08.03.2010
04/03/10: Le Guide du Richard: Famille Janssen...
Le Guide du Richard (7) :: Famille Janssen
Un pouvoir allant de la Table ronde au… champ de bataille de Waterloo. Descendre à la fois des banquiers Janssen, des chimistes Solvay et des sidérurgistes Boël garantit une fortune certaine. Qui a permis au baron Daniel Janssen de siéger dans les plus puissants cercles patronaux.
Où dormir ?
Cher
● LA HULPE. Si vous avez déjà été à La Hulpe, en Brabant wallon, vous connaissez sans doute le château Solvay et son parc, ouvert au public. Juste en face, un parc privé, encore nettement plus beau, abrite les trois frères Janssen.
À une époque, ces deux parcs n'en faisaient qu'un. En 1893, le célèbre industriel Ernest Solvay achète parc et château au marquis de Roest, qui a lui-même acquis le domaine au comte de Béthune, administrateur de la Société générale. Cette dernière est en effet propriétaire de la forêt de Soignes depuis 1822 et en cède de grands morceaux, dont le futur parc Solvay, à des particuliers.
La partie formant l'actuel parc des Janssen sera léguée à Jeanne Solvay, fille d'Ernest Solvay et arrière-grand-mère de Paul, Eric et Daniel Janssen, la génération actuelle. Propriété d'Imbra, la société familiale, ce domaine compte trois châteaux et autres demeures de prestige, des étangs, jardins, collines, vergers, vallées de rhododendrons et d'azalées, le tout sur 205 hectares. Sachant que le m2 tourne autour de 250 € à La Hulpe, cela valorise le terrain à un demi-milliard d'euros, bâtiments non compris.
● LASNE. Au sud de La Hulpe, Imbra possède également 425 hectares sur diverses localités de Lasne, la commune la plus riche de Wallonie. Ce patrimoine comprend le Royal Waterloo Golf Club et une partie du champ de bataille de Waterloo.
● LOMBISE. Deux fils d'Eric Janssen, Marc-Eric et Cyril, sont propriétaires du château de Lombise (entre Mons et Ath) et de son vaste domaine, légués par leur défunte mère, la comtesse Michèle de la Boëssière-Thiennes. Notons que leur patronyme a été modifié en « Janssen de la Boëssière-Thiennes ». La classe… Sauf venues épisodiques de leur grand-mère, la baronne Renée Carton de Wiart (91 ans), le château est inoccupé.
Où trouver femme à marier ?
Les Janssen, famille de banquiers et d'industriels depuis le 19e siècle, ne sont pas les derniers pour tisser des liens matrimoniaux ayant de gros effets patrimoniaux. Le baron Emmanuel Janssen (1879-1955), fondateur de l'Union chimique belge (UCB), a épousé la fille de Jeanne Solvay, tandis que leur fils aîné, Charles Janssen (1907-1985), a marié Marie-Anne Boël. Les trois fils de ceux-ci – Paul-Emmanuel, Eric et Daniel – sont donc des descendants à la fois des Janssen, des Solvay et des Boël. Et actionnaires des sociétés contrôlées par ces familles : UCB, Solvay et Sofina, toutes trois cotées en Bourse.
A leurs tours, les trois fils et leurs enfants se sont alliés à de nobles et/ou riches familles : Bracht, de la Boëssières-Thiennes, van der Straten-Waillet, de Spoelberch, Goblet d'Alviella, etc.
Où rencontrer dirigeants politiques et gratin du patronat ?
Jusqu'à ce qu'il abandonne nombre de ses mandats en 2006, à ses 70 ans, le baron Daniel Janssen sera un des capitalistes belges les plus en vue. Il dirigera les deux multinationales familiales, Solvay et UCB, tout en étant administrateur de la Sofina, de la Générale de Banque, puis de Fortis qui rachète cette dernière (à cette occasion, il affronte son frère aîné Paul-Emmanuel, président de la Générale, qui s'oppose – en vain – à Fortis).
Mais il va également baigner dans d'importants cercles politico-patronaux. Alors que son père a été député libéral, il va lui-même commencer sa carrière en politique, comme secrétaire d'Albert-Edouard Janssen (1883-1996), cousin éloigné qui est à la fois ministre des Finances et… banquier.
