13.03.2010
11/03/10: Carrefour :: Bernard Arnault, l’homme qui se cache derrière les licenciements ...
Carrefour :: Bernard Arnault, l’homme qui se cache derrière les licenciements
Il y a deux ans, Bernard Arnault, la deuxième fortune de France, ami intime de Sarkozy, débarque dans l’actionnariat de Carrefour. Pour ce milliardaire, Carrefour doit rapporter plus. Quitte à sabrer dans l’emploi.
Dans la distribution, le rendement est en général faible mais stable. Autrement dit, si l’action rapporte peu, elle rapporte sûrement, car les gens devront toujours faire leurs achats de base (alimentation, vêtements,…). Cela intéresse donc beaucoup de petits actionnaires. Mais on rencontre aussi quelques requins de la finance chez Carrefour. Solidaire (25 février) vous a déjà présenté Robert Halley, 11e fortune de France et Jacques Badin, domicilié en Belgique pour échapper à l’impôt français sur la fortune. Depuis mars 2008, le premier actionnaire est le groupe de Bernard Arnault, qui, à travers les fonds Blue Capital et Colony Capital, détient 11 % des parts. Arnault c’est aussi, pour ceux qui ne le savent pas, le groupe LVMH, leader mondial de l’industrie du luxe (Luis Vuitton, champagne Moet et Chandon, parfums Christian Dior,…). Personnellement, il possède 14,5 milliards d’euros. D’après le magazine Challenges, il est la deuxième fortune de France, juste derrière les Mulliez, propriétaires du groupe Auchan (tiens, aussi la grande distribution)
Un investisseur comme Arnault espère un rendement beaucoup plus élevé et rapide. Ce qui explique la nouvelle stratégie de Carrefour, axée sur une diminution des coûts, d’une part, et une expansion là où ça rapporte le plus d’autre part. C’est pourquoi ils ont engagé comme PDG Lars Olofsson, ancien dirigeant du groupe agroalimentaire suisse Nestlé, le qualifiant de « professionnel ayant une connaissance intime du marketing, des produits de marques » (La Libre, 25 février).
Deuxième au monde, derrière Wal-Mart
« Malgré une grosse restructuration en 2007, Carrefour continue à perdre de l’argent », affirme la direction pour justifier la fermeture de 21 magasins. Mais le groupe Carrefour est-il si mal en point qu’il le prétend ?
En quarante ans, le groupe Carrefour est en fait devenu un leader de la distribution dans le monde. Il est le deuxième mondial, derrière le groupe nord-américain Wal-Mart, et premier en Europe. Actuellement, près de la moitié du chiffre d’affaire (44%) se fait en France, 37% en Europe (hors France), 12% en Amérique et 7% en Asie.
Il a fait 1,2 milliard d’euros de bénéfice net en 2008 et 327 millions d’euros en 2009. Même s’il diminue, le profit est toujours bien là. Le groupe est bien sûr coté en Bourse. Les comptes d’une multinationale (comme dans l’automobile) sont établis en fonction des objectifs du groupe. Les seuls chiffres qui sont « réels » sont ceux du groupe. Ce sont donc les chiffres de l’ensemble qu’il faut bien examiner pour pouvoir en tirer des conclusions. Car comme on l’a vu avec l’exemple du beurre (voir ci-dessus) il y a bien souvent des transferts de profits des filiales vers le groupe...
Dans le monde entier, presque 500 000 personnes travaillent pour Carrefour, ce qui fait du groupe le 7e employeur mondial. Dans notre pays, le groupe représente 15 000 emplois ce qui fait de Carrefour le 4e employeur belge, derrière La Poste, la SNCB et Randstad. Les 15 000 travailleurs de Belgique ont réalisé ensemble un chiffre d’affaires commercial de 5,2 milliards d’euros en 2008 et 66 millions de bénéfice. Mais le centre de coordination de Carrefour a fait 391 millions d’euros de profit.
Didier Reynders plus à gauche que la gauche ?
On avait peine à en croire ses oreilles le week-end dernier : Didier Reynders, l’homme qui parle à l’oreille des riches, a proposé que l’Etat refuse de financer les prépensions chez Carrefour, car « le groupe fait des bénéfices » et a donc les moyens de « supporter seul la restructuration ». Au point que Joëlle Milquet aurait dit au cabinet restreint « Je pars trois jours à Kinshasa et quand je reviens, Didier est passé au PTB » (la Libre, 7 mars 2010). Trêve de plaisanterie. Une première chose à retenir, c’est que le ministre des Finances admet publiquement que Carrefour fait des bénéfices. Cela contredit le discours de la direction qui dit que « ça va mal ». Ensuite, déclare Myriam Delmée (Setca-FGTB) « ce que Didier Reynders cherche à obtenir, ce n’est pas que Carrefour paye, c’est que le système des prépensions, qui constitue un élément de la protection sociale, soit démantelé1 ». La CSC de son côté suppose que Reynders « réclamera les impôts que Carrefour n’a pas payés grâce au système des intérêts notionnels défendus par le MR2 ».
1 Le Soir, 6 mars • 2 La Libre, 6 mars
18:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, courcelles, presse, television, france, romain, belgique, economie, euro-dictature, capitalisme, syndicats, silence, chomage, travail, multinationales, finances, medias, exploitation, licenciements, profits |
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08.03.2010
04/03/10: Le Guide du Richard: Famille Janssen...
Le Guide du Richard (7) :: Famille Janssen
Un pouvoir allant de la Table ronde au… champ de bataille de Waterloo. Descendre à la fois des banquiers Janssen, des chimistes Solvay et des sidérurgistes Boël garantit une fortune certaine. Qui a permis au baron Daniel Janssen de siéger dans les plus puissants cercles patronaux.
Où dormir ?
Cher
● LA HULPE. Si vous avez déjà été à La Hulpe, en Brabant wallon, vous connaissez sans doute le château Solvay et son parc, ouvert au public. Juste en face, un parc privé, encore nettement plus beau, abrite les trois frères Janssen.
