12.10.2009
08/10/09: Maintenir les centrales nucléaires ouvertes plus longtemps :: Qui y gagne ?
Maintenir les centrales nucléaires ouvertes plus longtemps :: Qui y gagne ?
L’an dernier, le gouvernement était encore fermement décidé à fermer les centrales nucléaires à partir de 2015. Mais, la semaine dernière, le ministre Magnette (PS) faisait savoir que les centrales nucléaires pourraient être maintenues en service plus longtemps encore. Qu’y a-t-il derrière tout cela ?
Au début de cette année, tout le secteur nucléaire a rassemblé ses forces et à lancé une campagne publicitaire qui, sous un gros semblant d’informations « objectives », essayait de convaincre la population que l’énergie nucléaire était sûre et durable. (Photo Greenpeace)
Depuis longtemps, Electrabel souhaite maintenir plus longtemps les centrales nucléaires en activité ; normal, elles lui rapportent de plantureux bénéfices, et aussi à sa maison mère GDF Suez.
Le problème, c’est que le gouvernement avait déjà décidé en 2003 de fermer les centrales après 40 ans (la plus ancienne à partir de 2015, donc). Car vétustes et peu sûres. Le fait de les maintenir plus longtemps a tout à voir avec le trou dans le budget. En coulisse, on essaie de conclure un marché avec Electrabel. Electrabel paierait un dédit au gouvernement. Il est question de 250 millions d’euros. Un prix dérisoire, quand on sait que les centrales nucléaires rapportent chaque année un bénéfice de 1,2 milliard d’euros.
En échange du maintien prolongé des centrales nucléaires, GDF Suez devrait également facturer des « prix justes » aux consommateurs et « investir dans des énergies renouvelables ». Ce refrain, le gouvernement nous le bassine depuis dix ans, sans résultat. GDF Suez se croît seigneur et maître et a les coudées franches sur le marché libéralisé de l’énergie. Le prix de l’électricité en Belgique est parmi les plus élevés de toute l’Europe, 17 % de plus que dans les pays voisins !
Le PTB veut qu’il soit mis un terme aux bénéfices faramineux d’Electrabel. Ce bénéfice annuel de 1,2 milliard doit être utilisé pour ramener la TVA sur le gaz et l’électricité de 21 à 6 % et investir dans la production d’énergie verte.
Les alternatives existent
Les centrales nucléaires doivent fermer comme prévu. C’est parfaitement faisable. Les trois plus anciennes peuvent très bien fermer en 2015, contrairement à ce que prétend le gouvernement. La CREG, une institution officielle qui tient à l’œil le marché de l’énergie, affirme qu’il y aura suffisamment de nouvelles centrales électriques pour permettre la fermeture des trois plus vieilles centrales nucléaires.
En ce qui concerne la fermeture des quatre autres en 2025, des investissements supplémentaires sont toutefois nécessaires. C’est aussi parfaitement possible. Les alternatives existent : des centrales au gaz, non polluantes, et l’énergie verte. Mais, pour cela, on ne peut faire comme en Belgique, abandonner la politique de l’énergie au libre marché. L’énergie est trop importante pour la laisser aux mains de multinationales privées qui ne sont là que pour faire le plus de bénef possible. L’État doit déterminer les capacités supplémentaires nécessaires, les endroits où il faut les installer et les dates d’installation. Et, surtout, nous devons déterminer nous-mêmes les technologies que nous voulons. Aujourd’hui, les multinationales construisent les types de centrales qui leur rapportent le plus, et non celles qui conviennent le mieux aux consommateurs et à l’environnement. Puisque le profit passe en premier, les géants de l’énergie construisent aujourd’hui quantités de centrales bon marché au charbon. Ce n’est pas ce que nous voulons.
L’État doit reprendre l’énergie en mains et concocter lui-même un plan d’investissement afin de pouvoir remplacer toutes les centrales nucléaires dès 2025. La construction de nouvelles centrales au charbon doit être interdite et il faut miser sur l’énergie verte. Le PTB est partisan d’une entreprise publique verte qui, en collaboration avec les pays voisins, investira dans des projets d’énergie verte à grande échelle.
Est-il bien avisé de maintenir plus longtemps les centrales nucléaires ?
Non. Le risque sécuritaire est très grand. Les centrales nucléaires ne sont pas des biscuiteries. Un incendie ou une explosion peut déboucher sur une catastrophe. En cas de fuite radioactive à la centrale de Doel ou de Tihange, le territoire contaminé serait plus vaste que la Belgique. Plus les centrales sont vieilles, plus le risque est grand. A l’origine, les centrales nucléaires belges ont été construites pour fonctionner 30 ans. Les plus anciennes ont aujourd’hui 40 ans et le ministre Magnette veut autoriser Electrabel à les laisser fonctionner dix ans de plus encore. C’est foncer dans l’inconnu. C’est accroître également la montagne de déchets radioactifs. En résumé : si les centrales nucléaires restent plus longtemps ouvertes, c’est Electrabel qui palpera les bénéfices et nous qui hériterons des déchets et de tous les risques sécuritaires.