En 1969, Daniel Janssen entre au Club de Rome (influent groupe de pression international) et au conseil d'administration de l'Université libre de Bruxelles (où il s'occupera de l'école de commerce… Solvay). En 1981, il accède à la présidence de la fédération patronale FEB. En 1991, il s'assoit à la Table ronde des industriels européens – qui dicte ses recommandations à l'Union européenne – où il présidera pendant dix ans l'incontournable « groupe de travail compétitivité ». Il sera aussi actif dans le groupe Bilderberg et à la Commission Trilatérale, autres cénacles internationaux.
Notons aussi qu'Armand de Decker (MR), président du Sénat et ancien ministre, est administrateur d'UCB. Et a eu comme collaborateur politique… Nicolas Janssen, un des fils de Daniel Janssen.
Où trouver un médicament pour perdre du poids ?
Depuis sa création en 1928, l'Union chimique belge (UCB) s'est muée en multinationale pharmaceutique présente dans plus de 40 pays. Propose-t-elle un médicament pour perdre du poids ? Seulement le poids de ses effectifs. Fin 2009, elle a annoncé la suppression de 174 emplois à Braine-l'Alleud (ramené à 135 après négociation) et 44 au Royaume-Uni. L'année précédente, le groupe avait déjà lancé un plan visant 2 000 emplois dans le monde, dont un quart en Belgique. « Le monde financier a des exigences de plus en plus grandes, explique le directeur du site brainois, nous voulons (…) regagner sa confiance. »
UCB a en tout cas toujours la confiance de la Région wallonne, qui l'a subsidiée dans le cadre du pôle « sciences du vivant » du plan Marschall. À moins que ce soit le pôle « emploi mort »…
Comment polluer pour un montant confidentiel ?
Quelle est la friche industrielle de Wallonie dont la dépollution est la plus chère ? L'ancienne usine UCB de Ville-sur-Haine (Le Roeulx), avec un coût de 24,4 millions d'euros. Active des années 1920 à 1985 dans le traitement du benzol et du goudron, elle a laissé 24 hectares de sous-sol et eaux souterraines chargés d'hydrocarbures, huiles minérales, métaux lourds, cyanures et phénols, dont une partie doit se perdre dans la Haine, la rivière qui longe le site et a donné son nom au Hainaut. Si les riverains sont allergiques à ces substances, ils peuvent toujours prendre du Zyrtec, médicament phare d'UCB.
A-t-on adressé la facture de 24,4 millions à UCB ? Les porte-parole du groupe et de la Spaque nous ont indiqué qu'en vertu d'un accord entre le ministre Lutgen et UCB, cette dernière interviendrait dans les travaux d'assainissement « pour un montant qui resterait confidentiel ». Le cabinet Lutgen s'est gardé de tout commentaire au motif que le ministre n'a plus l'environnement dans ses compétences.
La fortune des Janssen
● Fortune 2009 : 622 millions € (13e du top 100). Ce montant ne comprend pas l'immobilier.
● Evolution 2000-2009 : + 46 %.
● Taxe des millionnaires sur cette fortune : 18 597 700 €. De quoi augmenter de 100 € par mois la pension de 15 498 pensionnés.
20:40 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, courcelles, presse, television, romain, belgique, economie, capitalisme, silence, medias, exploitation, finance |
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12.02.2009
10/02/2009: dans Solidaire: Qui possède les médias en Belgique ...?
| Les photos sont disponibles en ligne pendant 30 jours. |
Qui possède les médias en Belgique
Qui contrôle la presse, la télé, la radio ? Les principaux médias belges sont aux mains d’à peine neuf groupes privés , contrôlés par quelques richissimes familles. Cela a une double signification.
D’abord, la concentration du capital n’a jamais été si grande dans les médias : le nombre de titres s’est réduit au fil des ans, mais aussi le nombre de leurs propriétaires (un des sept s’appelle d’ailleurs… Concentra). Et certains journaux (De Tijd, L’Echo, Metro), télés (VTM, 2BE, JimTV) ou radios (Bel-RTL, Radio Contact) sont contrôlés conjointement par plusieurs de ces groupes, ce qui augure de nouvelles fusions.
Ensuite, la liberté de la presse est cadenassée par la liberté économique des possédants. En Belgique, on n’emprisonne pas les journalistes. Il suffit de licencier ceux qui dérangent. Ou, plus simplement, de ne pas les engager. Et comme pour démontrer que les médias sont aux mains du grand capital, on trouve même parmi les président de ces groupes de presse… l’actuel président de la fédération patronale FEB, Thomas Leysen.
