18/09/2008

16/09/2008: Courcelles: Energie :: 75 euros de remise sur la facture d’énergie ? Des clopinettes !

16 septembre 2008 16:36 | Il y a 2  jour(s) |

Energie :: 75 euros de remise sur la facture d’énergie ? Des clopinettes !

Le gouvernement Leterme sent dans son dos le souffle chaud de la pétition des 6 pour cent et déballe une « remise sur l’énergie » de… 75 euros maximum. Des clopinettes, quoi !

Tom De Meester

La décision de faire bénéficier les familles à bas revenu d’une « remise sur l’énergie » date déjà d’avril. Seulement, il faut manifestement au moins cinq mois avant qu’on puisse mettre à exécution cette décision toute simple. Le gouvernement Leterme a visiblement d’autres priorités que la cherté de l’énergie.

Le souffle chaud des 6 pour cent

La remise de l’énergie de Leterme est la réponse au mécontentement croissant de la population à propos de la cherté de l’énergie. La pétition du PTB visant à ramener de 21 à 6 % la TVA sur le gaz et l’électricité a entre-temps réuni plus de 135.000 signatures déjà et ce message est lui aussi déjà parvenu aux oreilles du 16 de la rue de la Loi.

Des clopinettes

Mais qu’il soit bien clair que la remise sur l’énergie que Leterme essaie de proposer pour la deuxième vois n’est qu’une goutte d’eau dans la mer. Une poignée de cacahuètes. Il faut l’oser, s’amener avec 75 euros de ristourne chez qui se chauffe au gaz, alors que la facture moyenne de gaz pour 2008 sera de 1600 euros, voire de 1900 euros chez certains fournisseurs. La facture moyenne gaz est de 50 % plus élevée que l’an dernier. Pour l’électricité, de 20 %.

Pour les revenus les plus bas uniquement

Test-Achats a catalogué cette remise sur l’énergie de « mauvais poisson d’avril ». La plupart des familles laborieuses n’entrent en fait pas en ligne de compte pour cette remise sur l’énergie parce que, tout simplement, elles… gagnent trop. Seules les familles au revenu imposable inférieur à 23.282 euros entrent en ligne de compte. Les ménages à deux salaires peuvent faire une croix dessus. ON estime que 100.000 familles à peine entreront en ligne de compte pour cette réduction.

Electrabel hors d’atteinte

La remise sur l’énergie coûtera au trésor 9,5 millions d’euros. Et qui va les payer ? Ceux qui paient d’habitude, vous et moi, donc. Les bénefs d’Electrabel sont passés de 2,3 à 3 milliards d’euros, mais restent hors d’atteinte. Le ministre de l’Énergie, Magnette, s’est targué au printemps dernier de coller un impôt de 250 millions d’euros sur les bénefs d’Electrabel : si Electrabel ne se fendait pas de 250 millions pour le 1er juillet, Magnette allait les lui réclamer par voie légale. Bien sûr ! Depuis, ni de Magnette, ni du quart de milliard d’euros, on n’a plus entendu parler…


 
COURCELLES:   MERCI aux SIGNATAIRES, aux PÉTITIONNAIRES VOLONTAIRES, aux COMMERCANTS... !
 
-UN SECOND BILAN (arrêté au 14/09/2008) de la PÉTITION réclamant la réduction de la tva de 21 à 6% sur le mazout, le gaz, l' électricité:                         http://www.6pourcent.be  
-UN SUCCÈS en très peu de temps: déjà 608 signatures, dont celle d' Ernest GLINNE, conseiller communal, a/bourgmestre.
 