À une époque, ces deux parcs n'en faisaient qu'un. En 1893, le célèbre industriel Ernest Solvay achète parc et château au marquis de Roest, qui a lui-même acquis le domaine au comte de Béthune, administrateur de la Société générale. Cette dernière est en effet propriétaire de la forêt de Soignes depuis 1822 et en cède de grands morceaux, dont le futur parc Solvay, à des particuliers.
La partie formant l'actuel parc des Janssen sera léguée à Jeanne Solvay, fille d'Ernest Solvay et arrière-grand-mère de Paul, Eric et Daniel Janssen, la génération actuelle. Propriété d'Imbra, la société familiale, ce domaine compte trois châteaux et autres demeures de prestige, des étangs, jardins, collines, vergers, vallées de rhododendrons et d'azalées, le tout sur 205 hectares. Sachant que le m2 tourne autour de 250 € à La Hulpe, cela valorise le terrain à un demi-milliard d'euros, bâtiments non compris.
● LASNE. Au sud de La Hulpe, Imbra possède également 425 hectares sur diverses localités de Lasne, la commune la plus riche de Wallonie. Ce patrimoine comprend le Royal Waterloo Golf Club et une partie du champ de bataille de Waterloo.
● LOMBISE. Deux fils d'Eric Janssen, Marc-Eric et Cyril, sont propriétaires du château de Lombise (entre Mons et Ath) et de son vaste domaine, légués par leur défunte mère, la comtesse Michèle de la Boëssière-Thiennes. Notons que leur patronyme a été modifié en « Janssen de la Boëssière-Thiennes ». La classe… Sauf venues épisodiques de leur grand-mère, la baronne Renée Carton de Wiart (91 ans), le château est inoccupé.
Où trouver femme à marier ?
Les Janssen, famille de banquiers et d'industriels depuis le 19e siècle, ne sont pas les derniers pour tisser des liens matrimoniaux ayant de gros effets patrimoniaux. Le baron Emmanuel Janssen (1879-1955), fondateur de l'Union chimique belge (UCB), a épousé la fille de Jeanne Solvay, tandis que leur fils aîné, Charles Janssen (1907-1985), a marié Marie-Anne Boël. Les trois fils de ceux-ci – Paul-Emmanuel, Eric et Daniel – sont donc des descendants à la fois des Janssen, des Solvay et des Boël. Et actionnaires des sociétés contrôlées par ces familles : UCB, Solvay et Sofina, toutes trois cotées en Bourse.
A leurs tours, les trois fils et leurs enfants se sont alliés à de nobles et/ou riches familles : Bracht, de la Boëssières-Thiennes, van der Straten-Waillet, de Spoelberch, Goblet d'Alviella, etc.
Où rencontrer dirigeants politiques et gratin du patronat ?
Jusqu'à ce qu'il abandonne nombre de ses mandats en 2006, à ses 70 ans, le baron Daniel Janssen sera un des capitalistes belges les plus en vue. Il dirigera les deux multinationales familiales, Solvay et UCB, tout en étant administrateur de la Sofina, de la Générale de Banque, puis de Fortis qui rachète cette dernière (à cette occasion, il affronte son frère aîné Paul-Emmanuel, président de la Générale, qui s'oppose – en vain – à Fortis).
Mais il va également baigner dans d'importants cercles politico-patronaux. Alors que son père a été député libéral, il va lui-même commencer sa carrière en politique, comme secrétaire d'Albert-Edouard Janssen (1883-1996), cousin éloigné qui est à la fois ministre des Finances et… banquier.
En 1969, Daniel Janssen entre au Club de Rome (influent groupe de pression international) et au conseil d'administration de l'Université libre de Bruxelles (où il s'occupera de l'école de commerce… Solvay). En 1981, il accède à la présidence de la fédération patronale FEB. En 1991, il s'assoit à la Table ronde des industriels européens – qui dicte ses recommandations à l'Union européenne – où il présidera pendant dix ans l'incontournable « groupe de travail compétitivité ». Il sera aussi actif dans le groupe Bilderberg et à la Commission Trilatérale, autres cénacles internationaux.
Notons aussi qu'Armand de Decker (MR), président du Sénat et ancien ministre, est administrateur d'UCB. Et a eu comme collaborateur politique… Nicolas Janssen, un des fils de Daniel Janssen.
Où trouver un médicament pour perdre du poids ?
Depuis sa création en 1928, l'Union chimique belge (UCB) s'est muée en multinationale pharmaceutique présente dans plus de 40 pays. Propose-t-elle un médicament pour perdre du poids ? Seulement le poids de ses effectifs. Fin 2009, elle a annoncé la suppression de 174 emplois à Braine-l'Alleud (ramené à 135 après négociation) et 44 au Royaume-Uni. L'année précédente, le groupe avait déjà lancé un plan visant 2 000 emplois dans le monde, dont un quart en Belgique. « Le monde financier a des exigences de plus en plus grandes, explique le directeur du site brainois, nous voulons (…) regagner sa confiance. »
UCB a en tout cas toujours la confiance de la Région wallonne, qui l'a subsidiée dans le cadre du pôle « sciences du vivant » du plan Marschall. À moins que ce soit le pôle « emploi mort »…
Comment polluer pour un montant confidentiel ?
Quelle est la friche industrielle de Wallonie dont la dépollution est la plus chère ? L'ancienne usine UCB de Ville-sur-Haine (Le Roeulx), avec un coût de 24,4 millions d'euros. Active des années 1920 à 1985 dans le traitement du benzol et du goudron, elle a laissé 24 hectares de sous-sol et eaux souterraines chargés d'hydrocarbures, huiles minérales, métaux lourds, cyanures et phénols, dont une partie doit se perdre dans la Haine, la rivière qui longe le site et a donné son nom au Hainaut. Si les riverains sont allergiques à ces substances, ils peuvent toujours prendre du Zyrtec, médicament phare d'UCB.