Lisez plus sur www.ptb.be : les questions les plus fréquemment posées sur l’énergie nucléaire.
19:49 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, courcelles, presse, solidaire, television, ps, romain, ptb, silence, nucleaire, medias, electrabel, magnette |
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13.02.2009
11/09/2009: dans SOLIDAIRE: Le PTB pour une proposition de loi pour nationaliser Fortis...
Communiqué de presse :: Le PTB pour une proposition de loi pour nationaliser Fortis
L’assemblée générale des actionnaires de Fortis a, ce 11 février, rejeté la vente de Fortis Banque à la SFPI. La banque ne peut donc être cédée par la SFPI à BNP Paribas. Pour le PTB, cette décision de l’assemblée est un point culminant de la faillite de la politique que le gouvernement mène obstinément (et illégalement) depuis des mois dans le dossier Fortis.
Pour autant, ce vote ne résout pas les problèmes auxquels sont confrontés le personnel de Fortis, les clients de la banque et l’ensemble des contribuables belges.
La gestion d’une telle banque est trop importante que pour la laisser aux mains d’acteurs privés. La seule façon de répondre aux enjeux actuels est de faire de Fortis une banque publique, qui agisse dans le but d’assurer un service public et non de générer du profit. Cette alternative, que le PTB défend depuis le premier jour de la crise, est défendue par de plus en plus de gens, y compris certaines personnalités d’autres partis (voir la récente carte blanche de François Martou et Henri Simons).
Comment faire de Fortis une banque publique ? Après le vote de l’assemblée des actionnaires, plusieurs questions se posent.
1. Peut-on nationaliser Fortis après le vote de l’assemblée ?
L’assemblée des actionnaires a voté contre le rachat de Fortis banque par la SFPI, l’opérateur de l’Etat. Pour le PTB, il ne peut être question de reproduire les manœuvres illégales du gouvernement. La façon juridiquement la plus sûre de faire de Fortis une banque publique, est de faire voter une loi en ce sens par le Parlement.
2. La démocratie des actionnaires prime-t-elle sur la démocratie des clients, du personnel, des contribuables ?
Les actionnaires de Fortis ont, à juste titre, rejeté l’option BNP-Paribas. Mais s’ils jugent que leur intérêt est de relancer une Fortis privée, avec un Lippens bis à sa tête, cela risque de déboucher, à court ou long terme, sur une nouvelle catastrophe.
Le vote de l’assemblée est un vote très particulier où le principe « un homme= une voix » n’est pas appliqué. C’est la démocratie du capital : cinq millions d’actions = cinq millions de voix, une action=une voix, zéro action= zéro voix.
Les millions de contribuables qui n’ont pas d’action Fortis n’ont-ils pas voix au chapitre dès lors que l’Etat s’endette lourdement pour aider les banques ? Les millions de clients, spoliés depuis des années par les pratiques douteuses de cette banque privée, n’ont-ils pas leur mot à dire ? Et le personnel ? Il risque autant dans l’option BNP-Paribas (personne à la tribune de l’assemblée, ce 11 février, n’a pu donner d’assurance au permanent syndical qui posait la question) que dans une autre mouture de banque privée. Alors qu’une banque publique peut garantir l’emploi, comme le faisait naguère la CGER.
3. Faut-il dédommager les actionnaires ?
Dans le scénario BNP-Paribas, les petits actionnaires étaient clairement lésés.
Dans le scénario d’une Fortis privée, les actionnaires perdraient tout dans une faillite inévitable sans l’intervention de l’Etat.
Dans le scénario d’une Fortis publique, il est possible d’envisager une indemnisation des petits actionnaires.
Le PTB considère qu’il ne revient pas à l’Etat d’indemniser des particuliers ou sociétés qui investissement dans le capital à risque. Toutefois, une série de petits actionnaires ont été trompés par un discours patronal, soutenu par certains incitants fiscaux du gouvernement, qui faisait l’apologie de l’achat d’actions et en minimisait les risques, présentant par exemple l’achat de titres Fortis comme un investissement de « bon père de famille. »
C’est pourquoi, les petits actionnaires (pas les Lippens, Boël, de Spoelberch…), c’est-à-dire à concurrence de maximum 5.000 actions Fortis, devraient pouvoir obtenir une indemnisation de l’Etat. Le PTB estime que cette aide devrait être financée par une taxe spéciale sur banques appliquée sur les années suivantes jusqu’à remboursement total du montant engagé.
Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB
0477 986 510
Marco Van Hees, en charge du dossier banques pour le PTB
0473 411 021
22:27 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : courcelles, histoire, belgique, politique, silence, banque, bruxelles, crise, democratie, euro-dictature, europe, finances, gouvernement, romain, exploitation capitaliste, actualite, capitalisme, information, presse, ptb |
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12.02.2009
10/02/2009: dans Solidaire: Qui possède les médias en Belgique ...?
| Les photos sont disponibles en ligne pendant 30 jours. |
Qui possède les médias en Belgique
Qui contrôle la presse, la télé, la radio ? Les principaux médias belges sont aux mains d’à peine neuf groupes privés , contrôlés par quelques richissimes familles. Cela a une double signification.
