13.03.2010
11/03/10: Carrefour :: Bernard Arnault, l’homme qui se cache derrière les licenciements ...
Carrefour :: Bernard Arnault, l’homme qui se cache derrière les licenciements
Il y a deux ans, Bernard Arnault, la deuxième fortune de France, ami intime de Sarkozy, débarque dans l’actionnariat de Carrefour. Pour ce milliardaire, Carrefour doit rapporter plus. Quitte à sabrer dans l’emploi.
Dans la distribution, le rendement est en général faible mais stable. Autrement dit, si l’action rapporte peu, elle rapporte sûrement, car les gens devront toujours faire leurs achats de base (alimentation, vêtements,…). Cela intéresse donc beaucoup de petits actionnaires. Mais on rencontre aussi quelques requins de la finance chez Carrefour. Solidaire (25 février) vous a déjà présenté Robert Halley, 11e fortune de France et Jacques Badin, domicilié en Belgique pour échapper à l’impôt français sur la fortune. Depuis mars 2008, le premier actionnaire est le groupe de Bernard Arnault, qui, à travers les fonds Blue Capital et Colony Capital, détient 11 % des parts. Arnault c’est aussi, pour ceux qui ne le savent pas, le groupe LVMH, leader mondial de l’industrie du luxe (Luis Vuitton, champagne Moet et Chandon, parfums Christian Dior,…). Personnellement, il possède 14,5 milliards d’euros. D’après le magazine Challenges, il est la deuxième fortune de France, juste derrière les Mulliez, propriétaires du groupe Auchan (tiens, aussi la grande distribution)
Un investisseur comme Arnault espère un rendement beaucoup plus élevé et rapide. Ce qui explique la nouvelle stratégie de Carrefour, axée sur une diminution des coûts, d’une part, et une expansion là où ça rapporte le plus d’autre part. C’est pourquoi ils ont engagé comme PDG Lars Olofsson, ancien dirigeant du groupe agroalimentaire suisse Nestlé, le qualifiant de « professionnel ayant une connaissance intime du marketing, des produits de marques » (La Libre, 25 février).
Deuxième au monde, derrière Wal-Mart
« Malgré une grosse restructuration en 2007, Carrefour continue à perdre de l’argent », affirme la direction pour justifier la fermeture de 21 magasins. Mais le groupe Carrefour est-il si mal en point qu’il le prétend ?
En quarante ans, le groupe Carrefour est en fait devenu un leader de la distribution dans le monde. Il est le deuxième mondial, derrière le groupe nord-américain Wal-Mart, et premier en Europe. Actuellement, près de la moitié du chiffre d’affaire (44%) se fait en France, 37% en Europe (hors France), 12% en Amérique et 7% en Asie.
Il a fait 1,2 milliard d’euros de bénéfice net en 2008 et 327 millions d’euros en 2009. Même s’il diminue, le profit est toujours bien là. Le groupe est bien sûr coté en Bourse. Les comptes d’une multinationale (comme dans l’automobile) sont établis en fonction des objectifs du groupe. Les seuls chiffres qui sont « réels » sont ceux du groupe. Ce sont donc les chiffres de l’ensemble qu’il faut bien examiner pour pouvoir en tirer des conclusions. Car comme on l’a vu avec l’exemple du beurre (voir ci-dessus) il y a bien souvent des transferts de profits des filiales vers le groupe...
Dans le monde entier, presque 500 000 personnes travaillent pour Carrefour, ce qui fait du groupe le 7e employeur mondial. Dans notre pays, le groupe représente 15 000 emplois ce qui fait de Carrefour le 4e employeur belge, derrière La Poste, la SNCB et Randstad. Les 15 000 travailleurs de Belgique ont réalisé ensemble un chiffre d’affaires commercial de 5,2 milliards d’euros en 2008 et 66 millions de bénéfice. Mais le centre de coordination de Carrefour a fait 391 millions d’euros de profit.
Didier Reynders plus à gauche que la gauche ?
On avait peine à en croire ses oreilles le week-end dernier : Didier Reynders, l’homme qui parle à l’oreille des riches, a proposé que l’Etat refuse de financer les prépensions chez Carrefour, car « le groupe fait des bénéfices » et a donc les moyens de « supporter seul la restructuration ». Au point que Joëlle Milquet aurait dit au cabinet restreint « Je pars trois jours à Kinshasa et quand je reviens, Didier est passé au PTB » (la Libre, 7 mars 2010). Trêve de plaisanterie. Une première chose à retenir, c’est que le ministre des Finances admet publiquement que Carrefour fait des bénéfices. Cela contredit le discours de la direction qui dit que « ça va mal ». Ensuite, déclare Myriam Delmée (Setca-FGTB) « ce que Didier Reynders cherche à obtenir, ce n’est pas que Carrefour paye, c’est que le système des prépensions, qui constitue un élément de la protection sociale, soit démantelé1 ». La CSC de son côté suppose que Reynders « réclamera les impôts que Carrefour n’a pas payés grâce au système des intérêts notionnels défendus par le MR2 ».
1 Le Soir, 6 mars • 2 La Libre, 6 mars
18:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, courcelles, presse, television, france, romain, belgique, economie, euro-dictature, capitalisme, syndicats, silence, chomage, travail, multinationales, finances, medias, exploitation, licenciements, profits |
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08.03.2010
04/03/10: Le Guide du Richard: Famille Janssen...
Le Guide du Richard (7) :: Famille Janssen
Un pouvoir allant de la Table ronde au… champ de bataille de Waterloo. Descendre à la fois des banquiers Janssen, des chimistes Solvay et des sidérurgistes Boël garantit une fortune certaine. Qui a permis au baron Daniel Janssen de siéger dans les plus puissants cercles patronaux.
Où dormir ?
Cher
● LA HULPE. Si vous avez déjà été à La Hulpe, en Brabant wallon, vous connaissez sans doute le château Solvay et son parc, ouvert au public. Juste en face, un parc privé, encore nettement plus beau, abrite les trois frères Janssen.
