13/03/2010

11/03/10: Carrefour :: Bernard Arnault, l’homme qui se cache derrière les licenciements ...

Carrefour :: Bernard Arnault, l’homme qui se cache derrière les licenciements

Il y a deux ans, Bernard Arnault, la deuxième fortune de France, ami intime de Sarkozy, débarque dans l’actionnariat de Carrefour. Pour ce milliardaire, Carrefour doit rapporter plus. Quitte à sabrer dans l’emploi.

L’actionnaire principal de Carrefour, Bernard Arnault possède 14,5 milliards d’euros. C’est la deuxième fortune de France. Combien d’années doit travailler une caissière pour posséder autant ? Plus de 800 000 années de travail en laissant 1500 euros de côté chaque mois!

Dans la distribution, le rendement est en général faible mais stable. Autrement dit, si l’action rapporte peu, elle rapporte sûrement, car les gens devront toujours faire leurs achats de base (alimentation, vêtements,…). Cela intéresse donc beaucoup de petits actionnaires. Mais on rencontre aussi quelques requins de la finance chez Carrefour. Solidaire (25 février) vous a déjà présenté Robert Halley, 11e fortune de France et Jacques Badin, domicilié en Belgique pour échapper à l’impôt français sur la fortune. Depuis mars 2008, le premier actionnaire est le groupe de Bernard Arnault, qui, à travers les fonds Blue Capital et Colony Capital, détient 11 % des parts. Arnault c’est aussi, pour ceux qui ne le savent pas, le groupe LVMH, leader mondial de l’industrie du luxe (Luis Vuitton, champagne Moet et Chandon, parfums Christian Dior,…). Personnellement, il possède 14,5 milliards d’euros. D’après le magazine Challenges, il est la deuxième fortune de France, juste derrière les Mulliez, propriétaires du groupe Auchan (tiens, aussi la grande distribution). Le Monde diplomatique (août 2008) révèle que son salaire chez Carrefour est de 3 millions d’euros, et qu’il a touché 335 millions d’euros de dividendes en 2007. De plus, il a perçu en tant que dirigeant de LVMH 4 millions d’euros en 2008, ce qui fait de lui le deuxième patron le mieux payé de France.
    Un investisseur comme Arnault espère un rendement beaucoup plus élevé et rapide. Ce qui explique la nouvelle stratégie de Carrefour, axée sur une diminution des coûts, d’une part, et une expansion là où ça rapporte le plus d’autre part. C’est pourquoi ils ont engagé comme PDG Lars Olofsson, ancien dirigeant du groupe agroalimentaire suisse Nestlé, le qualifiant de « professionnel ayant une connaissance intime du marketing, des produits de marques » (La Libre, 25 février).

Deuxième au monde, derrière Wal-Mart

« Malgré une grosse restructuration en 2007, Carrefour continue à perdre de l’argent », affirme la direction pour justifier la fermeture de 21 magasins. Mais le groupe Carrefour est-il si mal en point qu’il le prétend ?
En quarante ans, le groupe Carrefour est en fait devenu un leader de la distribution dans le monde. Il est le deuxième mondial, derrière le groupe nord-américain Wal-Mart, et premier en Europe. Actuellement, près de la moitié du chiffre d’affaire (44%) se fait en France, 37% en Europe (hors France), 12% en Amérique et 7% en Asie.

Il a fait 1,2 milliard d’euros de bénéfice net en 2008 et 327 millions d’euros en 2009. Même s’il diminue, le profit est toujours bien là. Le groupe est bien sûr coté en Bourse. Les comptes d’une multinationale (comme dans l’automobile) sont établis en fonction des objectifs du groupe. Les seuls chiffres qui sont « réels » sont ceux du groupe. Ce sont donc les chiffres de l’ensemble qu’il faut bien examiner pour pouvoir en tirer des conclusions. Car comme on l’a vu avec l’exemple du beurre (voir ci-dessus) il y a bien souvent des transferts de profits des filiales vers le groupe...
    Dans le monde entier, presque 500 000 personnes travaillent pour Carrefour, ce qui fait du groupe le 7e employeur mondial. Dans notre pays, le groupe représente 15 000 emplois ce qui fait de Carrefour le 4e employeur belge, derrière La Poste, la SNCB et Randstad. Les 15 000 travailleurs de Belgique ont réalisé ensemble un chiffre d’affaires commercial de 5,2 milliards d’euros en 2008 et 66 millions de bénéfice. Mais le centre de coordination de Carrefour a fait 391 millions d’euros de profit.

Didier Reynders plus à gauche que la gauche ?