D’abord, la concentration du capital n’a jamais été si grande dans les médias : le nombre de titres s’est réduit au fil des ans, mais aussi le nombre de leurs propriétaires (un des sept s’appelle d’ailleurs… Concentra). Et certains journaux (De Tijd, L’Echo, Metro), télés (VTM, 2BE, JimTV) ou radios (Bel-RTL, Radio Contact) sont contrôlés conjointement par plusieurs de ces groupes, ce qui augure de nouvelles fusions.
Ensuite, la liberté de la presse est cadenassée par la liberté économique des possédants. En Belgique, on n’emprisonne pas les journalistes. Il suffit de licencier ceux qui dérangent. Ou, plus simplement, de ne pas les engager. Et comme pour démontrer que les médias sont aux mains du grand capital, on trouve même parmi les président de ces groupes de presse… l’actuel président de la fédération patronale FEB, Thomas Leysen.
Roularta
Groupe des familles De Nolf et Claeys (fortune 2008 : 199 millions €). Fondé en 1954 par l’avocat Willy De Nolf, père de Rik, l’actuel président, Roularta a commencé dans la presse régionale avec le Krant van West-Vlaanderen pour s’etendre aux magazines, audiovisuel, internet, publicité...
Persgroep
Groupe de la famille Van Thillo (fortune 2008 : 473 millions €), active également dans le secteur bancaire (Herman Van Thillo a été éclaboussé par l’affaire KB-Lux dans les années 90). Persgroep contrôle VTM, cinq quotidiens et Dag Allemaal, plus gros tirage hebdomadaire belge.
Rossel
Groupe de la famille Hurbain (fortune 2008 : 139 millions €), les descendants d’Emile Rossel, qui fonda Le Soir en 1887. Avec Le Soir, L’Echo et Sud Presse (La Meuse, La Nouvelle Gazette, La Capitale, etc.), Rossel dépasse la moitié du tirage des quotidiens francophones.
Concentra
Le groupe de la famille Baert (fortune 2008 : 130 millions €), ce pilier du catholicisme, « concentra » d’abord la presse limbourgeoise, pour s’étendre ensuite au-delà. Comme les familles Van Thillo (Persgroep) ou Leysen (Corelio), les Baert ont des liens historiques avec la banque KBC.
Corelio
Corelio est depuis 2006 le nouveau nom de la VUM, société d'édition créée en 1976 par André Leysen, figure illustre du patronat flamand, fraudeur et sympathisant nazi à ses heures. Son fils Thomas préside aujourd’hui le groupe détenu par les familles Leysen, Campo, Van Den Steen, Vlerick, Van Waeyenberge, etc.
RTL Group
Ce groupe possède une centaine de radios et télés dans onze pays européens. Il est détenu par le groupe allemand Bertelsmann, propriété de la famille Mohn, 102e fortune mondiale avec 6,8 milliards €. En 2006, le financier carolo Albert Frère leur a vendu ses parts (25,1 %) pour 4,5 milliards d'euros.
IPM
La Libre Belgique est historiquement catholique, La Dernière Heure libérale, mais ils appartiennent tous deux à IPM, groupe détenu à 100% par la famille le Hodey. Laquelle détient aussi une petite participation dans le quotidien français Libération. Journal d’extrême gauche à l’origine…
Etat
Les télés et radios publiques de la RTBF et de la VRT sont détenues respectivement par la Communauté française et Communauté flamande. Des représentants des grands partis siègent à leur conseil d’administration.
20:19 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : democratie, finance, romain, courcelles, histoire, actualite, ptb, solidaire, medias, information, presse, television, silence |
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18.09.2008
16/09/2008: Courcelles: Energie :: 75 euros de remise sur la facture d’énergie ? Des clopinettes !
Energie :: 75 euros de remise sur la facture d’énergie ? Des clopinettes !
Le gouvernement Leterme sent dans son dos le souffle chaud de la pétition des 6 pour cent et déballe une « remise sur l’énergie » de… 75 euros maximum. Des clopinettes, quoi !
La décision de faire bénéficier les familles à bas revenu d’une « remise sur l’énergie » date déjà d’avril. Seulement, il faut manifestement au moins cinq mois avant qu’on puisse mettre à exécution cette décision toute simple. Le gouvernement Leterme a visiblement d’autres priorités que la cherté de l’énergie.
Le souffle chaud des 6 pour cent
La remise de l’énergie de Leterme est la réponse au mécontentement croissant de la population à propos de la cherté de l’énergie. La pétition du PTB visant à ramener de 21 à 6 % la TVA sur le gaz et l’électricité a entre-temps réuni plus de 135.000 signatures déjà et ce message est lui aussi déjà parvenu aux oreilles du 16 de la rue de la Loi.