Roularta
Groupe des familles De Nolf et Claeys (fortune 2008 : 199 millions €). Fondé en 1954 par l’avocat Willy De Nolf, père de Rik, l’actuel président, Roularta a commencé dans la presse régionale avec le Krant van West-Vlaanderen pour s’etendre aux magazines, audiovisuel, internet, publicité...
Persgroep
Groupe de la famille Van Thillo (fortune 2008 : 473 millions €), active également dans le secteur bancaire (Herman Van Thillo a été éclaboussé par l’affaire KB-Lux dans les années 90). Persgroep contrôle VTM, cinq quotidiens et Dag Allemaal, plus gros tirage hebdomadaire belge.
Rossel
Groupe de la famille Hurbain (fortune 2008 : 139 millions €), les descendants d’Emile Rossel, qui fonda Le Soir en 1887. Avec Le Soir, L’Echo et Sud Presse (La Meuse, La Nouvelle Gazette, La Capitale, etc.), Rossel dépasse la moitié du tirage des quotidiens francophones.
Concentra
Le groupe de la famille Baert (fortune 2008 : 130 millions €), ce pilier du catholicisme, « concentra » d’abord la presse limbourgeoise, pour s’étendre ensuite au-delà. Comme les familles Van Thillo (Persgroep) ou Leysen (Corelio), les Baert ont des liens historiques avec la banque KBC.
Corelio
Corelio est depuis 2006 le nouveau nom de la VUM, société d'édition créée en 1976 par André Leysen, figure illustre du patronat flamand, fraudeur et sympathisant nazi à ses heures. Son fils Thomas préside aujourd’hui le groupe détenu par les familles Leysen, Campo, Van Den Steen, Vlerick, Van Waeyenberge, etc.
RTL Group
Ce groupe possède une centaine de radios et télés dans onze pays européens. Il est détenu par le groupe allemand Bertelsmann, propriété de la famille Mohn, 102e fortune mondiale avec 6,8 milliards €. En 2006, le financier carolo Albert Frère leur a vendu ses parts (25,1 %) pour 4,5 milliards d'euros.
IPM
La Libre Belgique est historiquement catholique, La Dernière Heure libérale, mais ils appartiennent tous deux à IPM, groupe détenu à 100% par la famille le Hodey. Laquelle détient aussi une petite participation dans le quotidien français Libération. Journal d’extrême gauche à l’origine…
Etat
Les télés et radios publiques de la RTBF et de la VRT sont détenues respectivement par la Communauté française et Communauté flamande. Des représentants des grands partis siègent à leur conseil d’administration.
20:19 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : democratie, finance, romain, courcelles, histoire, actualite, ptb, solidaire, medias, information, presse, television, silence |
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05.09.2008
03/09/2008: Solidaire: Salaires :: Document exclusif de l’organisation patronale flamande VOKA...
Un vent favorable a amené à la rédaction de Solidaire un document confidentiel explosif de l’organisation patronale VOKA. Extraits et commentaires.
Intitulé « Brèches dans la modernisation des salaires et conditions de travail », ce document daté du 18 juin 2008 est la plateforme du patronat flamand dans les prochains mois. Débarrassé d’un langage aseptisé, il expose sans fard la stratégie patronale.
1. Une indexation maximum une fois par an
Le VOKA avance à l’instar de la Fédération des Entreprises Belges (FEB) sa volonté de rattraper le prétendu retard salarial sur les pays concurrents. Il avance aussi sa volonté d’introduire les mécanismes d’accords salariaux « all-in », c’est-à-dire un plafond absolu pour les augmentations salariales, index compris.
Limitation supplémentaire, le VOKA exige que « les poussées temporaires de l’inflation ne soient pas transformées en augmentations salariales permanentes ». Et propose « d’appliquer par exemple une moyenne annuelle ». Fini l’indexation qui suit le cours de l’inflation. Il faudra attendre au moins un an avant de voir son salaire augmenté…
2. Une indexation non-automatique et variable
Mais il ajoute : « Dans la norme salariale, le pouvoir d’achat est garanti par l’indexation. Et bien, augmentons les degrés de liberté et réduisons les automatismes. » (page 7)
L’indexation est « garantie » mais elle sera moins automatique et plus variable. Autrement dit, il n’y a plus d’indexation automatique de tous les salaires.