A-t-on adressé la facture de 24,4 millions à UCB ? Les porte-parole du groupe et de la Spaque nous ont indiqué qu'en vertu d'un accord entre le ministre Lutgen et UCB, cette dernière interviendrait dans les travaux d'assainissement « pour un montant qui resterait confidentiel ». Le cabinet Lutgen s'est gardé de tout commentaire au motif que le ministre n'a plus l'environnement dans ses compétences.
La fortune des Janssen
● Fortune 2009 : 622 millions € (13e du top 100). Ce montant ne comprend pas l'immobilier.
● Evolution 2000-2009 : + 46 %.
● Taxe des millionnaires sur cette fortune : 18 597 700 €. De quoi augmenter de 100 € par mois la pension de 15 498 pensionnés.
20:40 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, courcelles, presse, television, romain, belgique, economie, capitalisme, silence, medias, exploitation, finance |
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02.03.2010
17/12/09: Intérêts notionnels :: Top 20 des bénéficiaires ...
Intérêts notionnels :: Top 20 des bénéficiaires
Trends-Tendances a publié la liste des vingt premiers bénéficiaires des intérêts notionnels, cette grosse déduction fiscale pour les sociétés. Clés de lecture.
Ce qui impressionne d’abord dans ce top 20, c’est l’importance des montants. Vingt sociétés déduisent de leurs résultats 2008 un total de 5,6 milliards, ce qui représente 1,9 milliard d’impôts en moins. Un montant qui permettrait à l’état de créer 50 000 emplois est offert à vingt multinationales qui, pour beaucoup, ont plutôt l’habitude de tailler dans les effectifs.
Impressionnant aussi, l’évolution de la catastrophe budgétaire des intérêts notionnels. En 2006, le coût pour le contribuable était de 2,3 milliards. Pour toutes les sociétés du pays. Deux ans plus tard, vingt sociétés atteignent presque ce montant. Gloups…
Les banques sont bien représentées dans ce classement (Fortis, Dexia, KBC) alors qu’elles étaient exclues du régime fiscal des centres de coordination, que remplacent les intérêts notionnels.
En 5e place, un cas particulièrement éclairant : Fortum Project Finance est une filiale purement financière de Fortum, groupe finlandais du secteur énergétique, actif dans les pays nordiques, en Pologne et en Russie. Cette filiale a été créée en 2006, spécialement pour profiter des intérêts notionnels puisque c’était la première année soumise à la mesure. En 2008, Fortum Project Finance a déduit 312 millions d’euros pour créer… 0,8 équivalent temps plein.
En 15e place, autre société financière, celle de Nyse Euronext, le groupe qui chapeaute les Bourses de Bruxelles, Paris, Amsterdam, New York. D’après ses statuts, cette filiale fondée en 2007 a pour mission de financer toutes les sociétés, belges ou étrangères, avec lesquelles elle est liée. En clair, le contribuable belge investit en Bourse, de Bruxelles à New-York, en étant sûr à 100 % de perdre 100 % de son capital. Youpie !
Top 20 des intérêts notionnels (2008)
Rang | Société | Groupe | Déduction |
|---|---|---|---|
1 | ArcelorMittal Financial & Serv. | ArcelorMittal | 1.316.399.940 € |
2 | BASF Coordination Center | BASF | 615.116.238 € |
3 | Fortis Finance Belgium | BNP Paribas | 355.968.650 € |
4 | GSK Biologicals | GSK | 334.251.839 € |
5 | Fortum Project Finance | Fortum | 312.330.232 € |
6 | Sabelfi | Lafarge | 270.072.943 € |
7 | Dexia Investment Company | Dexia | 239.396.740 € |
8 | KBC Credit Investments | KBC | 215.674.101 |
9 | Janssen Pharmaceutica | Johnson & Johnson | 202.562.000 € |
10 | Centre de coordination Nestlé | Nestlé | 186.140.000 € |
11 | GBL Treasury Center | GBL | 180.617.659 € |
12 | Danone Finance International | Danone | 172.939.982 € |
13 | L'Air Liquide Coord. Center | Air Liquide | 172.939.982 € |
14 | Exxonmobil Belgium Finance | ExxonMobil | 172.064.030 € |
15 | Euronext IFSC NYSE | Euronext | 167.593.211 € |
16 | Bayer Antwerpen | Bayer | 161.263.373 € |
17 | Sarafi | Rabobank | 157.213.443 € |
18 | Solvay CICC | Solvay | 141.767.000 € |
19 | Arcelor Mittal Belg. Hld | ArcelorMittal | 137.677.123 € |
20
| Energy Europe Invest | Suez | 133.167.873 € |
Total | 5.645.156.359 € |
Source : Trends-Tendances, 10 décembre 2009.
19:11 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, courcelles, presse, romain, belgique, euro-dictature, capitalisme, silence, multinationales, finances, medias, impots, gouvernement |
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30.01.2010
29/10/09: Nouvelle Pax Electrica :: Une mine d’or pour GDF Suez...
Nouvelle Pax Electrica :: Une mine d’or pour GDF Suez
Selon l’accord de gouvernement de 1999, la libéralisation du marché de l’énergie allait amener des tarifs plus bas et des meilleurs services. En août, Magnette disait vouloir « capter la rente nucléaire » et la « rendre aux consommateurs ». Observons à la loupe l’accord récemment conclu.
Le récent accord assure à GDF Suez, pour les prochaines années, un revenu de 13,5 milliards net par an, grâce aux centrales nucléaires belges. (Photo Nitot)
Les trois plus anciennes centrales nucléaires fonctionneront dix ans de plus.
