que « les poussées temporaires de l’inflation ne soient pas transformées en augmentations salariales permanentes ». Et propose « d’appliquer par exemple une moyenne annuelle ». Fini l’indexation qui suit le cours de l’inflation. Il faudra attendre au moins un an avant de voir son salaire augmenté…
2. Une indexation non-automatique et variable
Mais il ajoute : « Dans la norme salariale, le pouvoir d’achat est garanti par l’indexation. Et bien, augmentons les degrés de liberté et réduisons les automatismes. » (page 7)
L’indexation est « garantie » mais elle sera moins automatique et plus variable. Autrement dit, il n’y a plus d’indexation automatique de tous les salaires.
3. Une indexation en euros pas en pourcentage
3. Une indexation en euros pas en pourcentage
« De cette manière, il sera possible pour certains niveaux salariaux d’exprimer l’index en centimes (et non plus en pour cent). Le solde reviendra aux employés concernés. Il sera ainsi possible de créer dans la norme salariale (…) une marge permettant de rémunérer les employés concernés de manière différenciée et plus variable. »
4. Une augmentation individuelle « accordée à la tête du client »
« Si la réforme de l’index est réalisée, les entreprises disposeront d’une plus grande marge pour récompenser les prestations individuelles ou la compétitivité. »
« Une dynamique salariale basée sur des automatismes (index, barèmes d’âge...) est peu incitative. »
5. Pour une indexation en net, pas en brut. Moins d’argent pour l’État.
Contre l’indexation brute mais pour une indexation nette des salaires « des augmentations nettes contre des coûts bruts modérés ». Le VOKA justifie cette proposition en proposant de limiter fortement les dépenses publiques (et donc des services publics) : « Un coin salarial marginal permettant à la fonction publique de mettre 2/3 en poche n’est vraiment pas stimulant (…) Il faut absolument supprimer les prélèvements publics. »
6. Pour stimuler les pensions privées, contre les pensions publiques
« Il est déjà possible de refluer une partie des prélèvements publics en supprimant la cotisation spéciale de 8,86% sur la cotisation patronale pour la pension complémentaire. De cette manière, on pourra encourager davantage la démocratisation de la constitution d’une pension complémentaire. »
18:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : democratie, medias, societe, prix, ptb, prese, politique, social, silence, solidaire, euro-dictature, exploitation capitaliste, finance, histoire, vie chere, actualite, belgique, bruxelles, courcelles, gouvernement, television, romain, syndicats, information, banques, capitalisme |
|
Facebook | |
Imprimer
13.08.2008
21/11/2007: Portrait Naomi Klein :: Choc et capitalisme du désastre ...
Portrait Naomi Klein :: Choc et capitalisme du désastre
Journaliste primée, éditorialiste syndiquée, documentariste, figure incontestée du mouvement altermondialiste, Naomi Klein, entre marxisme et féminisme.
Julien Versteegh
21-11-2007
Photo Gordon Terris - Cliquez sur la photo pour l'agrandir - |
« Choc et capitalisme du désastre », tel est le propos incendiaire du nouveau livre de la journaliste et économiste canadienne Naomi Klein, ‘The shock Doctrine – The rise of Disaster Capitalisme’.
Elle y met au pilori la CIA, l’armée américaine et la politique américaine en Irak. Elle démontre comment certains désastres naturels comme le Tsunami, les guerres et les attaques terroristes sont l’occasion de profits importants et permettent la réalisation de réformes économiques, autrement impossibles
Naomi Klein nous propose ici un livre décapant sur le capitalisme, comme l’était son best seller No Logo qui, en 2000, fit d’elle l’égérie du mouvement pour une autre mondialisation.
C’est sans doute son parcours qui la destina à son engagement politique actuel.
Naomi naît à Montréal (Canada) en 1970 au sein d’une famille activiste depuis deux générations. Ses grands-parents sont des marxistes américains, actifs dans les années 1930-1940. Son grand-père fut chassé de Disney, où il travaillait, pour y avoir organisé la première grève des studios. Ses parents, opposants à la guerre du Vietnam, émigrent au Canada en signe de protestation.
De journaliste engagée à activiste anti-mondialisation
Grandir dans un tel milieu entraîne d’abord pour Naomi un rejet des valeurs familiales. L’adolescente s’enchante pour la société de consommation. En 1989, à 19 ans, elle s’éveille au féminisme, suite au massacre de l’Ecole Polytechnique de Montréal : Marc Lépine, clamant combattre le féminisme, y abat quatorze jeunes femmes.