À une époque, ces deux parcs n'en faisaient qu'un. En 1893, le célèbre industriel Ernest Solvay achète parc et château au marquis de Roest, qui a lui-même acquis le domaine au comte de Béthune, administrateur de la Société générale. Cette dernière est en effet propriétaire de la forêt de Soignes depuis 1822 et en cède de grands morceaux, dont le futur parc Solvay, à des particuliers.
La partie formant l'actuel parc des Janssen sera léguée à Jeanne Solvay, fille d'Ernest Solvay et arrière-grand-mère de Paul, Eric et Daniel Janssen, la génération actuelle. Propriété d'Imbra, la société familiale, ce domaine compte trois châteaux et autres demeures de prestige, des étangs, jardins, collines, vergers, vallées de rhododendrons et d'azalées, le tout sur 205 hectares. Sachant que le m2 tourne autour de 250 € à La Hulpe, cela valorise le terrain à un demi-milliard d'euros, bâtiments non compris.
● LASNE. Au sud de La Hulpe, Imbra possède également 425 hectares sur diverses localités de Lasne, la commune la plus riche de Wallonie. Ce patrimoine comprend le Royal Waterloo Golf Club et une partie du champ de bataille de Waterloo.
● LOMBISE. Deux fils d'Eric Janssen, Marc-Eric et Cyril, sont propriétaires du château de Lombise (entre Mons et Ath) et de son vaste domaine, légués par leur défunte mère, la comtesse Michèle de la Boëssière-Thiennes. Notons que leur patronyme a été modifié en « Janssen de la Boëssière-Thiennes ». La classe… Sauf venues épisodiques de leur grand-mère, la baronne Renée Carton de Wiart (91 ans), le château est inoccupé.
Où trouver femme à marier ?
Les Janssen, famille de banquiers et d'industriels depuis le 19e siècle, ne sont pas les derniers pour tisser des liens matrimoniaux ayant de gros effets patrimoniaux. Le baron Emmanuel Janssen (1879-1955), fondateur de l'Union chimique belge (UCB), a épousé la fille de Jeanne Solvay, tandis que leur fils aîné, Charles Janssen (1907-1985), a marié Marie-Anne Boël. Les trois fils de ceux-ci – Paul-Emmanuel, Eric et Daniel – sont donc des descendants à la fois des Janssen, des Solvay et des Boël. Et actionnaires des sociétés contrôlées par ces familles : UCB, Solvay et Sofina, toutes trois cotées en Bourse.
A leurs tours, les trois fils et leurs enfants se sont alliés à de nobles et/ou riches familles : Bracht, de la Boëssières-Thiennes, van der Straten-Waillet, de Spoelberch, Goblet d'Alviella, etc.
Où rencontrer dirigeants politiques et gratin du patronat ?
Jusqu'à ce qu'il abandonne nombre de ses mandats en 2006, à ses 70 ans, le baron Daniel Janssen sera un des capitalistes belges les plus en vue. Il dirigera les deux multinationales familiales, Solvay et UCB, tout en étant administrateur de la Sofina, de la Générale de Banque, puis de Fortis qui rachète cette dernière (à cette occasion, il affronte son frère aîné Paul-Emmanuel, président de la Générale, qui s'oppose – en vain – à Fortis).
Mais il va également baigner dans d'importants cercles politico-patronaux. Alors que son père a été député libéral, il va lui-même commencer sa carrière en politique, comme secrétaire d'Albert-Edouard Janssen (1883-1996), cousin éloigné qui est à la fois ministre des Finances et… banquier.
En 1969, Daniel Janssen entre au Club de Rome (influent groupe de pression international) et au conseil d'administration de l'Université libre de Bruxelles (où il s'occupera de l'école de commerce… Solvay). En 1981, il accède à la présidence de la fédération patronale FEB. En 1991, il s'assoit à la Table ronde des industriels européens – qui dicte ses recommandations à l'Union européenne – où il présidera pendant dix ans l'incontournable « groupe de travail compétitivité ». Il sera aussi actif dans le groupe Bilderberg et à la Commission Trilatérale, autres cénacles internationaux.
Notons aussi qu'Armand de Decker (MR), président du Sénat et ancien ministre, est administrateur d'UCB. Et a eu comme collaborateur politique… Nicolas Janssen, un des fils de Daniel Janssen.
Où trouver un médicament pour perdre du poids ?
Depuis sa création en 1928, l'Union chimique belge (UCB) s'est muée en multinationale pharmaceutique présente dans plus de 40 pays. Propose-t-elle un médicament pour perdre du poids ? Seulement le poids de ses effectifs. Fin 2009, elle a annoncé la suppression de 174 emplois à Braine-l'Alleud (ramené à 135 après négociation) et 44 au Royaume-Uni. L'année précédente, le groupe avait déjà lancé un plan visant 2 000 emplois dans le monde, dont un quart en Belgique. « Le monde financier a des exigences de plus en plus grandes, explique le directeur du site brainois, nous voulons (…) regagner sa confiance. »
UCB a en tout cas toujours la confiance de la Région wallonne, qui l'a subsidiée dans le cadre du pôle « sciences du vivant » du plan Marschall. À moins que ce soit le pôle « emploi mort »…
Comment polluer pour un montant confidentiel ?
Quelle est la friche industrielle de Wallonie dont la dépollution est la plus chère ? L'ancienne usine UCB de Ville-sur-Haine (Le Roeulx), avec un coût de 24,4 millions d'euros. Active des années 1920 à 1985 dans le traitement du benzol et du goudron, elle a laissé 24 hectares de sous-sol et eaux souterraines chargés d'hydrocarbures, huiles minérales, métaux lourds, cyanures et phénols, dont une partie doit se perdre dans la Haine, la rivière qui longe le site et a donné son nom au Hainaut. Si les riverains sont allergiques à ces substances, ils peuvent toujours prendre du Zyrtec, médicament phare d'UCB.
A-t-on adressé la facture de 24,4 millions à UCB ? Les porte-parole du groupe et de la Spaque nous ont indiqué qu'en vertu d'un accord entre le ministre Lutgen et UCB, cette dernière interviendrait dans les travaux d'assainissement « pour un montant qui resterait confidentiel ». Le cabinet Lutgen s'est gardé de tout commentaire au motif que le ministre n'a plus l'environnement dans ses compétences.