Tout le parc nucléaire belge tournera jusqu’en 2025. Des spécialistes, comme le professeur De Keuleneer, jusqu’il y a peu administrateur de la firme d’électricité SPE Luminus, estiment que les centrales fournissent chaque année au moins 1,2 milliard d’euros de bénéfices en plus. Trois quarts de cette somme sont transférés au QG parisien de GDF Suez, le reste se répartissant entre E.on, SPE Luminus et EDF qui ont aussi en main une partie de l’énergie nucléaire.
Pas d’accord sur les 250 millions d’euros de 2008
En 2008, le gouvernement imposait à GDF Suez une contribution de 250 millions d’euros, comme une sorte de taxe sur ses gros bénéfices, afin de contribuer à combler le trou dans le budget. « En aucun cas », a réagi GDF Suez, qui a aussi sec intenté un procès devant la Cour constitutionnelle pour « discrimination ». Dans le deal actuel, le gouvernement aurait pu exiger que GDF Suez annule ce procès… mais non. Stupide, car cette loi de 2008 est si bancale, juridiquement parlant, que, devant le tribunal, GDF Suez aura sans doute gain de cause. Dans les cercles gouvernementaux, on chuchote qu’ « il y a de fortes chances pour que ‘nous’ soyons forcés de rembourser ces 250 millions ». Soyons clair, « nous », c’est vous et moi, les contribuables.
Pas d’accord sur les 500 millions de 2009
Dans le budget de 2009, on trouve une contribution supplémentaire de GDF Suez : 500 millions d’euros. Une première tranche de 250 millions pour contribuer à boucher le trou des caisses de l’État. Les 250 millions restants seraient utilisés pour des investissements dans l’énergie verte. « Seraient», car le gouvernement « n’a pas du tout demandé une contribution à Electrabel cette année », comme l’a fait remarquer Davignon, administrateur de GDF Suez, la semaine dernière. GDF Suez n’a jamais eu l’intention de payer 500 millions. « Zéro euro », avait répondu le PDG Mestrallet quand on lui avait demandé de combien le géant de l’énergie allait contribuer aux finances de l’État belge. Dans la « Pax electrica », aucun accord. Au Parlement, le Premier ministre Van Rompuy avait fait comprendre que le gouvernement allait imposer légalement ce montant, « selon les mêmes modalités qu’en 2008 ». Oui, c’est ça, exactement les « mêmes modalités » qui seront sans doute annulées par la Cour constitutionnelle…
Il y a toutefois un accord sur une contribution à partir de 2010
De 2010 à 2014 inclus, GDF Suez et les autres producteurs d’énergie contribueront aux finances de l’État. Cette contribution s’ajoute à l’impôt normal des sociétés que paie chaque entreprise. Ce montant se situe entre 215 et 245 millions d’euros par an, selon le prix sur marché de l’énergie. Le PDG Mestrallet a vite signé. Un montant de 215 à 245 millions, dont une partie devra d’ailleurs être payée par les concurrents SPE Luminus et EDF, n’est qu’une broutille comparée aux 13,5 milliards d’euros net que GDF Suez va gagner dans les dix ans à venir sur les centrales nucléaires belges.
Pour GDF Suez, pas d’impôt des sociétés
GDF Suez ne paie pratiquement rien de cet impôt des sociétés. Le géant s’est empressé de déduire de cet impôt la contribution de 250 millions d’euros de 2008. Déduisez encore la déduction de l’intérêt notionnel et quelques autres gadgets de la technologie fiscale de pointe. Ainsi, que le tarif fiscal d’Electrabel est passé de 15 % en 2004 à 7 % en 2007 et... 0 % l’an dernier. Pas un mot de cela dans la « Pax electrica ».
Des prix plus bas ? Beaucoup de promesses, pas de garanties
Selon l’accord, les prix de l’électricité pour le consommateur « devront rester sous la moyenne des pays voisins ». Sur quelle planète Van Rompuy a-t-il vécu ces dernières années ? En Belgique, les familles paient déjà 18 % de plus que dans les pays voisins. Pas un mot non plus à ce propos dans la « Pax electrica ». L’administrateur d’Electrabel, Hansen, a déjà fait savoir que, sur la maîtrise des prix, « il ne pouvait rien garantir » car, au niveau international, la tendance était « plutôt à la hausse »… Et puis, il doit être content, car Electrabel va siéger lui-même dans un nouveau « comité de suivi » qui va surveiller de près – c’est sûr – les prix de l’énergie.
Electrabel reçoit carte blanche
Pour les dix ans à venir, le gouvernement garantit à GDF Suez « un cadre stable, régulateur et normatif ». Comprenez : pas de régime de faveur fiscal, pas de prix maximaux de l’électricité, et la discussion sur les bénéfices enterrée pour de bon. Le monopole de pouvoir d’Electrabel est maintenu. En janvier, la CREG écrivait encore : « Une approche musclée s’impose absolument… les entreprises qui ont le plus à gagner ou à perdre useront de toutes sortes de moyens pour modeler à leur main le processus décisionnel politique. » Et c’est précisément ce qu’a obtenu GDF Suez avec cette « Pax electrica ».
Conclusion : Si le libre marché ne fonctionne pas, l’Etat ne doit-ils pas intervenir ? Par exemple, en diminuant la TVA sur le gaz et l’électricité et en instaurant un prix maximum basé sur les coûts réels...
21:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, courcelles, presse, romain, belgique, euro-dictature, capitalisme, silence, energie, electricite, gouvernement |
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12.10.2009
08/10/09: Maintenir les centrales nucléaires ouvertes plus longtemps :: Qui y gagne ?
Maintenir les centrales nucléaires ouvertes plus longtemps :: Qui y gagne ?
L’an dernier, le gouvernement était encore fermement décidé à fermer les centrales nucléaires à partir de 2015. Mais, la semaine dernière, le ministre Magnette (PS) faisait savoir que les centrales nucléaires pourraient être maintenues en service plus longtemps encore. Qu’y a-t-il derrière tout cela ?