Ses premiers pas de journaliste, elle les fait comme rédactrice en chef de « Varsity », le journal étudiant de l’Université de Toronto. Elle obtient la bourse Miliband de l’Ecole de Londres d’Economie et le titre de Docteur en loi civile de l’Université de King’s College Nova Scotia.
Elle débute sa carrière au Toronto Star, avant de devenir reporter indépendante ; elle se spécialise sur le rôle de la publicité dans notre société. Elle collabore actuellement au « The Nation » et « The Guardian », deux journaux réputés. Elle est élue onzième au classement des intellectuels les plus réputés du monde du magazine « Prospect », et première des femmes classées.
Naomi Klein s’implique et participe au débat international sur la mondialisation et plaide pour des solutions alternatives à la domination du capitalisme, comme dans son film The Take (La prise), réalisé en 2004 avec son mari Avi Lewis et nominé à la biennale de Venise. The Take parle d’un phénomène méconnu en Argentine, suite à la faillite de 2001 : les travailleurs reprenant en autogestion les entreprises désertées par les patrons. Elle se rend en Argentine et filme le parcours de ces travailleurs. Et d’expliquer sa démarche : « Tant que notre modèle économique ne considérera pas les salariés (…) comme une valeur à part entière, nous évoluons dans une impasse. L’entreprise n’est pas une fin en soi. Les entreprises autogérées offrent une première solution alternative. D’autres suivront peut-être »1.
19:50 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : belgique, medias, societe, politique, television, europe, presse, romain, social, silence, actualite, courceles, capitalisme, democratie, exploitation capitaliste, finance, histoire, information, euro-dictature, marxisme |
|
Facebook | |
Imprimer
08.07.2008
07/07/08: Ptb: Quand le Forem prend des allures d’agences intérimaire !
Quand le Forem prend des allures d’agences intérimaire !
J’ai 23 ans et j’habite à Herstal, une commune dont 22 % des jeunes sont au chômage (quand ils ont la chance de percevoir les allocations). Dès la fin de ma scolarité, souhaitant vraiment intégrer le monde du travail, je me suis inscrit à une formation Forem-CEFORA en « inspecteur de chantiers » pour le domaine du nettoyage.
De cette formation a découlé un stage qui m’a permis d’être engagé dans une entreprise de nettoyage en tant que gestionnaire de chantiers. « Bien », me direz-vous ? Mais la réalité de cet emploi est tout autre.
J’avais un contrat de 15 h/semaine et j’en faisais 40 h (non-payées) pour que tous les chantiers tournent comme le voulait le directeur. Je démarrais parfois à 4 h 30 du matin pour revenir chez moi vers 22 h.
J’ai décidé de quitter cette entreprise après quatre mois quand une offre d’emploi dans une fonction similaire à la commune de Herstal s’est présentée. Contrat à durée indéterminée avec 14 jours d’essai, je m’occupais de la gestion de 54 techniciennes de surfaces et de l’entretien de 62 bâtiments communaux. Tout s’est bien déroulé.
En tout cas les trois premiers mois (…). Après avoir été licencié par le pouvoir politique socialiste de la commune de Herstal, sur base d’un rapport mensonger et peu scrupuleux, j’ai décidé de tourner la page et je me suis inscrit dans une formation en « tourneur-fraiseur ». J’ai eu la chance de réussir les tests et d’être pris dans un module de formation qui débutera en septembre.
Entre-temps, j’ai reçu une convocation du Forem qui me conviait à une séance d’information sur le travail saisonnier de cueilleur de fruits.
« Vous cherchez un emploi ? Le travail saisonnier de cueilleur de fruits est la solution. » (…).
Je me suis donc rendu sur place (…). Les conditions de travail étaient les suivantes : Cueillir les fruits dans le Limbourg sur une durée de deux mois maximum, avec un salaire de 3 000 € net (pour les deux mos) car il n’y a pas de retenue ONSS, donc vous ne cotisez pas à la sécurité sociale. Vous disposez d’un contrat de travail renouvelable tous les jours, donc vous n’avez pas intérêt à avoir une baisse de régime un jour car on vous dira de rester chez vous le lendemain. Une fois la séance terminée tout le monde s’est levé et a pris la porte.
Un mois plus tard, je reçois un coup de téléphone d’une dame du Forem qui me demande si je suis toujours intéressé par la cueillette de fruits. En essayant de maîtriser ma colère, je lui ai répondu poliment : « Ecoutez madame, non, je n’ai jamais été intéressé par le travail saisonnier de cueilleur de fruits. Ce que j’aimerais, c’est trouver un emploi stable, de longue durée, qui me permette de redémarrer dans la vie et de pouvoir faire des projets à long terme (maisons, enfants….) »
Elle m’a répondu que c’était bien pour me faire un peu d’argent en attendant. Je lui ai rétorqué que je préférais mettre mon temps à profit dans la recherche d’un emploi sérieux et pas d’un boulot pour étudiants et pensionnés.