Des clopinettes
Mais qu’il soit bien clair que la remise sur l’énergie que Leterme essaie de proposer pour la deuxième vois n’est qu’une goutte d’eau dans la mer. Une poignée de cacahuètes. Il faut l’oser, s’amener avec 75 euros de ristourne chez qui se chauffe au gaz, alors que la facture moyenne de gaz pour 2008 sera de 1600 euros, voire de 1900 euros chez certains fournisseurs. La facture moyenne gaz est de 50 % plus élevée que l’an dernier. Pour l’électricité, de 20 %.
Pour les revenus les plus bas uniquement
Test-Achats a catalogué cette remise sur l’énergie de « mauvais poisson d’avril ». La plupart des familles laborieuses n’entrent en fait pas en ligne de compte pour cette remise sur l’énergie parce que, tout simplement, elles… gagnent trop. Seules les familles au revenu imposable inférieur à 23.282 euros entrent en ligne de compte. Les ménages à deux salaires peuvent faire une croix dessus. ON estime que 100.000 familles à peine entreront en ligne de compte pour cette réduction.
Electrabel hors d’atteinte
La remise sur l’énergie coûtera au trésor 9,5 millions d’euros. Et qui va les payer ? Ceux qui paient d’habitude, vous et moi, donc. Les bénefs d’Electrabel sont passés de 2,3 à 3 milliards d’euros, mais restent hors d’atteinte. Le ministre de l’Énergie, Magnette, s’est targué au printemps dernier de coller un impôt de 250 millions d’euros sur les bénefs d’Electrabel : si Electrabel ne se fendait pas de 250 millions pour le 1er juillet, Magnette allait les lui réclamer par voie légale. Bien sûr ! Depuis, ni de Magnette, ni du quart de milliard d’euros, on n’a plus entendu parler…
COURCELLES: MERCI aux SIGNATAIRES, aux PÉTITIONNAIRES VOLONTAIRES, aux COMMERCANTS... ! -UN SECOND BILAN (arrêté au 14/09/2008) de la PÉTITION réclamant la réduction de la tva de 21 à 6% sur le mazout, le gaz, l' électricité: http://www.6pourcent.be -UN SUCCÈS en très peu de temps: déjà 608 signatures, dont celle d' Ernest GLINNE, conseiller communal, a/bourgmestre.-UNE PREMIÈRE LISTE (qui sera remise à jour régulièrement et progressivement) des COMMERCANTS qui ont déjà rentré des signatures et chez qui VOUS POUVEZ TOUJOURS SIGNER,SI CE N'EST PAS ENCORE FAIT (et soyons sûrs que d' autres vont encore nous rejoindre et/ou sont en cours, ..., car la revendication est de plus en plus populaire et ne cesse de progresser):-Boulangerie COHART, rue Wartonlieu 63, 6180 Courcelles- " DESCLIN, rue de Gaulle 46, 6180 "- " LA TRADITION, rue Churchill (face à La Poste), 6180 Courcelles-Fleuriste EDELWEISS, rue de Trazegnies 47, 6180 Courcelles-PROMO FASHION, rue de Gaulle 3, 6180 Courcelles-SHOE DISCOUNT, " " 22, "-CAFE LADIES AND GENTLEMEN, place Roosevelt 30, 6180 Courcelles-VIDEOTHEQUE, rue Churchill 20, 6180 Courcelles-CAFE DE LA POSTE, rue Rectem 59, 6183 Trazegnies-CAFE DES QUATRE CHEMINS, 6183 Trazegnies...NOUS CONTINUONS LE COMBAT !Roger ROMAINa/conseiller communalTél: 0495.470042
20:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : silence, societe, tva, actualite, courcelles, finances, gouvernementhistoire, information, medias, mr, prix, petitions, energie, ptb, politique, romain, resistance, syndicats, social, solidarite, television, belgique, capitalisme, charleroi, exploitation capitaliste, hainaut, presse, ps, euro-dictature, cdh |
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05.09.2008
03/09/2008: Solidaire: Salaires :: Document exclusif de l’organisation patronale flamande VOKA...
Un vent favorable a amené à la rédaction de Solidaire un document confidentiel explosif de l’organisation patronale VOKA. Extraits et commentaires.
Intitulé « Brèches dans la modernisation des salaires et conditions de travail », ce document daté du 18 juin 2008 est la plateforme du patronat flamand dans les prochains mois. Débarrassé d’un langage aseptisé, il expose sans fard la stratégie patronale.
1. Une indexation maximum une fois par an
Le VOKA avance à l’instar de la Fédération des Entreprises Belges (FEB) sa volonté de rattraper le prétendu retard salarial sur les pays concurrents. Il avance aussi sa volonté d’introduire les mécanismes d’accords salariaux « all-in », c’est-à-dire un plafond absolu pour les augmentations salariales, index compris.