Au début de cette année, tout le secteur nucléaire a rassemblé ses forces et à lancé une campagne publicitaire qui, sous un gros semblant d’informations « objectives », essayait de convaincre la population que l’énergie nucléaire était sûre et durable. (Photo Greenpeace)
Depuis longtemps, Electrabel souhaite maintenir plus longtemps les centrales nucléaires en activité ; normal, elles lui rapportent de plantureux bénéfices, et aussi à sa maison mère GDF Suez.
Le problème, c’est que le gouvernement avait déjà décidé en 2003 de fermer les centrales après 40 ans (la plus ancienne à partir de 2015, donc). Car vétustes et peu sûres. Le fait de les maintenir plus longtemps a tout à voir avec le trou dans le budget. En coulisse, on essaie de conclure un marché avec Electrabel. Electrabel paierait un dédit au gouvernement. Il est question de 250 millions d’euros. Un prix dérisoire, quand on sait que les centrales nucléaires rapportent chaque année un bénéfice de 1,2 milliard d’euros.
En échange du maintien prolongé des centrales nucléaires, GDF Suez devrait également facturer des « prix justes » aux consommateurs et « investir dans des énergies renouvelables ». Ce refrain, le gouvernement nous le bassine depuis dix ans, sans résultat. GDF Suez se croît seigneur et maître et a les coudées franches sur le marché libéralisé de l’énergie. Le prix de l’électricité en Belgique est parmi les plus élevés de toute l’Europe, 17 % de plus que dans les pays voisins !
Le PTB veut qu’il soit mis un terme aux bénéfices faramineux d’Electrabel. Ce bénéfice annuel de 1,2 milliard doit être utilisé pour ramener la TVA sur le gaz et l’électricité de 21 à 6 % et investir dans la production d’énergie verte.
Les alternatives existent
Les centrales nucléaires doivent fermer comme prévu. C’est parfaitement faisable. Les trois plus anciennes peuvent très bien fermer en 2015, contrairement à ce que prétend le gouvernement. La CREG, une institution officielle qui tient à l’œil le marché de l’énergie, affirme qu’il y aura suffisamment de nouvelles centrales électriques pour permettre la fermeture des trois plus vieilles centrales nucléaires.
En ce qui concerne la fermeture des quatre autres en 2025, des investissements supplémentaires sont toutefois nécessaires. C’est aussi parfaitement possible. Les alternatives existent : des centrales au gaz, non polluantes, et l’énergie verte. Mais, pour cela, on ne peut faire comme en Belgique, abandonner la politique de l’énergie au libre marché. L’énergie est trop importante pour la laisser aux mains de multinationales privées qui ne sont là que pour faire le plus de bénef possible. L’État doit déterminer les capacités supplémentaires nécessaires, les endroits où il faut les installer et les dates d’installation. Et, surtout, nous devons déterminer nous-mêmes les technologies que nous voulons. Aujourd’hui, les multinationales construisent les types de centrales qui leur rapportent le plus, et non celles qui conviennent le mieux aux consommateurs et à l’environnement. Puisque le profit passe en premier, les géants de l’énergie construisent aujourd’hui quantités de centrales bon marché au charbon. Ce n’est pas ce que nous voulons.
L’État doit reprendre l’énergie en mains et concocter lui-même un plan d’investissement afin de pouvoir remplacer toutes les centrales nucléaires dès 2025. La construction de nouvelles centrales au charbon doit être interdite et il faut miser sur l’énergie verte. Le PTB est partisan d’une entreprise publique verte qui, en collaboration avec les pays voisins, investira dans des projets d’énergie verte à grande échelle.
Est-il bien avisé de maintenir plus longtemps les centrales nucléaires ?
Non. Le risque sécuritaire est très grand. Les centrales nucléaires ne sont pas des biscuiteries. Un incendie ou une explosion peut déboucher sur une catastrophe. En cas de fuite radioactive à la centrale de Doel ou de Tihange, le territoire contaminé serait plus vaste que la Belgique. Plus les centrales sont vieilles, plus le risque est grand. A l’origine, les centrales nucléaires belges ont été construites pour fonctionner 30 ans. Les plus anciennes ont aujourd’hui 40 ans et le ministre Magnette veut autoriser Electrabel à les laisser fonctionner dix ans de plus encore. C’est foncer dans l’inconnu. C’est accroître également la montagne de déchets radioactifs. En résumé : si les centrales nucléaires restent plus longtemps ouvertes, c’est Electrabel qui palpera les bénéfices et nous qui hériterons des déchets et de tous les risques sécuritaires.
Lisez plus sur www.ptb.be : les questions les plus fréquemment posées sur l’énergie nucléaire.
19:49 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, courcelles, presse, solidaire, television, ps, romain, ptb, silence, nucleaire, medias, electrabel, magnette |
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28.02.2009
22/02/2008: Communiqué de presse PTB : Arcelor Mittal, les dividendes ou les emplois ?
Le PTB vient d’apprendre avec inquiétude les nouveaux plans de réductions d’emplois proposés par le...
Communiqué de presse PTB : Arcelor Mittal, les dividendes ou les emplois ?
Le PTB vient d’apprendre avec inquiétude les nouveaux plans de réductions d’emplois proposés par le géant de l’acier Arcelor Mittal. Et s’étonne par la même occasion de la hauteur des dividendes reversés par Mittal à ces actionnaires en 2008. Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB : « Comment comprendre que M. Mittal annonce en même temps une augmentation des pertes d’emplois dans son groupe, et en même temps le versement de près de 7 milliards d’euros à ses actionnaires, dont 4,4 milliards en rachat d’action. Il y a vraiment quelque chose qui ne tourne pas rond dans la logique industrielle du groupe ! ».
Le PTB constate aussi les conséquences de la diminution de la demande d’acier sur le marché mondial. « Mais malgré cette conjoncture, le groupe continue à reverser des énormes dividendes aux actionnaires puisque le groupe promet un dividende de 0.75 $ par action, soit un total de 1 milliard de $ », dénonce le représentant du PTB.