3. Une indexation en euros pas en pourcentage
3. Une indexation en euros pas en pourcentage
« De cette manière, il sera possible pour certains niveaux salariaux d’exprimer l’index en centimes (et non plus en pour cent). Le solde reviendra aux employés concernés. Il sera ainsi possible de créer dans la norme salariale (…) une marge permettant de rémunérer les employés concernés de manière différenciée et plus variable. »
4. Une augmentation individuelle « accordée à la tête du client »
« Si la réforme de l’index est réalisée, les entreprises disposeront d’une plus grande marge pour récompenser les prestations individuelles ou la compétitivité. »
« Une dynamique salariale basée sur des automatismes (index, barèmes d’âge...) est peu incitative. »
5. Pour une indexation en net, pas en brut. Moins d’argent pour l’État.
Contre l’indexation brute mais pour une indexation nette des salaires « des augmentations nettes contre des coûts bruts modérés ». Le VOKA justifie cette proposition en proposant de limiter fortement les dépenses publiques (et donc des services publics) : « Un coin salarial marginal permettant à la fonction publique de mettre 2/3 en poche n’est vraiment pas stimulant (…) Il faut absolument supprimer les prélèvements publics. »
6. Pour stimuler les pensions privées, contre les pensions publiques
« Il est déjà possible de refluer une partie des prélèvements publics en supprimant la cotisation spéciale de 8,86% sur la cotisation patronale pour la pension complémentaire. De cette manière, on pourra encourager davantage la démocratisation de la constitution d’une pension complémentaire. »
18:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : democratie, medias, societe, prix, ptb, prese, politique, social, silence, solidaire, euro-dictature, exploitation capitaliste, finance, histoire, vie chere, actualite, belgique, bruxelles, courcelles, gouvernement, television, romain, syndicats, information, banques, capitalisme |
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13.08.2008
21/11/2007: Portrait Naomi Klein :: Choc et capitalisme du désastre ...
Portrait Naomi Klein :: Choc et capitalisme du désastre
Journaliste primée, éditorialiste syndiquée, documentariste, figure incontestée du mouvement altermondialiste, Naomi Klein, entre marxisme et féminisme.
Julien Versteegh
21-11-2007
Photo Gordon Terris - Cliquez sur la photo pour l'agrandir - |
« Choc et capitalisme du désastre », tel est le propos incendiaire du nouveau livre de la journaliste et économiste canadienne Naomi Klein, ‘The shock Doctrine – The rise of Disaster Capitalisme’.
Elle y met au pilori la CIA, l’armée américaine et la politique américaine en Irak. Elle démontre comment certains désastres naturels comme le Tsunami, les guerres et les attaques terroristes sont l’occasion de profits importants et permettent la réalisation de réformes économiques, autrement impossibles
Naomi Klein nous propose ici un livre décapant sur le capitalisme, comme l’était son best seller No Logo qui, en 2000, fit d’elle l’égérie du mouvement pour une autre mondialisation.
C’est sans doute son parcours qui la destina à son engagement politique actuel.
Naomi naît à Montréal (Canada) en 1970 au sein d’une famille activiste depuis deux générations. Ses grands-parents sont des marxistes américains, actifs dans les années 1930-1940. Son grand-père fut chassé de Disney, où il travaillait, pour y avoir organisé la première grève des studios. Ses parents, opposants à la guerre du Vietnam, émigrent au Canada en signe de protestation.
De journaliste engagée à activiste anti-mondialisation
Grandir dans un tel milieu entraîne d’abord pour Naomi un rejet des valeurs familiales. L’adolescente s’enchante pour la société de consommation. En 1989, à 19 ans, elle s’éveille au féminisme, suite au massacre de l’Ecole Polytechnique de Montréal : Marc Lépine, clamant combattre le féminisme, y abat quatorze jeunes femmes.
Ses premiers pas de journaliste, elle les fait comme rédactrice en chef de « Varsity », le journal étudiant de l’Université de Toronto. Elle obtient la bourse Miliband de l’Ecole de Londres d’Economie et le titre de Docteur en loi civile de l’Université de King’s College Nova Scotia.
Elle débute sa carrière au Toronto Star, avant de devenir reporter indépendante ; elle se spécialise sur le rôle de la publicité dans notre société. Elle collabore actuellement au « The Nation » et « The Guardian », deux journaux réputés. Elle est élue onzième au classement des intellectuels les plus réputés du monde du magazine « Prospect », et première des femmes classées.