Limitation supplémentaire, le VOKA exige que « les poussées temporaires de l’inflation ne soient pas transformées en augmentations salariales permanentes ». Et propose « d’appliquer par exemple une moyenne annuelle ». Fini l’indexation qui suit le cours de l’inflation. Il faudra attendre au moins un an avant de voir son salaire augmenté…
2. Une indexation non-automatique et variable
Mais il ajoute : « Dans la norme salariale, le pouvoir d’achat est garanti par l’indexation. Et bien, augmentons les degrés de liberté et réduisons les automatismes. » (page 7)
L’indexation est « garantie » mais elle sera moins automatique et plus variable. Autrement dit, il n’y a plus d’indexation automatique de tous les salaires.
3. Une indexation en euros pas en pourcentage
3. Une indexation en euros pas en pourcentage
« De cette manière, il sera possible pour certains niveaux salariaux d’exprimer l’index en centimes (et non plus en pour cent). Le solde reviendra aux employés concernés. Il sera ainsi possible de créer dans la norme salariale (…) une marge permettant de rémunérer les employés concernés de manière différenciée et plus variable. »
4. Une augmentation individuelle « accordée à la tête du client »
« Si la réforme de l’index est réalisée, les entreprises disposeront d’une plus grande marge pour récompenser les prestations individuelles ou la compétitivité. »
« Une dynamique salariale basée sur des automatismes (index, barèmes d’âge...) est peu incitative. »
5. Pour une indexation en net, pas en brut. Moins d’argent pour l’État.
Contre l’indexation brute mais pour une indexation nette des salaires « des augmentations nettes contre des coûts bruts modérés ». Le VOKA justifie cette proposition en proposant de limiter fortement les dépenses publiques (et donc des services publics) : « Un coin salarial marginal permettant à la fonction publique de mettre 2/3 en poche n’est vraiment pas stimulant (…) Il faut absolument supprimer les prélèvements publics. »
6. Pour stimuler les pensions privées, contre les pensions publiques
« Il est déjà possible de refluer une partie des prélèvements publics en supprimant la cotisation spéciale de 8,86% sur la cotisation patronale pour la pension complémentaire. De cette manière, on pourra encourager davantage la démocratisation de la constitution d’une pension complémentaire. »
18:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : democratie, medias, societe, prix, ptb, prese, politique, social, silence, solidaire, euro-dictature, exploitation capitaliste, finance, histoire, vie chere, actualite, belgique, bruxelles, courcelles, gouvernement, television, romain, syndicats, information, banques, capitalisme |
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08.07.2008
07/07/08: Ptb: Quand le Forem prend des allures d’agences intérimaire !
Quand le Forem prend des allures d’agences intérimaire !
J’ai 23 ans et j’habite à Herstal, une commune dont 22 % des jeunes sont au chômage (quand ils ont la chance de percevoir les allocations). Dès la fin de ma scolarité, souhaitant vraiment intégrer le monde du travail, je me suis inscrit à une formation Forem-CEFORA en « inspecteur de chantiers » pour le domaine du nettoyage.
De cette formation a découlé un stage qui m’a permis d’être engagé dans une entreprise de nettoyage en tant que gestionnaire de chantiers. « Bien », me direz-vous ? Mais la réalité de cet emploi est tout autre.
J’avais un contrat de 15 h/semaine et j’en faisais 40 h (non-payées) pour que tous les chantiers tournent comme le voulait le directeur. Je démarrais parfois à 4 h 30 du matin pour revenir chez moi vers 22 h.
J’ai décidé de quitter cette entreprise après quatre mois quand une offre d’emploi dans une fonction similaire à la commune de Herstal s’est présentée. Contrat à durée indéterminée avec 14 jours d’essai, je m’occupais de la gestion de 54 techniciennes de surfaces et de l’entretien de 62 bâtiments communaux. Tout s’est bien déroulé.
En tout cas les trois premiers mois (…). Après avoir été licencié par le pouvoir politique socialiste de la commune de Herstal, sur base d’un rapport mensonger et peu scrupuleux, j’ai décidé de tourner la page et je me suis inscrit dans une formation en « tourneur-fraiseur ». J’ai eu la chance de réussir les tests et d’être pris dans un module de formation qui débutera en septembre.
Entre-temps, j’ai reçu une convocation du Forem qui me conviait à une séance d’information sur le travail saisonnier de cueilleur de fruits.
« Vous cherchez un emploi ? Le travail saisonnier de cueilleur de fruits est la solution. » (…).
Je me suis donc rendu sur place (…). Les conditions de travail étaient les suivantes : Cueillir les fruits dans le Limbourg sur une durée de deux mois maximum, avec un salaire de 3 000 € net (pour les deux mos) car il n’y a pas de retenue ONSS, donc vous ne cotisez pas à la sécurité sociale. Vous disposez d’un contrat de travail renouvelable tous les jours, donc vous n’avez pas intérêt à avoir une baisse de régime un jour car on vous dira de rester chez vous le lendemain. Une fois la séance terminée tout le monde s’est levé et a pris la porte.