La fortune des Janssen
● Fortune 2009 : 622 millions € (13e du top 100). Ce montant ne comprend pas l'immobilier.
● Evolution 2000-2009 : + 46 %.
● Taxe des millionnaires sur cette fortune : 18 597 700 €. De quoi augmenter de 100 € par mois la pension de 15 498 pensionnés.
20:40 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, courcelles, presse, television, romain, belgique, economie, capitalisme, silence, medias, exploitation, finance |
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02.03.2010
17/12/09: Intérêts notionnels :: Top 20 des bénéficiaires ...
Intérêts notionnels :: Top 20 des bénéficiaires
Trends-Tendances a publié la liste des vingt premiers bénéficiaires des intérêts notionnels, cette grosse déduction fiscale pour les sociétés. Clés de lecture.
Ce qui impressionne d’abord dans ce top 20, c’est l’importance des montants. Vingt sociétés déduisent de leurs résultats 2008 un total de 5,6 milliards, ce qui représente 1,9 milliard d’impôts en moins. Un montant qui permettrait à l’état de créer 50 000 emplois est offert à vingt multinationales qui, pour beaucoup, ont plutôt l’habitude de tailler dans les effectifs.
Impressionnant aussi, l’évolution de la catastrophe budgétaire des intérêts notionnels. En 2006, le coût pour le contribuable était de 2,3 milliards. Pour toutes les sociétés du pays. Deux ans plus tard, vingt sociétés atteignent presque ce montant. Gloups…
Les banques sont bien représentées dans ce classement (Fortis, Dexia, KBC) alors qu’elles étaient exclues du régime fiscal des centres de coordination, que remplacent les intérêts notionnels.
En 5e place, un cas particulièrement éclairant : Fortum Project Finance est une filiale purement financière de Fortum, groupe finlandais du secteur énergétique, actif dans les pays nordiques, en Pologne et en Russie. Cette filiale a été créée en 2006, spécialement pour profiter des intérêts notionnels puisque c’était la première année soumise à la mesure. En 2008, Fortum Project Finance a déduit 312 millions d’euros pour créer… 0,8 équivalent temps plein.
En 15e place, autre société financière, celle de Nyse Euronext, le groupe qui chapeaute les Bourses de Bruxelles, Paris, Amsterdam, New York. D’après ses statuts, cette filiale fondée en 2007 a pour mission de financer toutes les sociétés, belges ou étrangères, avec lesquelles elle est liée. En clair, le contribuable belge investit en Bourse, de Bruxelles à New-York, en étant sûr à 100 % de perdre 100 % de son capital. Youpie !
Top 20 des intérêts notionnels (2008)
Rang | Société | Groupe | Déduction |
|---|---|---|---|
1 | ArcelorMittal Financial & Serv. | ArcelorMittal | 1.316.399.940 € |
2 | BASF Coordination Center | BASF | 615.116.238 € |
3 | Fortis Finance Belgium | BNP Paribas | 355.968.650 € |
4 | GSK Biologicals | GSK | 334.251.839 € |
5 | Fortum Project Finance | Fortum | 312.330.232 € |
6 | Sabelfi | Lafarge | 270.072.943 € |
7 | Dexia Investment Company | Dexia | 239.396.740 € |
8 | KBC Credit Investments | KBC | 215.674.101 |
9 | Janssen Pharmaceutica | Johnson & Johnson | 202.562.000 € |
10 | Centre de coordination Nestlé | Nestlé | 186.140.000 € |
11 | GBL Treasury Center | GBL | 180.617.659 € |
12 | Danone Finance International | Danone | 172.939.982 € |
13 | L'Air Liquide Coord. Center | Air Liquide | 172.939.982 € |
14 | Exxonmobil Belgium Finance | ExxonMobil | 172.064.030 € |
15 | Euronext IFSC NYSE | Euronext | 167.593.211 € |
16 | Bayer Antwerpen | Bayer | 161.263.373 € |
17 | Sarafi | Rabobank | 157.213.443 € |
18 | Solvay CICC | Solvay | 141.767.000 € |
19 | Arcelor Mittal Belg. Hld | ArcelorMittal | 137.677.123 € |
20
| Energy Europe Invest | Suez | 133.167.873 € |
Total | 5.645.156.359 € |
Source : Trends-Tendances, 10 décembre 2009.
19:11 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, courcelles, presse, romain, belgique, euro-dictature, capitalisme, silence, multinationales, finances, medias, impots, gouvernement |
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30.01.2010
29/10/09: Nouvelle Pax Electrica :: Une mine d’or pour GDF Suez...
Nouvelle Pax Electrica :: Une mine d’or pour GDF Suez
Selon l’accord de gouvernement de 1999, la libéralisation du marché de l’énergie allait amener des tarifs plus bas et des meilleurs services. En août, Magnette disait vouloir « capter la rente nucléaire » et la « rendre aux consommateurs ». Observons à la loupe l’accord récemment conclu.
Le récent accord assure à GDF Suez, pour les prochaines années, un revenu de 13,5 milliards net par an, grâce aux centrales nucléaires belges. (Photo Nitot)
Les trois plus anciennes centrales nucléaires fonctionneront dix ans de plus.
Tout le parc nucléaire belge tournera jusqu’en 2025. Des spécialistes, comme le professeur De Keuleneer, jusqu’il y a peu administrateur de la firme d’électricité SPE Luminus, estiment que les centrales fournissent chaque année au moins 1,2 milliard d’euros de bénéfices en plus. Trois quarts de cette somme sont transférés au QG parisien de GDF Suez, le reste se répartissant entre E.on, SPE Luminus et EDF qui ont aussi en main une partie de l’énergie nucléaire.
Pas d’accord sur les 250 millions d’euros de 2008
En 2008, le gouvernement imposait à GDF Suez une contribution de 250 millions d’euros, comme une sorte de taxe sur ses gros bénéfices, afin de contribuer à combler le trou dans le budget. « En aucun cas », a réagi GDF Suez, qui a aussi sec intenté un procès devant la Cour constitutionnelle pour « discrimination ». Dans le deal actuel, le gouvernement aurait pu exiger que GDF Suez annule ce procès… mais non. Stupide, car cette loi de 2008 est si bancale, juridiquement parlant, que, devant le tribunal, GDF Suez aura sans doute gain de cause. Dans les cercles gouvernementaux, on chuchote qu’ « il y a de fortes chances pour que ‘nous’ soyons forcés de rembourser ces 250 millions ». Soyons clair, « nous », c’est vous et moi, les contribuables.