Naomi Klein s’implique et participe au débat international sur la mondialisation et plaide pour des solutions alternatives à la domination du capitalisme, comme dans son film The Take (La prise), réalisé en 2004 avec son mari Avi Lewis et nominé à la biennale de Venise. The Take parle d’un phénomène méconnu en Argentine, suite à la faillite de 2001 : les travailleurs reprenant en autogestion les entreprises désertées par les patrons. Elle se rend en Argentine et filme le parcours de ces travailleurs. Et d’expliquer sa démarche : « Tant que notre modèle économique ne considérera pas les salariés (…) comme une valeur à part entière, nous évoluons dans une impasse. L’entreprise n’est pas une fin en soi. Les entreprises autogérées offrent une première solution alternative. D’autres suivront peut-être »1.
19:50 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : belgique, medias, societe, politique, television, europe, presse, romain, social, silence, actualite, courceles, capitalisme, democratie, exploitation capitaliste, finance, histoire, information, euro-dictature, marxisme |
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06.04.2008
02/04/2008: 60 ministres en Belgique : trop c’est trop ?...
60 ministres en Belgique : trop c’est trop ?
15 ministres et 7 secrétaires d’Etat : le gouvernement Leterme 1er a fait fort. Aujourd’hui, il y a 60 cabinets ministériels en Belgique, tous gouvernements confondus. Un record.
Avec le nouveau gouvernement, on atteint le chiffre d’ un ministre pour 166 000 habitants. Outre le gouvernement fédéral, le gouvernement flamand compte dix ministres, le wallon neuf ministres, le bruxellois huit (dont trois secrétaires d’Etat), celui de la Communauté française sept et le germanophone quatre. Ce qui fait 60 postes ministériels répartis entre 56 personnes car 4 ministres wallons sont en même temps ministres à la Communauté française…
La Belgique compte dans ses parlements 534 députés et sénateurs. Et dans les dix provinces, il y a 10 gouverneurs, 60 députés permanents (les « ministres » provinciaux) et 737 conseillers provinciaux.
Pourquoi ?
Pour le gouvernement Leterme 1er, des fonctions de secrétaires d’Etat ont été créées uniquement pour satisfaire les appétits des partis au pouvoir.
Le FDF Clerfayt est nommé secrétaire d’Etat comme… adjoint au ministre des Finances, Reynders, qui est par ailleurs son président de parti. Et un autre secrétaire d’Etat, Carl Devlies (CD&V), est en charge de la « coordination de la lutte contre la fraude ».
Trois ministres pour la même tâche ? Les fonctionnaires du ministère qui se plaignent régulièrement de sous-effectif auraient préféré qu’on engage des gens et qu’on leur donne des moyens pour combattre réellement la fraude fiscale… Car sur le terrain, pas question de tripler les effectifs. Un fonctionnaire sur trois seulement devrait être remplacé lors de son départ à la retraite.
Le nombre astronomique de 60 ministres vient surtout des réformes successives de l’État qui ont poussé à l’extrême le morcellement des compétences. Ce qui mène à beaucoup d’inefficacité et de gaspillage. « Avant 1980 et les débuts de l’Etat fédéral, le gouvernement national était composé de 30 à 40 ministres », confirme Jean Faniel, chercheur au CRISP.1
Sept ministres pour la santé : efficace ?
Les associations, dont Médecine pour le Peuple, qui demandent la gratuité du vaccin contre la grippe doivent s’adresser à sept ministres différents. Ceux-ci doivent se mettre d’accord dans une conférence interministérielle regroupant les ministres de six gouvernements différents…
La meilleure preuve de l’absurdité de la régionalisation de toute une série de compétences, c’est que, pour toutes ces questions, il faut désigner des commissions de concertation, convoquer des réunions de coordination. Et donc dépenser encore de l’argent…
La solution ? Diminuer le nombre de ministres en centralisant certaines compétences. Et refédéraliser une série de compétences qui sont actuellement éparpillées entre le fédéral et le régional…
1 Sud-Presse, le 21 mars 2008
Des ministres qui coûtent cher
Yves Leterme et ses cinq vice-premiers ministres devraient gagner un peu moins de 210 000 euros brut par an.