La conversation téléphonique s’est achevée et je me suis dit que j’allais très certainement avoir des nouvelles de l’Onem. Malgré mes craintes, je suis fier de moi car j’ai tenu à boycotter ce système du Forem qui ne propose aux gens que la précarité et collabore ainsi à la promotion des petits jobs sans avenir.
Réagir à cet article
21:31 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : justice, actualite, europe, social, syndicats, medias, ptb, presse, romain, silence, television, solidaire, belgique, courcelles, capitalisme, exploitation, democratie, exploitation capitaliste, information, wallonie |
|
Facebook | |
Imprimer
18.06.2008
18/06/2008: De grâce, qu’on n’augmente plus ma pension !,,,
A noter que je suis exactement dans le même cas que ce lecteur de Mouscron, de même que mon ami Rino Bellomo de Gilly: 40% de précompte professionnel retenu cette année sur mon pécule de vacances. Je serai remboursé par les Contributions lorsque sans doute fin 2009, début 2010, ils auront fait mon compte à l' Impôt global annuel (déclaration 2009, revenus 2008). D'ici là, l' État aura vécu en me devant plusieurs milliers de francs, produisant des intérêts, comme sans doute plusieurs dizaines de milliers de retraités dans mon cas.
À l’attention de M. J-M Hanesse, médiateur des pensions
Monsieur, on dit souvent que quelques chiffres valent mieux qu’un long discours. Alors, voici les miens :
Mai 2005: pension 914,13 euros, pécule de vacance 515,18 euros, précompte 00,00. Total 1 429,3 euros.
Mai 2006: pension 932,41, pécule de vacance 525,50, précompte 2,64. Total 1 455,27.
Mai 2007: pension 951,06, pécule de vacance 535,99, précompte 60,48. Total 1 456,5
Mai 2008: pension 1 009,27, pécule de vacance 557,65, précompte 236,34. Total 1 330,5 euros.
Vous remarquerez que :
1) Malgré quatre augmentations de pension, je touche en mai 2008, pratiquement 100 € en moins qu’en mai 2005.
2) On me retire en mai 2008, 205, 86 euros supplémentaires par rapport à mai 2007.
De grâce, qu’on n’augmente plus ma pension !
Merci d’essayer de me comprendre.
Michel Brel, Mouscron.
19:58 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : romain, courcelles, histoire, actualite, belgique, democratie, capitalisme, medias, politique |
|
Facebook | |
Imprimer
06.04.2008
02/04/2008: 60 ministres en Belgique : trop c’est trop ?...
60 ministres en Belgique : trop c’est trop ?
15 ministres et 7 secrétaires d’Etat : le gouvernement Leterme 1er a fait fort. Aujourd’hui, il y a 60 cabinets ministériels en Belgique, tous gouvernements confondus. Un record.
Avec le nouveau gouvernement, on atteint le chiffre d’ un ministre pour 166 000 habitants. Outre le gouvernement fédéral, le gouvernement flamand compte dix ministres, le wallon neuf ministres, le bruxellois huit (dont trois secrétaires d’Etat), celui de la Communauté française sept et le germanophone quatre. Ce qui fait 60 postes ministériels répartis entre 56 personnes car 4 ministres wallons sont en même temps ministres à la Communauté française…
La Belgique compte dans ses parlements 534 députés et sénateurs. Et dans les dix provinces, il y a 10 gouverneurs, 60 députés permanents (les « ministres » provinciaux) et 737 conseillers provinciaux.
Pourquoi ?
Pour le gouvernement Leterme 1er, des fonctions de secrétaires d’Etat ont été créées uniquement pour satisfaire les appétits des partis au pouvoir.
Le FDF Clerfayt est nommé secrétaire d’Etat comme… adjoint au ministre des Finances, Reynders, qui est par ailleurs son président de parti. Et un autre secrétaire d’Etat, Carl Devlies (CD&V), est en charge de la « coordination de la lutte contre la fraude ».
Trois ministres pour la même tâche ? Les fonctionnaires du ministère qui se plaignent régulièrement de sous-effectif auraient préféré qu’on engage des gens et qu’on leur donne des moyens pour combattre réellement la fraude fiscale… Car sur le terrain, pas question de tripler les effectifs. Un fonctionnaire sur trois seulement devrait être remplacé lors de son départ à la retraite.