Un mois plus tard, je reçois un coup de téléphone d’une dame du Forem qui me demande si je suis toujours intéressé par la cueillette de fruits. En essayant de maîtriser ma colère, je lui ai répondu poliment : « Ecoutez madame, non, je n’ai jamais été intéressé par le travail saisonnier de cueilleur de fruits. Ce que j’aimerais, c’est trouver un emploi stable, de longue durée, qui me permette de redémarrer dans la vie et de pouvoir faire des projets à long terme (maisons, enfants….) »
Elle m’a répondu que c’était bien pour me faire un peu d’argent en attendant. Je lui ai rétorqué que je préférais mettre mon temps à profit dans la recherche d’un emploi sérieux et pas d’un boulot pour étudiants et pensionnés.
La conversation téléphonique s’est achevée et je me suis dit que j’allais très certainement avoir des nouvelles de l’Onem. Malgré mes craintes, je suis fier de moi car j’ai tenu à boycotter ce système du Forem qui ne propose aux gens que la précarité et collabore ainsi à la promotion des petits jobs sans avenir.
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21:31 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : justice, actualite, europe, social, syndicats, medias, ptb, presse, romain, silence, television, solidaire, belgique, courcelles, capitalisme, exploitation, democratie, exploitation capitaliste, information, wallonie |
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06.04.2008
02/04/2008: 60 ministres en Belgique : trop c’est trop ?...
60 ministres en Belgique : trop c’est trop ?
15 ministres et 7 secrétaires d’Etat : le gouvernement Leterme 1er a fait fort. Aujourd’hui, il y a 60 cabinets ministériels en Belgique, tous gouvernements confondus. Un record.
Avec le nouveau gouvernement, on atteint le chiffre d’ un ministre pour 166 000 habitants. Outre le gouvernement fédéral, le gouvernement flamand compte dix ministres, le wallon neuf ministres, le bruxellois huit (dont trois secrétaires d’Etat), celui de la Communauté française sept et le germanophone quatre. Ce qui fait 60 postes ministériels répartis entre 56 personnes car 4 ministres wallons sont en même temps ministres à la Communauté française…
La Belgique compte dans ses parlements 534 députés et sénateurs. Et dans les dix provinces, il y a 10 gouverneurs, 60 députés permanents (les « ministres » provinciaux) et 737 conseillers provinciaux.
Pourquoi ?
Pour le gouvernement Leterme 1er, des fonctions de secrétaires d’Etat ont été créées uniquement pour satisfaire les appétits des partis au pouvoir.
Le FDF Clerfayt est nommé secrétaire d’Etat comme… adjoint au ministre des Finances, Reynders, qui est par ailleurs son président de parti. Et un autre secrétaire d’Etat, Carl Devlies (CD&V), est en charge de la « coordination de la lutte contre la fraude ».
Trois ministres pour la même tâche ? Les fonctionnaires du ministère qui se plaignent régulièrement de sous-effectif auraient préféré qu’on engage des gens et qu’on leur donne des moyens pour combattre réellement la fraude fiscale… Car sur le terrain, pas question de tripler les effectifs. Un fonctionnaire sur trois seulement devrait être remplacé lors de son départ à la retraite.
Le nombre astronomique de 60 ministres vient surtout des réformes successives de l’État qui ont poussé à l’extrême le morcellement des compétences. Ce qui mène à beaucoup d’inefficacité et de gaspillage. « Avant 1980 et les débuts de l’Etat fédéral, le gouvernement national était composé de 30 à 40 ministres », confirme Jean Faniel, chercheur au CRISP.1
Sept ministres pour la santé : efficace ?
Les associations, dont Médecine pour le Peuple, qui demandent la gratuité du vaccin contre la grippe doivent s’adresser à sept ministres différents. Ceux-ci doivent se mettre d’accord dans une conférence interministérielle regroupant les ministres de six gouvernements différents…
La meilleure preuve de l’absurdité de la régionalisation de toute une série de compétences, c’est que, pour toutes ces questions, il faut désigner des commissions de concertation, convoquer des réunions de coordination. Et donc dépenser encore de l’argent…
La solution ? Diminuer le nombre de ministres en centralisant certaines compétences. Et refédéraliser une série de compétences qui sont actuellement éparpillées entre le fédéral et le régional…
1 Sud-Presse, le 21 mars 2008
Des ministres qui coûtent cher
Yves Leterme et ses cinq vice-premiers ministres devraient gagner un peu moins de 210 000 euros brut par an.