Le PTB demande au monde politique, et plus particulièrement à la région wallonne et le gouvernement fédéral, de prendre ses responsabilité
Contact : Raoul Hedebouw – 0477/986510
19:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : courcelles, romain, histoire, belgique, capitalisme, democratie |
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25.02.2009
22/02/2009: Grève du personnel de la Ville et du CPAS à La Louvière. « L'indécence, de quel côté vient-elle, M. le bourgmestre?»...
« Indécent, ce préavis de grève, à l'heure où des milliers de travailleurs perdent leur emploi »,...
Grève du personnel de la Ville et du CPAS à La Louvière. « L'indécence, de quel côté vient-elle, M. le bourgmestre?»
« Indécent, ce préavis de grève, à l'heure où des milliers de travailleurs perdent leur emploi », dit Jacques Gobert, le bourgmestre PS de La Louvière. Pourtant, le 12 février, les travailleurs ont croisé les bras pour le pouvoir d'achat, l'emploi de qualité et de meilleures conditions de travail.
« Les chèques repas, la ville les a quand même accordés », s'exclame le bourgmestre. « On ne les a toujours pas en poche », répondent les travailleurs. Et pour cause. La Louvière, ville fort endettée, doit présenter un budget en équilibre au gouvernement wallon. Si la majorité PS-MR-UDSC a inscrit 810.000 € dans le budget communal 2009 pour ces chèques, ceux-ci s'y trouvent comme seuls responsables du déficit pour la même somme dans les comptes. Comme pour dire à la Région wallonne : « Si vous imposez l'équilibre, les chèques repas, vous n'avez qu'à les biffer »! Jacques Gobert copie Ponce Pilate!
Ce sont pourtant les conditions de travail de plus en plus mauvaises qui suscitent le grand mécontentement du personnel.
En novembre, celui-ci a dû batailler pour obtenir des nominations dans les catégories inférieures du personnel, plutôt que chez de nouveaux cadres.
Depuis janvier, au CPAS, les infirmières qui prestaient 8 h par jour, un weekend sur deux, devront en faire 11 (et peut-être 12, carrément illégal) un weekend sur trois, tout en restant 'appelables' un deuxième weekend. Une proposition, déjà rejetée deux fois par l'ensemble des infirmières, que le CPAS veut imposer tout de même. « Impossible, disent les infirmières, « cette charge physique et morale est trop grande. »
Les assistantes sociales ont trop de dossiers à gérer.
Et si on engageait? « On est dans les normes », dit Gobert. « Trop basses », répond le personnel. En plus, le CPAS a économisé 500.000 € en 2008 sur le dos du personnel en ne remplaçant pas à temps des malades et certains départs naturels.
« Je favorise le service public, plutôt que le transfert au privé », dit Jacques Gobert. En principe, un bon service public, cela devrait se remarquer aussi dans les ateliers des travailleurs de la ville. Pourtant, il faut s'y battre pour une brosse, pour des vêtements de travail adaptés. Les pneus lisses des voitures de service sont monnaie courante, alors que le projet onéreux des « mouchards » pour surveiller le personnel n'a été retiré que sous la pression des grèves. Les chefs? « Brimades, aucun dialogue ou respect ».
Les femmes de nettoyage s'insurgent contre les services coupés qui les occupent le matin de « 6h à 9 h », et puis de « 15 h30 à 19 h 30 ». Elles sont appelées à des « formations », mais sur les lieux de travail, il vaut parfois mieux apporter ses propres produits. Il fait -12 C° dehors, pas de chance, il faut laver sans eau chaude. Et quand les canalisations pètent, sans eau froide! Les déplacements avec sa propre voiture se font sans indemnité.
La ville a commandé une grande enquête auprès du personnel sur le « bien-être au travail». Pour faire oublier qu'on n'écoute pas les travailleurs? Sous l'effet de la grève, de nouvelles concertations sont quand même annoncées. L'inspection sociale entendra aussi les infirmières. On attend avec impatience la décision de la Région wallonne sur les chèques repas.
(photo déjà envoyée: de Michel Mommerency)
Les ouvriers au piquet devant l'atelier de la Rue de Belle Vue.
« Moins de bling-bling à la surface », plus pour le social et le service public ».
21:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : courcelles, romain, histoire, actualite, belgique, wallonie, hainaut, communes, democratie, silence, capitalisme, oppression capitaliste, medias, presse |
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13.02.2009
11/09/2009: dans SOLIDAIRE: Le PTB pour une proposition de loi pour nationaliser Fortis...
Communiqué de presse :: Le PTB pour une proposition de loi pour nationaliser Fortis
L’assemblée générale des actionnaires de Fortis a, ce 11 février, rejeté la vente de Fortis Banque à la SFPI. La banque ne peut donc être cédée par la SFPI à BNP Paribas. Pour le PTB, cette décision de l’assemblée est un point culminant de la faillite de la politique que le gouvernement mène obstinément (et illégalement) depuis des mois dans le dossier Fortis.
Pour autant, ce vote ne résout pas les problèmes auxquels sont confrontés le personnel de Fortis, les clients de la banque et l’ensemble des contribuables belges.
La gestion d’une telle banque est trop importante que pour la laisser aux mains d’acteurs privés. La seule façon de répondre aux enjeux actuels est de faire de Fortis une banque publique, qui agisse dans le but d’assurer un service public et non de générer du profit. Cette alternative, que le PTB défend depuis le premier jour de la crise, est défendue par de plus en plus de gens, y compris certaines personnalités d’autres partis (voir la récente carte blanche de François Martou et Henri Simons).
Comment faire de Fortis une banque publique ? Après le vote de l’assemblée des actionnaires, plusieurs questions se posent.