-UNE PREMIÈRE LISTE (qui sera remise à jour régulièrement et progressivement) des COMMERCANTS  qui ont déjà rentré des signatures et chez qui                  VOUS POUVEZ TOUJOURS SIGNER,
SI CE N'EST PAS ENCORE FAIT (et soyons sûrs que d' autres vont encore nous rejoindre et/ou sont en cours, ..., car la revendication est de plus en plus populaire et ne cesse de progresser):
 
-Boulangerie COHART, rue Wartonlieu 63, 6180 Courcelles
-       "          DESCLIN, rue de Gaulle 46, 6180       "
-       "         LA TRADITION, rue Churchill (face à La Poste), 6180 Courcelles
-Fleuriste EDELWEISS, rue de Trazegnies 47, 6180 Courcelles
-PROMO FASHION, rue de Gaulle 3, 6180 Courcelles
-SHOE DISCOUNT,    "          "     22,            "
-CAFE LADIES AND GENTLEMEN, place Roosevelt 30, 6180 Courcelles
-VIDEOTHEQUE, rue Churchill 20, 6180 Courcelles
-CAFE DE LA POSTE, rue Rectem 59, 6183 Trazegnies
-CAFE DES QUATRE CHEMINS, 6183 Trazegnies
...
 
NOUS CONTINUONS LE COMBAT ! 
Roger ROMAIN
a/conseiller communal 
roger.romain@skynet.be                                                                                

Tél: 0495.470042

05/09/2008

03/09/2008: Solidaire: Salaires :: Document exclusif de l’organisation patronale flamande VOKA...

Salaires :: Document exclusif de l’organisation patronale flamande VOKA

Un vent favorable a amené à la rédaction de Solidaire un document confidentiel explosif de l’organisation patronale VOKA. Extraits et commentaires.

David Pestieau

 Intitulé « Brèches dans la modernisation des salaires et conditions de travail », ce document daté du 18 juin 2008 est la plateforme du patronat flamand dans les prochains mois. Débarrassé d’un langage aseptisé, il expose sans fard la stratégie patronale.

1. Une indexation maximum une fois par an

Le VOKA avance à l’instar de la Fédération des Entreprises Belges (FEB) sa volonté de rattraper le prétendu retard salarial sur les pays concurrents. Il avance aussi sa volonté d’introduire les mécanismes d’accords salariaux « all-in », c’est-à-dire un plafond absolu pour les augmentations salariales, index compris.
Limitation supplémentaire, le VOKA exige que « les poussées temporaires de l’inflation ne soient pas transformées en augmentations salariales permanentes ». Et propose « d’appliquer par exemple une moyenne annuelle ». Fini l’indexation qui suit le cours de l’inflation. Il faudra attendre au moins un an avant de voir son salaire augmenté…

2. Une indexation non-automatique et variable

Mais il ajoute : « Dans la norme salariale, le pouvoir d’achat est garanti par l’indexation. Et bien, augmentons les degrés de liberté et réduisons les automatismes. » (page 7)
L’indexation est « garantie » mais elle sera moins automatique et plus variable. Autrement dit, il n’y a plus d’indexation automatique de tous les salaires.

3. Une indexation en euros pas en pourcentage

3. Une indexation en euros pas en pourcentage

« De cette manière, il sera possible pour certains niveaux salariaux d’exprimer l’index en centimes (et non plus en pour cent). Le solde reviendra aux employés concernés. Il sera ainsi possible de créer dans la norme salariale (…) une marge permettant de rémunérer les employés concernés de manière différenciée et plus variable. »

4. Une augmentation individuelle « accordée à la tête du client »

« Si la réforme de l’index est réalisée, les entreprises disposeront d’une plus grande marge pour récompenser les prestations individuelles ou la compétitivité. »
« Une dynamique salariale basée sur des automatismes (index, barèmes d’âge...) est peu incitative. »

5. Pour une indexation en net, pas en brut. Moins d’argent pour l’État.

Contre l’indexation brute mais pour une indexation nette des salaires « des augmentations nettes contre des coûts bruts modérés ». Le VOKA  justifie cette proposition en proposant de limiter fortement les dépenses publiques (et donc des services publics) : « Un coin salarial marginal permettant à la fonction publique de mettre 2/3 en poche n’est vraiment pas stimulant (…) Il faut absolument supprimer les prélèvements publics. »

6. Pour stimuler les pensions privées, contre les pensions publiques

«  Il est déjà possible de refluer une partie des prélèvements publics en supprimant la cotisation spéciale de 8,86% sur la cotisation patronale pour la pension complémentaire. De cette manière, on pourra encourager davantage la démocratisation de la constitution d’une pension complémentaire. »

13/08/2008

21/11/2007: Portrait Naomi Klein :: Choc et capitalisme du désastre ...