Pas d’accord sur les 500 millions de 2009
Dans le budget de 2009, on trouve une contribution supplémentaire de GDF Suez : 500 millions d’euros. Une première tranche de 250 millions pour contribuer à boucher le trou des caisses de l’État. Les 250 millions restants seraient utilisés pour des investissements dans l’énergie verte. « Seraient», car le gouvernement « n’a pas du tout demandé une contribution à Electrabel cette année », comme l’a fait remarquer Davignon, administrateur de GDF Suez, la semaine dernière. GDF Suez n’a jamais eu l’intention de payer 500 millions. « Zéro euro », avait répondu le PDG Mestrallet quand on lui avait demandé de combien le géant de l’énergie allait contribuer aux finances de l’État belge. Dans la « Pax electrica », aucun accord. Au Parlement, le Premier ministre Van Rompuy avait fait comprendre que le gouvernement allait imposer légalement ce montant, « selon les mêmes modalités qu’en 2008 ». Oui, c’est ça, exactement les « mêmes modalités » qui seront sans doute annulées par la Cour constitutionnelle…
Il y a toutefois un accord sur une contribution à partir de 2010
De 2010 à 2014 inclus, GDF Suez et les autres producteurs d’énergie contribueront aux finances de l’État. Cette contribution s’ajoute à l’impôt normal des sociétés que paie chaque entreprise. Ce montant se situe entre 215 et 245 millions d’euros par an, selon le prix sur marché de l’énergie. Le PDG Mestrallet a vite signé. Un montant de 215 à 245 millions, dont une partie devra d’ailleurs être payée par les concurrents SPE Luminus et EDF, n’est qu’une broutille comparée aux 13,5 milliards d’euros net que GDF Suez va gagner dans les dix ans à venir sur les centrales nucléaires belges.
Pour GDF Suez, pas d’impôt des sociétés
GDF Suez ne paie pratiquement rien de cet impôt des sociétés. Le géant s’est empressé de déduire de cet impôt la contribution de 250 millions d’euros de 2008. Déduisez encore la déduction de l’intérêt notionnel et quelques autres gadgets de la technologie fiscale de pointe. Ainsi, que le tarif fiscal d’Electrabel est passé de 15 % en 2004 à 7 % en 2007 et... 0 % l’an dernier. Pas un mot de cela dans la « Pax electrica ».
Des prix plus bas ? Beaucoup de promesses, pas de garanties
Selon l’accord, les prix de l’électricité pour le consommateur « devront rester sous la moyenne des pays voisins ». Sur quelle planète Van Rompuy a-t-il vécu ces dernières années ? En Belgique, les familles paient déjà 18 % de plus que dans les pays voisins. Pas un mot non plus à ce propos dans la « Pax electrica ». L’administrateur d’Electrabel, Hansen, a déjà fait savoir que, sur la maîtrise des prix, « il ne pouvait rien garantir » car, au niveau international, la tendance était « plutôt à la hausse »… Et puis, il doit être content, car Electrabel va siéger lui-même dans un nouveau « comité de suivi » qui va surveiller de près – c’est sûr – les prix de l’énergie.
Electrabel reçoit carte blanche
Pour les dix ans à venir, le gouvernement garantit à GDF Suez « un cadre stable, régulateur et normatif ». Comprenez : pas de régime de faveur fiscal, pas de prix maximaux de l’électricité, et la discussion sur les bénéfices enterrée pour de bon. Le monopole de pouvoir d’Electrabel est maintenu. En janvier, la CREG écrivait encore : « Une approche musclée s’impose absolument… les entreprises qui ont le plus à gagner ou à perdre useront de toutes sortes de moyens pour modeler à leur main le processus décisionnel politique. » Et c’est précisément ce qu’a obtenu GDF Suez avec cette « Pax electrica ».
Conclusion : Si le libre marché ne fonctionne pas, l’Etat ne doit-ils pas intervenir ? Par exemple, en diminuant la TVA sur le gaz et l’électricité et en instaurant un prix maximum basé sur les coûts réels...
21:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, courcelles, presse, romain, belgique, euro-dictature, capitalisme, silence, energie, electricite, gouvernement |
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12.10.2009
08/10/09: Maintenir les centrales nucléaires ouvertes plus longtemps :: Qui y gagne ?
Maintenir les centrales nucléaires ouvertes plus longtemps :: Qui y gagne ?
L’an dernier, le gouvernement était encore fermement décidé à fermer les centrales nucléaires à partir de 2015. Mais, la semaine dernière, le ministre Magnette (PS) faisait savoir que les centrales nucléaires pourraient être maintenues en service plus longtemps encore. Qu’y a-t-il derrière tout cela ?
Au début de cette année, tout le secteur nucléaire a rassemblé ses forces et à lancé une campagne publicitaire qui, sous un gros semblant d’informations « objectives », essayait de convaincre la population que l’énergie nucléaire était sûre et durable. (Photo Greenpeace)
Depuis longtemps, Electrabel souhaite maintenir plus longtemps les centrales nucléaires en activité ; normal, elles lui rapportent de plantureux bénéfices, et aussi à sa maison mère GDF Suez.
Le problème, c’est que le gouvernement avait déjà décidé en 2003 de fermer les centrales après 40 ans (la plus ancienne à partir de 2015, donc). Car vétustes et peu sûres. Le fait de les maintenir plus longtemps a tout à voir avec le trou dans le budget. En coulisse, on essaie de conclure un marché avec Electrabel. Electrabel paierait un dédit au gouvernement. Il est question de 250 millions d’euros. Un prix dérisoire, quand on sait que les centrales nucléaires rapportent chaque année un bénéfice de 1,2 milliard d’euros.