1. Peut-on nationaliser Fortis après le vote de l’assemblée ?
L’assemblée des actionnaires a voté contre le rachat de Fortis banque par la SFPI, l’opérateur de l’Etat. Pour le PTB, il ne peut être question de reproduire les manœuvres illégales du gouvernement. La façon juridiquement la plus sûre de faire de Fortis une banque publique, est de faire voter une loi en ce sens par le Parlement.
2. La démocratie des actionnaires prime-t-elle sur la démocratie des clients, du personnel, des contribuables ?
Les actionnaires de Fortis ont, à juste titre, rejeté l’option BNP-Paribas. Mais s’ils jugent que leur intérêt est de relancer une Fortis privée, avec un Lippens bis à sa tête, cela risque de déboucher, à court ou long terme, sur une nouvelle catastrophe.
Le vote de l’assemblée est un vote très particulier où le principe « un homme= une voix » n’est pas appliqué. C’est la démocratie du capital : cinq millions d’actions = cinq millions de voix, une action=une voix, zéro action= zéro voix.
Les millions de contribuables qui n’ont pas d’action Fortis n’ont-ils pas voix au chapitre dès lors que l’Etat s’endette lourdement pour aider les banques ? Les millions de clients, spoliés depuis des années par les pratiques douteuses de cette banque privée, n’ont-ils pas leur mot à dire ? Et le personnel ? Il risque autant dans l’option BNP-Paribas (personne à la tribune de l’assemblée, ce 11 février, n’a pu donner d’assurance au permanent syndical qui posait la question) que dans une autre mouture de banque privée. Alors qu’une banque publique peut garantir l’emploi, comme le faisait naguère la CGER.
3. Faut-il dédommager les actionnaires ?
Dans le scénario BNP-Paribas, les petits actionnaires étaient clairement lésés.
Dans le scénario d’une Fortis privée, les actionnaires perdraient tout dans une faillite inévitable sans l’intervention de l’Etat.
Dans le scénario d’une Fortis publique, il est possible d’envisager une indemnisation des petits actionnaires.
Le PTB considère qu’il ne revient pas à l’Etat d’indemniser des particuliers ou sociétés qui investissement dans le capital à risque. Toutefois, une série de petits actionnaires ont été trompés par un discours patronal, soutenu par certains incitants fiscaux du gouvernement, qui faisait l’apologie de l’achat d’actions et en minimisait les risques, présentant par exemple l’achat de titres Fortis comme un investissement de « bon père de famille. »
C’est pourquoi, les petits actionnaires (pas les Lippens, Boël, de Spoelberch…), c’est-à-dire à concurrence de maximum 5.000 actions Fortis, devraient pouvoir obtenir une indemnisation de l’Etat. Le PTB estime que cette aide devrait être financée par une taxe spéciale sur banques appliquée sur les années suivantes jusqu’à remboursement total du montant engagé.
Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB
0477 986 510
Marco Van Hees, en charge du dossier banques pour le PTB
0473 411 021
22:27 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : courcelles, histoire, belgique, politique, silence, banque, bruxelles, crise, democratie, euro-dictature, europe, finances, gouvernement, romain, exploitation capitaliste, actualite, capitalisme, information, presse, ptb |
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12.02.2009
10/02/2009: dans Solidaire: Qui possède les médias en Belgique ...?
| Les photos sont disponibles en ligne pendant 30 jours. |
Qui possède les médias en Belgique
Qui contrôle la presse, la télé, la radio ? Les principaux médias belges sont aux mains d’à peine neuf groupes privés , contrôlés par quelques richissimes familles. Cela a une double signification.
D’abord, la concentration du capital n’a jamais été si grande dans les médias : le nombre de titres s’est réduit au fil des ans, mais aussi le nombre de leurs propriétaires (un des sept s’appelle d’ailleurs… Concentra). Et certains journaux (De Tijd, L’Echo, Metro), télés (VTM, 2BE, JimTV) ou radios (Bel-RTL, Radio Contact) sont contrôlés conjointement par plusieurs de ces groupes, ce qui augure de nouvelles fusions.
Ensuite, la liberté de la presse est cadenassée par la liberté économique des possédants. En Belgique, on n’emprisonne pas les journalistes. Il suffit de licencier ceux qui dérangent. Ou, plus simplement, de ne pas les engager. Et comme pour démontrer que les médias sont aux mains du grand capital, on trouve même parmi les président de ces groupes de presse… l’actuel président de la fédération patronale FEB, Thomas Leysen.
Roularta
Groupe des familles De Nolf et Claeys (fortune 2008 : 199 millions €). Fondé en 1954 par l’avocat Willy De Nolf, père de Rik, l’actuel président, Roularta a commencé dans la presse régionale avec le Krant van West-Vlaanderen pour s’etendre aux magazines, audiovisuel, internet, publicité...
Persgroep
Groupe de la famille Van Thillo (fortune 2008 : 473 millions €), active également dans le secteur bancaire (Herman Van Thillo a été éclaboussé par l’affaire KB-Lux dans les années 90). Persgroep contrôle VTM, cinq quotidiens et Dag Allemaal, plus gros tirage hebdomadaire belge.
Rossel
Groupe de la famille Hurbain (fortune 2008 : 139 millions €), les descendants d’Emile Rossel, qui fonda Le Soir en 1887. Avec Le Soir, L’Echo et Sud Presse (La Meuse, La Nouvelle Gazette, La Capitale, etc.), Rossel dépasse la moitié du tirage des quotidiens francophones.
Concentra
Le groupe de la famille Baert (fortune 2008 : 130 millions €), ce pilier du catholicisme, « concentra » d’abord la presse limbourgeoise, pour s’étendre ensuite au-delà. Comme les familles Van Thillo (Persgroep) ou Leysen (Corelio), les Baert ont des liens historiques avec la banque KBC.
Corelio
Corelio est depuis 2006 le nouveau nom de la VUM, société d'édition créée en 1976 par André Leysen, figure illustre du patronat flamand, fraudeur et sympathisant nazi à ses heures. Son fils Thomas préside aujourd’hui le groupe détenu par les familles Leysen, Campo, Van Den Steen, Vlerick, Van Waeyenberge, etc.