Portrait Naomi Klein :: Choc et capitalisme du désastre

Journaliste primée, éditorialiste syndiquée, documentariste, figure incontestée du mouvement altermondialiste, Naomi Klein, entre marxisme et féminisme.

Julien Versteegh
21-11-2007

Photo Gordon Terris

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -


« Choc et capitalisme du désastre », tel est le propos incendiaire du nouveau livre de la journaliste et économiste canadienne Naomi Klein, ‘The shock Doctrine – The rise of Disaster Capitalisme’.

Elle y met au pilori la CIA, l’armée américaine et la politique américaine en Irak. Elle démontre comment certains désastres naturels comme le Tsunami, les guerres et les attaques terroristes sont l’occasion de profits importants et permettent la réalisation de réformes économiques, autrement impossibles

Naomi Klein nous propose ici un livre décapant sur le capitalisme, comme l’était son best seller No Logo qui, en 2000, fit d’elle l’égérie du mouvement pour une autre mondialisation.

C’est sans doute son parcours qui la destina à son engagement politique actuel.

Naomi naît à Montréal (Canada) en 1970 au sein d’une famille activiste depuis deux générations. Ses grands-parents sont des marxistes américains, actifs dans les années 1930-1940. Son grand-père fut chassé de Disney, où il travaillait, pour y avoir organisé la première grève des studios. Ses parents, opposants à la guerre du Vietnam, émigrent au Canada en signe de protestation.

De journaliste engagée à activiste anti-mondialisation

Grandir dans un tel milieu entraîne d’abord pour Naomi un rejet des valeurs familiales. L’adolescente s’enchante pour la société de consommation. En 1989, à 19 ans, elle s’éveille au féminisme, suite au massacre de l’Ecole Polytechnique de Montréal : Marc Lépine, clamant combattre le féminisme, y abat quatorze jeunes femmes.

Ses premiers pas de journaliste, elle les fait comme rédactrice en chef de « Varsity », le journal étudiant de l’Université de Toronto. Elle obtient la bourse Miliband de l’Ecole de Londres d’Economie et le titre de Docteur en loi civile de l’Université de King’s College Nova Scotia.

Elle débute sa carrière au Toronto Star, avant de devenir reporter indépendante ; elle se spécialise sur le rôle de la publicité dans notre société. Elle collabore actuellement au « The Nation » et « The Guardian », deux journaux réputés. Elle est élue onzième au classement des intellectuels les plus réputés du monde du magazine « Prospect », et première des femmes classées.

Naomi Klein s’implique et participe au débat international sur la mondialisation et plaide pour des solutions alternatives à la domination du capitalisme, comme dans son film The Take (La prise), réalisé en 2004 avec son mari Avi Lewis et nominé à la biennale de Venise. The Take parle d’un phénomène méconnu en Argentine, suite à la faillite de 2001 : les travailleurs reprenant en autogestion les entreprises désertées par les patrons. Elle se rend en Argentine et filme le parcours de ces travailleurs. Et d’expliquer sa démarche : « Tant que notre modèle économique ne considérera pas les salariés (…) comme une valeur à part entière, nous évoluons dans une impasse. L’entreprise n’est pas une fin en soi. Les entreprises autogérées offrent une première solution alternative. D’autres suivront peut-être »1.

1 www.journaldunet.com

www.naomiklein.org

19:50 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique, medias, societe, politique, television, europe, presse, romain, social, silence, actualite, courceles, capitalisme, democratie, exploitation capitaliste, finance, histoire, information, euro-dictature, marxisme | |  Facebook | |  Imprimer | | |