En échange du maintien prolongé des centrales nucléaires, GDF Suez devrait également facturer des « prix justes » aux consommateurs et « investir dans des énergies renouvelables ». Ce refrain, le gouvernement nous le bassine depuis dix ans, sans résultat. GDF Suez se croît seigneur et maître et a les coudées franches sur le marché libéralisé de l’énergie. Le prix de l’électricité en Belgique est parmi les plus élevés de toute l’Europe, 17 % de plus que dans les pays voisins !
Le PTB veut qu’il soit mis un terme aux bénéfices faramineux d’Electrabel. Ce bénéfice annuel de 1,2 milliard doit être utilisé pour ramener la TVA sur le gaz et l’électricité de 21 à 6 % et investir dans la production d’énergie verte.
Les alternatives existent
Les centrales nucléaires doivent fermer comme prévu. C’est parfaitement faisable. Les trois plus anciennes peuvent très bien fermer en 2015, contrairement à ce que prétend le gouvernement. La CREG, une institution officielle qui tient à l’œil le marché de l’énergie, affirme qu’il y aura suffisamment de nouvelles centrales électriques pour permettre la fermeture des trois plus vieilles centrales nucléaires.
En ce qui concerne la fermeture des quatre autres en 2025, des investissements supplémentaires sont toutefois nécessaires. C’est aussi parfaitement possible. Les alternatives existent : des centrales au gaz, non polluantes, et l’énergie verte. Mais, pour cela, on ne peut faire comme en Belgique, abandonner la politique de l’énergie au libre marché. L’énergie est trop importante pour la laisser aux mains de multinationales privées qui ne sont là que pour faire le plus de bénef possible. L’État doit déterminer les capacités supplémentaires nécessaires, les endroits où il faut les installer et les dates d’installation. Et, surtout, nous devons déterminer nous-mêmes les technologies que nous voulons. Aujourd’hui, les multinationales construisent les types de centrales qui leur rapportent le plus, et non celles qui conviennent le mieux aux consommateurs et à l’environnement. Puisque le profit passe en premier, les géants de l’énergie construisent aujourd’hui quantités de centrales bon marché au charbon. Ce n’est pas ce que nous voulons.
L’État doit reprendre l’énergie en mains et concocter lui-même un plan d’investissement afin de pouvoir remplacer toutes les centrales nucléaires dès 2025. La construction de nouvelles centrales au charbon doit être interdite et il faut miser sur l’énergie verte. Le PTB est partisan d’une entreprise publique verte qui, en collaboration avec les pays voisins, investira dans des projets d’énergie verte à grande échelle.
Est-il bien avisé de maintenir plus longtemps les centrales nucléaires ?
Non. Le risque sécuritaire est très grand. Les centrales nucléaires ne sont pas des biscuiteries. Un incendie ou une explosion peut déboucher sur une catastrophe. En cas de fuite radioactive à la centrale de Doel ou de Tihange, le territoire contaminé serait plus vaste que la Belgique. Plus les centrales sont vieilles, plus le risque est grand. A l’origine, les centrales nucléaires belges ont été construites pour fonctionner 30 ans. Les plus anciennes ont aujourd’hui 40 ans et le ministre Magnette veut autoriser Electrabel à les laisser fonctionner dix ans de plus encore. C’est foncer dans l’inconnu. C’est accroître également la montagne de déchets radioactifs. En résumé : si les centrales nucléaires restent plus longtemps ouvertes, c’est Electrabel qui palpera les bénéfices et nous qui hériterons des déchets et de tous les risques sécuritaires.
Lisez plus sur www.ptb.be : les questions les plus fréquemment posées sur l’énergie nucléaire.
19:49 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, courcelles, presse, solidaire, television, ps, romain, ptb, silence, nucleaire, medias, electrabel, magnette |
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25.02.2009
22/02/2009: Grève du personnel de la Ville et du CPAS à La Louvière. « L'indécence, de quel côté vient-elle, M. le bourgmestre?»...
« Indécent, ce préavis de grève, à l'heure où des milliers de travailleurs perdent leur emploi »,...
Grève du personnel de la Ville et du CPAS à La Louvière. « L'indécence, de quel côté vient-elle, M. le bourgmestre?»
« Indécent, ce préavis de grève, à l'heure où des milliers de travailleurs perdent leur emploi », dit Jacques Gobert, le bourgmestre PS de La Louvière. Pourtant, le 12 février, les travailleurs ont croisé les bras pour le pouvoir d'achat, l'emploi de qualité et de meilleures conditions de travail.
« Les chèques repas, la ville les a quand même accordés », s'exclame le bourgmestre. « On ne les a toujours pas en poche », répondent les travailleurs. Et pour cause. La Louvière, ville fort endettée, doit présenter un budget en équilibre au gouvernement wallon. Si la majorité PS-MR-UDSC a inscrit 810.000 € dans le budget communal 2009 pour ces chèques, ceux-ci s'y trouvent comme seuls responsables du déficit pour la même somme dans les comptes. Comme pour dire à la Région wallonne : « Si vous imposez l'équilibre, les chèques repas, vous n'avez qu'à les biffer »! Jacques Gobert copie Ponce Pilate!
Ce sont pourtant les conditions de travail de plus en plus mauvaises qui suscitent le grand mécontentement du personnel.
En novembre, celui-ci a dû batailler pour obtenir des nominations dans les catégories inférieures du personnel, plutôt que chez de nouveaux cadres.
Depuis janvier, au CPAS, les infirmières qui prestaient 8 h par jour, un weekend sur deux, devront en faire 11 (et peut-être 12, carrément illégal) un weekend sur trois, tout en restant 'appelables' un deuxième weekend. Une proposition, déjà rejetée deux fois par l'ensemble des infirmières, que le CPAS veut imposer tout de même. « Impossible, disent les infirmières, « cette charge physique et morale est trop grande. »
Les assistantes sociales ont trop de dossiers à gérer.
Et si on engageait? « On est dans les normes », dit Gobert. « Trop basses », répond le personnel. En plus, le CPAS a économisé 500.000 € en 2008 sur le dos du personnel en ne remplaçant pas à temps des malades et certains départs naturels.
« Je favorise le service public, plutôt que le transfert au privé », dit Jacques Gobert. En principe, un bon service public, cela devrait se remarquer aussi dans les ateliers des travailleurs de la ville. Pourtant, il faut s'y battre pour une brosse, pour des vêtements de travail adaptés. Les pneus lisses des voitures de service sont monnaie courante, alors que le projet onéreux des « mouchards » pour surveiller le personnel n'a été retiré que sous la pression des grèves. Les chefs? « Brimades, aucun dialogue ou respect ».