On avait peine à en croire ses oreilles le week-end dernier : Didier Reynders, l’homme qui parle à l’oreille des riches, a proposé que l’Etat refuse de financer les prépensions chez Carrefour, car « le groupe fait des bénéfices » et a donc les moyens de « supporter seul la restructuration ». Au point que Joëlle Milquet aurait dit au cabinet restreint « Je pars trois jours à Kinshasa et quand je reviens, Didier est passé au PTB » (la Libre, 7 mars 2010). Trêve de plaisanterie. Une première chose à retenir, c’est que le ministre des Finances admet publiquement que Carrefour fait des bénéfices. Cela contredit le discours de la direction qui dit que « ça va mal ». Ensuite, déclare Myriam Delmée (Setca-FGTB) « ce que Didier Reynders cherche à obtenir, ce n’est pas que Carrefour paye, c’est que le système des prépensions, qui constitue un élément de la protection sociale, soit démantelé1 ». La CSC de son côté suppose que Reynders « réclamera les impôts que Carrefour n’a pas payés grâce au système des intérêts notionnels défendus par le MR2 ».
1 Le Soir, 6 mars •  2 La Libre, 6 mars

18:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, presse, television, france, romain, belgique, economie, euro-dictature, capitalisme, syndicats, silence, chomage, travail, multinationales, finances, medias, exploitation, licenciements, profits | |  Facebook | |  Imprimer | | |

08/03/2010

04/03/10: Le Guide du Richard: Famille Janssen...

Le Guide du Richard (7) :: Famille Janssen

Un pouvoir allant de la Table ronde au… champ de bataille de Waterloo. Descendre à la fois des banquiers Janssen, des chimistes Solvay et des sidérurgistes Boël garantit une fortune certaine. Qui a permis au baron Daniel Janssen de siéger dans les plus puissants cercles patronaux.

Marco Van Hees, avec « Robert »

 

Où dormir ?

Cher

● LA HULPE. Si vous avez déjà été à La Hulpe, en Brabant wallon, vous connaissez sans doute le château Solvay et son parc, ouvert au public. Juste en face, un parc privé, encore nettement plus beau, abrite les trois frères Janssen.

À une époque, ces deux parcs n'en faisaient qu'un. En 1893, le célèbre industriel Ernest Solvay achète parc et château au marquis de Roest, qui a lui-même acquis le domaine au comte de Béthune, administrateur de la Société générale. Cette dernière est en effet propriétaire de la forêt de Soignes depuis 1822 et en cède de grands morceaux, dont le futur parc Solvay, à des particuliers.

La partie formant l'actuel parc des Janssen sera léguée à Jeanne Solvay, fille d'Ernest Solvay et arrière-grand-mère de Paul, Eric et Daniel Janssen, la génération actuelle. Propriété d'Imbra, la société familiale, ce domaine compte trois châteaux et autres demeures de prestige, des étangs, jardins, collines, vergers, vallées de rhododendrons et d'azalées, le tout sur 205 hectares. Sachant que le m2 tourne autour de 250 € à La Hulpe, cela valorise le terrain à un demi-milliard d'euros, bâtiments non compris.

● LASNE. Au sud de La Hulpe, Imbra possède également 425 hectares sur diverses localités de Lasne, la commune la plus riche de Wallonie. Ce patrimoine comprend le Royal Waterloo Golf Club et une partie du champ de bataille de Waterloo.

● LOMBISE. Deux fils d'Eric Janssen, Marc-Eric et Cyril, sont propriétaires du château de Lombise (entre Mons et Ath) et de son vaste domaine, légués par leur défunte mère, la comtesse Michèle de la Boëssière-Thiennes. Notons que leur patronyme a été modifié en « Janssen de la Boëssière-Thiennes ». La classe… Sauf venues épisodiques de leur grand-mère, la baronne Renée Carton de Wiart (91 ans), le château est inoccupé.

Où trouver femme à marier ?

Les Janssen, famille de banquiers et d'industriels depuis le 19e siècle, ne sont pas les derniers pour tisser des liens matrimoniaux ayant de gros effets patrimoniaux. Le baron Emmanuel Janssen (1879-1955), fondateur de l'Union chimique belge (UCB), a épousé la fille de Jeanne Solvay, tandis que leur fils aîné, Charles Janssen (1907-1985), a marié Marie-Anne Boël. Les trois fils de ceux-ci – Paul-Emmanuel, Eric et Daniel – sont donc des descendants à la fois des Janssen, des Solvay et des Boël. Et actionnaires des sociétés contrôlées par ces familles : UCB, Solvay et Sofina, toutes trois cotées en Bourse.

A leurs tours, les trois fils et leurs enfants se sont alliés à de nobles et/ou riches familles : Bracht, de la Boëssières-Thiennes, van der Straten-Waillet, de Spoelberch, Goblet d'Alviella, etc.

Où rencontrer dirigeants politiques et gratin du patronat ?