Quant aux seize autres ministres et secrétaires d’Etat, ils recevraient entre 190 000 et 200 000 euros brut par an. L’addition de sept secrétaires d’Etat aux quinze ministres fait monter l’ardoise des dépenses de nos ministres de 1,33 million d’euros. Sans compter la multiplication des coûts suite à la multiplication des cabinets ministériels, chauffeurs,...
| Nom | Compétence | Salaire annuel brut estimé | Salaire net mensuel estimé |
| Leterme | 1er ministre fédéral | 210 000 | 8 580 |
| Reynders | Ministre fédéral Finances - réformes institutionnelles | 210 000 | 8 580 |
| Onkelinx | Ministre fédéral Santé - affaires sociales | 210 000 | 8 580 |
| Dewael | Ministre fédéral Intérieur | 210 000 | 8 580 |
| Milquet | Ministre fédéral Emploi - égalité des chances | 210 000 | 8 580 |
| Vandeurzen | Ministre fédéral Justice | 210 000 | 8 580 |
| Devlies | Secrétaire d’état Fraude fiscale | 190 000 | 7 830 |
| Clerfayt | Secrétaire D’état Adjoint aux Finances | 190 000 | 7 830 |
| Et les 14 autres (De Crem, De Gucht, Michel, Laruelle, Magnette, Arena, Wathelet,…) | 14 x 190 000 | 14 x 7 830 | |
| Total | 4 030 000 |
20:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : belgique, courcelles, romain, histoire, politique, medias, presse, silence, actualite, mr, ps, cdh, ptb, solidaire, euro-dictature, economie, finance, democratie, europe |
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20.01.2008
Des livreurs pour remplacer les facteurs ?...
url: http://www.ptb.be/scripts/article.phtml?lang=2&obid=35753 Des livreurs pour remplacer les facteurs ? Votre courrier sera-t-il bientôt livré par un pensionné ? Peut-être, si on suit le nouveau plan d’entreprise de La Poste. Edith Janssens La Poste voudrait remplacer une partie des facteurs par des livreurs (pensionnés ou femmes au foyer) qui travailleraient deux à quatre heures par jour pour un salaire beaucoup moins élevé. (Photo Solidaire, Salim Hellalet) - Cliquez sur la photo pour l'agrandir -
La Poste :: Nouveau plan d’entreprise, nouveau métier en vue
31-10-2007
« Avant, les facteurs ne voulaient pas prendre leur pension avant 65 ans car leur métier était leur vie et la population aimait la poste » dit un ancien. « Aujourd’hui, beaucoup aspirent à la prépension, pas parce qu’ils n’aiment pas travailler, mais parce qu’ils ne peuvent plus s’identifier avec l’entreprise. Ce n’est plus “leur” Poste. C’est devenu une entreprise comme tant d’autres où ce n’est que le profit qui compte, le dividende des actionnaires qui doit augmenter chaque année. »
Johnny Thijs, le directeur, compte ainsi sur 1 000 à 1 500 départs naturels par an. D’ici 2012, ce sont donc 7 000 emplois qui devraient disparaître. Et dans le même temps, il veut une extension des temps partiels. André Blaise (CSC) dénonce : « La direction veut transformer quelque 6 000 équivalents temps plein en 12 000 temps partiels ». Son collègue de la CGSP, Michel Meyer : « Nous craignons que l’emploi précaire ne devienne la norme avec un mode de distribution à la hollandaise où le courrier est distribué par des pensionnés et des femmes au foyer1. »
Combien de livreurs seront ainsi embauchés ? Ce n’est pas clair, car avec l’automatisation du tri, La Poste veut surtout réduire le nombre d’emplois. Il s’agira de personnes, recrutées en interne ou en externe, qui travailleront entre deux et quatre heures par jour. Johnny Thijs l’a précisé à la VRT : ce seront des jobs moins complexes et plus légers ; les livreurs n’auront pas de travail de tri, ni des colis, ni des pensions ou recommandés à livrer. Ils auront donc un salaire « léger » aussi ! Parallèlement, les 500 bureaux de distribution seront regroupés en 150 plateformes, à côté de 1.500 dépôts de distribution d’où partiront les livreurs sur des tournées « simplifiées ».
Potentiellement, 43 % des activités de distribution pourraient entrer en ligne de compte pour la fonction de livreur, selon le Directeur Communication de la Poste. « Et le “secret du courrier” se demande un facteur. Si tout le monde peut distribuer le courrier, qu’est-ce que cela va devenir ? Avant, nous devions prêter serment de protéger le secret du courrier et d’être discret en ce qui concerne le courrier que les gens reçoivent. Maintenant cela n’existe plus. On casse toute la valeur de notre métier. »
Partout en Europe
Thijs est en train d’imiter ce que font les opérateurs postaux dans nos pays voisins. C’est la suite logique de la libéralisation totale des services postaux pour 2011, votée récemment par l’Union européenne. En Allemagne et aux Pays-Bas, des concurrents de la Poste (historique) rémunèrent leurs distributeurs à la pièce. Les distributeurs de Sandd ou Select Mail, eux, coûtent trois fois moins que le facteur traditionnel2 !
« Pendant que nous on fait des heures, par tous les temps, eux (les managers) font la guerre à notre emploi », explique une postière. La seule solution, dans tous les pays européens, c’est de niveler les salaires vers le haut et d’interdire la flexibilité à outrance. Pas de « livreurs » mi-temps, pas d’intérim, et fini les heures sup non-payées ! Et ça, aussi bien à La Poste que chez les concurrents. Pour ça, il faudra se battre ensemble, postiers et travailleurs des sociétés privées …Se battre comme l’ont fait les postiers britanniques. Suite à deux grèves de 48 heures, ils viennent de décrocher une augmentation de salaire de 6,9 % sur 18 mois.