Les femmes de nettoyage s'insurgent contre les services coupés qui les occupent le matin de « 6h à 9 h », et puis de « 15 h30 à 19 h 30 ». Elles sont appelées à des « formations », mais sur les lieux de travail, il vaut parfois mieux apporter ses propres produits. Il fait -12 C° dehors, pas de chance, il faut laver sans eau chaude. Et quand les canalisations pètent, sans eau froide! Les déplacements avec sa propre voiture se font sans indemnité.
La ville a commandé une grande enquête auprès du personnel sur le « bien-être au travail». Pour faire oublier qu'on n'écoute pas les travailleurs? Sous l'effet de la grève, de nouvelles concertations sont quand même annoncées. L'inspection sociale entendra aussi les infirmières. On attend avec impatience la décision de la Région wallonne sur les chèques repas.
(photo déjà envoyée: de Michel Mommerency)
Les ouvriers au piquet devant l'atelier de la Rue de Belle Vue.
« Moins de bling-bling à la surface », plus pour le social et le service public ».
21:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : courcelles, romain, histoire, actualite, belgique, wallonie, hainaut, communes, democratie, silence, capitalisme, oppression capitaliste, medias, presse |
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13.02.2009
11/09/2009: dans SOLIDAIRE: Le PTB pour une proposition de loi pour nationaliser Fortis...
Communiqué de presse :: Le PTB pour une proposition de loi pour nationaliser Fortis
L’assemblée générale des actionnaires de Fortis a, ce 11 février, rejeté la vente de Fortis Banque à la SFPI. La banque ne peut donc être cédée par la SFPI à BNP Paribas. Pour le PTB, cette décision de l’assemblée est un point culminant de la faillite de la politique que le gouvernement mène obstinément (et illégalement) depuis des mois dans le dossier Fortis.
Pour autant, ce vote ne résout pas les problèmes auxquels sont confrontés le personnel de Fortis, les clients de la banque et l’ensemble des contribuables belges.
La gestion d’une telle banque est trop importante que pour la laisser aux mains d’acteurs privés. La seule façon de répondre aux enjeux actuels est de faire de Fortis une banque publique, qui agisse dans le but d’assurer un service public et non de générer du profit. Cette alternative, que le PTB défend depuis le premier jour de la crise, est défendue par de plus en plus de gens, y compris certaines personnalités d’autres partis (voir la récente carte blanche de François Martou et Henri Simons).
Comment faire de Fortis une banque publique ? Après le vote de l’assemblée des actionnaires, plusieurs questions se posent.
1. Peut-on nationaliser Fortis après le vote de l’assemblée ?
L’assemblée des actionnaires a voté contre le rachat de Fortis banque par la SFPI, l’opérateur de l’Etat. Pour le PTB, il ne peut être question de reproduire les manœuvres illégales du gouvernement. La façon juridiquement la plus sûre de faire de Fortis une banque publique, est de faire voter une loi en ce sens par le Parlement.
2. La démocratie des actionnaires prime-t-elle sur la démocratie des clients, du personnel, des contribuables ?
Les actionnaires de Fortis ont, à juste titre, rejeté l’option BNP-Paribas. Mais s’ils jugent que leur intérêt est de relancer une Fortis privée, avec un Lippens bis à sa tête, cela risque de déboucher, à court ou long terme, sur une nouvelle catastrophe.
Le vote de l’assemblée est un vote très particulier où le principe « un homme= une voix » n’est pas appliqué. C’est la démocratie du capital : cinq millions d’actions = cinq millions de voix, une action=une voix, zéro action= zéro voix.
Les millions de contribuables qui n’ont pas d’action Fortis n’ont-ils pas voix au chapitre dès lors que l’Etat s’endette lourdement pour aider les banques ? Les millions de clients, spoliés depuis des années par les pratiques douteuses de cette banque privée, n’ont-ils pas leur mot à dire ? Et le personnel ? Il risque autant dans l’option BNP-Paribas (personne à la tribune de l’assemblée, ce 11 février, n’a pu donner d’assurance au permanent syndical qui posait la question) que dans une autre mouture de banque privée. Alors qu’une banque publique peut garantir l’emploi, comme le faisait naguère la CGER.
3. Faut-il dédommager les actionnaires ?
Dans le scénario BNP-Paribas, les petits actionnaires étaient clairement lésés.
Dans le scénario d’une Fortis privée, les actionnaires perdraient tout dans une faillite inévitable sans l’intervention de l’Etat.
Dans le scénario d’une Fortis publique, il est possible d’envisager une indemnisation des petits actionnaires.
Le PTB considère qu’il ne revient pas à l’Etat d’indemniser des particuliers ou sociétés qui investissement dans le capital à risque. Toutefois, une série de petits actionnaires ont été trompés par un discours patronal, soutenu par certains incitants fiscaux du gouvernement, qui faisait l’apologie de l’achat d’actions et en minimisait les risques, présentant par exemple l’achat de titres Fortis comme un investissement de « bon père de famille. »
C’est pourquoi, les petits actionnaires (pas les Lippens, Boël, de Spoelberch…), c’est-à-dire à concurrence de maximum 5.000 actions Fortis, devraient pouvoir obtenir une indemnisation de l’Etat. Le PTB estime que cette aide devrait être financée par une taxe spéciale sur banques appliquée sur les années suivantes jusqu’à remboursement total du montant engagé.
Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB
0477 986 510
Marco Van Hees, en charge du dossier banques pour le PTB
0473 411 021
22:27 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : courcelles, histoire, belgique, politique, silence, banque, bruxelles, crise, democratie, euro-dictature, europe, finances, gouvernement, romain, exploitation capitaliste, actualite, capitalisme, information, presse, ptb |
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12.02.2009
10/02/2009: dans Solidaire: Qui possède les médias en Belgique ...?
| Les photos sont disponibles en ligne pendant 30 jours. |
Qui possède les médias en Belgique
Qui contrôle la presse, la télé, la radio ? Les principaux médias belges sont aux mains d’à peine neuf groupes privés , contrôlés par quelques richissimes familles. Cela a une double signification.