Jusqu'à ce qu'il abandonne nombre de ses mandats en 2006, à ses 70 ans, le baron Daniel Janssen sera un des capitalistes belges les plus en vue. Il dirigera les deux multinationales familiales, Solvay et UCB, tout en étant administrateur de la Sofina, de la Générale de Banque, puis de Fortis qui rachète cette dernière (à cette occasion, il affronte son frère aîné Paul-Emmanuel, président de la Générale, qui s'oppose – en vain – à Fortis).

Mais il va également baigner dans d'importants cercles politico-patronaux. Alors que son père a été député libéral, il va lui-même commencer sa carrière en politique, comme secrétaire d'Albert-Edouard Janssen (1883-1996), cousin éloigné qui est à la fois ministre des Finances et… banquier.

En 1969, Daniel Janssen entre au Club de Rome (influent groupe de pression international) et au conseil d'administration de l'Université libre de Bruxelles (où il s'occupera de l'école de commerce… Solvay). En 1981, il accède à la présidence de la fédération patronale FEB. En 1991, il s'assoit à la Table ronde des industriels européens – qui dicte ses recommandations à l'Union européenne – où il présidera pendant dix ans l'incontournable « groupe de travail compétitivité ». Il sera aussi actif dans le groupe Bilderberg et à la Commission Trilatérale, autres cénacles internationaux.

Notons aussi qu'Armand de Decker (MR), président du Sénat et ancien ministre, est administrateur d'UCB. Et a eu comme collaborateur politique… Nicolas Janssen, un des fils de Daniel Janssen.

Où trouver un médicament pour perdre du poids ?

Depuis sa création en 1928, l'Union chimique belge (UCB) s'est muée en multinationale pharmaceutique présente dans plus de 40 pays. Propose-t-elle un médicament pour perdre du poids ? Seulement le poids de ses effectifs. Fin 2009, elle a annoncé la suppression de 174 emplois à Braine-l'Alleud (ramené à 135 après négociation) et 44 au Royaume-Uni. L'année précédente, le groupe avait déjà lancé un plan visant 2 000 emplois dans le monde, dont un quart en Belgique. « Le monde financier a des exigences de plus en plus grandes, explique le directeur du site brainois, nous voulons (…) regagner sa confiance. »

UCB a en tout cas toujours la confiance de la Région wallonne, qui l'a subsidiée dans le cadre du pôle « sciences du vivant » du plan Marschall. À moins que ce soit le pôle « emploi mort »…

Comment polluer pour un montant confidentiel ?

Quelle est la friche industrielle de Wallonie dont la dépollution est la plus chère ? L'ancienne usine UCB de Ville-sur-Haine (Le Roeulx), avec un coût de 24,4 millions d'euros. Active des années 1920 à 1985 dans le traitement du benzol et du goudron, elle a laissé 24 hectares de sous-sol et eaux souterraines chargés d'hydrocarbures, huiles minérales, métaux lourds, cyanures et phénols, dont une partie doit se perdre dans la Haine, la rivière qui longe le site et a donné son nom au Hainaut. Si les riverains sont allergiques à ces substances, ils peuvent toujours prendre du Zyrtec, médicament phare d'UCB.

A-t-on adressé la facture de 24,4 millions à UCB ? Les porte-parole du groupe et de la Spaque nous ont indiqué qu'en vertu d'un accord entre le ministre Lutgen et UCB, cette dernière interviendrait dans les travaux d'assainissement « pour un montant qui resterait confidentiel ». Le cabinet Lutgen s'est gardé de tout commentaire au motif que le ministre n'a plus l'environnement dans ses compétences.

La fortune des Janssen

● Fortune 2009 : 622 millions € (13e du top 100). Ce montant ne comprend pas l'immobilier.
● Evolution 2000-2009 : + 46 %.
● Taxe des millionnaires sur cette fortune : 18 597 700 €. De quoi augmenter de 100 € par mois la pension de 15 498 pensionnés.

20:40 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, presse, television, romain, belgique, economie, capitalisme, silence, medias, exploitation, finance | |  Facebook | |  Imprimer | | |

12/10/2009

08/10/09: Maintenir les centrales nucléaires ouvertes plus longtemps :: Qui y gagne ?

Maintenir les centrales nucléaires ouvertes plus longtemps :: Qui y gagne ?

L’an dernier, le gouvernement était encore fermement décidé à fermer les centrales nucléaires à partir de 2015. Mais, la semaine dernière, le ministre Magnette (PS) faisait savoir que les centrales nucléaires pourraient être maintenues en service plus longtemps encore. Qu’y a-t-il derrière tout cela ?