Quant aux seize autres ministres et secrétaires d’Etat, ils recevraient entre 190 000 et 200 000 euros brut par an. L’addition de sept secrétaires d’Etat aux quinze ministres fait monter l’ardoise des dépenses de nos ministres de 1,33 million d’euros. Sans compter la multiplication des coûts suite à la multiplication des cabinets ministériels, chauffeurs,...
| Nom | Compétence | Salaire annuel brut estimé | Salaire net mensuel estimé |
| Leterme | 1er ministre fédéral | 210 000 | 8 580 |
| Reynders | Ministre fédéral Finances - réformes institutionnelles | 210 000 | 8 580 |
| Onkelinx | Ministre fédéral Santé - affaires sociales | 210 000 | 8 580 |
| Dewael | Ministre fédéral Intérieur | 210 000 | 8 580 |
| Milquet | Ministre fédéral Emploi - égalité des chances | 210 000 | 8 580 |
| Vandeurzen | Ministre fédéral Justice | 210 000 | 8 580 |
| Devlies | Secrétaire d’état Fraude fiscale | 190 000 | 7 830 |
| Clerfayt | Secrétaire D’état Adjoint aux Finances | 190 000 | 7 830 |
| Et les 14 autres (De Crem, De Gucht, Michel, Laruelle, Magnette, Arena, Wathelet,…) | 14 x 190 000 | 14 x 7 830 | |
| Total | 4 030 000 |
20:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : belgique, courcelles, romain, histoire, politique, medias, presse, silence, actualite, mr, ps, cdh, ptb, solidaire, euro-dictature, economie, finance, democratie, europe |
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08.01.2008
Pour être augmenté, sois gentil avec le chef...
Fortis Belgique :: Instauration du salaire au mérite
Pour être augmenté, sois gentil avec le chef
Fortis Belgique :: Instauration du salaire au mérite
Changement radical chez Fortis. A partir du 1er janvier, les augmentations de salaire des 18 000 travailleurs de la banque dépendront des notes de la hiérarchie.
Alice Bernard
24-10-2007
Photo www.fortis. be - Cliquez sur la photo pour l'agrandir - |
Fortis est née il y a 15 ans de la fusion entre la CGER et la Générale de Banque. Chacune de ces banques avait une grille salariale propre. Il fallait donc harmoniser tout ça. Profitant d’une directive européenne, qui dit que c’est le mérite plutôt que l’âge qui doit servir de base à la rémunération, la direction de Fortis fait le grand ménage. Et donne à tous les employés de Belgique un avant-goût de ce qui les attend.
Car l’exemple de Fortis, qui représente 40 % du secteur bancaire, servira sans aucun doute de base pour les négociations sectorielles de 2008, dont les conclusions seront d’application à partir de 2009. Et les patrons d’autres secteurs (la métallurgie par exemple) lorgnent déjà avec envie sur le modèle.
Le travail des employés de banque est en pleine mutation. Le réseau d’agences se modifie profondément. La nouvelle conception est de réduire le nombre de guichets pour favoriser d’une part les opérations électroniques de self-banking et d’autre part les conseils individualisés. A nouvelle conception, nouvelles qualifications et donc nouvelle classification barémique. Chez Fortis, cette classification sera basée sur le système Hay, qui vient des Etats-Unis. A cette classification sera liée la nouvelle grille barémique.
Comment va-t-on s’y prendre ? La direction fera une « photo » du salaire de chacun au 31/12/07. Brut tout compris (primes, avantages extra-légaux, etc…). Ce montant sera désormais le salaire minimum garanti en-dessous duquel il ne sera jamais permis de descendre. A partir de là, elle calculera une courbe d’évolution salariale théorique.
Incertitude : la direction calculera-t-elle le minimum sur base de la moyenne annuelle de 2007 ou sur base du salaire de décembre ? Sur base de l’ancienne classification de fonction ou sur base de la classification Hay ?
Fini l’augmentation liée à l’âge
« Tout est dans les mains de l’employé » dit la direction. Sa nouvelle rémunération sera désormais composée d’une partie fixe (94 % du salaire) et d’une partie variable (6 %).
La partie variable dépendra de plusieurs performances : celles de la banque, celles du département (appelé business line), et celles de l’employé. A-t-il réalisé ou pas les objectifs « fixés de commun accord avec la hiérarchie ». A-t-il suivi son plan de formation, a-t-il atteint ses quotas de vente, a-t-il suffisamment « l’esprit d’entreprise », a-t-il contribué pleinement aux performances de son département, etc,… Selon la cote attribuée par le(s) chef(s), son salaire sera plus ou moins augmenté.