Enfin, quel est le progrès pour notre société, si l’automatisation crée plus de chômage et plus d’emplois précaires ? Comment vont grandir les jeunes qui voient leur père au chômage ou dans un petit boulot de livreur qui n’est pas valorisé ? Alors que la modernisation pourrait alléger le travail, mieux le répartir entre tous et libérer du temps pour le rôle social des postiers.
1 La Libre Belgique, 26/10/2007 • 2 De Volkskrant, 19/09/07
15:37 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, euro-dictature, histoire, actualite, capitalisme, syndicats, solidarite, poste, courcelles, romain, ptb, solidaire |
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08.01.2008
Pour être augmenté, sois gentil avec le chef...
Fortis Belgique :: Instauration du salaire au mérite
Pour être augmenté, sois gentil avec le chef
Fortis Belgique :: Instauration du salaire au mérite
Changement radical chez Fortis. A partir du 1er janvier, les augmentations de salaire des 18 000 travailleurs de la banque dépendront des notes de la hiérarchie.
Alice Bernard
24-10-2007
Photo www.fortis. be - Cliquez sur la photo pour l'agrandir - |
Fortis est née il y a 15 ans de la fusion entre la CGER et la Générale de Banque. Chacune de ces banques avait une grille salariale propre. Il fallait donc harmoniser tout ça. Profitant d’une directive européenne, qui dit que c’est le mérite plutôt que l’âge qui doit servir de base à la rémunération, la direction de Fortis fait le grand ménage. Et donne à tous les employés de Belgique un avant-goût de ce qui les attend.
Car l’exemple de Fortis, qui représente 40 % du secteur bancaire, servira sans aucun doute de base pour les négociations sectorielles de 2008, dont les conclusions seront d’application à partir de 2009. Et les patrons d’autres secteurs (la métallurgie par exemple) lorgnent déjà avec envie sur le modèle.
Le travail des employés de banque est en pleine mutation. Le réseau d’agences se modifie profondément. La nouvelle conception est de réduire le nombre de guichets pour favoriser d’une part les opérations électroniques de self-banking et d’autre part les conseils individualisés. A nouvelle conception, nouvelles qualifications et donc nouvelle classification barémique. Chez Fortis, cette classification sera basée sur le système Hay, qui vient des Etats-Unis. A cette classification sera liée la nouvelle grille barémique.
Comment va-t-on s’y prendre ? La direction fera une « photo » du salaire de chacun au 31/12/07. Brut tout compris (primes, avantages extra-légaux, etc…). Ce montant sera désormais le salaire minimum garanti en-dessous duquel il ne sera jamais permis de descendre. A partir de là, elle calculera une courbe d’évolution salariale théorique.
Incertitude : la direction calculera-t-elle le minimum sur base de la moyenne annuelle de 2007 ou sur base du salaire de décembre ? Sur base de l’ancienne classification de fonction ou sur base de la classification Hay ?
Fini l’augmentation liée à l’âge
« Tout est dans les mains de l’employé » dit la direction. Sa nouvelle rémunération sera désormais composée d’une partie fixe (94 % du salaire) et d’une partie variable (6 %).
La partie variable dépendra de plusieurs performances : celles de la banque, celles du département (appelé business line), et celles de l’employé. A-t-il réalisé ou pas les objectifs « fixés de commun accord avec la hiérarchie ». A-t-il suivi son plan de formation, a-t-il atteint ses quotas de vente, a-t-il suffisamment « l’esprit d’entreprise », a-t-il contribué pleinement aux performances de son département, etc,… Selon la cote attribuée par le(s) chef(s), son salaire sera plus ou moins augmenté.
Un salaire minimum de 1 873 euros brut par mois à l’entrée de l’entreprise risque de rester à ce niveau tant que l’employé n’a pas la bonne évaluation nécessaire… Il faudra donc trimer pour bien remplir les objectifs de la direction et espérer être augmenté.
Les syndicats ont veillé à ce que les employés actuels de la banque ne perdent rien. Mais cette nouvelle grille salariale sera d’application pour tous les nouveaux, ce qui créera inévitablement des tensions entre travailleurs. Les anciens et les nouveaux, ceux qui auront une bonne appréciation et ceux qui ne l’auront pas. Et cela rendra les négociations collectives plus difficiles, puisque tous les salaires seront individualisés et ne dépendront plus de facteurs communs à tous les travailleurs (comme l’âge par exemple).
Pendant ce temps, Fortis fait 4,5 milliards d’euros de bénéfice1 par an.
1 A titre de comparaison, la CGER faisait aussi 4,5 milliards de bénéfice par an il y a 15 ans, juste avant la fusion. Mais c’était en francs belges.
19:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : histoire, ptb, solidaire, actualitesbelgique, bruxelles, courcelles, exploitation capitaliste, finance, information, banques, medias, societe, presse, romain, television, europe, syndicats, silence, capitalisme, democratie, vie chere |
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