Tom De Meester

Au début de cette année, tout le secteur nucléaire a rassemblé ses forces et à lancé une campagne publicitaire qui, sous un gros semblant d’informations « objectives », essayait de convaincre la population que l’énergie nucléaire était sûre et durable. (Photo Greenpeace)

Depuis longtemps, Electrabel souhaite maintenir plus longtemps les centrales nucléaires en activité ; normal, elles lui rapportent de plantureux bénéfices, et aussi à sa maison mère GDF Suez.

Le problème, c’est que le gouvernement avait déjà décidé en 2003 de fermer les centrales après 40 ans (la plus ancienne à partir de 2015, donc). Car vétustes et peu sûres. Le fait de les maintenir plus longtemps a tout à voir avec le trou dans le budget. En coulisse, on essaie de conclure un marché avec Electrabel. Electrabel paierait un dédit au gouvernement. Il est question de 250 millions d’euros. Un prix dérisoire, quand on sait que les centrales nucléaires rapportent chaque année un bénéfice de 1,2 milliard d’euros.

En échange du maintien prolongé des centrales nucléaires, GDF Suez devrait également facturer des « prix justes » aux consommateurs et « investir dans des énergies renouvelables ». Ce refrain, le gouvernement nous le bassine depuis dix ans, sans résultat. GDF Suez se croît seigneur et maître et a les coudées franches sur le marché libéralisé de l’énergie. Le prix de l’électricité en Belgique est parmi les plus élevés de toute l’Europe, 17 % de plus que dans les pays voisins !

Le PTB veut qu’il soit mis un terme aux bénéfices faramineux d’Electrabel. Ce bénéfice annuel de 1,2 milliard doit être utilisé pour ramener la TVA sur le gaz et l’électricité de 21 à 6 % et investir dans la production d’énergie verte.

Les alternatives existent

Les centrales nucléaires doivent fermer comme prévu. C’est parfaitement faisable. Les trois plus anciennes peuvent très bien fermer en 2015, contrairement à ce que prétend le gouvernement. La CREG, une institution officielle qui tient à l’œil le marché de l’énergie, affirme qu’il y aura suffisamment de nouvelles centrales électriques pour permettre la fermeture des trois plus vieilles centrales nucléaires.

En ce qui concerne la fermeture des quatre autres en 2025, des investissements supplémentaires sont toutefois nécessaires. C’est aussi parfaitement possible. Les alternatives existent : des centrales au gaz, non polluantes, et l’énergie verte. Mais, pour cela, on ne peut faire comme en Belgique, abandonner la politique de l’énergie au libre marché. L’énergie est trop importante pour la laisser aux mains de multinationales privées qui ne sont là que pour faire le plus de bénef possible. L’État doit déterminer les capacités supplémentaires nécessaires, les endroits où il faut les installer et les dates d’installation. Et, surtout, nous devons déterminer nous-mêmes les technologies que nous voulons. Aujourd’hui, les multinationales construisent les types de centrales qui leur rapportent le plus, et non celles qui conviennent le mieux aux consommateurs et à l’environnement. Puisque le profit passe en premier, les géants de l’énergie construisent aujourd’hui quantités de centrales  bon marché au charbon. Ce n’est pas ce que nous voulons.

L’État doit reprendre l’énergie en mains et concocter lui-même un plan d’investissement afin de pouvoir remplacer toutes les centrales nucléaires dès 2025. La construction de nouvelles centrales au charbon doit être interdite et il faut miser sur l’énergie verte. Le PTB est partisan d’une entreprise publique verte qui, en collaboration avec les pays voisins, investira dans des projets d’énergie verte à grande échelle.

Est-il bien avisé de maintenir plus longtemps les centrales nucléaires ?

Non. Le risque sécuritaire est très grand. Les centrales nucléaires ne sont pas des biscuiteries. Un incendie ou une explosion peut déboucher sur une catastrophe. En cas de fuite radioactive à la centrale de Doel ou de Tihange, le territoire contaminé serait plus vaste que la Belgique. Plus les centrales sont vieilles, plus le risque est grand. A l’origine, les centrales nucléaires belges ont été construites pour fonctionner 30 ans. Les plus anciennes ont aujourd’hui 40 ans et le ministre Magnette veut autoriser Electrabel à les laisser fonctionner dix ans de plus encore. C’est foncer dans l’inconnu. C’est accroître également la montagne de déchets radioactifs. En résumé : si les centrales nucléaires restent plus longtemps ouvertes, c’est Electrabel qui palpera les bénéfices et nous qui hériterons des déchets et de tous les risques sécuritaires.

Lisez plus sur www.ptb.be : les questions les plus fréquemment posées sur l’énergie nucléaire. 

 

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19:49 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, courcelles, presse, solidaire, television, ps, romain, ptb, silence, nucleaire, medias, electrabel, magnette | |  Facebook | |  Imprimer | | |