Le nombre astronomique de 60 ministres vient surtout des réformes successives de l’État qui ont poussé à l’extrême le morcellement des compétences. Ce qui mène à beaucoup d’inefficacité et de gaspillage. « Avant 1980 et les débuts de l’Etat fédéral, le gouvernement national était composé de 30 à 40 ministres », confirme Jean Faniel, chercheur au CRISP.1
Sept ministres pour la santé : efficace ?
Les associations, dont Médecine pour le Peuple, qui demandent la gratuité du vaccin contre la grippe doivent s’adresser à sept ministres différents. Ceux-ci doivent se mettre d’accord dans une conférence interministérielle regroupant les ministres de six gouvernements différents…
La meilleure preuve de l’absurdité de la régionalisation de toute une série de compétences, c’est que, pour toutes ces questions, il faut désigner des commissions de concertation, convoquer des réunions de coordination. Et donc dépenser encore de l’argent…
La solution ? Diminuer le nombre de ministres en centralisant certaines compétences. Et refédéraliser une série de compétences qui sont actuellement éparpillées entre le fédéral et le régional…
1 Sud-Presse, le 21 mars 2008
Des ministres qui coûtent cher
Yves Leterme et ses cinq vice-premiers ministres devraient gagner un peu moins de 210 000 euros brut par an.
Quant aux seize autres ministres et secrétaires d’Etat, ils recevraient entre 190 000 et 200 000 euros brut par an. L’addition de sept secrétaires d’Etat aux quinze ministres fait monter l’ardoise des dépenses de nos ministres de 1,33 million d’euros. Sans compter la multiplication des coûts suite à la multiplication des cabinets ministériels, chauffeurs,...
| Nom | Compétence | Salaire annuel brut estimé | Salaire net mensuel estimé |
| Leterme | 1er ministre fédéral | 210 000 | 8 580 |
| Reynders | Ministre fédéral Finances - réformes institutionnelles | 210 000 | 8 580 |
| Onkelinx | Ministre fédéral Santé - affaires sociales | 210 000 | 8 580 |
| Dewael | Ministre fédéral Intérieur | 210 000 | 8 580 |
| Milquet | Ministre fédéral Emploi - égalité des chances | 210 000 | 8 580 |
| Vandeurzen | Ministre fédéral Justice | 210 000 | 8 580 |
| Devlies | Secrétaire d’état Fraude fiscale | 190 000 | 7 830 |
| Clerfayt | Secrétaire D’état Adjoint aux Finances | 190 000 | 7 830 |
| Et les 14 autres (De Crem, De Gucht, Michel, Laruelle, Magnette, Arena, Wathelet,…) | 14 x 190 000 | 14 x 7 830 | |
| Total | 4 030 000 |
20:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : belgique, courcelles, romain, histoire, politique, medias, presse, silence, actualite, mr, ps, cdh, ptb, solidaire, euro-dictature, economie, finance, democratie, europe |
|
Facebook | |
Imprimer
24.03.2008
Trois quarts des Belges ont peur de devenir des vieillards nécessiteux ...
Trois quarts des Belges ont peur, en vieillissant, de perdre leur autonomie. 30 % ne savent pas s’ils pourront payer cette phase à nombreux soins, 17 % disent qu’ils ne le pourraient pas. C’est ce qui ressort d’un sondage de SwissLife sur les pensions.
L’enquête dit également que presque la moitié des Belges prétend ne pas pouvoir mettre de l’argent de côté pour couvrir leurs soins plus tard. C’est surtout chez les jeunes, que c’est un problème. De même, 64 % des Belges veulent continuer à vivre chez eux et y recevoir leurs soins. Pourtant, 43 % s’attendent à finir dans une maison de repos. (Belga/DM).
Aux infos de 13 h de la VRT, ils nous conseillent, en vieillissant, de « n’avoir pour commencer aucune confiance dans la sécurité sociale ». Bref, la VRT fait ici de la pub non déguisée pour les compagnies d’assurances qui, après que les gens ont payé des cotisations sociales pendant 40 ans, veulent en plus que nous ouvrions un compte épargne chez eux en vue de notre « phase ultime de soins ».
Si les bénéfices des compagnies d’assurances étaient dûment imposés, il n’y aurait peut-être pas de raison de perdre notre confiance en la sécurité sociale. Bref, on nous roule deux fois : une fois parceque les pouvoirs publics qui ne s’en prennent pas à la grande fraude fiscale pour remplir les caisses de la sécu et deux, les compagnies d’assurances et les fonds de pension privés qui nous font encore payer en plus pour quelque chose que nous avons déjà payé pendant 40 ans !
Eric Rosseel
19:34 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : courcelles, belgique, romain, histoire, actualite, social, democratie, justice, capitalisme |
|
Facebook | |
Imprimer



.jpg)