D’abord, la concentration du capital n’a jamais été si grande dans les médias : le nombre de titres s’est réduit au fil des ans, mais aussi le nombre de leurs propriétaires (un des sept s’appelle d’ailleurs… Concentra). Et certains journaux (De Tijd, L’Echo, Metro), télés (VTM, 2BE, JimTV) ou radios (Bel-RTL, Radio Contact) sont contrôlés conjointement par plusieurs de ces groupes, ce qui augure de nouvelles fusions.
Ensuite, la liberté de la presse est cadenassée par la liberté économique des possédants. En Belgique, on n’emprisonne pas les journalistes. Il suffit de licencier ceux qui dérangent. Ou, plus simplement, de ne pas les engager. Et comme pour démontrer que les médias sont aux mains du grand capital, on trouve même parmi les président de ces groupes de presse… l’actuel président de la fédération patronale FEB, Thomas Leysen.
Roularta
Groupe des familles De Nolf et Claeys (fortune 2008 : 199 millions €). Fondé en 1954 par l’avocat Willy De Nolf, père de Rik, l’actuel président, Roularta a commencé dans la presse régionale avec le Krant van West-Vlaanderen pour s’etendre aux magazines, audiovisuel, internet, publicité...
Persgroep
Groupe de la famille Van Thillo (fortune 2008 : 473 millions €), active également dans le secteur bancaire (Herman Van Thillo a été éclaboussé par l’affaire KB-Lux dans les années 90). Persgroep contrôle VTM, cinq quotidiens et Dag Allemaal, plus gros tirage hebdomadaire belge.
Rossel
Groupe de la famille Hurbain (fortune 2008 : 139 millions €), les descendants d’Emile Rossel, qui fonda Le Soir en 1887. Avec Le Soir, L’Echo et Sud Presse (La Meuse, La Nouvelle Gazette, La Capitale, etc.), Rossel dépasse la moitié du tirage des quotidiens francophones.
Concentra
Le groupe de la famille Baert (fortune 2008 : 130 millions €), ce pilier du catholicisme, « concentra » d’abord la presse limbourgeoise, pour s’étendre ensuite au-delà. Comme les familles Van Thillo (Persgroep) ou Leysen (Corelio), les Baert ont des liens historiques avec la banque KBC.
Corelio
Corelio est depuis 2006 le nouveau nom de la VUM, société d'édition créée en 1976 par André Leysen, figure illustre du patronat flamand, fraudeur et sympathisant nazi à ses heures. Son fils Thomas préside aujourd’hui le groupe détenu par les familles Leysen, Campo, Van Den Steen, Vlerick, Van Waeyenberge, etc.
RTL Group
Ce groupe possède une centaine de radios et télés dans onze pays européens. Il est détenu par le groupe allemand Bertelsmann, propriété de la famille Mohn, 102e fortune mondiale avec 6,8 milliards €. En 2006, le financier carolo Albert Frère leur a vendu ses parts (25,1 %) pour 4,5 milliards d'euros.
IPM
La Libre Belgique est historiquement catholique, La Dernière Heure libérale, mais ils appartiennent tous deux à IPM, groupe détenu à 100% par la famille le Hodey. Laquelle détient aussi une petite participation dans le quotidien français Libération. Journal d’extrême gauche à l’origine…
Etat
Les télés et radios publiques de la RTBF et de la VRT sont détenues respectivement par la Communauté française et Communauté flamande. Des représentants des grands partis siègent à leur conseil d’administration.
20:19 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : democratie, finance, romain, courcelles, histoire, actualite, ptb, solidaire, medias, information, presse, television, silence |
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18.09.2008
16/09/2008: Courcelles: Energie :: 75 euros de remise sur la facture d’énergie ? Des clopinettes !
Energie :: 75 euros de remise sur la facture d’énergie ? Des clopinettes !
Le gouvernement Leterme sent dans son dos le souffle chaud de la pétition des 6 pour cent et déballe une « remise sur l’énergie » de… 75 euros maximum. Des clopinettes, quoi !
La décision de faire bénéficier les familles à bas revenu d’une « remise sur l’énergie » date déjà d’avril. Seulement, il faut manifestement au moins cinq mois avant qu’on puisse mettre à exécution cette décision toute simple. Le gouvernement Leterme a visiblement d’autres priorités que la cherté de l’énergie.
Le souffle chaud des 6 pour cent
La remise de l’énergie de Leterme est la réponse au mécontentement croissant de la population à propos de la cherté de l’énergie. La pétition du PTB visant à ramener de 21 à 6 % la TVA sur le gaz et l’électricité a entre-temps réuni plus de 135.000 signatures déjà et ce message est lui aussi déjà parvenu aux oreilles du 16 de la rue de la Loi.
Des clopinettes
Mais qu’il soit bien clair que la remise sur l’énergie que Leterme essaie de proposer pour la deuxième vois n’est qu’une goutte d’eau dans la mer. Une poignée de cacahuètes. Il faut l’oser, s’amener avec 75 euros de ristourne chez qui se chauffe au gaz, alors que la facture moyenne de gaz pour 2008 sera de 1600 euros, voire de 1900 euros chez certains fournisseurs. La facture moyenne gaz est de 50 % plus élevée que l’an dernier. Pour l’électricité, de 20 %.
Pour les revenus les plus bas uniquement
Test-Achats a catalogué cette remise sur l’énergie de « mauvais poisson d’avril ». La plupart des familles laborieuses n’entrent en fait pas en ligne de compte pour cette remise sur l’énergie parce que, tout simplement, elles… gagnent trop. Seules les familles au revenu imposable inférieur à 23.282 euros entrent en ligne de compte. Les ménages à deux salaires peuvent faire une croix dessus. ON estime que 100.000 familles à peine entreront en ligne de compte pour cette réduction.