RTL Group
Ce groupe possède une centaine de radios et télés dans onze pays européens. Il est détenu par le groupe allemand Bertelsmann, propriété de la famille Mohn, 102e fortune mondiale avec 6,8 milliards €. En 2006, le financier carolo Albert Frère leur a vendu ses parts (25,1 %) pour 4,5 milliards d'euros.
IPM
La Libre Belgique est historiquement catholique, La Dernière Heure libérale, mais ils appartiennent tous deux à IPM, groupe détenu à 100% par la famille le Hodey. Laquelle détient aussi une petite participation dans le quotidien français Libération. Journal d’extrême gauche à l’origine…
Etat
Les télés et radios publiques de la RTBF et de la VRT sont détenues respectivement par la Communauté française et Communauté flamande. Des représentants des grands partis siègent à leur conseil d’administration.
20:19 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : democratie, finance, romain, courcelles, histoire, actualite, ptb, solidaire, medias, information, presse, television, silence |
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30.01.2009
26/01/2009: Servir les gens ou les actionnaires privés ? Solidaire 19/01/2009 ...
Note de RoRo: c' est tout cela le libéralisme, la libre entreprise, la libre concurrence, voulus et imposés par l' Eurodictature capitaliste, au service des multinationales et transcontinentales ... Aujourd'hui, il faut avoir le cœur bien accroché pour croire encore à "l'idée européenne" et à sa "construction" . Les capitalistes, les banquiers, les patrons, la droite et l' extrême-droite y mènent le jeu en compagnie de la gauche-carpette complètement intégrée.
La Poste :: Le gouvernement ouvre le marché à la concurrence
Juste avant de démissionner, le gouvernement Leterme a décidé d’une loi postale qui introduit la concurrence dans la distribution du courrier. Un projet qui doit encore être soumis au Parlement.
D’après le projet gouvernemental, les nouveaux concurrents (privés) auront des facilités pour s’installer sur le marché postal, à partir de 2011. Alors que La Poste est chargée du service universel - la distribution du courrier 5 jours par semaine sur l’ensemble du territoire - les concurrents privés reçoivent 5 ans avant d’être obligés de distribuer sur 80% du territoire. Et ils reçoivent 2 ans avant d’avoir l’obligation de distribuer 2 jours par semaine. Cela signifie qu’ils pourront profiter des segments de marché les plus rentables (les grandes villes et les zones denses) et concentrer leur distribution sur un jour par semaine. De plus, même s’ils sont obligés de travailler pour la plus grande partie avec du personnel salarié, « cela ne dit rien sur leurs conditions de travail. Voyez l’exemple de Carrefour, où le personnel dans un des magasins devait gagner jusqu’à 30 % de moins qu’ailleurs », a dit Jef De Doncker du syndicat ACOD (CGSP).
La Poste resterait donc avec les morceaux les moins rentables du marché, puisqu’elle est obligée de couvrir tout le territoire, cinq jours par semaine .
Une telle loi mettrait La Poste gravement en difficulté. En effet, tant qu’existe le monopole public, le financement du service universel est assuré. Mais si des usagers confient leur courrier à d’autres opérateurs, La Poste n’aura plus assez d’argent pour assurer tout le service obligatoire.
Mais tout n’est pas encore joué. Le projet de loi doit être soumis et discuté au parlement en février. Il est encore possible de mettre la pression pour obtenir d’autres conditions (voir encadré). N’empêche que Johnny Thijs, patron de La Poste s’y est immédiatement conformé et qu’il met la pression sur le personnel: « Maintenant que nous sommes fixés, il est urgent de poursuivre les modernisations pour se préparer. Sinon les bénéfices de La Poste vont fondre comme neige au soleil. ». Mais si on prévoit que les bénéfices vont fondre comme neige au soleil, alors pourquoi, en bon père de famille, la direction n’a-t-elle pas gardé ces bénéfices en réserve financière ? Pourquoi les avoir distribués aux actionnaires privés et avoir accordé une augmentation de 14 % aux membres du Comité de Direction ? Début 2008, La Poste a distribué 60,8 millions d’euros de dividendes aux actionnaires, soit 43 % de plus qu’en 2007. La moitié (30,4 millions d’euros) est allée aux actionnaires privés, CVC et Poste Danoise, ce qui représente 10 % de rendement sur le capital qu’ils ont investi (300 millions d’euros). Alors que les postiers réalisent un chiffre d’affaires de 2,2 milliards d’euros.
5 000 pertes d’emploi
Mais aux postiers on dit qu’il faut se serrer la ceinture et accepter des pertes d’emploi pour assurer l’avenir de La Poste. La note du gouvernement parle de passer de 32 000 actuellement à 27 000 en 2012. L’acheminement du courrier (le « transport ») pourra être sous-traité à des indépendants. Actuellement, le secteur « transport » de La Poste emploie des centaines de chauffeurs à temps plein. Que deviendront-
Les travailleurs dans le privé sont confrontés depuis 100 ans au chantage de la concurrence : si vous n’acceptez pas tel sacrifice, nous ferons faillite face à la concurrence. L’ouverture du marché postal en 2011 sert de prétexte pour imposer des sacrifices sans limites. Mais à l’heure où des voix se lèvent pour créer des emplois pour la relance, ce n’est vraiment pas le moment de supprimer des milliers d’emplois publics. Il s’agit de l’avenir des jeunes et de tous ceux qui ont une famille à nourrir ! Le plan de relance du gouvernement parle de « garantir l’emploi » pour aider à relancer l’économie. Eh bien, que l’Etat montre le bon exemple à La Poste, où il est toujours actionnaire majoritaire.
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19:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : romain, courcelles, belgique, histoire, poste, capitalisme, euro-dictature, europe, gouvernement |
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