Un salaire minimum de 1 873 euros brut par mois à l’entrée de l’entreprise risque de rester à ce niveau tant que l’employé n’a pas la bonne évaluation nécessaire… Il faudra donc trimer pour bien remplir les objectifs de la direction et espérer être augmenté.
Les syndicats ont veillé à ce que les employés actuels de la banque ne perdent rien. Mais cette nouvelle grille salariale sera d’application pour tous les nouveaux, ce qui créera inévitablement des tensions entre travailleurs. Les anciens et les nouveaux, ceux qui auront une bonne appréciation et ceux qui ne l’auront pas. Et cela rendra les négociations collectives plus difficiles, puisque tous les salaires seront individualisés et ne dépendront plus de facteurs communs à tous les travailleurs (comme l’âge par exemple).
Pendant ce temps, Fortis fait 4,5 milliards d’euros de bénéfice1 par an.
1 A titre de comparaison, la CGER faisait aussi 4,5 milliards de bénéfice par an il y a 15 ans, juste avant la fusion. Mais c’était en francs belges.
19:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : histoire, ptb, solidaire, actualitesbelgique, bruxelles, courcelles, exploitation capitaliste, finance, information, banques, medias, societe, presse, romain, television, europe, syndicats, silence, capitalisme, democratie, vie chere |
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29.12.2007
Les 25 familles les plus riches de Belgique ...
Les 25 familles les plus riches de Belgique
Fortunes :: Elles ont doublé en sept ans
Sept ans après avoir publié son ouvrage Nos 200 familles les plus riches, le journaliste Ludwig Verduyn a repris sa calculette. Pour Le Soir magazine, il a établi le classement des 25 premières fortunes du pays. L’occasion pour nous de faire deux petits calculs.
10-10-2007
Le politicien Van Cau et son ami le financier Albert Frère, deux Carolos qui estiment que les finances publiques sont à leur disposition. (Photo Belga) |
Primo, comment ont évolué ces fortunes ? Si quelques-unes de ces familles subissent de petites diminutions, la plupart enregistrent de grosses augmentations. Ce qui fait que le total de leur fortune passe de 11 milliards d’euros en 2000 à près de 24 milliards en 2007. Plus du double !
Secundo, si on introduisait un impôt sur les grosses fortunes, qu’est-ce que ça rapporterait par an rien que sur ces 25 familles ? Avec un petit taux de 2 %, on atteindrait 477 millions d’euros. De quoi augmenter de 200 euros par mois les 200 000 pensions les plus basses.
- de Spoelberch (Inbev) 3 126 millions € (+ 412 %)
- Frère (CNP) 2 980 millions € (+ 631 %)
- Colruyt (Colruyt) 2 521 millions € (+ 227 %)
- Vandamme (Inbev) 1 625 millions € (+ 407 %)
- Boël (Sofina) 1 418 millions € (+ 100 %)
- Lhoist (Lhoist) 1 348 millions € (+ 115 %)
- Janssen (UCB) 1 250 millions € (+ 8 %)
- Cigrang (Cobelfret) 1 005 millions € (+ 475 %)
- De Nul (De Nul) 967 millions € (+ 290 %)
- Bekaert (Bekaert) 762 millions € (+ 53 %)
- Saverys Marc (CMB/Euronav) 756 millions € (+ 190 %)
- D’Ieteren (D’Iteren) 744 millions € (- 10 %)
- Coucke (Omega Pharma) 634 millions € (+ 197 %)
- Vandemoortele (Vandemoortele) 510 millions € (- 40 %)
- Roussis-Van Gorp (Ravago) 480 millions € (+ 124 %)
- Saverys Nicolas (Exmar) 471 millions € (—)
- Van Thillo (Persgroep) 463 millions € (+ 29 %)
- Vlerick (UCO, KBC) 403 millions € (+ 513 %)
- Lippens Maurice (Fortis) 387 millions € (- 33 %)
- Emsens (SCR-Sibelco) 370 millions € (- 50 %)
- Duchâtelet (Melexis) 341 millions € (- 35 %)
- Lippens Paul (Groupe sucrier) 339 millions € (—)
- De Clerck (Beaulieu) 325 millions € (+ 14 %)
- De Nolf (Roularta) 320 millions € (- 32 %)
- Van Waeyenberge (De Eik) 315 millions € (+ 81 %)
TOTAL 23 860 millions € (+ 115 %)
20:21 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : histoire, romain, courcelles, beelgique, economie, finance, presse, medias, silence, capitalisme, pouvoir |
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