Electrabel hors d’atteinte
La remise sur l’énergie coûtera au trésor 9,5 millions d’euros. Et qui va les payer ? Ceux qui paient d’habitude, vous et moi, donc. Les bénefs d’Electrabel sont passés de 2,3 à 3 milliards d’euros, mais restent hors d’atteinte. Le ministre de l’Énergie, Magnette, s’est targué au printemps dernier de coller un impôt de 250 millions d’euros sur les bénefs d’Electrabel : si Electrabel ne se fendait pas de 250 millions pour le 1er juillet, Magnette allait les lui réclamer par voie légale. Bien sûr ! Depuis, ni de Magnette, ni du quart de milliard d’euros, on n’a plus entendu parler…
COURCELLES: MERCI aux SIGNATAIRES, aux PÉTITIONNAIRES VOLONTAIRES, aux COMMERCANTS... ! -UN SECOND BILAN (arrêté au 14/09/2008) de la PÉTITION réclamant la réduction de la tva de 21 à 6% sur le mazout, le gaz, l' électricité: http://www.6pourcent.be -UN SUCCÈS en très peu de temps: déjà 608 signatures, dont celle d' Ernest GLINNE, conseiller communal, a/bourgmestre.-UNE PREMIÈRE LISTE (qui sera remise à jour régulièrement et progressivement) des COMMERCANTS qui ont déjà rentré des signatures et chez qui VOUS POUVEZ TOUJOURS SIGNER,SI CE N'EST PAS ENCORE FAIT (et soyons sûrs que d' autres vont encore nous rejoindre et/ou sont en cours, ..., car la revendication est de plus en plus populaire et ne cesse de progresser):-Boulangerie COHART, rue Wartonlieu 63, 6180 Courcelles- " DESCLIN, rue de Gaulle 46, 6180 "- " LA TRADITION, rue Churchill (face à La Poste), 6180 Courcelles-Fleuriste EDELWEISS, rue de Trazegnies 47, 6180 Courcelles-PROMO FASHION, rue de Gaulle 3, 6180 Courcelles-SHOE DISCOUNT, " " 22, "-CAFE LADIES AND GENTLEMEN, place Roosevelt 30, 6180 Courcelles-VIDEOTHEQUE, rue Churchill 20, 6180 Courcelles-CAFE DE LA POSTE, rue Rectem 59, 6183 Trazegnies-CAFE DES QUATRE CHEMINS, 6183 Trazegnies...NOUS CONTINUONS LE COMBAT !Roger ROMAINa/conseiller communalTél: 0495.470042
20:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : silence, societe, tva, actualite, courcelles, finances, gouvernementhistoire, information, medias, mr, prix, petitions, energie, ptb, politique, romain, resistance, syndicats, social, solidarite, television, belgique, capitalisme, charleroi, exploitation capitaliste, hainaut, presse, ps, euro-dictature, cdh |
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13.08.2008
21/11/2007: Portrait Naomi Klein :: Choc et capitalisme du désastre ...
Portrait Naomi Klein :: Choc et capitalisme du désastre
Journaliste primée, éditorialiste syndiquée, documentariste, figure incontestée du mouvement altermondialiste, Naomi Klein, entre marxisme et féminisme.
Julien Versteegh
21-11-2007
Photo Gordon Terris - Cliquez sur la photo pour l'agrandir - |
« Choc et capitalisme du désastre », tel est le propos incendiaire du nouveau livre de la journaliste et économiste canadienne Naomi Klein, ‘The shock Doctrine – The rise of Disaster Capitalisme’.
Elle y met au pilori la CIA, l’armée américaine et la politique américaine en Irak. Elle démontre comment certains désastres naturels comme le Tsunami, les guerres et les attaques terroristes sont l’occasion de profits importants et permettent la réalisation de réformes économiques, autrement impossibles
Naomi Klein nous propose ici un livre décapant sur le capitalisme, comme l’était son best seller No Logo qui, en 2000, fit d’elle l’égérie du mouvement pour une autre mondialisation.
C’est sans doute son parcours qui la destina à son engagement politique actuel.
Naomi naît à Montréal (Canada) en 1970 au sein d’une famille activiste depuis deux générations. Ses grands-parents sont des marxistes américains, actifs dans les années 1930-1940. Son grand-père fut chassé de Disney, où il travaillait, pour y avoir organisé la première grève des studios. Ses parents, opposants à la guerre du Vietnam, émigrent au Canada en signe de protestation.
De journaliste engagée à activiste anti-mondialisation
Grandir dans un tel milieu entraîne d’abord pour Naomi un rejet des valeurs familiales. L’adolescente s’enchante pour la société de consommation. En 1989, à 19 ans, elle s’éveille au féminisme, suite au massacre de l’Ecole Polytechnique de Montréal : Marc Lépine, clamant combattre le féminisme, y abat quatorze jeunes femmes.
Ses premiers pas de journaliste, elle les fait comme rédactrice en chef de « Varsity », le journal étudiant de l’Université de Toronto. Elle obtient la bourse Miliband de l’Ecole de Londres d’Economie et le titre de Docteur en loi civile de l’Université de King’s College Nova Scotia.
Elle débute sa carrière au Toronto Star, avant de devenir reporter indépendante ; elle se spécialise sur le rôle de la publicité dans notre société. Elle collabore actuellement au « The Nation » et « The Guardian », deux journaux réputés. Elle est élue onzième au classement des intellectuels les plus réputés du monde du magazine « Prospect », et première des femmes classées.
Naomi Klein s’implique et participe au débat international sur la mondialisation et plaide pour des solutions alternatives à la domination du capitalisme, comme dans son film The Take (La prise), réalisé en 2004 avec son mari Avi Lewis et nominé à la biennale de Venise. The Take parle d’un phénomène méconnu en Argentine, suite à la faillite de 2001 : les travailleurs reprenant en autogestion les entreprises désertées par les patrons. Elle se rend en Argentine et filme le parcours de ces travailleurs. Et d’expliquer sa démarche : « Tant que notre modèle économique ne considérera pas les salariés (…) comme une valeur à part entière, nous évoluons dans une impasse. L’entreprise n’est pas une fin en soi. Les entreprises autogérées offrent une première solution alternative. D’autres suivront peut-être »1.
19:50 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : belgique, medias, societe, politique, television, europe, presse, romain, social, silence, actualite, courceles, capitalisme, democratie, exploitation capitaliste, finance, histoire, information, euro-dictature, marxisme |
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